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	<title>SERIES LITTERAIRES</title>
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		<title>SERIES LITTERAIRES</title>
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		<title>Critique : Tous au Larzac</title>
		<link>http://serieslitteraires.org/site/Critique-Tous-au-Larzac</link>
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		<dc:date>2012-04-19T10:24:08Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Edouard B&#233;ziers</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Christian Rouaud nous emm&#232;ne au coeur du Larzac, &#224; la rencontre de tous les anciens et actuels d&#233;fenseurs de la r&#233;gion. En 1971, ces hommes et femmes contestent le projet de militarisation de la zone. &lt;br class='autobr' /&gt; 1971 : Une centaine de paysans vivent avec leurs troupeaux dispers&#233;s sur le Plateau du Larzac. Les brebis gambadent, les tirs fusent. Des commandos militaires fran&#231;ais s'exercent dans leur base, au voisinage des fermes. Enqu&#234;tes, p&#233;titions, plans, : le projet d'extension du camp s'impose. (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://serieslitteraires.org/site/-Cinema-" rel="directory"&gt;Cin&#233;ma&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='http://serieslitteraires.org/site/local/cache-vignettes/L150xH99/arton1035-89f6c.jpg?1773333713' alt='' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='99' onmouseover='' onmouseout='' /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Christian Rouaud nous emm&#232;ne au coeur du Larzac, &#224; la rencontre de tous les anciens et actuels d&#233;fenseurs de la r&#233;gion. En 1971, ces hommes et femmes contestent le projet de militarisation de la zone.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;1971 : Une centaine de paysans vivent avec leurs troupeaux dispers&#233;s sur le Plateau du Larzac. Les brebis gambadent, les tirs fusent. Des commandos militaires fran&#231;ais s'exercent dans leur base, au voisinage des fermes. Enqu&#234;tes, p&#233;titions, plans, : le projet d'extension du camp s'impose. Une v&#233;ritable milice se cr&#233;&#233; alors, bient&#244;t rejointe par des centaines de sympathisants du pays : Les paysans du Larzac font la une des journaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Archives, intervenants, paysages se succ&#232;dent, et d&#233;voilent chronologiquement une affaire m&#233;connue de la g&#233;n&#233;ration 1990. Tous au Larzac, ou comment d&#233;montrer que la lutte contre le gouvernement est &#233;galement possible avec des brebis, des tracteurs, des b&#226;tons de marche et&#8230; des bulletins de vote. La dur&#233;e de ce documentaire fut une prise de risque : il faut reconnaitre que le montage des paysages, interviews et images d'archives donne une tendance &#224; se lasser rapidement. Mais ce r&#233;cit, v&#233;ritable biographie d'un projet pol&#233;mique, reste cependant fluide, et l'attention du spectateur est r&#233;guli&#232;rement attir&#233;e par des &#233;v&#233;nements coups de poing, tels le plastiquage d'une maison, ou le d&#233;barquement silencieux d'une foule de bottes en caoutchouc &#224; Paris.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'affiche provocatrice, oscillant entre douceur, nature et combat- et ce sont bien les &#233;l&#233;ments retrouv&#233;s dans le film &#8211; &#233;l&#233;ments apparaissant symboliquement sous les traits d'une brebis aveugl&#233;e par un casque fa&#231;on Full Metal Jacket. On s'attendait peut-&#234;tre &#224; un documentaire davantage engag&#233;, ou &#224; un engagement plus visible rythmiquement. Le r&#244;le du film est de faire passer un message, et Tous au Larzac, malgr&#233; ses quelques maladresses, r&#233;pond &#224; ce crit&#232;re.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Millenium, une adaptation am&#233;ricaine</title>
		<link>http://serieslitteraires.org/site/Millenium-une-adaptation-americaine</link>
		<guid isPermaLink="true">http://serieslitteraires.org/site/Millenium-une-adaptation-americaine</guid>
		<dc:date>2012-04-19T10:08:24Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Lucile B&#233;ranger</dc:creator>



		<description>&lt;p&gt;Attention, cet article r&#233;v&#232;le des &#233;l&#233;ments cl&#233;s du livre et du film.&lt;/p&gt;

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&lt;a href="http://serieslitteraires.org/site/-Cinema-" rel="directory"&gt;Cin&#233;ma&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='http://serieslitteraires.org/site/local/cache-vignettes/L112xH150/arton1038-0fa4c.jpg?1773333713' alt='' class='spip_logo spip_logo_right' width='112' height='150' onmouseover='' onmouseout='' /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Une adaptation su&#233;doise ne suffisait pas.&lt;br class='autobr' /&gt;
David Fincher nous a offert sa propre vision du best seller de Stieg Larsson.&lt;br class='autobr' /&gt;
Pour ou contre ?&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Pour&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le d&#233;marrage du film. Le g&#233;n&#233;rique underground, court m&#233;trage &#224; lui tout seul, esth&#233;tiquement impeccable.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La musique. Trent Reznor et Atticus Ross ont concoct&#233; une bande son d&#233;capante. Le personnage de Lisbeth Salander n'y est pas pour rien. Ces &#233;l&#233;ments pourraient parfaitement lui coller &#224; la peau tel son &#171; dragon tattoo &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le casting. Daniel Craig, britannique &#224; l'allure su&#233;doise qui nous fait oublier James Bond. Il incarne un Mikael Blomkvist qui, dans l'adaptation, est moins r&#233;ticent &#224; se pencher sur le cas Harriet Vanger.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Rooney Mara m&#233;connaissable, en une Lisbeth Salander parfaitement asociale. Mais pourquoi donc avoir rajout&#233; une fragilit&#233; que l'on ne trouvait pas dans le livre ? Pourquoi donc lui avoir mis dans les mains une carte de No&#235;l sur laquelle figure de mi&#232;vres chevaux ?&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1271 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='http://serieslitteraires.org/site/IMG/jpg/millenium_david-fincher-2.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='http://serieslitteraires.org/site/local/cache-vignettes/L500xH332/millenium_david-fincher-2-8a4f5.jpg?1773333713' width='500' height='332' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Contre&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'adaptation d'un livre au cin&#233;ma demande forc&#233;ment des coupes, des passages d&#233;lib&#233;r&#233;ment oubli&#233;s, occult&#233;s voire modifi&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Beaucoup d'&#233;l&#233;ments n'ont pas &#233;t&#233; trait&#233;s. Dans le film, aucune trace du perfide Janne Dahlman, pas de relation sexuelle avec C&#233;cilia, pas de mention du pasteur, pas de retraite &#224; Sandhamn, on voit peu Armanskij, pas de mention de la m&#232;re et de la s&#339;ur de Lisbeth et enfin, Mikael n'est pas all&#233; en prison.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le film modifie un peu l'histoire : pas d'Australie pour Harriet, peu de mention de la chute de Wennerstr&#246;m,&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quand on lit et appr&#233;cie un livre, il est frustrant de voir que des passages ont &#233;t&#233; supprim&#233;s.&lt;br class='autobr' /&gt;
Mais si le film avait scrupuleusement respect&#233; l'histoire originelle, il aurait sans doute &#233;t&#233; plus long qu'un hiver su&#233;dois.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le seul reproche que l'on peut faire &#224; David Fincher est la fa&#231;on qu'il a choisi de traiter l'histoire de Harriet Vanger. L'&#233;leveuse de mouton, &#224; la t&#234;te d'une exploitation australienne internationalement reconnue est devenue, dans le film, conseill&#232;re financi&#232;re londonienne. &lt;br class='autobr' /&gt;
Cet aspect est d'autant plus frustrant qu'il repr&#233;sente l'intrigue principale du livre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On sort du film avec un avis mitig&#233;, heureux de voir ce qu'en a fait l'excellent David Fincher. Transport&#233; par l'ambiance, jusqu'&#224; cette fameuse r&#233;v&#233;lation. Dur de se concentrer sur la fin du film, sur la chute de l'empire Wennerstr&#246;m et sur l'escapade suisse de Lisbeth, tant le d&#233;voilement de la vraie identit&#233; de Harriet est d&#233;cevant.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>L'oiseau</title>
		<link>http://serieslitteraires.org/site/L-oiseau</link>
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		<dc:date>2012-04-19T10:08:10Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>J&#233;r&#233;my James</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Critique de nouveau film d'Yves Caumont, port&#233;e par Sandrine Kimberlain. &lt;br class='autobr' /&gt; Anne est seule. Une solitude absolue. Sa vie est monotone, ennuyeuse. Elle n'a pas d'amis, pas d'amour ni de compagnie. Et elle ne semble m&#234;me pas en vouloir. Mais un jour, cette monotonie est remise en cause par le bruit d'un oiseau coinc&#233; dans le mur de son appartement, mettant fin &#224; une routine pesante. Un nouveau d&#233;part ? Le r&#233;alisateur, Yves Caumont dresse &#224; travers le personnage de Sandrine Kimberlain le (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://serieslitteraires.org/site/-Cinema-" rel="directory"&gt;Cin&#233;ma&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='http://serieslitteraires.org/site/local/cache-vignettes/L150xH100/arton1012-d6ad5.jpg?1778933675' alt='' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='100' onmouseover='' onmouseout='' /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Critique de nouveau film d'Yves Caumont, port&#233;e par Sandrine Kimberlain.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Anne est seule. Une solitude absolue. Sa vie est monotone, ennuyeuse. Elle n'a pas d'amis, pas d'amour ni de compagnie. Et elle ne semble m&#234;me pas en vouloir. Mais un jour, cette monotonie est remise en cause par le bruit d'un oiseau coinc&#233; dans le mur de son appartement, mettant fin &#224; une routine pesante. Un nouveau d&#233;part ? Le r&#233;alisateur, Yves Caumont dresse &#224; travers le personnage de Sandrine Kimberlain le portrait d'une&lt;br class='autobr' /&gt;
femme qui essaie de vivre avec le poids de la perte d'un enfant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'oiseau est un de ces films qui nous fait r&#233;fl&#233;chir &#224; travers des m&#233;taphores&lt;br class='autobr' /&gt;
myst&#233;rieuses. Le spectateur doit lui m&#234;me faire son interpr&#233;tation en observant un geste, un regard ou une parole. Le r&#244;le des acteurs est donc pr&#233;pond&#233;rant et ils s'en sortent plut&#244;t bien, Sandrine Kimberlain en t&#234;te de liste. La simplicit&#233; semble &#234;tre le ma&#238;tre mot du r&#233;alisateur. Alors certains diront que cette simplicit&#233; rend le film &#233;mouvant et rempli de pudeur. Pourtant, trop de sobri&#233;t&#233; peut aussi rapidement laisser place &#224; l'ennui. L'atmosph&#232;re devient pesante et manque de relief. Le sc&#233;nario est lent, le spectateur n'a rien de passionnant &#224; se mettre sous la dent et attend que le film d&#233;marre enfin. En vain. Le pari de la r&#233;alisation &#233;tait risqu&#233;, certes, mais demeure sans surprise. Reste Sandrine Kimberlain, id&#233;ale dans cette interpr&#233;tation &#224; fleur de peau. L'actrice joue sur sa fragilit&#233; et son charisme, relevant le r&#233;sultat d'un film un peu trop p&#226;le qui ne r&#233;ussit pas &#224; prendre son envol.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Les glaneurs et la glaneuse</title>
		<link>http://serieslitteraires.org/site/Les-glaneurs-et-la-glaneuse</link>
		<guid isPermaLink="true">http://serieslitteraires.org/site/Les-glaneurs-et-la-glaneuse</guid>
		<dc:date>2012-02-20T08:47:26Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Val&#233;rie P&#233;rez</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;S&#233;ance du 20 f&#233;vrier 2012. &lt;br class='autobr' /&gt; Pistes par groupe de travail &lt;br class='autobr' /&gt;
Le genre documentaire : &lt;br class='autobr' /&gt;
Dans Les glaneurs et la glaneuse, comment peut-on d&#233;finir l'approche du genre documentaire d'Agn&#232;s Varda ? &lt;br class='autobr' /&gt; Au d&#233;but du film, le genre documentaire s'affiche pleinement : tr&#232;s gros plan sur les encyclop&#233;dies, lecture de la d&#233;finition du verbe &#171; glaner &#187; et du substantif &#171; glaneur &#187;. Les plans se succ&#232;dent pour montrer le passage du dictionnaire au mus&#233;e. Comme dans l'incipit d'une &#339;uvre litt&#233;raire, le (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://serieslitteraires.org/site/-Cinema-" rel="directory"&gt;Cin&#233;ma&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='http://serieslitteraires.org/site/local/cache-vignettes/L112xH150/arton1010-f102a.jpg?1778933675' alt='' class='spip_logo spip_logo_right' width='112' height='150' onmouseover='' onmouseout='' /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;S&#233;ance du 20 f&#233;vrier 2012.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Pistes par groupe de travail&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le genre documentaire :&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans &lt;i&gt;Les glaneurs et la glaneuse&lt;/i&gt;, comment peut-on d&#233;finir l'approche du genre documentaire d'Agn&#232;s Varda ?&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1249 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://serieslitteraires.org/site/local/cache-vignettes/L128xH96/images-1-8b303.jpg?1772999994' width='128' height='96' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt; &lt;p&gt;Au d&#233;but du film, le genre documentaire s'affiche pleinement : tr&#232;s gros plan sur les encyclop&#233;dies, lecture de la d&#233;finition du verbe &#171; glaner &#187; et du substantif &#171; glaneur &#187;. Les plans se succ&#232;dent pour montrer le passage du dictionnaire au mus&#233;e. Comme dans l'incipit d'une &#339;uvre litt&#233;raire, le d&#233;but du film donne le ton et semble situer l'&#339;uvre dans un genre pr&#233;cis :&lt;/p&gt;
&lt;iframe width=&#034;420&#034; height=&#034;315&#034; src=&#034;http://www.youtube.com/embed/gcduo8-GjFs&#034; frameborder=&#034;0&#034; allowfullscreen&gt;&lt;/iframe&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le r&#244;le du tableau/ des tableaux :&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il sert de point de d&#233;part, de r&#233;f&#233;rence culturelle et picturale : les images d'Agn&#232;s Varda imitent et prolongent les &#339;uvres de Millet, de Jules Breton, et d'autres encore. Les &#339;uvres picturales sont des objets du film, &#224; la mani&#232;re d'un palimpseste bien visible, qui se montre &#231;a et l&#224;.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1250 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://serieslitteraires.org/site/local/cache-vignettes/L226xH185/DownloadedFile-1-06ce1.jpg?1772999994' width='226' height='185' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt; &lt;p&gt;Ce n'est pas seulement l'exclusion des personnes qui est film&#233;e, mais aussi celle de l'art, comme &lt;i&gt;Le rappel des Glaneuses&lt;/i&gt;, figurant au mus&#233;e d'Orsay, mais dans un lieu qui le rend invisible, et aussi &lt;i&gt;Les glaneuses fuyant l'orage&lt;/i&gt;, cach&#233; lui aussi, dans la r&#233;serve, et sortant de sa r&#233;serve gr&#226;ce au film d'Agn&#232;s. Les tableaux rejet&#233;s des salons, les peintres oubli&#233;s depuis plus de trente ans sortent de l'ombre, de l'anonymat, comme Claude M. et les autres. &lt;i&gt;Les Glaneurs et la glaneuse&lt;/i&gt; montre toutes les exclusions, les met sous les yeux du public, en souligne la beaut&#233;, la r&#233;v&#232;le au monde.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Agn&#232;s Varda nous am&#232;ne progressivement &#224; ces comparaisons. Il y a d'abord les tableaux et ces gens r&#233;els glanant dans les champs. Puis les glaneurs urbains &#171; se baisser mais pas s'abaisser &#187; dit une des chansons du film. Le pouvoir d'&#233;vocation de l'image fait passer la r&#233;alisatrice des mains des glaneurs &#224; ses propres mains : elle commente le passage du temps, il atteint la main, comme les tableaux, qui, eux, peuvent &#234;tre restaur&#233;s. Ils annoncent les nervures de la peau de la pomme de terre qui d&#233;corent la maison d'Agn&#232;s : on y voit les rides et les taches, marques du temps qui passe. Car le temps est bien aussi une des pr&#233;occupations de la r&#233;alisatrice, qui revient, &lt;i&gt;Deux ans apr&#232;s&lt;/i&gt;, sur son film et les gens qui l'ont peupl&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le temps et les lieux&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1252 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_right spip_document_right'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://serieslitteraires.org/site/local/cache-vignettes/L277xH182/images-3-3-b1d06.jpg?1772999994' width='277' height='182' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt; &lt;p&gt;Agn&#232;s Varda montre son cheminement en voiture. Les camions, comme le temps, passent, elle essaie de les retenir dans une main devenue objectif de cam&#233;ra. Mais ce qui est en mouvement ne peut &#234;tre gard&#233;, m&#234;me le temps, lorsqu'il semble arr&#234;t&#233; par une horloge sans aiguille.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1257 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://serieslitteraires.org/site/local/cache-vignettes/L209xH152/images-8-223c7.jpg?1772999994' width='209' height='152' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Dans &lt;i&gt;Le point de vue&lt;/i&gt;, (&#233;dition Cahiers du Cin&#233;ma, collection Les petits cahiers, Sc&#233;ren-CNDP) Jo&#235;l Magny oppose le temps du cin&#233;ma et celui de la peinture : &#171; on peut passer plusieurs heures devant un tableau d'histoire (&#8230;), mais m&#234;me les films &#171; longs &#187; ne durent que le temps de la projection. Delacroix devait faire tenir un r&#233;cit complet en une image fixe alors que le cin&#233;ma dispose d'un certain temps et m&#234;me bient&#244;t d'un temps certain pour d&#233;velopper cette m&#234;me histoire. Tr&#232;s vite, une image de film n'est plus un &#171; tableau &#187;, mais un instant, qui ne tire son sens que du photogramme qui le pr&#233;c&#232;de et de celui qui le suit. &#187; Les choses se passent diff&#233;remment dans le film d'Agn&#232;s Varda : l'image filmique est aussi un tableau de la vie des gens.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'engagement : Engagement d'Agn&#232;s Varda : montrer la mis&#232;re et le g&#226;chis, contradiction absolue de notre soci&#233;t&#233;, et, en peinture, montrer la vie des paysans, comme par exemple le travail des femmes dans les champs. L'&#339;uvre cin&#233;matographique, elle aussi, dit la condition paysanne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Images fixes et images mobiles :&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Paysages : Clin d'&#339;il &#224; Van Gogh : les tournesols.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; La peinture de plein air &#187; dans le film/ dans les tableaux :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; L'emploi du terme &#034;paysage&#034; ne se justifie pleinement que lorsque le site figur&#233;, non seulement occupe une place pr&#233;pond&#233;rante dans l'espace du tableau en pr&#233;sentant une vue d'ensemble, mais surtout constitue le sujet principal de l'&#339;uvre au lieu de n'en &#234;tre que le cadre, le contexte, voire seulement le d&#233;cor. &#187; (Fiche mus&#233;e d'Orsay). Charles Baudelaire en 1859 parle, dans le chapitre du Salon qu'il lui consacre, du paysage &#233;tudi&#233; pour lui-m&#234;me comme d'un &#034;genre inf&#233;rieur&#034;, et du &#034;culte niais de la nature&#034;. &#171; Le recours au paysage r&#233;pond &#224; des intentions fort diverses ; &#224; la primaut&#233; accord&#233;e aux sensations visuelles imm&#233;diates, aux variations et aux reflets de la lumi&#232;re, succ&#232;de dans les deux derni&#232;res d&#233;cennies du si&#232;cle une conception nouvelle du motif. Celui-ci n'est plus consid&#233;r&#233; comme un sujet &#224; imiter ou un spectacle &#224; &#034;exprimer&#034;, mais comme un point de d&#233;part pour un usage plus autonome des moyens picturaux. La couleur et la touche notamment sont charg&#233;es de construire l'espace, le relief et les volumes, en appelant l'active participation du spectateur quant &#224; l'interpr&#233;tation figurative de l'&#339;uvre. &#187; (Fiche mus&#233;e d'Orsay).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &#187;L'extr&#234;me diversit&#233; des approches du paysage par des artistes aux styles souvent fort &#233;loign&#233;s &#187; (fiche mus&#233;e d'Orsay).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Techniques picturales/ Techniques cin&#233;matographiques : mettre l'accent sur l'outil : &#171; les &#339;uvres impressionnistes, qui privil&#233;gient les apparences sensibles, ne sont nullement pour autant plus fid&#232;les &#224; la vision humaine ou plus proches d'une perception spontan&#233;e de la r&#233;alit&#233; ext&#233;rieure ; avant tout, elles accomplissent la remise en cause - d&#233;j&#224; entam&#233;e durant la premi&#232;re moiti&#233; du si&#232;cle - des codes traditionnels de la repr&#233;sentation au b&#233;n&#233;fice d'une mise en &#233;vidence accentu&#233;e des mat&#233;riaux avec lesquels le peintre travaille : p&#226;te color&#233;e, brosses, surface de la toile, ainsi que de l'acte de peindre lui-m&#234;me : gestes, marques et traces. &#187; (Fiche mus&#233;e d'Orsay).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les natures mortes : dans le film d'Agn&#232;s Varda, plusieurs gros plans, arr&#234;ts sur image des pommes de terre : fra&#238;chement ramass&#233;es, puis en train de pourrir, pour faire un parall&#233;lisme avec la peau des mains de la r&#233;alisatrice : couleur et fl&#233;trissure de la peau. Filmer un sujet pour parler de soi. Remplace la description. On &#233;tudie la composition d'un tableau de la m&#234;me mani&#232;re qu'on peut &#233;tudier celle d'un plan de cam&#233;ra.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les natures mortes du film : &lt;strong&gt;&#171; filmer d'autres v&#233;g&#233;taux qui me plaisent &#187;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les personnes / personnages du film :&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce ne sont ni des acteurs, ni des personnages, mais ils passent parfois dans l'une ou l'autre de ces cat&#233;gories.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;tude des personnes du film se fera &#224; travers leur traitement cin&#233;matographique.&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt;
&lt;div class='spip_document_1253 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://serieslitteraires.org/site/local/cache-vignettes/L262xH192/images-5-2-e7e26.jpg?1772999994' width='262' height='192' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt; &lt;p&gt;Les personnes film&#233;es ne sont pas des com&#233;diens mais ils deviennent des personnages par le regard du cameraman qui les rend acteurs de la situation qu'il filme. C'est particuli&#232;rement vrai dans le film d'Agn&#232;s Varda : on y voit son regard sur le monde et son regard sur elle-m&#234;me. La technique de la &#171; cam&#233;ra &#224; l'&#233;paule &#187; permet &#224; la cin&#233;aste de faire ces plans qui &#233;pousent le regard : voir par exemple la sc&#232;ne o&#249; elle l&#226;che le bl&#233; pour d&#233;voiler la cam&#233;ra : le film porte aussi sur l'outil de la cr&#233;ation, &#224; la mani&#232;re des impressionnistes pour qui la peinture, en tant qu'outil et mat&#233;riau fait l'objet de l'&#339;uvre au m&#234;me titre que le sujet peint.&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Ce format permet &#233;galement au cin&#233;aste d'&#234;tre en empathie avec les gens film&#233;s. Cette relation &#224; l'autre, comme la relation &#224; soi, doit &#234;tre &#233;tudi&#233;e, par exemple dans la s&#233;quence consacr&#233;e &#224; Claude M., chap. 12, du DVD.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;Comment la cin&#233;aste d&#233;nonce t-elle l'exclusion et la pauvret&#233; ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le cheminement solitaire de Claude : il se dirige vers le tas de pommes de terre pour aller glaner ce qui en fait a d&#233;j&#224; &#233;t&#233; rejet&#233;. On verra par la suite avec les plans consacr&#233;s aux poubelles qu'il ne consomme que ce qui est rejet&#233; par une soci&#233;t&#233; dont il est lui-m&#234;me exclu. Ce documentaire engag&#233; montre l'homme dans son milieu : champs, bord de route, caravane (l'ext&#233;rieur puis l'int&#233;rieur), les poubelles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On peut &#233;tudier les plans et leur fonction : ils montrent le point de vue de la cin&#233;aste et cr&#233;ent, progressivement, une empathie avec la personne film&#233;e :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8226;	plan g&#233;n&#233;ral : vue sur le tas de pommes de terres, qu'il faut situer dans le cadre en arr&#234;t sur image. Cr&#233;e un effet d'attente : le champ est vide. La portion d'espace film&#233;e est limit&#233;e, donc implique forc&#233;ment un choix. Idem pour le plan o&#249; l'on voit d'abord le camion, puis Claude, marchant sur le bas-c&#244;t&#233;. On peut aussi comparer au travelling avant, dans la voiture, lorsqu'Agn&#232;s Varda arrive aux vignes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8226;	Plan d'ensemble : Claude M. arrive, il alors cadr&#233; en pied, il entre dans le champ de la cam&#233;ra : la cin&#233;aste utilise le hors-champ pour dramatiser l'arriv&#233;e de l'homme, simuler la spontan&#233;it&#233; de son arriv&#233;e pr&#232;s du tas de patates. La personne devient presque un personnage. La cin&#233;aste tend &#224; confondre le point de vue du spectateur et le sien. Ce point de vue cr&#233;e des effets de r&#233;alisme, renfor&#231;ant ainsi le caract&#232;re documentaire de ce film.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8226;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1254 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://serieslitteraires.org/site/local/cache-vignettes/L500xH367/vlcsnap-274365-dd933.png?1778933675' width='500' height='367' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt; &lt;p&gt;Plan am&#233;ricain (coup&#233; aux genoux) : premier contact avec Claude sur le sujet du glanage. A l'inverse de ce qui se passe dans le cin&#233;ma de fiction, la personne film&#233;e, Claude, regarde la cam&#233;ra pour r&#233;pondre aux questions de la r&#233;alisatrice. Regarder la cam&#233;ra &#233;quivaut &#224; regarder le spectateur, donc &#224; l'int&#233;grer au c&#339;ur de l'histoire de Claude, tout en affichant clairement le point de vue adopt&#233;, qui est celui de la r&#233;alisatrice. Le point de vue s'inscrit dans l'image, qu'elle soit cin&#233;matographique ou pas. Ici, il devient regard sur la mis&#232;re humaine, et c'est un regard franc : Varda regarde la mis&#232;re en face et le spectateur est contraint d'en faire de m&#234;me, il est impliqu&#233; dans ce regard.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8226;	Changement de point de vue : on &#233;tudiera comment on passe du point de vue de la r&#233;alisatrice &#224; celui d'une personne film&#233;e. Cela se produit lorsque la voix off est celle de la personne interrog&#233;e, et non plus celle d'Agn&#232;s Varda. On peut donc analyser la fonction de la bande son par rapport aux images film&#233;es ; rapprochement possible avec des illustrations de bandes dessin&#233;es par exemple, pour initier cette &#233;tude.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt; &#233;tude de l'affiche du film&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1256 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://serieslitteraires.org/site/local/cache-vignettes/L500xH758/les_glaneurs_et_la_glaneuse_0-2-3b73f.jpg?1778933675' width='500' height='758' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;	D&#233;cryptage. La photographie des patates renvoie d'abord au glanage. L'&#233;l&#233;ment myst&#233;rieux, pour qui n'a pas vu le film, est la forme de ces patates en c&#339;ur. On nous parle, dans ce titre, de personnes, des glaneurs, une glaneuse, et l'on voit l'objet de la r&#233;colte. C'est bien le glanage au sens propre qui semble envisag&#233;, qui fait le lien entre le titre et l'image. Le fond de l'affiche est &#233;galement int&#233;ressant. La couleur marron est sans doute celle d'un carton. On voyant le film, on pourra rapprocher le carton de l'affiche &#224; ceux qui jalonnent le sol des march&#233;s, apr&#232;s les ventes. Les cartons se trouvent aussi dans les poubelles. Il sert de contenant, mais il est aussi un d&#233;chet que l'on jette. Un symbole du g&#226;chis ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	D&#233;coder l'affiche, analyser le r&#244;le des symboles, rep&#233;rer les informations.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8226;	la composition de l'affiche : place et fonction de chaque &#233;l&#233;ment ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8226;	symbolique de l'image : la patate en forme de c&#339;ur, symbole du film, des glaneurs, de l'acte de filmer, des &#171; restau du c&#339;ur &#187;, mise en valeur d'une technique de cin&#233;ma : le tr&#232;s gros plan ; confrontation de ce gros plan avec les autres gros plans du film. Rapprochement avec la peinture : la nature morte.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En bref : ce qui est int&#233;ressant, dans cette affiche, c'est qu'elle ne dit pas grand-chose du sujet du film &#224; qui ne l'a pas vu. Elle joue sur les symboles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les mots de l'affiche :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le titre, qui &#233;voque le motif pictural des glaneuses de la fin du XIX&#232;me si&#232;cle. La mention &#171; un film d'Agn&#232;s Varda &#187; joue sur la c&#233;l&#233;brit&#233; de la r&#233;alisatrice. En revanche, aucun acteur n'est mentionn&#233;, et l'on ne sait pas encore pourquoi. Le mot &#171; film &#187; ne dit rien du genre documentaire de l'&#339;uvre.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Nous l'Aveyron R&#233;volt&#233;</title>
		<link>http://serieslitteraires.org/site/Nous-l-Aveyron-Revolte</link>
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		<dc:date>2012-02-20T08:41:41Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Thomas Flavin</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;C'est sur les plaines du Larzac que Christian Rouaud nous fait revivre l'un des faits marquant du 20&#233;me si&#232;cle, la r&#233;volte du monde paysan face &#224; l'&#233;tat. Au travers d'interviews et d'images d'&#233;poque, l'histoire nous est cont&#233; de la d&#233;claration du projet de Val&#233;rie Giscard d'Estaing &#224; son abandon par Fran&#231;ois Mitterrand. Chronique de dix ans de combats et de solidarit&#233;, &#226;me de cette &#339;uvre militante. &lt;br class='autobr' /&gt; Arizette, Christiane, Pierre, L&#233;on, Jos&#233; et bien d'autres nous retracent le d&#233;roulement de (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://serieslitteraires.org/site/-Cinema-" rel="directory"&gt;Cin&#233;ma&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;C'est sur les plaines du Larzac que Christian Rouaud nous fait revivre l'un des faits marquant du 20&#233;me si&#232;cle, la r&#233;volte du monde paysan face &#224; l'&#233;tat. Au travers d'interviews et d'images d'&#233;poque, l'histoire nous est cont&#233; de la d&#233;claration du projet de Val&#233;rie Giscard d'Estaing &#224; son abandon par Fran&#231;ois Mitterrand. Chronique de dix ans de combats et de solidarit&#233;, &#226;me de cette &#339;uvre militante.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Arizette, Christiane, Pierre, L&#233;on, Jos&#233; et bien d'autres nous retracent le d&#233;roulement de leur lutte face &#224; la volont&#233; pr&#233;sidentielle de les chasser de chez eux, si au premier abord la lin&#233;arit&#233; chronologique des s&#233;quences du documentaire para&#238;t manquer cruellement d'originalit&#233;, cela s'efface tr&#232;s vite face au charme de nos interlocuteurs. Attachants tant par leur apparence que leur esprit, le spectateur se laisse vite entrainer dans le r&#233;cit et partage sans retenue le sentiment d'injustice et la volont&#233; de r&#233;volte, qui fait suite &#224; l'intention des hautes instances d'expulser ces Hommes de leur terre pour y implanter une base militaire.&lt;br class='autobr' /&gt;
L'alternance de s&#233;quences propos&#233;es entre interviews au c&#339;ur de la nature sauvage du Larzac et documents historiques proposant de replonger au c&#339;ur de ces ann&#233;es de trouble, rythme le film et capte sans rel&#226;che l'attention d'un spectateur solidaire, qui prit dans une empathie profonde avec les agriculteurs et &#233;leveurs menac&#233;s, se serait bien vu dans leurs rangs monter &#224; la capitale pour faire paitre ses brebis sur le Champ de Mars.&lt;br class='autobr' /&gt;
Le courage et l'intelligence organisationnelle des leaders du mouvement protestataire est magnifiquement traduit par les images de Christian Rouaud. Les sc&#232;nes de liesse populaire nous plonges directement au c&#339;ur du &#171; Woodstock aveyronnais &#187; et la guerre psychologique men&#233;e avec les soldats venus investir les lieux, provoque un profond sentiment de satisfaction, tant les s&#233;quences &#224; l'&#233;cran prouve la volont&#233; de r&#233;sistance des autochtones et la &#171; subtilit&#233; locale &#187; de leurs actions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un documentaire enthousiasmant et sinc&#232;re, qui ravira tant les personnes au fait de ces &#233;v&#233;nements que ceux qui les d&#233;couvrirons. A l'heure ou les r&#233;voltes face aux abus de l'&#233;tat s'essoufflent aussi vite qu'elles apparaissent, il est certain que certaines le&#231;ons pourraient &#234;tre tir&#233;es des ces hommes et femmes qui dix ann&#233;es durant n'ont eu de cesse de mener ce combat, leur combat. Et Christian Rouaud qui semble avoir bien saisi tant l'histoire du mouvement que les motivations nous y immerge avec une force qui est celle de nous y impliquer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Thomas Flavin, Thomas Pigot&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>L'Oiseau</title>
		<link>http://serieslitteraires.org/site/L-Oiseau-1008</link>
		<guid isPermaLink="true">http://serieslitteraires.org/site/L-Oiseau-1008</guid>
		<dc:date>2012-02-20T08:14:04Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Ines de la Grange</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Pour son troisi&#232;me long m&#233;trage, le r&#233;alisateur Yves Caumon s'attaque au d&#233;licat th&#232;me de la solitude. Bien plus que la solitude banalis&#233;e des personnes seules habitant de grandes villes anonymes, le r&#233;alisateur, charentais d'origine, nous propose de suivre la vie d'Anne, tout juste s&#233;par&#233;e de son mari suite &#224; la perte de son enfant. Le sc&#233;nario ne repose donc pas uniquement sur la solitude d'Anne, interpr&#233;t&#233;e magistralement par Sandrine Kiberlain, mais sur le deuil de son enfant. Anne (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://serieslitteraires.org/site/-Cinema-" rel="directory"&gt;Cin&#233;ma&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='http://serieslitteraires.org/site/local/cache-vignettes/L150xH100/arton1008-ab0ec.jpg?1778933675' alt='' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='100' onmouseover='' onmouseout='' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Pour son troisi&#232;me long m&#233;trage, le r&#233;alisateur Yves Caumon s'attaque au d&#233;licat th&#232;me de la solitude. Bien plus que la solitude banalis&#233;e des personnes seules habitant de grandes villes anonymes, le r&#233;alisateur, charentais d'origine, nous propose de suivre la vie d'Anne, tout juste s&#233;par&#233;e de son mari suite &#224; la perte de son enfant. Le sc&#233;nario ne repose donc pas uniquement sur la solitude d'Anne, interpr&#233;t&#233;e magistralement par Sandrine Kiberlain, mais sur le deuil de son enfant. Anne refuse d'envisager tout attrait &#224; la vie, seule dans son appartement bordelais elle vit comme un automate, chaque geste est programm&#233;, des courses &#224; l'&#233;pluchage des carottes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un jour, un &#233;l&#233;ment vient pourtant perturber cet engrenage si bien r&#233;gl&#233; : une tourterelle s'infiltre dans l'appartement impliquant une cohabitation entre Anne et ce nouvel arrivant. Cette intrusion d'une apparente insignifiance provoque pourtant un retour affectif chez la jeune femme, l'oiseau m&#233;taphore &#233;vidente de son enfant perdu lui redonne une raison d'effectuer ces gestes quotidiens qui semblait tant d&#233;nu&#233;s de sens avant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La solitude, pourtant si difficile &#224; illustrer est au coeur de ce film, ponctu&#233; de silence et de discr&#232;tes notes de piano. Yves Caumon r&#233;ussit &#224; ne pas tomber dans l'&#233;vidente oppression que ce film pourrait supposer. Les sc&#232;nes d'ext&#233;rieur (la cantine scolaire o&#249; travaille Anne, les rues de Bordeaux, l'&#233;mouvante sc&#232;ne du cin&#233;ma, etc) ainsi que les personnages secondaires interf&#233;rant dans la vie d'Anne, de son entreprenant coll&#232;gue &#224; son ex mari respectivement interpr&#233;t&#233;s par Cl&#233;ment Sibony et Bruno Todeschini nous redonnent un certain souffle. Utilisant un rythme volontairement lent, le r&#233;alisateur &#233;vite cependant de justesse de faire sombrer son film dans l'ennui.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>La sensibilit&#233; de L'Oiseau</title>
		<link>http://serieslitteraires.org/site/La-sensibilite-de-L-Oiseau</link>
		<guid isPermaLink="true">http://serieslitteraires.org/site/La-sensibilite-de-L-Oiseau</guid>
		<dc:date>2012-02-17T09:53:37Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Oanez Le Berre</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Revendiqu&#233; par l'auteur lui-m&#234;me, L'Oiseau est un film lent, plat, o&#249; il ne se passe rien. Mais quelle surprise ! Oui le film est lent, sans dynamique apparente. Et pourtant ! Le troisi&#232;me long m&#233;trage de Yves Caumon est une &#339;uvre remarquable. &lt;br class='autobr' /&gt;
Il aura fallu du temps pour que le r&#233;alisateur ose mettre en sc&#232;ne l'histoire d'une m&#232;re seule suite &#224; la perte de son enfant. C'est certain, il faut &#234;tre touch&#233; par ce drame pour accrocher au film et &#224; la d&#233;tresse cach&#233;e de Anne, jou&#233;e par Sandrine (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://serieslitteraires.org/site/-Cinema-" rel="directory"&gt;Cin&#233;ma&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Revendiqu&#233; par l'auteur lui-m&#234;me, L'Oiseau est un film lent, plat, o&#249; il ne se passe rien. Mais quelle surprise ! Oui le film est lent, sans dynamique apparente. Et pourtant ! Le troisi&#232;me long m&#233;trage de Yves Caumon est une &#339;uvre remarquable.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il aura fallu du temps pour que le r&#233;alisateur ose mettre en sc&#232;ne l'histoire d'une m&#232;re seule suite &#224; la perte de son enfant. C'est certain, il faut &#234;tre touch&#233; par ce drame pour accrocher au film et &#224; la d&#233;tresse cach&#233;e de Anne, jou&#233;e par Sandrine Kiberlain. L'arriv&#233;e d'un oiseau dans son appartement nous porte au gr&#233; de la solitude d'une femme repli&#233;e sur elle-m&#234;me. On virevolte avec le drame de sa vie apprenant &#224; apprivoiser un personnage sensible et attentif &#224; tous les mouvements de la vie. Le vol est efficace mais peut battre de l'aile lors de la sc&#232;ne de la baignade. La signification n'est pas &#233;vidente si on ne devine pas que l'enfant est mort par noyade. Malgr&#233; tout Yves Caumon r&#233;ussi &#224; porter &#224; l'&#233;cran un sujet lourd de fa&#231;on po&#233;tique et sans artifice. Les jeux de lumi&#232;res, aussi d&#233;licats que l'ambiance sonore, nous plongent dans l'univers fragile de Sandrine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'Oiseau est l'histoire d'un combat avec la vie, mais &#233;galement une histoire d'amour entre un r&#233;alisateur et son actrice. Yves Caumon le clame : il adore Sandrine ! On n'en doute plus. L'actrice r&#233;v&#232;le une sensibilit&#233; inou&#239;e qui donne toute la force &#224; un personnage d&#233;bordant de calme.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>L'Oiseau s'envole.</title>
		<link>http://serieslitteraires.org/site/L-Oiseau-s-envole</link>
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		<dc:date>2012-02-17T09:53:16Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Vincent Mariet</dc:creator>



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&lt;p&gt;Ann&#233;e de production : 2010. Date de sortie : 25 janvier 2012 de Yves Caumon, avec Sandrine Kiberlain, Cl&#233;ment Sibony. &lt;br class='autobr' /&gt; &#034;L'Oiseau&#034; est l'arch&#233;type du film fragile dont le propos tr&#232;s distanci&#233; peu effrayer un public nourri de com&#233;dies faciles ou de polars p&#233;taradants. Ici, tout est subtilit&#233;, fragilit&#233;, d&#233;licatesse. Nous suivons sans rel&#226;che, Anne (Sandrine Kiberlain) jeune femme qui, d'un premier abord, semble tout &#224; fait normale, se rendant &#224; son travail dans un restaurant de (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://serieslitteraires.org/site/-Cinema-" rel="directory"&gt;Cin&#233;ma&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Ann&#233;e de production : 2010. Date de sortie : 25 janvier 2012&lt;br class='autobr' /&gt;
de Yves Caumon, avec Sandrine Kiberlain, Cl&#233;ment Sibony.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#034;L'Oiseau&#034; est l'arch&#233;type du film fragile dont le propos tr&#232;s distanci&#233; peu effrayer un public nourri de com&#233;dies faciles ou de polars p&#233;taradants. Ici, tout est subtilit&#233;, fragilit&#233;, d&#233;licatesse. Nous suivons sans rel&#226;che, Anne (Sandrine Kiberlain) jeune femme qui, d'un premier abord, semble tout &#224; fait normale, se rendant &#224; son travail dans un restaurant de Bordeaux. En r&#233;alit&#233;, elle communique peu avec ses coll&#232;gues de travail. Elle habite seule dans un appartement assez miteux o&#249; elle s'enferme dans une routine ordinaire seulement perturb&#233;e par des bruits &#233;tranges. Petit &#224; petit, nous apprendrons quelques bribes de son pass&#233;, un deuil qui la ronge de l'int&#233;rieur. Responsable des bruits r&#233;currents, un oiseau viendra lui tenir compagnie et l'aider &#224; refaire surface. Avec un minimum de dialogues, de personnages mais gr&#226;ce &#224; une cam&#233;ra sensible et au jeu subtil de Sandrine Kiberlain, habit&#233;e par le r&#244;le, le charme peu op&#233;rer et raisonner longtemps apr&#232;s la projection. Cependant, on pourra &#234;tre irrit&#233; par tant de lenteur, de mutisme et de non-dit. C'est un cin&#233;ma d'&#233;motion pour public averti et exigeant. Cependant, cela reste un joli film sur le deuil, la d&#233;pression et le retour vers la lumi&#232;re. Bien que flirtant dangereusement avec l'apathie, il est tout de m&#234;me touchant, vraisemblablement &#224; cause de son interpr&#232;te principale mais aussi gr&#226;ce &#224; l'oiseau, tourterelle espi&#232;gle m&#233;taphore de la vie.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>L'oiseau d'Yves Caumon</title>
		<link>http://serieslitteraires.org/site/L-oiseau-d-Yves-Caumon</link>
		<guid isPermaLink="true">http://serieslitteraires.org/site/L-oiseau-d-Yves-Caumon</guid>
		<dc:date>2012-02-17T09:52:20Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Sophie Psa&#239;la</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Anne, dans ce troisi&#232;me long m&#233;trage d'Yves Caumon (Amour d'enfance en 2001 et Cache cache en 2005), c'est l'actrice Sandrine Kiberlain qui l'interpr&#232;te. Pour une fois, elle ne se retrouve pas &#224; jouer les seconds r&#244;les non justifi&#233; de son niveau d'actrice. &lt;br class='autobr' /&gt;
Le personnage d'Anne est une jeune femme qui vit, pour des raisons que l'on ignore au d&#233;but, son existence au ralenti absolu, enferm&#233;e sur elle-m&#234;me. La r&#233;p&#233;tition des plans qui la font aller et venir entre son domicile et son travail (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://serieslitteraires.org/site/-Cinema-" rel="directory"&gt;Cin&#233;ma&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Anne, dans ce troisi&#232;me long m&#233;trage d'Yves Caumon (Amour d'enfance en 2001 et Cache cache en 2005), c'est l'actrice Sandrine Kiberlain qui l'interpr&#232;te. Pour une fois, elle ne se retrouve pas &#224; jouer les seconds r&#244;les non justifi&#233; de son niveau d'actrice.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le personnage d'Anne est une jeune femme qui vit, pour des raisons que l'on ignore au d&#233;but, son existence au ralenti absolu, enferm&#233;e sur elle-m&#234;me.&lt;br class='autobr' /&gt;
La r&#233;p&#233;tition des plans qui la font aller et venir entre son domicile et son travail insiste sur ce sentiment de solitude, et le myst&#232;re persiste. &lt;br class='autobr' /&gt;
La nuit, elle est r&#233;guli&#232;rement r&#233;veill&#233;e par des bruits provenant du mur. Un soir, agac&#233;e, elle prend une masse, casse la cloison et lib&#232;re une tourterelle prise au pi&#232;ge des murs...&lt;br class='autobr' /&gt;
L'arriv&#233;e du volatile donne au fur et &#224; mesure un peu de vie dans le personnage. La r&#233;alisateur en profite alors pour disperser quelques indices laissant entrevoir un malheur pass&#233; : son enfant est mort mettant fin &#224; sa vie de couple, et &#224; sa vie tout court.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sandrine Kiberlain &#233;voque, imp&#233;n&#233;trable, la femme qui n'a plus rien &#224; perdre ni &#224; gagner. La cam&#233;ra se pose longuement sur son visage et ses gestes. Ceci pose le poids d'une douleur latente. L'oiseau, tel un fant&#244;me lointain de l'enfant, permettra &#224; Anne de faire son deuil et retrouver l'envie de vivre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;M&#234;me si le ton strict et froid noie de temps &#224; autre le sc&#233;nario pourtant original, l'histoire d'Anne est prenante. Sa conclusion est pleine d'espoir et montre bien l'isolement dans lequel l'&#226;me humaine peut s'enfermer pour gu&#233;rir de ses plaies&#8230;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Bel envol pour l'oiseau !</title>
		<link>http://serieslitteraires.org/site/Bel-envol-pour-l-oiseau</link>
		<guid isPermaLink="true">http://serieslitteraires.org/site/Bel-envol-pour-l-oiseau</guid>
		<dc:date>2012-02-17T09:51:27Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>L&#233;a Bernard</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Yves Caumont pour l'&#233;laboration de son 3&#232;me long m&#233;trage a choisi d'observer la solitude absolue de cette femme qui n'a plus go&#251;t &#224; la vie depuis la mort de son enfant quelques ann&#233;es plus t&#244;t. Anne n'&#233;prouve plus rien et se contente de &#171; fonctionner &#187; : travailler, manger, dormir.
&lt;br class='autobr' /&gt; Un jour, un oiseau entre dans son appartement et va venir bouleverser le fonctionnement habituel de cette femme f&#226;ch&#233;e avec la vie. L'oiseau c'est l'espoir, l'&#233;l&#233;ment d&#233;clencheur qui l'incite &#224; reprendre sa vie (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://serieslitteraires.org/site/-Cinema-" rel="directory"&gt;Cin&#233;ma&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Yves Caumont pour l'&#233;laboration de son 3&#232;me long m&#233;trage a choisi d'observer la solitude absolue de cette femme qui n'a plus go&#251;t &#224; la vie depuis la mort de son enfant quelques ann&#233;es plus t&#244;t. Anne n'&#233;prouve plus rien et se contente de &#171; fonctionner &#187; : travailler, manger, dormir.&lt;br class='autobr' /&gt; Un jour, un oiseau entre dans son appartement et va venir bouleverser le fonctionnement habituel de cette femme f&#226;ch&#233;e avec la vie. L'oiseau c'est l'espoir, l'&#233;l&#233;ment d&#233;clencheur qui l'incite &#224; reprendre sa vie en main.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un film qui semble indissociable de son actrice : Sandrine Kiberlain, film&#233;e sans rel&#226;che, convaincante du premier au dernier plan.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une belle mise en sc&#232;ne gr&#226;ce &#224; des jeux de lumi&#232;re et une bande son privil&#233;giant silences et discr&#232;tes notes de pianos. Un travail subtil qui tend &#224; nous faire ressentir avec d&#233;licatesse le monde, le quotidien dans lequel vit Anne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Le r&#233;alisateur &#224; su aborder un th&#232;me difficile avec pudeur, sobri&#233;t&#233; et r&#233;alisme. Il r&#233;ussit &#224; nous plonger dans la vie et dans l'esprit de cette femme solitaire sans pour autant offrir beaucoup d'&#233;motions chez le spectateur si ce n'est &#224; la fin : l'espoir.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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