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		<title>SERIES LITTERAIRES</title>
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		<title>Le hasard</title>
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 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;object classid=&#034;clsid:D27CDB6E-AE6D-11cf-96B8-444553540000&#034; codebase=&#034;http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=10,0,0,0&#034; id=&#034;playerArte&#034; allowScriptAccess=&#034;always&#034; width=&#034;450&#034; height=&#034;303&#034; &gt;&lt;param name=&#034;allowFullScreen&#034; value=&#034;true&#034; /&gt;&lt;param name=&#034;allowScriptAccess&#034; value=&#034;always&#034; /&gt;&lt;param name=&#034;quality&#034; value=&#034;high&#034;&gt;&lt;param name=&#034;movie&#034; value=&#034;http://videos.arte.tv/videoplayer.swf?admin=false&amp;localizedPathUrl=http%3A%2F%2Fvideos%2Earte%2Etv%2Fcae%2Fstatic%2Fflash%2Fplayer%2F&amp;lang=fr&amp;videorefFileUrl=http%3A%2F%2Fvideos%2Earte%2Etv%2Ffr%2Fdo%5Fdelegate%2Fvideos%2Fphilosophie%5Fhasard%2D3215616%2Cview%2CasPlayerXml%2Exml&amp;configFileUrl=http%3A%2F%2Fvideos%2Earte%2Etv%2Fcae%2Fstatic%2Fflash%2Fplayer%2Fconfig%2Exml&amp;embed=true&amp;autoPlay=false&#034;&gt;&lt;embed src=&#034;http://videos.arte.tv/videoplayer.swf?admin=false&amp;localizedPathUrl=http%3A%2F%2Fvideos%2Earte%2Etv%2Fcae%2Fstatic%2Fflash%2Fplayer%2F&amp;lang=fr&amp;videorefFileUrl=http%3A%2F%2Fvideos%2Earte%2Etv%2Ffr%2Fdo%5Fdelegate%2Fvideos%2Fphilosophie%5Fhasard%2D3215616%2Cview%2CasPlayerXml%2Exml&amp;configFileUrl=http%3A%2F%2Fvideos%2Earte%2Etv%2Fcae%2Fstatic%2Fflash%2Fplayer%2Fconfig%2Exml&amp;embed=true&amp;autoPlay=false&#034; width=&#034;450&#034; height=&#034;303&#034; allowFullScreen=&#034;true&#034; name=&#034;playerArte&#034; quality=&#034;high&#034; allowScriptAccess=&#034;always&#034; pluginspage=&#034;http://www.macromedia.com/go/getflashplayer&#034; type=&#034;application/x-shockwave-flash&#034;&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>La joie et le tragique</title>
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		<dc:date>2010-01-01T21:32:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Val&#233;rie P&#233;rez</dc:creator>



		<description>&lt;p&gt;Introduction &#224; la pens&#233;e de Cl&#233;ment Rosset&lt;/p&gt;

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&lt;a href="http://serieslitteraires.org/site/-Philosophie-" rel="directory"&gt;Philosophie&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='http://serieslitteraires.org/site/local/cache-vignettes/L150xH150/arton888-c7263.jpg?1773398330' alt='' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='150' onmouseover='' onmouseout='' /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;de Jean Tellez&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Publi&#233; aux &#233;ditions &lt;a href=&#034;http://www.editionsgermina.com/index.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Germina&lt;/a&gt;, 2009.
&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Publi&#233; dans l'excellente collection &lt;strong&gt;&lt;a href=&#034;http://www.editionsgermina.com/catalogue.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Les cl&#233;s de la philo&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;, cet ouvrage pr&#233;sente non seulement les aspects essentiels de la philosophie de Cl&#233;ment Rosset, mais en outre trace la gen&#232;se de sa pens&#233;e depuis la publication de son premier ouvrage, &lt;i&gt;La philosophie tragique&lt;/i&gt; (1960) jusqu'aux oeuvres de la maturit&#233;. Jean Tellez s'attache ainsi &#224; analyser la premi&#232;re et la seconde philosophie de Rosset, que nous retrouvons dans l'&#233;tonnante alliance des termes de la &#171; joie &#187; et du &#171; tragique &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La philosophie de Cl&#233;ment Rosset trouve l'une de ses expressions dans le po&#232;me de Parm&#233;nide, qui d&#233;finit et affirme ainsi la singularit&#233; du r&#233;el :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Ce qui existe existe, ce qui n'existe pas n'existe pas. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est dans &lt;i&gt;Le d&#233;mon de la Tautologie&lt;/i&gt; (1997) que Cl&#233;ment Rosset explique les singularit&#233;s de la tautologie : &#171; La tautologie pr&#233;tend attirer l'attention sur le fait qu'une chose quelconque est la chose qu'elle est, sans qu'il y ait quelques possibilit&#233;s que ce soit de modification ou d'alt&#233;ration. &#187; (1)&lt;br class='manualbr' /&gt;Dans son &#233;tude sur la philosophie de Rosset, Jean Tellez pr&#233;cise la nature de cette tautologie : &#171; une tautologie ne d&#233;finit pas au sens habituel du mot et pourtant, en un certain sens, d&#233;finit quand m&#234;me. Dire d'une chose qu'elle est ce qu'elle est, ce n'est pas livrer quelque propri&#233;t&#233; sp&#233;cifique permettant de la ranger dans un groupe de choses ayant la m&#234;me propri&#233;t&#233;, ce que fait habituellement une &#171; d&#233;finition &#187;. Pourtant cela permet de la d&#233;marquer individuellement, de la reconna&#238;tre comme absolument elle-m&#234;me : &#8216;C'est justement la d&#233;finition du r&#233;el que d'&#234;tre sans d&#233;finition, ou sans autre d&#233;finition que son fait.'(2) &#187; (J. Tellez, page 50)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le po&#232;me de Parm&#233;nide permet ainsi &#224; Rosset de qualifier le r&#233;el &#171; d'&#233;v&#233;nement &#187; : &#171; il est ce qui arrive (par exemple sous nos yeux) &#187;, ce qui &#171; souligne &#224; nouveau son caract&#232;re insaisissable &#187; nous dit Jean Tellez, car &#171; ce qui arrive, n'arrive qu'une fois (...) ; le r&#233;el est tout entier dans sa premi&#232;re fois, qui est sa seule fois. &#187; (J. Tellez page 50).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si la tautologie permet de d&#233;finir le r&#233;el, c'est dans la litt&#233;rature que Rosset puise des exemples pour d&#233;finir le rapport que nous avons, la plupart du temps, avec lui. Ainsi, Rosset reprend le mythe d'Oedipe pour en proposer une toute autre analyse que la version psychanalytique que nous connaissons et que l'on retrouve dans &#171; le complexe d'Oedipe &#187;. Il parle pour sa part de &#171; structure oraculaire de l'illusion &#187;, dont l'histoire d'Oedipe est, nous dit Jean Tellez, &#171; le mod&#232;le &#187; (J. Tellez page 58). Le probl&#232;me est le suivant : face &#224; un &#233;v&#233;nement d&#233;sagr&#233;able, on ne cesse de protester que les choses auraient d&#251; se passer autrement, mais on est bien en peine de pr&#233;ciser le sc&#233;nario selon lequel elles auraient d&#251; se produire. Et cela pour une raison simple : &#171; l'&#233;v&#233;nement, du fait m&#234;me qu'il est arriv&#233;, a tu&#233; dans l'oeuf toutes les autres possibilit&#233;s d'accomplissement. Toutes ces versions alternatives ne sont plus rien et l'&#233;v&#233;nement dans sa version r&#233;elle est tout. L'illusion consiste en un ent&#234;tement &#224; attribuer, envers et contre tout, une certaine sorte d'&#234;tre &#224; ces autres versions. &#187; (J. Tellez page 58)&lt;br class='manualbr' /&gt;Ainsi, Oedipe se cr&#232;ve les yeux quand il se rend compte qu'il a tu&#233; son p&#232;re et &#233;pous&#233; sa m&#232;re, c'est-&#224;-dire lorsqu'il se rend compte qu'il a r&#233;alis&#233; &#171; la pr&#233;diction fatale &#187; en &#171; cherchant &#224; lui &#233;chapper. &#187; (J. Tellez page 58). &#171; On pourrait s'&#233;tonner, &#233;crit Jean Tellez, que le geste m&#234;me de nous garder d'un mauvais coup soit pr&#233;cis&#233;ment ce qui nous livre &#224; ce mauvais coup. Pourtant les exemples seraient innombrables : en voulant &#233;chapper &#224; une agression par des voyous, on ne se fait que plus durement rosser par eux, en voulant &#233;viter une impolitesse on commet la pire des gaffes, en marchant avec pr&#233;caution sur du verglas pour ne pas tomber, on tombe ... Il y a l&#224; une in&#233;puisable veine comique de la condition humaine... &#187; (page 58)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi, Oedipe est ce que Rosset appelle un &#171; illusionn&#233; &#187;, c'est-&#224;-dire quelqu'un qui est aveugle non pas de ne pas voir mais de voir. Oedipe se cr&#232;ve les yeux car il est stup&#233;fait qu'arrive ce qui &#233;tait pr&#233;vu : &#034;il est stup&#233;fait de l'av&#232;nement de ce qu'il savait devoir arriver.&#034;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce qui arrive est .... cruel. Cette cruaut&#233; du r&#233;el fait m&#234;me partie de sa d&#233;finition. Mais pourquoi le r&#233;el est-il cruel ? Quelles pistes de r&#233;flexions propose Cl&#233;ment Rosset ? L'une d'elles met en relation le hasard et le r&#233;el : le r&#233;el est cruel et insignifiant en ce qu'il rel&#232;ve du hasard. Nous avons ici l'id&#233;e que toute chose para&#238;t &#171; produite par le hasard et sans importance notable au vue des circonstances qui l'environnent. &#187; (J.Tellez page 69). Si toute chose arrive par hasard, alors toute chose est finalement insignifiante. Le hasard est un peu comme un chemin : chaque homme a devant lui une multitude de chemin, mais avoir tous les chemins devant soi c'est un peu comme n'avoir aucun chemin d&#233;termin&#233;. Cette id&#233;e &#233;tait d&#233;j&#224; pr&#233;sente chez Sophocle &#171; qui associe deux termes : pantoros (tous les chemins) et aporos (d&#233;pourvu de chemin). L'homme n'a aucun chemin parce qu'il a tous les chemins ouverts. &#187; (J. Tellez page 70). L'&#233;pisode de la route suivie par Oedipe au moment o&#249; il s'appr&#234;te &#224; rencontrer son p&#232;re pour le tuer est significative (voir &#224; la page 70 de &lt;i&gt;La joie et le tragique&lt;/i&gt;).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si l'id&#233;e du tragique m&#232;ne au pessimisme, il n'est pourtant pas la seule voie d'acc&#232;s au r&#233;el. La joie peut en effet regarder le tragique en face ...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi, pour Rosset, &#171; l'homme joyeux ne se r&#233;jouit pas de tel ou tel bonheur particulier, mais du fait g&#233;n&#233;ral que l'existence existe. &#187; (3).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Rosset appelle la joie &#171; la force majeure &#187; dans un ouvrage du m&#234;me nom. Elle se d&#233;finit comme &#034;une r&#233;jouissance inconditionnelle de et &#224; propos de l'existence, or il n'est rien de moins r&#233;jouissant que l'existence &#224; consid&#233;rer celle-ci avec froideur et lucidit&#233; d'esprit&#034;, comme l'attitude tragique pourrait le sugg&#233;rer.&lt;br class='manualbr' /&gt;Pour Rosset, on est donc fou de joie au sens propre de la folie, car on ne peut justifier la joie par telle ou telle raison. La joie ne se confond ni avec les plaisirs de l'existence, ni m&#234;me avec le bonheur. Elle est une attitude face au monde qui a quelque chose de permanent, de r&#233;gulier, et qui prend tout du r&#233;el, ses bons comme ses mauvais c&#244;t&#233;s. Ainsi, on est joyeux d'exister, et ce n'est pas malgr&#233; le monde ni m&#234;me gr&#226;ce &#224; lui.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans &lt;i&gt;La joie et le Tragique&lt;/i&gt;, Jean Tellez a de tr&#232;s belles pages sur l'all&#233;gresse, l'autre nom de la joie : &#171; L'all&#233;gresse est une gr&#226;ce, &#224; l'image de celle que l'on accorde au condamn&#233; &#224; mort : miraculeuse surprise qui vient changer la donne. (...) On assiste alors &#224; une transformation stup&#233;fiante. Le r&#233;el qui terrifiait enchante, l'horreur de vivre devient app&#233;tit de vie, l'accablement d'exister devient joie de vivre. &#187; (J. Tellez, page 138).&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;(1) Cl&#233;ment Rosset, &lt;i&gt;Le d&#233;mon de la tautologie&lt;/i&gt;, Paris, Les &#201;ditions de Minuit, 1997, p. 33.&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; (2) &lt;i&gt;Le R&#233;el, Trait&#233; de l'idiotie&lt;/i&gt;, Paris, Les &#201;ditions de Minuit, 1997, p.35.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;(3) &lt;i&gt;Principes de sagesse et de folie&lt;/i&gt;, in &lt;i&gt;L'&#233;cole du r&#233;el&lt;/i&gt;, Paris, Les &#201;ditions de Minuit, 2008, p. 278.&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.editionsgermina.com/documents%20site%20germina/clement%20rosset-joie%20et%20tragique%201.pdf&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Lire un extrait du livre sur le site des &#233;ditions Germina&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Kant Pas &#224; Pas</title>
		<link>http://serieslitteraires.org/site/Kant-Pas-a-Pas</link>
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		<dc:date>2009-01-01T22:14:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Val&#233;rie P&#233;rez</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;&#171; Le caract&#232;re rel&#232;ve de la libert&#233; : il est ce que l'homme fait de lui-m&#234;me, d'apr&#232;s des principes de la raison choisis par sa volont&#233;. &#187; (Michel Coudarcher, p. 127) &lt;br class='autobr' /&gt; Publi&#233; aux &#233;ditions Ellipses, Paris, 2008. 316 pages. &lt;br class='autobr' /&gt;
L'ouvrage de Michel Coudarcher s'ouvre sur une interrogation : qu'est-ce que la philosophie ? Ce probl&#232;me initial r&#233;pond &#224; un objectif m&#233;thodologique tout en faisant d&#233;j&#224; entrer le lecteur dans la philosophie kantienne : &#171; Kant a parfaitement d&#233;limit&#233; le champ, aussi (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://serieslitteraires.org/site/-Philosophie-" rel="directory"&gt;Philosophie&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='http://serieslitteraires.org/site/local/cache-vignettes/L101xH150/arton882-5c1f0.jpg?1773398330' alt='' class='spip_logo spip_logo_right' width='101' height='150' onmouseover='' onmouseout='' /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&#171; Le caract&#232;re rel&#232;ve de la libert&#233; : il est ce que l'homme fait de lui-m&#234;me, d'apr&#232;s des principes de la raison choisis par sa volont&#233;. &#187; (Michel Coudarcher, p. 127)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Publi&#233; aux &#233;ditions Ellipses, Paris, 2008.&lt;br class='manualbr' /&gt;316 pages.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1129 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://serieslitteraires.org/site/local/cache-vignettes/L134xH199/KANT-adb5c.jpg?1773000367' width='134' height='199' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;L'ouvrage de Michel Coudarcher s'ouvre sur une interrogation : qu'est-ce que la philosophie ? Ce probl&#232;me initial r&#233;pond &#224; un objectif m&#233;thodologique tout en faisant d&#233;j&#224; entrer le lecteur dans la philosophie kantienne : &#171; Kant a parfaitement d&#233;limit&#233; le champ, aussi bien g&#233;n&#233;ral que sp&#233;cial, de la philosophie &#187; (page 10).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quel est ce champ ? L'auteur le pr&#233;sente dans une premi&#232;re partie de l'ouvrage pour ensuite resserrer son propos sur des probl&#233;matiques cruciales pr&#233;sent&#233;es comme autant d'&#233;tapes que le lecteur est invit&#233; &#224; suivre : l'&#233;tape sp&#233;culative, l'&#233;tape pratique, l'&#233;tape esth&#233;tique, l'&#233;tape de la religion et l'&#233;tape anthropologique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Quels sont les domaines de la raison ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les conditions de possibilit&#233; d'une affirmation :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'introduction inscrit la d&#233;marche critique de Kant au coeur des conditions de possibilit&#233; des &#233;nonc&#233;s de certitudes. &#171; Cela d&#233;limite le domaine physique ou strictement scientifique, repr&#233;sent&#233; par la m&#233;taphore du ciel &#233;toil&#233;, objet de l'astronomie newtonienne. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des probl&#232;mes qui la d&#233;passent :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Certaines questions ne peuvent pas &#234;tre d&#233;finitivement r&#233;solues : &#171; Ces probl&#232;mes in&#233;vitables de la raison pure sont Dieu, la libert&#233; et l'immortalit&#233;. &#187; (&lt;i&gt;Critique de la raison pure&lt;/i&gt;).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Michel Coudarcher pr&#233;sente ensuite les grands axes de la philosophie d'Emmanuel Kant, axes qui seront d&#233;velopp&#233;s dans les chapitres suivants : la philosophie sp&#233;culative, la philosophie pratique, la philosophie du jugement et la philosophie de la religion.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Int&#233;ressons-nous &#224; la philosophie pratique qui &#233;tudie les conditions de possibilit&#233; de l'action morale : comment la raison donne-t-elle sa loi &#224; la libert&#233; ? &#187; (p. 11).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le chapitre intitul&#233; &#171; L'&#233;tape pratique &#187; s'ouvre sur une mise au point tr&#232;s claire : on ne peut pas parler de morale kantienne au sens o&#249; Kant nous dirait ce que l'on doit faire. Il s'agit plut&#244;t d'envisager les conditions de possibilit&#233; d'un acte moral, si tant est qu'un tel acte ait jamais exist&#233;. &#171; Kant vise la morale proprement dite, c'est &#224; dire l'universalit&#233;. &#187; Et &#224; ce titre, Michel Coudarcher ne manque pas de souligner que nous restons libres, et qu'il &#171; s'agit bien d'une doctrine de la libert&#233;. &#187; (p. 125).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En s'interrogeant sur ce qui peut fonder la morale, Kant a pu constater que &#171; les diff&#233;rentes inclinations, et en particulier la recherche du bonheur, sont incapables de fonder la moralit&#233;. &#187; C'est donc sur la &#171; volont&#233; absolument bonne &#187; que Kant s'est ensuite pench&#233;, volont&#233; &#171; qu'il pr&#233;sente sous la forme de l'imp&#233;ratif cat&#233;gorique du devoir. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Michel Coudarcher &#233;tudie donc successivement La bonne volont&#233; (pages 126-129), Le devoir (pages 130-132), Les imp&#233;ratifs hypoth&#233;tiques et l'imp&#233;ratif cat&#233;gorique (pages 132-137), Le r&#232;gne des fins (pages 137-138), avant de se pencher plus directement sur &lt;i&gt;La Critique de la raison pratique&lt;/i&gt; (pages 139-150).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi, pour Kant, seule la bonne volont&#233; peut &#234;tre tenue pour bonne ; &#171; seule la volont&#233; peut &#234;tre absolument bonne. Tous les autres biens ne sont que relatifs (&#224; elle). &#187; (page 126). La bonne volont&#233; est alors pos&#233;e comme &#171; le principe subjectif de la morale &#187;, sans pour autant faire l'objet d'une d&#233;finition, et elle s'oppose &#224; d'autres qualit&#233;s qu'un sujet peut avoir, comme l'intelligence, l'esprit de finesse, le jugement et les qualit&#233;s du temp&#233;rament. Nous renvoyons le lecteur aux pr&#233;cisions que Michel Coudarcher apporte &#224; ces &#171; talents de l'esprit &#187; aux pages 126-127.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le probl&#232;me philosophique qui est alors pos&#233; est le suivant : &#171; Kant refuse de faire reposer la morale sur les qualit&#233;s morales, objectivement consid&#233;r&#233;es, sans r&#233;f&#233;rence &#224; l'int&#233;riorit&#233; de l'intention. &#187; Il faut alors souligner que la question &#171; qu'est-ce qui est d&#233;sirable ? &#187;, ne peut, en morale, &#234;tre s&#233;par&#233;e de la question &#171; qu'est-ce qui est bon ? &#187; (page 127). C'est donc la bont&#233; qui d&#233;termine le d&#233;sir de l'homme, et non l'inverse, constat qui permet &#224; l'auteur de situer Kant dans un d&#233;bat philosophique d&#233;j&#224; ancien et pleinement ancr&#233; chez Hobbes et Spinoza.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi, pour Kant, toutes les qualit&#233;s sont bonnes si elles sont au service d'une bonne volont&#233;. Elles ne sont que des moyens, alors que la bonne volont&#233;, seule, est une fin en soi&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;D'o&#249; cette question : Qu'est-ce qui fait qu'une volont&#233; est bonne ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Michel Coudarcher affronte cette question en renvoyant d'abord son lecteur du c&#244;t&#233; des sto&#239;ciens qui distinguaient le telos (le r&#233;sultat) et le skopos (la vis&#233;e). Ainsi, &#171; ce qui compte, pour d&#233;finir la volont&#233;, c'est l'effort, et non pas l'effet. La vell&#233;it&#233; n'est pas la volont&#233; qui n'est pas suivi d'effet mais la volont&#233; qui n'est pas suivie d'effort. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Suit cette pr&#233;cision importante pour comprendre la pens&#233;e de Kant : &#171; Pas de moralit&#233; sans bonne intention. &#187; Mais d&#232;s lors un autre probl&#232;me se pose, qui incite l'auteur &#224; convoquer tout d'abord le Pascal des &lt;i&gt;Provinciales&lt;/i&gt; : &#171; Car enfin l'intention de celui qui blesse ne soulage point celui qui est bless&#233;. Il ne s'aper&#231;oit point de cette direction secr&#232;te, et il ne sent que celle du coup qu'on lui porte. Et je ne sais m&#234;me si on n'aurait pas moins de d&#233;pit de se voir tuer brutalement par des gens emport&#233;s, que de se sentir poignarder consciencieusement par des gens d&#233;vots &#187;. Puis l'&lt;i&gt;&#201;mile&lt;/i&gt; de Rousseau, dans lequel nous retrouvons le concept de conscience morale, qui est au coeur de la Profession de foi du vicaire savoyard.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Kant admirait Rousseau, qu'il appelait le &#171; Newton du monde moral &#187; (page 129). Avec la lecture de Rousseau, il donna &#224; sa pens&#233;e un autre d&#233;part.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s avoir expliqu&#233; ce qu'il faut comprendre par &#171; bonne volont&#233; &#187; chez Kant, Michel Coudarcher traite de la notion de devoir. Nous nous contenterons ici de citer le petit bilan tr&#232;s pratique que l'auteur propose dans un encadr&#233; bien visible &#224; la suite de chaque &#233;tude :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Le devoir est le rapport moral, et non simplement l&#233;gal, &#224; la loi : il ne s'agit pas de lui ob&#233;ir ext&#233;rieurement mais de la respecter int&#233;rieurement. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Vous trouverez plus de d&#233;tails sur la notion de devoir dans le livre de Michel Coudarcher &#224; partir de la page 130.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Les points forts de &lt;i&gt;Kant Pas &#224; pas&lt;/i&gt; :&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Un langage clair et rigoureux qui rend avec aisance et fluidit&#233; la pens&#233;e d'un philosophe &#224; la lecture difficile .&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des bilans en fin de section pour ne pas oublier l'essentiel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une vision globale de l'oeuvre de Kant qui permet de situer les diff&#233;rents moments de sa philosophie, dont la gen&#232;se de sa pens&#233;e dans le chapitre intitul&#233; &#171; Les pr&#233;paratifs du voyage &#187;. Les pages sur Kant lecteur de Hume nous ont particuli&#232;rement int&#233;ress&#233;e. La lecture de Hume avait, selon la formule fameuse, interrompu le sommeil dogmatique de Kant, &#171; ce qui signifie en fait qu'il refuse d'assimiler, comme Leibniz, la cause &#224; la raison. la cause est de l'ordre des v&#233;rit&#233;s de fait, et non des v&#233;rit&#233;s de raison. &#187; (pages 20).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un lexique des termes fondateurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bref, c'est un manuel pratique de grande qualit&#233;... &#192; lire absolument !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Pr&#233;sentation de l'&#233;diteur&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour qui veut apprendre &#224; philosopher, Kant constitue une initiation irrempla&#231;able. Mais il n'est pas d'une lecture facile. D'o&#249; la n&#233;cessit&#233; d'une introduction qui montre, pas &#224; pas, comment se constitue non son syst&#232;me, mais sa pens&#233;e vivante car, si l'on veut &#234;tre fid&#232;le &#224; Kant, le but n'est pas d'apprendre une philosophie, f&#251;t-elle la sienne, mais bien de devenir soi-m&#234;me philosophe. Ce livre analyse donc la constitution de la philosophie kantienne, aussi bien dans sa gen&#232;se que dans sa structure. L'ouvrage pr&#233;cise les origines de la r&#233;flexion kantienne, le but qu'il se propose et l'&#233;laboration de sa pens&#233;e &#224; travers la discipline pi&#233;tiste, la formation &#224; la pens&#233;e de Leibniz, la m&#233;ditation de Newton et la lecture de Hume. Il montre comment ces sources s'articulent dans la p&#233;riode pr&#233;-critique, puis aborde ce qui fait l'originalit&#233; de Kant : avant tout les &#339;uvres critiques avec l'analyse simple et illustr&#233;e, mais pr&#233;cise et structur&#233;e, des grands ouvrages qui la constituent.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Lectures de Hume sous la direction de Jean-Pierre Cl&#233;ro et Philippe Saltel</title>
		<link>http://serieslitteraires.org/site/Lectures-de-Hume-sous-la-direction-de-Jean-Pierre-Clero-et-Philippe-Saltel</link>
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		<dc:date>2009-01-01T16:27:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Val&#233;rie P&#233;rez</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Ouvrage en 3 parties sur le philosophe David Hume : &lt;br class='autobr' /&gt;
1/La philosophie &lt;br class='autobr' /&gt;
2/ L'esprit &lt;br class='autobr' /&gt;
3/ Les sympathies &lt;br class='autobr' /&gt;
Publi&#233; chez Ellipses (2009) &lt;br class='autobr' /&gt; Pr&#233;sentation de l'&#233;diteur : &lt;br class='autobr' /&gt;
Philosophe sceptique s'il en est, David Hume est un auteur exigeant : il l'est pour lui-m&#234;me, comme le montre l'architecture &#233;quilibr&#233;e, mais subtile, de ses arguments ; il l'est aussi pour son lecteur, car si &#171; les d&#233;cisions philosophiques ne sont que les r&#233;flexions de la vie courante &#187;, elles doivent &#234;tre &#171; rendues (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://serieslitteraires.org/site/-Philosophie-" rel="directory"&gt;Philosophie&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='http://serieslitteraires.org/site/local/cache-vignettes/L150xH150/arton872-2e202.jpg?1773398330' alt='' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='150' onmouseover='' onmouseout='' /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Ouvrage en 3 parties sur le philosophe David Hume :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;1/La philosophie&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;2/ L'esprit&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;3/ Les sympathies&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Publi&#233; chez Ellipses (2009)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Pr&#233;sentation de l'&#233;diteur :&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Philosophe sceptique s'il en est, David Hume est un auteur exigeant : il l'est pour lui-m&#234;me, comme le montre l'architecture &#233;quilibr&#233;e, mais subtile, de ses arguments ; il l'est aussi pour son lecteur, car si &#171; les d&#233;cisions philosophiques ne sont que les r&#233;flexions de la vie courante &#187;, elles doivent &#234;tre &#171; rendues m&#233;thodiques et corrig&#233;es &#187;, ce qui contraint &#224; un certain effort, philosophique incontestablement. Cela dit, une telle orientation oblige aussi les superstitions, les dogmatismes, les conceptions de la philosophie comme science positive &#224; r&#233;pondre aux questions qui portent sur les croyances qui les produisent. Philosophe pratique, inquiet des ressorts de la &#171; vie ordinaire &#187;, Hume invite tout un chacun &#224; philosopher, et tout philosophe &#224; plus de modestie : jamais, peut-&#234;tre, un penseur n'a autant servi le rapprochement de la vie et de la pens&#233;e ; jamais, certainement, un penseur ne l'a servi aussi d&#233;cid&#233;ment. Celui-l&#224; r&#233;ussit en tout cas &#224; r&#233;unir dans ce volume la communaut&#233; fran&#231;aise des sp&#233;cialistes de son &#339;uvre, qui dresse ici comme un tableau des diff&#233;rentes orientations, ou lectures, propres aux recherches actuelles sur un sceptique, donc, qui est aussi notre contemporain.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Fiche de lecture sur l'article de C&#233;dric Brun, &#171; Perception &amp; repr&#233;sentation mentale dans le Trait&#233; de la nature humaine &#187;, in &lt;i&gt;Lectures de Hume&lt;/i&gt;, Paris, Ellipses, 2009.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C&#233;dric Brun entend questionner l'appartenance de Hume &#224; la tradition &#171; repr&#233;sentativiste &#187; selon laquelle l'esprit humain, incapable de sortir de lui-m&#234;me, ne peut avoir d'acc&#232;s imm&#233;diat aux objets ext&#233;rieurs, et par l&#224; m&#234;me se voit condamn&#233; &#224; des repr&#233;sentations.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour ce faire, il rappelle d'abord les principes de la th&#233;orie repr&#233;sentative des id&#233;es, et notamment la critique que Benett formule contre Locke sur &#171; ce qu'il consid&#232;re comme une th&#232;se m&#233;taphysico-gnos&#233;ologique incoh&#233;rente &#187;. Locke aurait ainsi l&#233;gu&#233; l'erreur du &#171; voile de la perception &#187; ou du &#171; voile des id&#233;es &#187; en distinguant ce qui rel&#232;ve de la perception &amp; de la sensation, de ce qui constitue la r&#233;alit&#233;. Il s'est alors trouv&#233; confront&#233; &#171; &#224; la n&#233;cessit&#233; de relier les deux ordres et d'expliquer ce lien &#187;. (p. 153). Le probl&#232;me viendrait de l'empirisme de Locke, selon lequel toute explication serait n&#233;cessairement de l'ordre de l'id&#233;e ou de la sensation et non de la r&#233;alit&#233; en soi. Benett explique cette impasse en se fondant sur l'utilisation que Locke ferait du terme m&#234;me de &#171; r&#233;alit&#233; &#187;, qui, chez lui, ne s'opposerait pas aux apparences mais serait &#224; comprendre comme un &#171; en-soi inaccessible, plac&#233; au-del&#224; des t&#233;moignages des sens &#187;. Benett juge cette d&#233;marche st&#233;rile, et l'explique en affirmant d'une part que Locke croirait en une r&#233;alit&#233; &#171; ind&#233;pendante du monde ext&#233;rieur &#187;, et d'autre part en posant que les &#171; id&#233;es nous donnent acc&#232;s &#224; ce monde de mani&#232;re repr&#233;sentative &#187;. Ainsi, &#171; ce serait seulement dans l'exp&#233;rience sensible que l'on pourrait trouver les moyens de d&#233;crire et de comprendre la relation entre l'id&#233;e &amp; son objet ext&#233;rieur. Or cette connaissance empirique est enti&#232;rement une connaissance d'id&#233;es, et cela l'am&#232;ne &#224; consid&#233;rer les id&#233;es comme des objets mondains. &#187; (p. 154).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On trouve alors chez les repr&#233;sentativistes une th&#233;orie selon laquelle les id&#233;es sont consid&#233;r&#233;es comme des images mentales, des images d'objets -&gt; d'o&#249; le probl&#232;me de l'absurdit&#233; des id&#233;es abstraites tel qu'il est formul&#233; par Berkeley.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'apr&#232;s C. Brun, Hume ne peut pas &#234;tre consid&#233;r&#233; comme un repr&#233;sentativiste pour les raisons suivantes :&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; Hume n'emploie pas le concept de repr&#233;sentation de la m&#234;me mani&#232;re que Descartes &amp; Locke d'une part, et que Berkeley d'autre part.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; L'empirisme de Hume le conduit &#224; affirmer que nous ne pouvons pas rationnellement affirmer l'existence per se de qq objet ext&#233;rieur que ce soit (p. 157). En effet, aucun donn&#233; d'exp&#233;rience ne permet de soutenir la distinction entre les impressions &amp; les choses ext&#233;rieures.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; D'o&#249; la notion de &#171; ph&#233;nom&#233;nalisme m&#233;thodologique &#187; que C. Brun d&#233;finit comme &#171; tout ce qui est compris dans les limites de l'impression &#187; et que Hume pose comme &#171; cadre ultime de son enqu&#234;te &#187;.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; Hume affirme que la perception et l'objet ne sont qu'une seule et m&#234;me chose : les hommes en g&#233;n&#233;ral &#171; ne peuvent jamais admettre l'id&#233;e d'une double existence et d'une repr&#233;sentation &#187; (&lt;i&gt;TNH&lt;/i&gt;, 1.4.2, 31, p. 286, &#201;d. GF). -&gt; la connaissance des objets est impression ; il n'y a plus de distinction entre l'objet et l'exp&#233;rience que nous en avons (car la nature en soi des objets du monde nous est inaccessible par l'exp&#233;rience). Lorsque nous parlons d'objet, nous ne parlons finalement que des impressions sensibles que nous en avons, et nous le faisons par habitude : &#171; l'esprit est uniquement confront&#233; &#224; des perceptions qui ne peuvent, en tant qu'impressions, &#234;tre distingu&#233;es des choses elles-m&#234;mes, parce que nous n'avons pas d'exp&#233;rience distincte de ces choses ! Nous ne saisissons pas les objets ext&#233;rieurs &#224; travers une perception qui serait transparente, qui se laisserait oublier ; au contraire, la perception s'impose tellement &#224; nous que c'est l'objet en soi qu'il faut oublier. &#187; (p. 159).&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;D'o&#249; ce que C. Brun appelle le &#171; ph&#233;nom&#233;nalisme humien &#187;, &#224; savoir le fait de s'en tenir &#171; au fonctionnement de l'esprit tel que nous en faisons l'exp&#233;rience imm&#233;diate. &#187; (p. 159).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Distinguer l'id&#233;e de l'impression&lt;/strong&gt; :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Hume distingue impression &amp; id&#233;e en se fondant sur le fait que les perceptions peuvent &#234;tre simples ou complexes ; perceptions simples -&gt; voir l'exemple de Locke sur les couleurs ; perceptions complexes - &gt; compos&#233;es de perceptions simples analys&#233;es. Cette distinction assure la possibilit&#233; d'une &#171; saisie directe, imm&#233;diate, du donn&#233; d'exp&#233;rience. &#187; (p. 159).&lt;br class='manualbr' /&gt;Les impressions, &#233;crit Hume, &#171; consistent en toutes nos sensations, passions et &#233;motions telles qu'elles se pr&#233;sentent d'abord &#224; l'&#226;me. &#187; (&lt;i&gt;TNH&lt;/i&gt;, 1.1.1.1., p.41). Tout ce qui touche nos sens nous est donn&#233; sans d&#233;faut sous forme d'impressions. Hume n'utilise pas le terme d'impression comme l'usage traditionnel du sceau dans la cire qui laisse une impression dans l'&#226;me sensitive. Car pour Hume, &#171; il n'est pas possible d'affirmer l'existence physique et ext&#233;rieure d'un sceau d'un c&#244;t&#233; et de son impression de l'autre. &#187; (p. 160). D'o&#249; la remise en cause du repr&#233;sentativisme de Hume par C. Brun : en quel sens peut-il y avoir une r&#233;f&#233;rence stable pour notre connaissance empirique ? Et si l'impression ne repr&#233;sente pas la r&#233;alit&#233; ext&#233;rieure, mais constitue pour nous toute la r&#233;alit&#233;, on est en droit de se demander o&#249; se trouve la repr&#233;sentation dans la th&#233;orie humienne des id&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C. Brun entend en fait situer la notion de repr&#233;sentation &#224; travers la distinction entre impression et id&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;D&#233;finition de l'impression&lt;/strong&gt; : elle n'est pas une &#171; sensation physique &#187;. &#171; Les impressions sont les &#233;tats mentaux les plus primitifs &#187;. C. Brun donne ainsi l'exemple des impressions de sensation qui trouvent leur origine dans les organes des sens. Nos id&#233;es peuvent se d&#233;velopper &#224; partir de ces impressions de sensation. Mais si nous sommes empiristes nous ne pouvons &#171; qu'inf&#233;rer l'existence des objets externes de mani&#232;re plus ou moins probable en fonction de la coh&#233;rence de nos impressions et de la constance de leurs r&#233;p&#233;titions en nous appuyant sur le sentiment naturel de l'existence de ces objets, mais nous ne pouvons formuler positivement l'hypoth&#232;se de leur existence. &#187; (p. 160) -&gt; pas de certitude possible, puisque les objets des impressions sont empiriquement hors d'atteinte.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; L'impression est un donn&#233; imm&#233;diat, brut, les id&#233;es sont ces impressions en tant qu'elles sont r&#233;fl&#233;chies. &#187; (p. 166)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;D&#233;finition de l'id&#233;e&lt;/strong&gt; : c'est &#171; une sorte de d&#233;passement de l'imm&#233;diatet&#233; de l'impression gr&#226;ce &#224; l'activit&#233; de l'imagination. &#187; (p. 167)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C. Brun effectue &#233;galement la distinction suivante entre impressions sensibles et id&#233;es de sensations :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;les impressions sensibles sont premi&#232;res, elles constituent le fond sur lequel notre vie mentale peut prendre appui ;&lt;br class='autobr' /&gt;
les id&#233;es de sensations sont des copies de ces impressions : elles ressemblent aux sensations dans notre pens&#233;e, notre m&#233;moire ou notre imagination.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi, les id&#233;es de sensations sont des copies des impressions de sensation (voir p. 162).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sur quoi repose la distinction entre impression &amp; id&#233;e ? Il y a d'abord &#171; une diff&#233;rence en terme quantitatif ou de degr&#233; &#187; (p. 162), puis une diff&#233;rence qualitative. Les impressions, comme l'&#233;crit Hume, ont plus de force &amp; de violence ; les id&#233;es en sont &#171; leurs images affaiblies dans la pens&#233;e et le raisonnement. &#187; (&lt;i&gt;TNH&lt;/i&gt;, 1.1.1.1, p.41).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C. Brun souligne donc que nous avons &#224; la fois une impression affaiblie et une image ou une copie de cette impression. La question qui se pose alors est de savoir en quel sens l'on peut dire que l'id&#233;e est une copie de l'impression, si elle est une impression affaiblie. Comment saisir ici la notion de copie ? &#171; Si les id&#233;es ressemblent aux impressions comment peuvent-elles &#234;tre &#224; la fois copie de l'impression et l'impression affaiblie elle-m&#234;me ? &#187; (p. 162). En fait, chez Hume le discours de la copie ou de la repr&#233;sentation doit &#234;tre vu comme une strat&#233;gie pour &#233;viter le probl&#232;me de l'affirmation de l'existence d'un objet &lt;i&gt;per se&lt;/i&gt; pour un empiriste : &#171; l'empiriste, parce qu'il est priv&#233; de toute certitude concernant l'origine (et l'objectivit&#233;) de ses id&#233;es, est oblig&#233; de faire appel &#224; un fondement empirique garanti pour sa th&#233;orie de la connaissance. Hume a forg&#233; la notion d'impression pour qu'elle remplisse ce r&#244;le dans sa th&#233;orie de la connaissance. Si nous ne pouvons pas atteindre avec certitude l'origine externe de nos id&#233;es, alors nous devons limiter l'enqu&#234;te &#224; ce qui nous est donn&#233; : notre exp&#233;rience la plus originale de la perception, l'exp&#233;rience de l'impression sensible. (...) Les impressions ne sont donc pas des produits de la pens&#233;e, mais des produits de l'exp&#233;rience. En tant que telles, les impressions sont plut&#244;t senties que pens&#233;es. &#187; (p. 164)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi, la notion de copie, que nous retrouvons dans le TNH, permet &#224; Hume de justifier comment il est pass&#233; du senti &#224; la pens&#233;e. Mais peut-on penser l'exp&#233;rience ? C. Brun avance que l'impression est le seul objet dont on puisse parler avec certitude : &#171; toutes les propri&#233;t&#233;s des impressions sont les propri&#233;t&#233;s de ce que nous nommons les objets ou les choses. &#187; (p. 165). Mais comment s'assurer qu'une id&#233;e ressemble &#224; une chose si nous n'acc&#233;dons jamais aux choses mais seulement aux id&#233;es ? En fait, Hume ne compare pas l'id&#233;e &amp; la chose mais l'id&#233;e et l'impression. Et l'id&#233;e est &#171; cette impression elle-m&#234;me mais d&#233;pouill&#233;e de sa marque exp&#233;rientielle. &#187; (p. 165).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En bref, la seule certitude que nous puissions avoir, c'est que seules les impressions peuvent &#234;tre atteintes. Mais une fois cela accompli, une fois r&#233;alis&#233;e cette exp&#233;rience primitive, il nous est possible de penser les choses. C. Brun situe donc finalement l'id&#233;e humienne dans la repr&#233;sentation &#224; la fin de son article, puisque l'id&#233;e, faisant intervenir l'imagination, est bien une copie de l'impression. C'est donc le concept de copie qui est pertinent pour parler de repr&#233;sentation &#224; propos de la th&#233;orie empiriste humienne de l'id&#233;e, copie au sens d'image affaiblie irr&#233;m&#233;diablement li&#233;e &#224; l'imm&#233;diatet&#233; de l'exp&#233;rience.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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<item xml:lang="fr">
		<title>Le vocabulaire d'Aristote</title>
		<link>http://serieslitteraires.org/site/Le-vocabulaire-d-Aristote</link>
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		<dc:date>2009-01-01T15:12:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Val&#233;rie P&#233;rez</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Dans la collection &#171; Vocabulaire de &#187; dirig&#233;e par Jean-Pierre Zarader Publi&#233;e chez Ellipses (2009). &lt;br class='autobr' /&gt;
Ce volume sur le vocabulaire d'Aristote tient une place &#224; part dans l'excellente collection de Jean-Pierre Zarader. En effet, d&#232;s le sommaire, il est clair que nous y retrouvons tous les grands th&#232;mes de la philosophie : acte, &#226;me ; bien, cat&#233;gorie, cause, dialectique, &#233;thique, hasard, nature, puissance, pour ne citer que ces concepts parmi les 36 que compte ce volume. &lt;br class='autobr' /&gt;
Autant dire que Le (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://serieslitteraires.org/site/-Philosophie-" rel="directory"&gt;Philosophie&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='http://serieslitteraires.org/site/local/cache-vignettes/L150xH150/arton881-24af6.jpg?1773398330' alt='' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='150' onmouseover='' onmouseout='' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_1128 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://serieslitteraires.org/site/local/cache-vignettes/L240xH240/ARISTOTE-cbefc.jpg?1773063309' width='240' height='240' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Dans la collection &#171; Vocabulaire de &#187; dirig&#233;e par Jean-Pierre Zarader&lt;br class='manualbr' /&gt;Publi&#233;e chez Ellipses (2009).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce volume sur le vocabulaire d'Aristote tient une place &#224; part dans l'excellente collection de Jean-Pierre Zarader. En effet, d&#232;s le sommaire, il est clair que nous y retrouvons tous les grands th&#232;mes de la philosophie : acte, &#226;me ; bien, cat&#233;gorie, cause, dialectique, &#233;thique, hasard, nature, puissance, pour ne citer que ces concepts parmi les 36 que compte ce volume.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Autant dire que &lt;i&gt;Le vocabulaire d'Aristote&lt;/i&gt; constitue tout autant une excellente initiation &#224; la philosophie et &#224; l'&#233;tude de ses concepts, qu'&#224; la pens&#233;e rigoureuse du Stagirite.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais la collection d&#233;passe largement le c&#244;t&#233; &#171; initiation &#187; en proposant &#224; son lecteur trois niveaux de lecture.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Int&#233;ressons-nous &#224; la &lt;strong&gt;phron&#232;sis (&#966;&#961;&#972;&#957;&#951;&#963;&#953;&#962;)&lt;/strong&gt; , autrement dit &#224; la prudence, &#171; vertu de l'intellect pratique &#187; (page 76), c'est-&#224;-dire vertu intellectuelle et non &#233;thique, que Pierre Pellegrin &#233;tudie aux pages 76-79.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Qu'est-ce qu'une vertu intellectuelle ? Pierre Pellegrin aborde dans un premier temps trois directions pour aborder la prudence. Suivant ainsi &lt;i&gt;La M&#233;taphysique&lt;/i&gt; d'Aristote (E, 1, 1025b24), il nous apprend que &#171; toute pens&#233;e est soit pratique, soit productrice, soit th&#233;or&#233;tique &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Productrice &#187; signifie que &#171; c'est dans l'&#234;tre m&#234;me qui produit qu'est le principe &#187; (&lt;i&gt;La M&#233;taphysique&lt;/i&gt;, (E, 1, 1025b24) &#233;dition Pocket, p. 218). Ces principes sont l'art, l'intelligence ou toute autre facult&#233; quelconque. &#171; Pratique &#187; renvoie au principe du libre choix de celui qui r&#233;fl&#233;chit puisqu'en lui, &#233;crit Aristote, la r&#233;flexion et le libre choix se confondent &#187;. Enfin, th&#233;or&#233;tique renvoie &#224; la Physique, mais elle ne fait la th&#233;orie que de ce qui peut recevoir le mouvement, et de la Substance qui, la plupart du temps, n'est pas s&#233;parable de son objet mat&#233;riel (Aristote, op. cit. p. 218).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La prudence, &#233;crit Pierre Pellegrin, &#171; trouve sa place dans le domaine pratique &#187; : elle ne produit rien et n'est donc pas un art. Elle n'est pas non plus th&#233;or&#233;tique : &#171; elle ne porte pas comme les sciences th&#233;oriques sur des objets &#233;ternels et n&#233;cessaires &#187; (p. 77).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par cons&#233;quent, la sagesse s'oppose &#224; la prudence. Pierre Pellegrin l'affirme d&#232;s le d&#233;but de cet article, et le pr&#233;cise dans un deuxi&#232;me niveau de lecture, en citant directement Aristote. Ainsi, certains (Anaxagore et Thal&#232;s par exemple), sont dits sages et non pas prudents &#171; quand on les voit ignorer ce qui leur est profitable &#224; eux-m&#234;mes : on reconna&#238;t qu'ils poss&#232;dent un savoir portant sur des r&#233;alit&#233;s incomparables, merveilleuses, difficiles et divines, mais qui est inutile du fait que ce ne sont pas les biens proprement humains qu'ils recherchent &#187;. (p. 77).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Notons que Pierre Pellegrin pr&#233;cise, comme dans chaque article de cet ouvrage, les r&#233;f&#233;rences aux oeuvres d'Aristote, permettant ainsi &#224; son lecteur de retrouver les textes originaux pour s'y reporter et aller plus loin. C'est donc le cas ici, o&#249; la distinction entre la prudence et la sagesse peut &#234;tre lue dans l'&lt;i&gt;&#201;thique &#224; Nicomaque&lt;/i&gt;, VI, 7, 1141b2. Dans ce chapitre VI, 7 sur la sagesse th&#233;or&#233;tique, nous lisons que le terme de sagesse peut s'appliquer aux arts : le sage est celui qui excelle dans son art. Par ailleurs, &#233;crit Aristote, &#171; certaines personnes sont sages d'une mani&#232;re g&#233;n&#233;rale &#187; (&#233;dition Vrin, traduction de J. Tricot, 1990). Mais il est &#224; noter qu'Aristote pr&#233;cise bien que la sagesse, &#224; la fois raison intuitive et science, porte sur les r&#233;alit&#233;s les plus hautes. Et c'est en cela qu'elle s'oppose &#224; la prudence, car elle porte sur l'homme, et l'homme n'est pas ce qu'il y a de plus excellent dans le Monde (VI, 7, 1141a). De plus, ce qui est sage est invariable, alors que ce qui est prudent est variable car c'est l'&#234;tre qui a une vue nette des diverses choses qui l'int&#233;ressent personnellement (ibid.). Certaines b&#234;tes, en ce qu'elles ont la capacit&#233; de pr&#233;voir ce qui concerne leur conservation, peuvent donc &#234;tre qualifi&#233;es de prudentes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; partir de cette lecture d'un extrait de l'&lt;i&gt;&#201;thique &#224; Nicomaque&lt;/i&gt;, Pierre Pellegrin affirme que le prudent n'a pas pour but une connaissance th&#233;orique de la vertu et du bonheur, mais il vise l'appr&#233;ciation juste de situations singuli&#232;res (p. 78). Pour y parvenir, il a besoin d'une capacit&#233; bien d&#233;termin&#233;e, celle de d&#233;lib&#233;rer, capacit&#233; qui pr&#233;c&#232;de le choix rationnel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais de quoi le choix du prudent d&#233;pendra-t-il ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le choix du prudent porte sur ce qui d&#233;pend de lui et sur les moyens d'atteindre une fin. C'est pourquoi, &#233;crit Pierre Pellegrin, Aristote assigne &#224; la prudence une partie sp&#233;ciale de l'&#226;me. La prudence est ainsi la vertu de la partie de l'&#226;me qui est calculatrice, d&#233;lib&#233;rative ou opinative.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans un troisi&#232;me niveau de lecture, Pierre Pellegrin montre que la prudence n'est pas une simple habilet&#233; en s'int&#233;ressant de mani&#232;re plus pr&#233;cise &#224; la prudence comme vertu. En effet, seul le vertueux est prudent, et il ne peut pas &#234;tre vertueux sans prudence. La prudence permet ainsi au vertueux de r&#233;aliser sa vertu. Ainsi, la prudence, en tant que disposition, est rapproch&#233;e de l'art politique : en l'absence de norme &#233;thique transcendante ou simplement universelle, le prudent est la norme. P&#233;ricl&#232;s incarne cette norme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Pr&#233;sentation de l'&#233;diteur&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une lecture superficielle du corpus aristot&#233;licien peut laisser l'impression que l'on a affaire &#224; une pens&#233;e d'une syst&#233;maticit&#233; sans faille, alors qu'une approche plus fine en montre les tensions, les regrets, les d&#233;tours. Il en est de m&#234;me pour le vocabulaire qui exprime cette pens&#233;e faussement rigide. Quelques termes ont &#233;t&#233; cr&#233;&#233;s par Aristote lui-m&#234;me, mais la plupart viennent du grec ordinaire, et Aristote pr&#234;te une pertinence certaine &#224; leur emploi habituel. Chaque mot ou expression fait donc l'objet d'un usage polyphonique, valant &#224; plusieurs niveaux et jouant sur plusieurs registres. De plus, l'impression que nous avons affaire, en lisant les trait&#233;s aristot&#233;liciens, &#224; une langue technique, au sens moderne du mot, est largement le fait d'une illusion r&#233;trospective. Vocabulaire color&#233; et rigoureux, foisonnant et &#233;conome.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

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<item xml:lang="fr">
		<title>Leibniz</title>
		<link>http://serieslitteraires.org/site/Leibniz</link>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Val&#233;rie P&#233;rez</dc:creator>



		<description>&lt;p&gt;Prises de note - Cours de J. Bouveresse au Coll&#232;ge de France&lt;/p&gt;

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&lt;a href="http://serieslitteraires.org/site/-Philosophie-" rel="directory"&gt;Philosophie&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='http://serieslitteraires.org/site/local/cache-vignettes/L130xH150/arton886-cf7b5.jpg?1773398331' alt='' class='spip_logo spip_logo_right' width='130' height='150' onmouseover='' onmouseout='' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Cours sur Leibniz (1646-1716)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Coll&#232;ge de France, Jacques Bouveresse&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Cours 1 :&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aporie de Diodore : il y a des possibles qui ne se r&#233;alisent pas.&lt;br class='autobr' /&gt;
La question du meilleur des mondes possibles et la question du mal.&lt;br class='autobr' /&gt;
Th&#233;odic&#233;e : publi&#233;e pour la 1&#232;re fois en 1710.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nietzsche : nous aimons les philosophes pour leurs syst&#232;mes philosophiques, fussent-ils erron&#233;s.&lt;br class='autobr' /&gt;
L'optimisme de Leibniz a peu de choses en commun avec ce que l'on entend habituellement par optimisme qd on dit que qqn est optimiste.Le pb du mal : que signifie-t-il ? Est-ce le combattre ? le point de vue de cette question semble plut&#244;t religieux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Argument esth&#233;tique de Leibniz : la quantit&#233; de mal, de d&#233;faut augmente la perfection des choses, tout comme les dissonances en musique ou les ombres en peinture. Mais ne devrions-nous pas dire que le mal est mal intrins&#232;quement ? Pour Leibniz, c'est le contraire : si on regarde le monde dans son ensemble, le mal n'est pas un mal. -&gt; le point de vue du tout. Mais on peut aussi trouver le monde beau dans le d&#233;tail. &lt;br class='autobr' /&gt;
Aspect pratique : recherche de la perspective correcte. Avec une assez longue pratique, on peut trouver le monde beau. Aspect th&#233;orique : nous avons besoin d'en savoir plus pour voir mieux et agir mieux. Voir paragraphe 193 de la Th&#233;odic&#233;e : d&#233;veloppement des connaissances scientifiques : &#034;mettre l'oeil dans le soleil&#034; (in De la sagesse). Cela veut dire qu'il ne faut pas rester &#224; un point de vue anthropocentrique ni g&#233;ocentrique. Pour Leibniz, le progr&#232;s de la science m&#232;nera &#224; un progr&#232;s moral. Le but de la philosophie est donc tr&#232;s pratique. Ds De la sagesse : il faut entra&#238;ner la volont&#233; &#224; agir selon l'entendement. On pourrait croire que cette h&#233;g&#233;monie de l'entendement am&#232;ne Leibniz a adopter une position intellectualiste qui m&#233;conna&#238;t le r&#244;le de la connaissance sensible et de la sensibilit&#233;. Or c'est presque exactement le contraire de cela. Il souligne que ce que les perceptions sensibles ont d'agr&#233;ables et qui rend leurs objets attirants consiste ds l'appr&#233;hension confuse d'un ordre et d'une perfection qui ne nous apparaissent pas compl&#232;tement. Ainsi, l'usage raisonn&#233; des choses agr&#233;ables est conforme aux exigences de l'ordre g&#233;n&#233;ral. Par exemple, ds le go&#251;t, le toucher et l'odorat, la douceur consiste en un ordre mis en place par la nature pour nous attirer. Pas de tension entre l'agr&#233;able et le moralement bon comme chez Kant. Le plaisir sensible vient de l'ordre de l'univers que nous percevons de mani&#232;re confuse. Leibniz donne l'exemple de la musique. Pas de d&#233;valorisation des plaisirs sensibles. Le plaisir r&#233;sulte de la contemplation de l'ordre, la douleur est l'exp&#233;rience du d&#233;sordre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Leibniz ne dit pas que la quantit&#233; de mal est n&#233;gligeable, mais qu'il cr&#233;&#233; un contraste, et qu'il est tj compens&#233; par le bien qu'il fait ressortir. On peut parler d'optimisme relatif qui m&#232;ne &#224; Schopenhauer. La quantit&#233; de bien l'emporte sur celle de mal. Mais on ne peut ni le d&#233;montrer, ni d&#233;montrer le contraire. Il est donc possible que la quantit&#233; de bien surpasse celle de mal. Sans doute, celui qui a cr&#233;&#233; &lt;br class='autobr' /&gt;
le monde ne pouvait pas faire mieux. Celui qui souhaite un monde autre hait Dieu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un point essentiel de la doctrine de Leibniz c'est le fait que le monde ds lequel nous vivons &#233;tait d&#233;termin&#233; comme le meilleur objectivement avant que Dieu ne le choisisse et le fasse exister. A partir du moment o&#249; l'on sait que le monde a &#233;t&#233; cr&#233;&#233; par Dieu, l'on sait aussi que c'est le meilleur des mondes possibles, pour la raison que Dieu ne pouvait pas cr&#233;er un autre monde que celui-ci. Une fois que nous avons admis l'existence de Dieu, c'est relativement facile d'admettre que nous vivons dans le meilleur des mondes possibles. Mais cela ne veut pas dire que nous avons les moyens de nous rendre compte qu'il s'agit du meilleur des mondes possibles. Et surtout, ce monde est le meilleur non pas parce cr&#233;&#233; par Dieu, mais il a &#233;t&#233; cr&#233;&#233; par lui parce qu'il est le meilleur. Ce monde a d&#233;pendu de Dieu non pour son contenu mais pour son existence.&lt;br class='autobr' /&gt;
Pour Leibniz, le choix &#233;tait entre cr&#233;er le meilleur des mondes possibles ou ne rien cr&#233;er du tout.&lt;br class='autobr' /&gt;
F&#233;nelon pense le contraire : si Dieu avait &#233;t&#233; assujetti &#224; cr&#233;er le meilleur monde possible, il n'aurait rien cr&#233;&#233; du tout. Leibniz estime que les gens qui croient que Dieu aurait pu faire mieux commettent une confusion cruciale : ils confondent la perfection d'une cr&#233;ature avec la perfection du monde. Or le monde n'est pas une cr&#233;ature mais un syst&#232;me organis&#233; de cr&#233;atures &#224; l'infini. Leibniz dit m&#234;me que la mati&#232;re est organis&#233;e &#224; l'infini. La perfection du monde se pose en ces termes : le monde est constitu&#233; d'une infinit&#233; de cr&#233;atures et en tant que tel il repr&#233;sente le meilleur choix que Dieu pouvait faire. Ce n'est donc pas la m&#234;me chose que le degr&#233; de perfection d'une cr&#233;ature. Il convient d'insister sur le fait que le monde est un syst&#232;me organis&#233; de choses cr&#233;&#233;es mais n'est pas une cr&#233;ature.&lt;br class='autobr' /&gt;
De plus, pour Leibniz, Dieu n'a pas de compte &#224; rendre. Avoir cr&#233;&#233; le monde est juste. Critique du volontarisme : on ne peut pas faire que ce qui est ordonn&#233; soit bien, m&#234;me si on peut &#233;riger le bien en loi morale. Leibniz pense que la notion de justice est d&#233;natur&#233;e : Dieu veut le bien parce qu'il est le bien.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Cours 2 :&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;F&#233;nelon avait des positions diam&#233;tralement oppos&#233;es &#224; celles de Leibniz. Voir Lettres sur divers sujets de m&#233;taphysique et de religion. Leibniz a pris certains risques &#224; l'&#233;gard des autorit&#233;s religieuses en imposant &#224; Dieu de cr&#233;er le meilleur des mondes possibles. Pouvait &#234;tre vu comme une atteinte &#224; la libert&#233; de Dieu, comme une limitation inacceptable. Pour F&#233;nelon, il ne peut pas y avoir d'obligation pour Dieu, car cela voudrait dire qu'il n'a aucune libert&#233;. Un autre aspect montre la position volontariste extr&#234;me de F&#233;nelon, par opposition &#224; la position rationaliste de Leibniz ; elle se manifeste avec le pb de la prescience des &#233;v&#233;nements futurs que l'on trouve chez F&#233;nelon. Ainsi, on distingue les futurs contingents absolus - il s'agit d'&#233;nonc&#233;s qui d&#233;crivent des &#233;v&#233;nements futurs qui auront lieu - et les futurs contingents conditionnels - &#233;nonc&#233;s qui d&#233;crivent des &#233;v&#233;nements qui n'ont pas eu lieu mais qui auraient eu lieu si les conditions avaient &#233;t&#233; remplies. Comment Dieu peut avoir la prescience de ces deux types d'&#233;v&#233;nement ? Leibniz d&#233;fend une position rationaliste r&#233;aliste : il soutient que Dieu sait que les &#233;v&#233;nements futurs contingents arriveront parce qu'ils arriveront ; et pourquoi arriveront-ils ? non pas parce que Dieu les pr&#233;voit mais parce que leur occurrence fait partie du meilleur des mondes possibles. Pour F&#233;nelon, Dieu a une connaissance de la v&#233;rit&#233; des propositions qui d&#233;crivent des &#233;v&#233;nements futurs contingents que des &#233;v&#233;nements futurs conditionnels, il a la prescience de ces &#233;v&#233;nements parce qu'il veut qu'ils arrivent, ou parce qu'il le voudra le moment venu. Cette position est pour Leibniz intol&#233;rable.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A l'&#233;gard de Bossuet et de F&#233;nelon, Leibniz s'est int&#233;ress&#233; au qui&#233;tisme : il loue Bossuet pour la justesse de ses conception, et F&#233;nelon sur sa droiture morale -&gt; dissym&#233;trie dans l'&#233;loge ! Voir aussi ce que dit Schopenhauer dans Le monde comme volont&#233; et repr&#233;sentation -&gt; sur Voltaire &amp; Leibniz. Il parle de &#171; sophisme palpable &#187; au sujet de Leibniz.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les raisons pour lesquelles Dieu ne pouvait faire mieux qu'il n'a fait.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'ath&#233;e est m&#233;content du monde tel qu'il est,et donc de son auteur. Pour leibniz, le fait que le monde soit tel qu'il est n'est pas une raison de renoncer &#224; changer les choses ; au contraire, il faut faire tout son possible pour cela. Si qqn s'&#233;tonne que les choses ne soient pas d&#233;j&#224; devenues meilleures, la raison en est que nous ne sommes pas autoris&#233;s &#224; prescrire des dates &#224; Dieu. Si on pense que les choses ne sont pas ce qu'elles devraient &#234;tre, on peut penser qu'elles le deviendront. Il faut adopter un point de vue global, ne pas privil&#233;gier une partie par rapport au tout, ni l'&#233;tat pr&#233;sent du monde par rapport &#224; son histoire compl&#232;te. Tout mal qui n'est pas compens&#233; ici et maintenant peut l'&#234;tre ailleurs ou plus tard. L'expression &#171; le meilleur des mondes possibles &#187; ne peut pas constituer une description du monde tel qu'il se trouve &#234;tre &#224; un moment quelconque. La perfection suppos&#233;e du monde inclut sa perfectibilit&#233; ind&#233;finie. C'est &#233;vident en ce qui concerne les monades (royaume des esprits), dont le comportement est gouvern&#233;e par la poursuites de fins dont la plus grande est la recherche d'une plus grande perfection. pour Leibniz, le meilleur des mondes possibles est un monde dans lequel les individus sont capables de d&#233;velopper leurs capacit&#233;s de connaissances et de compr&#233;hension, et du m&#234;me coup de progresser et de s'am&#233;liorer du point de vue moral.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Leibniz fut conscient des objections que l'on pouvait lui faire, et soutient qu'il revient &#224; l'objecteur d'apporter une preuve, et soutient que l'objecteur n'a aucune chance de d&#233;montrer que le monde n'est pas le meilleur des mondes possibles. Lettre du 6 octobre 1703 : il reste toujours possible que tout mal soit compens&#233; par un bien plus grand. c'est &#224; l'objecteur de d&#233;montrer qu'il pourrait y avoir des maux qui ne sont pas compens&#233; par des biens plus grands, &#224; lui de d&#233;montrer que cela implique une contradiction. Puisqu'il y a un Dieu tout puissant, il faut bien que tout mal apparent soit compens&#233; par un bien plus grand. Dieu ne pouvait pas cr&#233;er un monde moins bon, car cela aurait contredit la nature de sa volont&#233;. La volont&#233; de Dieu : Dieu ne pouvait pas vouloir cr&#233;er un monde moins bon. Par ailleurs, Dieu n'a pas de compte &#224; nous rendre. Si Dieu a permis un certain mal, il l'a fait pour un plus grand bien.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On ne peut pas d&#233;montrer que tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes possibles, mais nous pouvons le savoir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Profession de foi du philosophe, Confession philosophique :si le tout est agr&#233;able, la partie ne l'est pas aussi, mais le d&#233;sagr&#233;ment est supprim&#233; par le tout, dans le tout. Ainsi, seul le tout est agr&#233;able et harmonique. Leibniz fait remarquer que tout ne peut pas &#234;tre bon dans le bien, tout ne peut pas &#234;tre harmonieux dans l'harmonie, et tout ne peut pas &#234;tre agr&#233;able dans l'agr&#233;ment. -&gt; signification globale et non locale. Ainsi, on peut dire que Leibniz ne distingue pas le point de vue du spectateur de celui de l'acteur : le spectateur peut consid&#233;rer que dans son ensemble, l'ouvrage est bien r&#233;ussi. mais les gens qui se placent du point de vue du mal se placent en tant qu'acteurs et non en tant que spectateurs. Si Dieu peut &#234;tre satisfait de son ouvrage, ce n'est pas pour autant une consolation pour celui qui souffre ; le damn&#233; ou le malheureux peut donc avoir de quoi se plaindre et non pas de qui se plaindre. Ce serait une col&#232;re folle tout comme le joueur de d&#233;s qui se plaindrait du hasard. La douleur est sans &#233;chappatoire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le mal est une cons&#233;quence qui n'est ni voulue ni pas voulue, mais existe en vertu de l'harmonie universelle. le monde n'a pas d'auteur dont on pourrait se plaindre.&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; &gt; Consid&#233;rations inactuelles : il faut mieux penser que le monde est le fait d'un &#234;tre imparfait, pas tr&#232;s conscient de ce qu'il &#233;tait en train de faire ; le monde vu comme un essai. par ailleurs, un monde qui serait uniforme serait ennuyeux et terne. Un monde qui comporterait moins de mal, selon Leibniz, serait moins beau, mais l'on peut objecter qu'il serait plus agr&#233;able &#224; supporter. Il ne va pas de soi qu'un monde moins beau serait moins bon. Ainsi, Leibniz exprime sa sympathie pour les conceptions des sto&#239;ciens : Plutarque objecte que Jupiter rend les hommes malheureux, nous ne le sommes peut-&#234;tre pas, et quand nous le serions, nous ne sommes qu'une portion infime de l'infini. Cela peut nous inciter &#224; relativiser le mal que nous pouvons avoir &#224; supporter, mais cela semble aller dans le sens de la conception qu'il ne faut pas donner trop de place &#224; un univers qui est le fruit du hasard et de la n&#233;cessit&#233;, et non d'un &#234;tre tout puissant. On peut dire qu'il revient au m&#234;me qu'une chose arrive par l'harmonie universelle ou par une volont&#233; : c'est le destin ou le sort.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;William James, La volont&#233; de croire : nous connaissons trop bien la nature et le mal pour adorer un dieu ; il ne nous est pas plus possible d'aimer uniform&#233;ment le monde et son cr&#233;ateur. Ce serait une circonstance aggravante de penser qu'il faut supporter un mal qui est le r&#233;sultat d'un cr&#233;ateur supr&#234;mement bon.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On peut admirer les moyens impressionnants mis en oeuvre par Leibniz pour atteindre son but, la ma&#238;trise et l'inventivit&#233; avec lesquelles il mobilise les ressources les plus sophistiqu&#233;es de la science et de la logique, sous leur forme la plus d&#233;velopp&#233;e, &#224; commencer par celles qui r&#233;sultent de ses propres d&#233;couvertes. Ce ne sont pas les buts mais les moyens qui rapprochent les philosophes. Le premier des moyens, ce sont les math&#233;matiques : traiter des probl&#232;mes math&#233;matiquement. Leibniz peut s'int&#233;resser &#224; toutes les sortes de v&#233;rit&#233;s, dont on peut tirer le plus gd nombre de cons&#233;quences. C'est pourquoi les v&#233;rit&#233;s m&#233;taphysiques sont les plus importantes, les plus fondamentales, et Leibniz souhaiterait les voir &#233;tablies avec la rigueur d'Euclide. Leibniz se plaint que la m&#233;taphysique de Descartes ne soit pas suffisamment d&#233;monstrative, et idem &#224; propos de Spinoza : &#171; de temps en temps Spinoza fait des paralogismes &#187;, et n'a pas satisfait ses exigences d&#233;monstratives (sur le plan g&#233;om&#233;trique notamment). Il faut raisonner avec une &#233;gale rigueur en m&#233;taphysique et en g&#233;om&#233;trique. Voir Consid&#233;rations sur la doctrine d'un esprit universel unique -&gt; critique de Spinoza.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Leibniz pense que dans les math&#233;matiques, il n'y a pas lieu d'avoir une grande rigueur d&#233;monstrative formelle, car les erreurs sont faciles &#224; d&#233;celer, &#224; l'inverse de la m&#233;taphysique, o&#249; il est impossible de prendre des libert&#233;s quelconque.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce monde est le meilleur car le mieux con&#231;u pour une intelligence math&#233;matique ; rapport avec le sens moral ? Pour Leibniz la quantit&#233; de bien et celle de r&#233;alit&#233; sont deux choses qui ne diff&#232;rent pas vraiment l'une de l'autre. Le mal est d'abord un d&#233;faut d'&#234;tre ou de r&#233;alit&#233;. Toute perfection des cr&#233;atures d&#233;coulent imm&#233;diatement de Dieu, comme &#234;tre, force, r&#233;alit&#233;, grandeur, savoir, vouloir. Les d&#233;fauts ou imperfections d&#233;coulent des cr&#233;atures elles-m&#234;mes ou de leurs bornes (incapacit&#233; d'aller plus loin), comme par exemple les limites de l'&#234;tre, la r&#233;sistance &#224; la force, la passivit&#233;, l'obscurit&#233; dans le cas du savoir, le fl&#233;chissement dans le cas du vouloir. On ne peut pas &#233;tablir chez Leibniz de diff&#233;rence sur la quantit&#233; de bien et la quantit&#233; de r&#233;alit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Leibniz n'est pas le premier philosophe &#224; avoir soutenu qu'il est absurde ou impie de se plaindre du monde dans lequel nous vivons en s'appuyant sur l'impression superficielle et trompeuse qu'il aurait pu &#234;tre meilleur qu'il n'est. Mais il est le premier &#224; avoir dit qu'il est possible d'interpr&#233;ter de fa&#231;on math&#233;matique pr&#233;cise que le monde r&#233;el est le meilleur des mondes possibles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le mal n'a rien de positif. De rerum (1697) : il y a toujours dans les choses un principe de d&#233;termination qu'il faut chercher dans le maximum ou le minimum, &#224; savoir que le plus grand effet soit obtenu avec la moindre d&#233;pense. &lt;br class='autobr' /&gt;
Pourquoi Leibniz accorde-t-il autant d'importance &#224; la vari&#233;t&#233; des ph&#233;nom&#232;nes dans le monde ? Il pense qu'il vaut mieux avoir un exemplaire d'une chose excellente &#224; c&#244;t&#233; d'un exemplaire d'une chose nettement moins bonne, que d'avoir deux exemplaires de la chose excellente ; car deux exemplaires (ou plus) de la chose excellente ferait diminuer consid&#233;rablement la diversit&#233; du monde, et donc la richesse en ph&#233;nom&#232;nes. C'est d'ailleurs un exemple assez typique de la fa&#231;on dont se pose le probl&#232;me que Leibniz a cherch&#233; &#224; r&#233;soudre quand il caract&#233;rise le meilleur des mondes possibles comme &#233;tant celui qui r&#233;alise la combinaison la plus heureuse combinaison entre la simplicit&#233; des lois et la richesse en ph&#233;nom&#232;nes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;COURS 3 :&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le monde r&#233;el : tout ce qui existe a &#233;t&#233; con&#231;u de fa&#231;on a conf&#233;r&#233; une grandeur maximum &#224; une valeur : le bien.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Principe du meilleur, &#224; l'oeuvre dans la nature elle-m&#234;me.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La brachistochrone ( Le mot brachistochrone d&#233;signe une courbe dans un plan vertical sur laquelle un point mat&#233;riel pesant plac&#233; dans un champ de pesanteur uniforme, glissant sans frottement et sans vitesse initiale, pr&#233;sente un temps de parcours minimal parmi toutes les courbes joignant deux points fix&#233;s : on parle de probl&#232;me de la courbe brachistochrone )&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un processus qui peut &#234;tre expliqu&#233; de fa&#231;on m&#233;canique illustre le principe du meilleur : la nature choisit la meilleure solution, la plus rapide, la plus efficace -&gt; l&#233;gitimit&#233; des causes finales par la science, puisque la nature rend minima ou maxima une grandeur donn&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cause efficiente : (efficient PHILOS. Qui poss&#232;de en soi la force n&#233;cessaire pour produire un effet r&#233;el )&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cause finale&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le principe du meilleur peut &#234;tre compris comme un principe math&#233;matique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le monde est le meilleur au regard de ce que l'on peut appeler la math&#233;matique de la perfection.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les liaisons entre le bien et le mal sont bien plus complexe que la simple exclusion de l'un par l'autre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le calcul du meilleur et le pb de la quantification de la perfection&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;3 esp&#232;ces de mal dans la Th&#233;odic&#233;e : le mal m&#233;taphysique, le mal physique et le mal moral, voir Premi&#232;re partie, paragraphe 21 (p. 116)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quand Leibniz dit que le mal physique et le mal moral ne sont pas n&#233;cessaires, cela signifie qu'il existe des mondes possible o&#249; il n'y aurait pas le mal, mais ne seraient pas les meilleurs mondes. Dieu a permis le mal. Leibniz ne dit pas que Dieu l'a voulu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On pourrait ajouter le mal esth&#233;tique : la laideur. En effet, le meilleur des mondes possibles est celui qui est capable d'apporter un degr&#233; de satisfaction maximum &#224; la fois &#224; l'intellect th&#233;orique, au jugement moral et au jugement esth&#233;tique. Le manque de clart&#233; intellectuelle, l'imperfection morale et le d&#233;faut d'harmonie au sens esth&#233;tique du terme ne sont pas des grandeurs distinctes, mais 3 aspects d'une seule et m&#234;me grandeur. -&gt; syst&#232;me de l'harmonie universelle. Les lois du mouvement servent au meilleur gouvernement des esprits.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La vertu et le bonheur ne sont pas les choses les plus importantes chez Leibniz. Voir Th&#233;odic&#233;e : point de vue global, cosmique. Ne pas privil&#233;gier abusivement la situation des cr&#233;atures, d'apr&#232;s Leibniz. On accorde une importance excessive au bien des cr&#233;atures raisonnables, ce qui n'est pas le point de vue de Leibniz. Le bien &amp; le mal m&#233;taphysique concerne les cr&#233;atures dans leur ensemble.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Probl&#232;me du mal physique &amp; moral des cr&#233;atures raisonnables : si Dieu ne s'&#233;tait pr&#233;occup&#233; que de cela, il aurait cr&#233;&#233; un monde sans malheur, sans p&#233;ch&#233;, mais il n'aurait pas &#233;t&#233; le meilleur des mondes possibles -&gt; bas de la page 180 + haut de 181 : exigence de la vari&#233;t&#233;. Au XVIII&#232;me si&#232;cle, les philosophes qui ont d&#233;fendu l'id&#233;e du meilleur des mondes possibles ont fond&#233; leur argumentation sur la vari&#233;t&#233; du monde. ce ne sont donc pas des optimistes au sens que nous donnons aujourd'hui &#224; optimisme. Sens de &#171; optimisme &#187; : rien &#224; voir avec une gaiet&#233; exub&#233;rante ! Mais &#234;tre optimiste consiste &#224; d&#233;montrer la n&#233;cessit&#233; des choses, et qu'un autre monde serait pire. L'optimisme de Leibniz ne privil&#233;gie pas le sort de l'esp&#232;ce humaine ou des autres esp&#232;ces. Son point de vue pose la question du bien en r&#233;f&#233;rence &#224; l'univers dans son ensemble.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Contrainte : la r&#233;alit&#233;, pour Dieu, qu'il fallait amener &#224; l'existence &#233;tait une r&#233;alit&#233; cr&#233;&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce que nous avons appris de Leibniz : la plus grande clart&#233; peut &#234;tre combin&#233;e avec la plus grande profondeur et la plus grande logique -&gt; Leibniz admir&#233;, notamment, par le Cercle de Vienne ; admiration pour les moyens nouveaux utilis&#233;s par Leibniz, mais pas d'approbation des fins th&#233;ologiques poursuivis. Le lecture de Leibniz rendrait plus intelligent ! Il a r&#234;v&#233; de rendre la philosophie d&#233;monstrative, et a eu une id&#233;e pr&#233;cise de l'exactitude et de la d&#233;monstrabilit&#233; des math&#233;matiques. le vague n'a pas plus sa place dans la m&#233;taphysique que dans les math&#233;matiques. Pour lui, nous sommes dans l'enfance de la science et de la connaissance -&gt; &#171; enfance du monde &#187;. Les moyens logiques chez Leibniz sont bien plus novateurs que la fin poursuivie, qui elle est traditionnel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pr&#233;occupation de Leibniz pour l'orthodoxie de sa philosophie : une part de sinc&#233;rit&#233; dans ce type d'attitude ? Certains commentateurs pensent qu'il manquait de sinc&#233;rit&#233; (mais m&#234;me type de question &#224; l'&#233;gard de Descartes et de Spinoza).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Leibniz ne veut surtout pas &#234;tre du c&#244;t&#233; de Spinoza c'est-&#224;-dire du c&#244;t&#233; du n&#233;cessitarisme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#224; suivre ...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Merci de me signaler toute faute de frappe ... valerie.perez17&lt;span class='mcrypt'&gt; chez &lt;/span&gt;laposte.net&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Vocabulaire de Rousseau</title>
		<link>http://serieslitteraires.org/site/Vocabulaire-de-Rousseau</link>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Val&#233;rie P&#233;rez</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Article en cours .... &lt;br class='autobr' /&gt;
Le droit positif : le gouvernement et les lois (&#201;mile page 273). &lt;br class='autobr' /&gt;
&#201;galit&#233; : Contrat social cit&#233; par A. Charrak dans son &#233;dition de l'&#201;mile (note page 753) : &#171; &#224; l'&#233;gard de l'&#233;galit&#233;, il ne faut pas entendre par ce mot que les degr&#233;s de puissance et de richesse soient absolument les m&#234;mes, mais que, quant &#224; la puissance, elle soit au-dessous de toute violence et ne s'exerce jamais qu'en vertu du rang et des lois, et, quant &#224; la richesse, que nul citoyen ne soit assez (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="http://serieslitteraires.org/site/-Philosophie-" rel="directory"&gt;Philosophie&lt;/a&gt;


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 <content:encoded>&lt;img src='http://serieslitteraires.org/site/local/cache-vignettes/L117xH150/arton885-e33f2.jpg?1773398331' alt='' class='spip_logo spip_logo_right' width='117' height='150' onmouseover='' onmouseout='' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Article en cours ....&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le droit positif&lt;/strong&gt; : le gouvernement et les lois (&#201;mile page 273).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#201;galit&#233;&lt;/strong&gt; : Contrat social cit&#233; par A. Charrak dans son &#233;dition de l'&#201;mile (note page 753) : &#171; &#224; l'&#233;gard de l'&#233;galit&#233;, il ne faut pas entendre par ce mot que les degr&#233;s de puissance et de richesse soient absolument les m&#234;mes, mais que, quant &#224; la puissance, elle soit au-dessous de toute violence et ne s'exerce jamais qu'en vertu du rang et des lois, et, quant &#224; la richesse, que nul citoyen ne soit assez opulent pour en pouvoir acheter un autre, et nul assez pauvre pour &#234;tre contraint de se vendre. &#187; (Livre II, chapitre XI, p. 391-392).&lt;br class='autobr' /&gt;
L'&#233;galit&#233; de la puissance, c'est donc la l&#233;gitimit&#233; du pouvoir, et l&#233;galit&#233; dans la richesse, c'est la libert&#233;.&lt;br class='autobr' /&gt;
Charrak d&#233;finit l'&#233;galit&#233; des choses comme &#171; le fait qu'elles se convertissent les unes dans les autres &#187; (&#201;mile, note p. 753)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Id&#233;e&lt;/strong&gt; : sensation mixte ou complexe n&#233;e de la comparaison de plusieurs sensations successives ou simultan&#233;es et du jugement qu'on en porte (&#201;mile page 293).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Id&#233;es simples&lt;/strong&gt; : sensations compar&#233;es, simples ou complexes, dans lesquelles il y a du jugement ; mais dans la sensation, le jugement est purement passif (&#201;mile page 294). Un jugement passif est un jugement qui fait dire ce que l'on aper&#231;oit sans se tromper. Il s'oppose au jugement sur les apparences, qui est un jugement actif en ce qu'il compare et &#171; &#233;tablit par induction des rapports qu'il n'aper&#231;oit pas &#187; ; il est donc susceptible de se tromper. L'exp&#233;rience permet alors de &#171; corriger ou pr&#233;venir l'erreur &#187; (page 294).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Sensation&lt;/strong&gt; : elle ne nous trompe pas. Ce qui nous trompe, c'est le jugement que nous en portons (&#201;mile p. 294)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#224; suivre ...&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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