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Le Chevalier au Lion de Chrétien de Troyes (1)

2003

aux Editions Gallimard, collection FOLIOPLUS Classiques
Dossier réalisé par Virgine Barrabès
Lecture de l’image par Valérie Lagier

Beaucoup d’entre vous sont encore, et à juste titre, fascinés par le Moyen Age et les Chevaliers. Le Chevalier au Lion est une lecture particulièrement attrayante, tant cet univers médiéval nous est à la fois proche et lointain. Ce roman vous permettra d’y entrer avec facilité : vous retrouverez le plaisir des contes et des histoires fabuleuses. Bref, entrez dans la légende !

Les élèves qui souhaitent (ou qui sont déjà) en L ont tout intérêt à s’intéresser rapidement au Moyen Age : le programme de Lettres de Terminale L y puise souvent matière à réflexion !

A lire aussi dans cette édition version 2003 du Chevalier au Lion :

- Analyse d’image (enluminure) ;
- Chrétien de Troyes, le premier romancier français ...
- Une belle "conjointure", l’esthétique médiévale selon Chrétien de Troyes
- Groupement de textes thématique : Le chevalier, ce héros !
- Groupement de textes stylistique : la description
- Chronologie : Chrétien de Troyes et son temps
- Eléments pour une fiche le lecture.

A noter : les explications très utiles du vocabulaire médiéval en bas de page (c’est bien agréable de ne pas avoir à chercher les notes en fin de volume ...)

Voici un extrait (p. 58) :

Messire Yvain est accablé. Tout ce qu’il voit est un tourment. Tout ce qu’il entend l’incommode. Il voudrait être au loin, s’enfuir en une terre si sauvage qu’on se sache plus le quérir ; où n’y ait ni homme ni femme qui ne connaisse rien de lui non plus que s’il était au profond d’un abîme. Il ne hait rien tant que lui-même. Auprès de qui se conforter ? N’est-il pas auteur de sa perte ?

Messire Yvain s’éloigna sans prononcer une parole tant il avait peur de foleyer (1) devant les barons assemblés. Ceux-ci le laissèrent aller seul sans prendre de lui nulle attention. Ce n’était point assurément ni leurs propos ni leurs affaires qui pouvaient retenir Yvain.

Il fut bientôt loin des pavillons. Alors s’empara de lui le délire. Il lacéra ses vêtements puis s’enfuit par champ et arées. Des compagnons qui le cherchaient dessous les tentes nul ne le trouva, non plus par les haies et les vergers.

(1) Agir comme un fou, un forcené