La doctrine de l’intérêt bien entendu atteint ses objectifs en utilisant l’intérêt personnel. C’est de cette manière indirecte qu’elle conduit à la vertu. Tocqueville affirme à la fois que le peuple américain n’est pas vertueux et que la vertu est essentielle en Amérique. Cette contradiction se résout si l’on comprend que la vertu propre à la démocratie peut résulter de l’action de la société sur elle-même.
En effet, le chapitre VIII de la deuxième partie du volume s’intitule « Comment les Américains combattent l’individualisme par la doctrine de l’intérêt bien entendu ». Il montre en fait qu’entre le strict intérêt individuel et le désintéressement figure l’« intérêt bien entendu » répondant à la fois aux intérêts particuliers et à l’intérêt général.
« la doctrine de l’intérêt bien entendu empêche peut être quelques hommes de monter fort au dessus du niveau ordinaire de l’humainité ; mais un grand nombre d’autres qui tombaient au-dessous la rencontrent et s’y retiennent. Considérez quelques individus, elle les abaisse. Envisagez l’espèce, elle l’élève. » (Tome 2, p 176).
Deux raisons permettent de comprendre en quoi ce principe d’action est particulièrement bien adapté aux sociétés démocratiques. Premièrement, le poids des intérêts matériels faisant, il paraît hors de question de compter sur le développement d’un désintéressement pur sinon par la contrainte. Il faut donc rechercher une voie médiane dans laquelle l’intérêt individuel reste important. Dans la doctrine de l’intérêt bien entendu, l’individualisme n’est pas connoté de manière négative. Enfin, deuxièmement, chaque citoyen doit être libre d’entreprendre les activités auxquelles il aspire le plus. Il est donc important de persuader le citoyen des sociétés démocratiques que sa liberté dépend aussi de son engagement et de sa participation à la chose publique.
La doctrine de l’intérêt bien entendu atteint ses objectifs en utilisant l’intérêt personnel. C’est de cette manière indirecte qu’elle conduit à la vertu. Tocqueville affirme à la fois que le peuple américain n’est pas vertueux et que la vertu est essentielle en Amérique. Cette contradiction se résout si l’on comprend que la vertu propre à la démocratie peut résulter de l’action de la société sur elle-même.
En effet, le chapitre VIII de la deuxième partie du volume s’intitule « Comment les Américains combattent l’individualisme par la doctrine de l’intérêt bien entendu ». Il montre en fait qu’entre le strict intérêt individuel et le désintéressement figure l’« intérêt bien entendu » répondant à la fois aux intérêts particuliers et à l’intérêt général.
« la doctrine de l’intérêt bien entendu empêche peut être quelques hommes de monter fort au dessus du niveau ordinaire de l’humainité ; mais un grand nombre d’autres qui tombaient au-dessous la rencontrent et s’y retiennent. Considérez quelques individus, elle les abaisse. Envisagez l’espèce, elle l’élève. » (Tome 2, p 176).
Deux raisons permettent de comprendre en quoi ce principe d’action est particulièrement bien adapté aux sociétés démocratiques. Premièrement, le poids des intérêts matériels faisant, il paraît hors de question de compter sur le développement d’un désintéressement pur sinon par la contrainte. Il faut donc rechercher une voie médiane dans laquelle l’intérêt individuel reste important. Dans la doctrine de l’intérêt bien entendu, l’individualisme n’est pas connoté de manière négative. Enfin, deuxièmement, chaque citoyen doit être libre d’entreprendre les activités auxquelles il aspire le plus. Il est donc important de persuader le citoyen des sociétés démocratiques que sa liberté dépend aussi de son engagement et de sa participation à la chose publique.