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	<title>SERIES LITTERAIRES</title>
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		<title>SERIES LITTERAIRES</title>
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		<title>COMMENT LES AMERICAINS COMBATTENT L'INDIVIDUALISME PAR LA DOCTRINE DE L'INTERET BIEN ENTENDU ?</title>
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		<dc:date>2012-02-19T11:47:47Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Ludivine MADY</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Tocqueville, De la d&#233;mocratie en Am&#233;rique II, chapitre XIII, p 173 &#224; 177. &#201;dition Gallimard, collection foliohistoire. &lt;br class='autobr' /&gt; Dans ce chapitre Tocqueville aborde le sujet de la doctrine de l'int&#233;r&#234;t bien entendu. Son discours ne traite pas de comment s'est cr&#233;&#233; cette doctrine, mais de comment elle est appliqu&#233;e par les Am&#233;ricains, comment ils s'en servent au quotidien. Tocqueville approfondit ses propos en cherchant quels sont les d&#233;fauts de cette doctrine et ses rem&#233;diations futures. Faut-il (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://serieslitteraires.org/site/-Tocqueville-" rel="directory"&gt;Tocqueville&lt;/a&gt;


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 <content:encoded>&lt;img src='http://serieslitteraires.org/site/local/cache-vignettes/L150xH150/arton980-2df65.jpg?1773486188' alt='' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='150' onmouseover='' onmouseout='' /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Tocqueville, De la d&#233;mocratie en Am&#233;rique II, chapitre XIII, p 173 &#224; 177. &#201;dition Gallimard, collection foliohistoire.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Dans ce chapitre Tocqueville aborde le sujet de la doctrine de l'int&#233;r&#234;t bien entendu. Son discours ne traite pas de comment s'est cr&#233;&#233; cette doctrine, mais de comment elle est appliqu&#233;e par les Am&#233;ricains, comment ils s'en servent au quotidien. Tocqueville approfondit ses propos en cherchant quels sont les d&#233;fauts de cette doctrine et ses rem&#233;diations futures. &lt;strong&gt;Faut-il appliquer la doctrine de l'int&#233;r&#234;t bien entendu ? Si oui, dans quelle mesure doit-on la pr&#233;server ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#232;s le d&#233;but du chapitre, Tocqueville r&#233;v&#232;le aux lecteurs les rouages de la vertu dans la soci&#233;t&#233; fran&#231;aise. Il ouvre son chapitre en exposant la doctrine vertueuse &#224; laquelle les hommes riches disent se consacrer. Mais ces derniers ne semblent gu&#232;re vertueux...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s avoir expos&#233; cette premi&#232;re id&#233;e, Tocqueville annonce clairement son avis personnel avec l'apparition du &#171; &lt;i&gt; je&lt;/i&gt; &#187;. Il am&#232;ne l'id&#233;e qu'au fil du temps, la volont&#233; des hommes de rechercher l'int&#233;r&#234;t g&#233;n&#233;ral s'est transform&#233;, et s'est resserr&#233; autour du propre int&#233;r&#234;t de chacun. L'homme a perdu la notion de &#171; &lt;i&gt;sacrifice &lt;/i&gt; &#187; de soi, et se restreint &#224; chercher l'int&#233;r&#234;t g&#233;n&#233;ral &#224; travers son int&#233;r&#234;t personnel. Ainsi, des id&#233;es de chacun, apparaissent des id&#233;es communes, qui aboutissent &#224; une &#171; doctrine g&#233;n&#233;rale &#187;. Ici, appara&#238;t la notion d'individualisme qui est une notion tr&#232;s importante dans l'&#339;uvre de Tocqueville.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Pourquoi les hommes cherchent-ils &#224; trouver leur bien-&#234;tre dans l'int&#233;r&#234;t g&#233;n&#233;ral ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour Tocqueville, les citoyens des &#201;tats-Unis &#171; savent presque toujours combiner leur propre bien-&#234;tre avec celui de leurs concitoyens &#187;. Mais ce qu'il veut d&#233;montrer, c'est par quelle &#171; &lt;i&gt; th&#233;orie g&#233;n&#233;rale&lt;/i&gt; &#187; les citoyens arrivent &#224; assembler leur int&#233;r&#234;t avec ceux des autres. Il faut savoir que Tocqueville est fran&#231;ais, il est parti en Am&#233;rique pour observer leur syst&#232;me moral, politique et social. Ainsi, il d&#233;gage ici l'id&#233;e que les Am&#233;ricains profitent des jouissances mat&#233;rielles tout en int&#233;grant leur bien-&#234;tre &#224; celui de la communaut&#233;. Il est donc fondamental de souligner que dans ce chapitre, l'individualisme n'est pas connot&#233; de mani&#232;re n&#233;gative, puisque les Am&#233;ricains arrivent &#224; combiner leur bien-&#234;tre avec celui de la soci&#233;t&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La suite du chapitre porte sur l'utilit&#233; de la vertu. La mani&#232;re d'exposer l'int&#233;r&#234;t g&#233;n&#233;ral est tr&#232;s importante, car elle doit susciter l'int&#233;r&#234;t personnel de chacun. Ainsi, les moralistes ne vont pas dire qu'il faut se sacrifier pour autrui, mais que les sacrifices sont autant profitables &#224; moi qu'aux autres. Le th&#232;me sous-jacent qui ressort est l'&#233;galit&#233;. Les hommes sont &#233;gaux, ils peuvent donc se tourner vers un int&#233;r&#234;t collectif. Tocqueville n'essaie pas de justifier comment les moralistes am&#233;ricains abordent la doctrine, mais &#224; travers leurs implications, il s'adresse aux moralistes fran&#231;ais, pour les inciter &#224; r&#233;fl&#233;chir sur cette doctrine, et envisager de l'appliquer. Les moralistes am&#233;ricains ont compris qu'on ne peut pas emp&#234;cher la convoitise de l'homme pour son bien-&#234;tre, il faut donc pr&#233;server son int&#233;r&#234;t personnel en amenant l'homme &#224; agir pour l'int&#233;r&#234;t g&#233;n&#233;ral. Et pour cela, il est dans &#171; &lt;i&gt; l'int&#233;r&#234;t de chacun d'&#234;tre honn&#234;te&lt;/i&gt; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;En quoi l'honn&#234;tet&#233; individuelle serait b&#233;n&#233;fique pour la soci&#233;t&#233; ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tocqueville utilise une citation de Montaigne pour appuyer son discours, &#171; &lt;i&gt;Quand pour sa droicture, je ne suyvray pas le droict chemin, je le suyvray pour avoir trouv&#233;, par exp&#233;rience, qu'au bout du compte c'est commun&#233;ment le plus heureux et le plus utile&lt;/i&gt; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourquoi cette citation ? Elle r&#233;v&#232;le que l'id&#233;e du bien-&#234;tre de la soci&#233;t&#233; n'est pas une id&#233;e nouvelle, puisque Montaigne en avait d&#233;j&#224; conscience au XVI&#232;me si&#232;cle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Enfin, Tocqueville ach&#232;ve la premi&#232;re partie de son discours pour se diriger vers une autre probl&#233;matique : &lt;strong&gt;Pourquoi les hommes n'arrivent-ils pas &#224; &#234;tre r&#233;ellement vertueux, et &#224; &#171; s'oublier eux-m&#234;me &#187; ?&lt;/strong&gt; Tocqueville compare l'application de cette doctrine entre les Am&#233;ricains et les Europ&#233;ens. Pour lui, la doctrine de l'int&#233;r&#234;t bien entendu n'est pas connue en Europe. A travers son opinion, il faut voir l'envie d'un r&#233;el changement fran&#231;ais, qui tendrait vers la doctrine de l'int&#233;r&#234;t bien entendu. A l'inverse, les Am&#233;ricains se servent de cette doctrine pour montrer qu'ils aident la soci&#233;t&#233;. Si dans leur vie quotidienne les Am&#233;ricains consacrent du temps pour la soci&#233;t&#233;, il s'agit alors de se &#171; &lt;i&gt;sacrifier volontiers au bien de l'&#201;tat&lt;/i&gt; &#187;. Cela montre que les hommes peuvent agir vertueusement, mais il pr&#233;f&#232;re dire qu'ils vont faire &#171; &lt;i&gt;honneur &#224; leur philosophie&lt;/i&gt; &#187; plut&#244;t qu'&#224; eux-m&#234;me.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Pourquoi les hommes ne reconnaissent-ils pas qu'ils peuvent &#234;tre vertueux, et pourraient l'&#234;tre encore davantage ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien que la doctrine de l'int&#233;r&#234;t bien entendu comporte de nombreux atouts, Tocqueville va mettre en lumi&#232;re les limites de cette doctrine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La doctrine de l'int&#233;r&#234;t bien entendu ne sugg&#232;re pas de changements consid&#233;rables mais de petits changements, qui mis bout &#224; bout g&#233;n&#232;rent de bons citoyens. Les hommes n'atteignent pas la vertu mais s'en rapprochent. Les Am&#233;ricains adoptent cette doctrine, en cons&#233;quence la soci&#233;t&#233; d&#233;mocratique am&#233;ricaine tend elle aussi vers la vertu. Il faut donc voir que la vertu est un sentiment essentiel en Am&#233;rique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tocqueville &#233;met une hypoth&#232;se : &lt;strong&gt;Que se passerait-il si la doctrine de l'int&#233;r&#234;t bien entendu venait &#224; contr&#244;ler le monde moral ?&lt;/strong&gt; Cela ne serait pas sans cons&#233;quences. Un effet n&#233;gatif serait la d&#233;valorisation de la vertu, qui laisserait passer les vertus les plus aiguis&#233;es. A l'inverse, la d&#233;gradation de l'homme n'aurait plus lieux d'&#234;tre. Les failles de la doctrine de l'int&#233;r&#234;t bien entendu est qu'elle restreint les hommes intelligents et met &#224; son niveau les hommes les plus faibles d'esprit. Ce paradoxe aurait tendance &#224; discr&#233;diter la doctrine de l'int&#233;r&#234;t bien entendu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Est-ce vraiment bien d'appliquer cette doctrine si elle laisse de c&#244;t&#233; certaines personnes ? &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien que la doctrine de l'int&#233;r&#234;t bien entendu laisse appara&#238;tre des d&#233;fauts, elle demeure la plus appropri&#233;e &#171; de toutes les th&#233;ories philosophiques &#187; pour Tocqueville. Les moralistes ont le devoir de l'appliquer. Tocqueville estime qu'il faut donc mettre &#224; ex&#233;cution la doctrine de l'int&#233;r&#234;t bien entendu. Il va plus loin en ajoutant qu'elle est &#224; la port&#233;e de chaque homme s'il sait la trouver. Tocqueville veut que les Europ&#233;ens consid&#232;rent cette doctrine, car elle est r&#233;ellement facile &#224; mettre en place, et utilisable par un grand nombres de personnes. Il devance m&#234;me la r&#233;ponse des moralistes fran&#231;ais en annon&#231;ant, &#171; &lt;i&gt;Alors m&#234;me qu'ils la jugeraient imparfaite, il faudrait encore l'adopter comme n&#233;cessaire&lt;/i&gt; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si cette doctrine doit &#234;tre appliqu&#233;e, il faut se centrer sur la n&#233;cessit&#233; de la vertu, Tocqueville se pose une question, &lt;strong&gt;comment chaque homme entendra-t-il son int&#233;r&#234;t personnel ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il soul&#232;ve l'hypoth&#232;se que si les hommes demeuraient &#233;gaux, on ne saurait dire jusqu'o&#249; l'avidit&#233; de leur int&#233;r&#234;t personnel les m&#232;nerait. Tocqueville conclut son discours sur la doctrine de l'int&#233;r&#234;t bien entendu en &#233;clairant l'homme sur l'avenir qui l'attend (selon lui). Si on veut conserver la doctrine de l'int&#233;r&#234;t bien entendu, il faut &#224; tout prix que les hommes la comprennent en tout point, sinon l'homme deviendra incapable de voir les v&#233;rit&#233;s qui l'entourent, &#171; &lt;i&gt;je vois s'approcher le jour o&#249; la libert&#233;, la paix publique et l'ordre sociale lui-m&#234;me ne pourront se passer des lumi&#232;res&lt;/i&gt; &#187;. Il laisse ainsi son lecteur dans la qui&#233;tude, inspirant la r&#233;flexion que chacun d'entre nous doit avoir, pour faire avancer ensemble la soci&#233;t&#233;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Comment le go&#251;t des jouissances mat&#233;rielles s'unit, chez les am&#233;ricains, &#224; l'amour de la libert&#233; et au soin des affaires publiques ?</title>
		<link>http://serieslitteraires.org/site/Comment-le-gout-des-jouissances-materielles-s-unit-chez-les-americains-a-l</link>
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		<dc:date>2012-02-19T11:22:57Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>L&#233;na Lartigue</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Alexis de Tocqueville, De la d&#233;mocratie en Am&#233;rique II, chapitre XIV, page 195 &#224; 198. &lt;br class='autobr' /&gt; Dans le chapitre XIV de la deuxi&#232;me partie de son ouvrage De la d&#233;mocratie en Am&#233;rique, Alexis de Tocqueville se place en observateur de la soci&#233;t&#233;. Il identifie tout ce qui &#171; menace &#187; la d&#233;mocratie, comme l'obsession des satisfactions de nos int&#233;r&#234;ts mat&#233;riels. Tocqueville aborde le passage d'une d&#233;mocratie &#224; une monarchie absolue, pendant lequel les citoyens se contentent de leur bien-&#234;tre personnel, (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://serieslitteraires.org/site/-Tocqueville-" rel="directory"&gt;Tocqueville&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='http://serieslitteraires.org/site/local/cache-vignettes/L150xH107/arton975-4f0d2.jpg?1773486188' alt='' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='107' onmouseover='' onmouseout='' /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Alexis de Tocqueville, De la d&#233;mocratie en Am&#233;rique II, chapitre XIV, page 195 &#224; 198.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Dans le chapitre XIV de la deuxi&#232;me partie de son ouvrage &lt;i&gt;De la d&#233;mocratie en Am&#233;rique&lt;/i&gt;, Alexis de Tocqueville se place en observateur de la soci&#233;t&#233;. Il identifie tout ce qui &#171; menace &#187; la d&#233;mocratie, comme l'obsession des satisfactions de nos int&#233;r&#234;ts mat&#233;riels. Tocqueville aborde le passage d'une d&#233;mocratie &#224; une monarchie absolue, pendant lequel les citoyens se contentent de leur bien-&#234;tre personnel, qui r&#233;side dans les propri&#233;t&#233;s mat&#233;rielles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Mais, &lt;strong&gt;quels probl&#232;mes posent le go&#251;t des jouissances mat&#233;rielles ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Quel est le r&#244;le de la d&#233;mocratie dans la production ? Quel lien existe-t-il entre la libert&#233; et l'industrie ? En quoi la libert&#233; permet-elle la production de richesses ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Le d&#233;veloppement de la production d&#233;pend du r&#233;gime de l'&#233;tat. Lorsque le peuple se retire des affaires publiques, il se concentre et s'int&#233;resse davantage aux affaires priv&#233;es. Seules les affaires priv&#233;es ont pour le peuple un int&#233;r&#234;t puisqu'elles leur permettent l'acquisition de biens mat&#233;riels. Lorsque le peuple s'int&#233;resse aux affaires priv&#233;es, il existe temporairement une hausse de la productivit&#233;.&lt;br class='manualbr' /&gt;	Gr&#226;ce &#224; l'exemple des peuples Tyriens ou des peuples Florentins, Tocqueville prouve que l'activit&#233; productive et commer&#231;ante de ces derniers est due &#224; leur libert&#233;. La libert&#233; permet de se procurer &#171; plus ais&#233;ment les jouissances mat&#233;rielles apr&#232;s lesquelles les hommes soupirent sans cesse &#187;. Pour Tocqueville, il n'existe pas de prosp&#233;rit&#233; mat&#233;rielle sans libert&#233; : &#034;il y a donc un lien &#233;troit et un rapport n&#233;cessaire entre ces deux choses : libert&#233; et industrie&#034;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Comment les affaires priv&#233;es l'emportent-elles sur les affaires publiques ? Les hommes d&#233;laissent-ils leurs int&#233;r&#234;ts collectifs au profit de leurs int&#233;r&#234;ts personnels et individuels ? En quoi la d&#233;mocratie rend-elle les hommes plus individualistes ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	La d&#233;mocratie semble souligner le caract&#232;re individualiste de l'&#234;tre humain. Puisque celui-ci ne pense plus qu'&#224; son bien-&#234;tre personnel, &#224; quoi bon s'int&#233;resser -et donc, perdre du temps- dans des affaires publiques ? Une des id&#233;es fondamentales de la d&#233;mocratie est pourtant l'association d'hommes &#233;gaux. Le concept de la d&#233;mocratie et la fa&#231;on de pens&#233;e individualiste de l'homme pose probl&#232;me : comment serait-ce possible de rendre la vie publique int&#233;ressante ? Un homme se croit seul au monde, et s'occupe donc exclusivement de ses int&#233;r&#234;ts priv&#233;s. Il ne parvient pas &#224; se voir dans la soci&#233;t&#233;, qui est pourtant la sienne. Seules les affaires priv&#233;es l'int&#233;ressent, puisque l'homme est individualiste, c'est-&#224;-dire qu'il a une pr&#233;f&#233;rence pour la vie priv&#233;e au sein de sa famille et de ses amis, mais manque d'int&#233;r&#234;t pour la soci&#233;t&#233; globale. Les hommes sont individualistes puisqu'&#171; ils n'aper&#231;oivent plus le lien &#233;troit qui unit la fortune particuli&#232;re de chacun d'eux &#224; la prosp&#233;rit&#233; de tous &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L'association d'hommes &#233;gaux permet-elle la procuration de biens ?&lt;/strong&gt; &lt;br class='manualbr' /&gt;	Le r&#233;gime d&#233;mocratique permet l'association entre les membres du peuple. L'association permet une acquisition de biens d&#233;sir&#233;s par la population.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;En quoi le despotisme pose probl&#232;me &#224; la production de richesses et au commerce ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Le despotisme se d&#233;finit comme une forme d'autorit&#233; tyrannique et oppressive, un r&#233;gime dans lequel le despote a le pouvoir absolu. Il ne peut donc pas avoir un effet sur la production similaire &#224; celui de la d&#233;mocratie : en r&#233;duisant la libert&#233;, il nuit &#224; la production. Si la libert&#233; permet la production, en supprimant m&#234;me partiellement la libert&#233; des hommes, alors la production, le commerce et l'industrie seront touch&#233;s. Le despotisme est, d'apr&#232;s Tocqueville, leur &#171; ennemi &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Qu'est-ce que le gouvernement ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	La d&#233;mocratie propose au citoyen d'avoir un petit r&#244;le politique. Les citoyens ne sont pas &#224; la t&#234;te du pouvoir mais un r&#244;le leur est tout de m&#234;me attribu&#233; au sein de la d&#233;mocratie. Tocqueville prouve les droits des citoyens lorsqu'il en &#233;num&#232;re quelques uns : &#171; s'agit-il de choisir leurs repr&#233;sentants, de pr&#234;ter main-forte &#224; l'autorit&#233;, de traiter en commun la chose commune &#187;. Bien que &#171; le temps leur manque &#187;, les citoyens sont en droit d'avoir un r&#244;le politique : ils ont le droit de vote, leur permettant de donner leur avis quant aux d&#233;cisions politiques. Or, les citoyens ne font pas pleinement partie du gouvernement puisque les hommes y voient une perte de temps. Les affaires publiques passent de nouveau au second plan, au profit des affaires priv&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Comment la passion du bien-&#234;tre permet-elle l'&#233;loignement de l'objet de nos convoitises ? En quoi le go&#251;t des jouissances mat&#233;rielles peut-il livrer un peuple &#224; un seul homme ? &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Le pouvoir absolu serait &#171; minutieux et tracassier &#187; en d&#233;mocratie. Effectivement, le peuple se laisserait tromper et abuser lorsqu'il aspire &#224; une trop grande passion pour les jouissances mat&#233;rielles. Un seul homme pourrait alors parvenir &#224; prendre la t&#234;te du pouvoir pour si peu qu'il laisserait &#224; la population le droit de jouir de ses biens. En valorisant le go&#251;t des biens mat&#233;riels, un despote pourrait obtenir un pouvoir absolu sur tout le reste. En quelque sorte, si un homme habile parvient &#224; tromper les citoyens en leur permettant une extr&#234;me jouissance sur les propri&#233;t&#233;s mat&#233;rielles, ce ma&#238;tre aurait le champ libre sur toutes les autres affaires d'ordre publique. Selon Tocqueville, les hommes ne sont &#171; pr&#233;occup&#233;s que du seul soin de faire fortune &#187; et ne se rendent donc pas compte que des droits peuvent leur &#234;tre supprim&#233;s : &#171; qu'il veille quelques temps &#224; ce que tous les int&#233;r&#234;ts mat&#233;riels prosp&#232;rent, on le tiendra ais&#233;ment quitte du reste &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le temps a-t-il un r&#244;le important dans la vie politique ? La d&#233;mocratie met-elle la vie politique en danger ?&lt;/strong&gt;&lt;br class='manualbr' /&gt;	S'occuper d'une affaire publique demande du temps. Le temps consacr&#233; &#224; cette affaire publique est du temps de perdu par rapport au temps que l'homme aurait pu utilis&#233; sur une affaire priv&#233;e. Pour les hommes, le temps qu'ils pourraient consacrer &#224; la vie politique sont des &#171; travaux inutiles &#187;. Tocqueville d&#233;nonce le d&#233;sint&#233;r&#234;t global des hommes pour la vie politique : &#171; ce sont l&#224; jeux d'oisifs qui ne conviennent point &#224; des hommes graves et occup&#233;s des int&#233;r&#234;ts s&#233;rieux de la vie &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	La d&#233;mocratie offre une plus grande libert&#233;, et donc, la libert&#233; de ne plus s'int&#233;resser aux affaires publiques et de ne se concentrer que sur soi. C'est pourquoi Tocqueville, bien que fervent d&#233;fenseur de la d&#233;mocratie, nuance ses propos quant &#224; la libert&#233; propos&#233;e par la d&#233;mocratie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Comment le go&#251;t des jouissances mat&#233;rielles peut-il &#234;tre plus fort que la libert&#233; ?&lt;/strong&gt;&lt;br class='manualbr' /&gt;	Puisqu'il existe un lien entre la production et la libert&#233;, la libert&#233; n'est qu'une &#233;tape dans la satisfaction par les jouissances mat&#233;rielles. C'est la libert&#233; qui permet les propri&#233;t&#233;s mat&#233;rielles, et non l'inverse. La jouissance mat&#233;rielle semblent &#234;tre le but le plus important chez l'homme. Le go&#251;t pour les jouissances mat&#233;rielles est parfois d&#233;mesur&#233; et abusif, ce qui contraint l'homme &#224; &#234;tre domin&#233; par son d&#233;sir de propri&#233;t&#233;s mat&#233;rielles. Pour illustrer ses dires, Tocqueville prend l'exemple de l'homme aveugl&#233; par ses d&#233;sirs, qui ne d&#233;pend plus de lui-m&#234;me.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les Am&#233;ricains proposent-ils une solution pour r&#233;soudre les probl&#232;mes li&#233;s &#224; la d&#233;mocratie ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Tocqueville, en quelques sortes, admire la r&#233;ussite am&#233;ricaine. En effet, les Am&#233;ricains ont &#233;vit&#233;, malgr&#233; leur go&#251;t certain pour les jouissances mat&#233;rielles, de se faire dominer par un tyran. Pour les Am&#233;ricains, la d&#233;mocratie est la cl&#233; de leur bien-&#234;tre puisqu'elle leur permet d'&#234;tre libre. La libert&#233; est une valeur fondamentale pour les Am&#233;ricains, c'est elle qui leur accorde &#224; la fois la jouissance de leurs propri&#233;t&#233;s mat&#233;rielles, et la perspective de se procurer de nouveaux biens. Le bien-&#234;tre des Am&#233;ricains r&#233;side dans le lien &#233;tabli entre la libert&#233; (procur&#233;e la d&#233;mocratie) et les propri&#233;t&#233;s mat&#233;rielles. Les Am&#233;ricains ont r&#233;fl&#233;chi quant &#224; leur go&#251;t pour les jouissances mat&#233;rielles : m&#234;me si cet attrait existe, ils ne perdent pas de vue qu'il existe &#233;galement des affaires publiques. Comme le dit Tocqueville, la libert&#233; est &#171; la plus grande garantie &#187; et &#171; le meilleur instrument &#187; de leur bien-&#234;tre. Ils ont compris que s'ils perdaient la libert&#233;, et donc que s'ils se d&#233;sint&#233;ressaient des affaires publiques, ils ne pourraient plus jouir de leurs propri&#233;t&#233;s mat&#233;rielles comme ils l'ont fait auparavant. Ils sont donc &#224; la recherche d'un gouvernement qui accorderait la jouissance mat&#233;rielle, et l'acquisition de nouveaux biens.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;_&lt;strong&gt; D'autres questions possibles :&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le d&#233;veloppement de la production d&#233;pend-il du r&#233;gime de l'Etat ? &lt;br class='manualbr' /&gt;- Le bien-&#234;tre de l'homme r&#233;side-t-il dans les jouissances mat&#233;rielles ? &lt;br class='manualbr' /&gt;- La libert&#233; est-elle utile &#224; la richesse ?&lt;br class='manualbr' /&gt;- Se concentrer sur les affaires priv&#233;es met-il en danger la libert&#233; ?&lt;br class='manualbr' /&gt;- Le despotisme est-il subi ou choisi ?&lt;br class='manualbr' /&gt;- Une soci&#233;t&#233; d&#233;mocratique peut-elle &#233;viter l'individualisme ?&lt;br class='manualbr' /&gt;- L'individualisme est-il l'&#233;go&#239;sme ?&lt;br class='manualbr' /&gt;- Le gouvernement existe-t-il vraiment ?&lt;br class='manualbr' /&gt;- La passion et la raison sont-elles li&#233;es ?&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Du point de d&#233;part et de son importance pour l'avenir des anglo-am&#233;ricains</title>
		<link>http://serieslitteraires.org/site/Du-point-de-depart-et-de-son-importance-pour-l-avenir-des-anglo-americains</link>
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		<dc:date>2012-02-17T09:50:29Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Oriane Careme</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Tome II (premi&#232;re partie) Chapitre 2 pages 69-71 de l'&#233;dition Folio &lt;br class='autobr' /&gt; La soci&#233;t&#233; est g&#233;n&#233;ralement d&#233;finie comme un groupe d'individus ralli&#233;s par des besoins communs et vivant sous des lois communes. Mais quelles sont les fondements de ces soci&#233;t&#233;s . Par quelle motivations humaines celles ci prennent -elles vie ? Dans ce deuxi&#232;me chapitre de la D&#233;mocratie en Am&#233;rique qui constitue &#171; la cl&#233; de presque tout l'ouvrage &#187; Tocqueville s'attache &#224; rappeler l'histoire am&#233;ricaine pour d&#233;gager (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://serieslitteraires.org/site/-Tocqueville-" rel="directory"&gt;Tocqueville&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='http://serieslitteraires.org/site/local/cache-vignettes/L150xH109/arton1005-f4990.jpg?1773486188' alt='' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='109' onmouseover='' onmouseout='' /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Tome II (premi&#232;re partie) Chapitre 2&lt;br class='autobr' /&gt;
pages 69-71 de l'&#233;dition Folio&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La soci&#233;t&#233; est g&#233;n&#233;ralement d&#233;finie comme un groupe d'individus ralli&#233;s par des besoins communs et vivant sous des lois communes. Mais quelles sont les fondements de ces soci&#233;t&#233;s . Par quelle motivations humaines celles ci prennent -elles vie ? Dans ce deuxi&#232;me chapitre de la D&#233;mocratie en Am&#233;rique qui constitue &#171; la cl&#233; de presque tout l'ouvrage &#187; Tocqueville s'attache &#224; rappeler l'histoire am&#233;ricaine pour d&#233;gager l'essence m&#234;me du caract&#232;re d&#233;mocratique d'une soci&#233;t&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	L'homme est influenc&#233; d&#232;s son plus jeune &#226;ge par son environnement. Ses actes, ses pens&#233;es ainsi que ses valeurs futures naissent &#224; l'instant m&#234;me o&#249; son esprit s'ouvre au monde ext&#233;rieur. Ainsi Tocqueville &#233;crit : &#171; les peuples se ressentent toujours de leur origines. Les circonstances qui ont accompagn&#233; leur naissance et servi &#224; leur d&#233;veloppement influent sur tout le reste de leur carri&#232;re &#187;. Il en est de m&#234;me pour les nations qui trouvent leurs d&#233;fauts et leurs qualit&#233;s ,non pas dans leur caract&#232;re &#233;volutif forg&#233; &#224; travers les si&#232;cles, mais au moment m&#234;me o&#249; elles naissent. N&#233;anmoins, tout comme les hommes qui ont perdu le souvenir de leur naissance, la plupart des soci&#233;t&#233;s ont oubli&#233; ce qui est &#224; l'origine de leur d&#233;mocratie, et les individus vivent aujourd'hui sous des lois dont ils ne connaissent pas les fondements ni les motivations. Mais alors comment peut-on &#233;tudier une d&#233;mocratie puisque son explication et sa compr&#233;hension r&#233;sident dans sa naissance ?&lt;br class='manualbr' /&gt;Sur cette constatation , Tocqueville justifie son choix d'&#233;tudier l'Am&#233;rique ,non seulement car elle semble constituer un mode de vie sain et fonctionnel mais aussi parce que &#171; l'Am&#233;rique est le seul pays o&#249; l'on ait pu assister aux d&#233;veloppements naturels et tranquilles d'une soci&#233;t&#233; et o&#249; il ai &#233;t&#233; possible de pr&#233;ciser l'influence exerc&#233;e par le point de d&#233;part sur l'avenir des &#233;tats &#187;. Pour ce faire, l'auteur, par le biais de citations de Nathaniel Morton &#171; l'historien des premi&#232;res ann&#233;es de la nouvelle Angleterre &#187;, va se poser en tant qu'historien en rappelant les &#233;v&#232;nements chronologiques et ainsi poser les bases de l'existence de la d&#233;mocratie en Am&#233;rique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lors de son analyse historique Tocqueville utilise &#224; plusieurs reprises la notion de ressemblance et &#171; d'influence &#187;. D'apr&#232;s lui, les &#233;migrants qui sont arriv&#233;s en Am&#233;rique lors des diff&#233;rentes colonisations poss&#233;daient d'ors et d&#233;j&#224;, inconsciemment, le principe m&#234;me de la d&#233;mocratie en ce qu'ils ne se sentaient pas sup&#233;rieurs les uns par rapport aux autres. Ici Tocqueville d&#233;termine ce qui pour lui constitue un des principes de base de la d&#233;mocratie : le principe d'&#233;galit&#233; et affirme que &#171; la pauvret&#233; et le malheur sont les meilleurs garants d'&#233;galit&#233; que l'on connaisse parmi les hommes &#187;. Ces individus, &#233;tant &#233;gaux par leur manque de richesses, &#233;taient alors mu&#233;s par l'envie de faire une soci&#233;t&#233; &#233;galitaire et libre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'auteur s'attache &#224; mettre l'accent de fa&#231;on positive sur ce gouvernement politique communal qu'il d&#233;finit comme &#171; le germe f&#233;cond des institutions libre &#187;. Il pr&#244;ne une soci&#233;t&#233; o&#249; l'individu se met au service de l'int&#233;r&#234;t g&#233;n&#233;ral et dans laquelle chacun fait preuve de responsabilit&#233; pour le bien de la nation, rejetant ainsi un &#233;tat tut&#233;laire dirigeant ses citoyens pour aller vers une institution fond&#233;e sur la p&#233;r&#233;quation et la libert&#233;. Mais une institution comme celle-ci peut-elle &#234;tre durable ? L'Am&#233;rique peut-elle r&#233;sister aux influence ext&#233;rieures ?&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1244 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://serieslitteraires.org/site/local/cache-vignettes/L207xH244/images-4-10292.jpg?1773162954' width='207' height='244' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;br class='manualbr' /&gt;Lors de son analyse du sol am&#233;ricain, Tocqueville emploie l'expression de &#171; terre rebelle &#187;. En effet bien que certains hommes aient tent&#233; de lui influer certains principes aristocratiques, celle ci &#171; repoussait absolument l'aristocratie territoriale et sa &#171; propri&#233;t&#233; fonci&#232;re h&#233;r&#233;ditairement transmise &#187;. Tout comme le sont les habitants qui y r&#233;sident, le sol am&#233;ricain est libre et offre ses ressources seulement au moyen d'un partage arbitraire fond&#233; sur le travail de chaque propri&#233;taire. N&#233;anmoins, des nuances existeraient dans cette institution et c'est ce &#224; quoi Tocqueville va s'attacher a expliquer par la suite.&lt;br class='manualbr' /&gt;Le monde am&#233;ricain ne serait pas historiquement parlant, un seul et m&#234;me groupe mais serait divis&#233; en deux corps install&#233;s au nord et au sud, qu'il semble important de diff&#233;rencier. Dans la suite du chapitre, l'auteur met un point d'honneur &#224; expliquer les diff&#233;rences entre les colonies anglaises et les colonies europ&#233;ennes, en soulignant explicitement les int&#233;r&#234;ts presque malveillants de nos pr&#233;d&#233;cesseurs europ&#233;ens. En effet, &#171; l'Europe &#224; l'&#233;poque &#233;tait encore singuli&#232;rement pr&#233;occup&#233;e de l'id&#233;e que les mines d'or et d'argent font la richesse des peuples &#187;. L'homme europ&#233;en est aveugl&#233; par le d&#233;sir de poss&#233;der, l'avarice et l'orgueil. Tocqueville parle alors d'hommes sans &#171; aucune noble pens&#233;e, aucune combinaison immat&#233;rielle &#187; qui seraient venus coloniser le sud de l'Am&#233;rique dans le but d'en tirer profit. L'image que donnent les anglais est, elle, beaucoup plus utopique puisque, selon Tocqueville, elle a &#233;t&#233; &#171; comme ces feux allum&#233;s sur les hauteurs qui, apr&#232;s avoir r&#233;pandu la chaleur autour d'eux teignent encore de leurs clart&#233;s les derniers confins de l'horizon &#187;. Les &#233;migrants, fondateurs de la Nouvelle Angleterre, &#233;taient des hommes de bon sens, &#233;gaux mat&#233;riellement et intellectuellement qui &#171; s'arrachaient aux douceurs de la patrie pour ob&#233;ir &#224; un besoin purement intellectuel &#187; et faire &#171; triompher une id&#233;e &#187;. Mais on peut relever dans la suite de ce chapitre une certaine contradiction dans le principe de libert&#233; dont parle Tocqueville. En effet, ces &#233;migrants ou encore &#171; ces p&#232;lerins &#187; faisaient parti d'une doctrine religieuse aust&#232;re appel&#233;e le puritanisme. Nomm&#233;s les &#171; pieux aventuriers &#187; par l'auteur, ils avaient fuit une terre &#171; barbare &#187; et &#171; abandonn&#233;e du monde pour y prier dieu en libert&#233; &#187;. Mais alors, peut-on r&#233;ellement qualifier de libre une institution qui est synonyme de doctrine sectaire puisque les sectes fonctionnent selon des principes profess&#233;s par des individus dans le but de diriger une action ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s avoir expliqu&#233; la raison de leur venue dans le nouveau monde, Tocqueville met en lumi&#232;re les points sombres de l'&#233;volution de la d&#233;mocratie. En effet, m&#234;me si aux premiers jours, les puritains avaient r&#233;ussi &#224; faire de leur institution une &#171; soci&#233;t&#233; homog&#232;ne dans toutes ses parties &#187;, celle ci s'est d&#233;grad&#233;e : l'esprit puritain fortement repouss&#233; dans la m&#232;re patrie s'est exalt&#233; dans la cr&#233;ation des lois. On assistait alors &#224; l'&#233;poque au vote libre de lois &#171; bizarre et tyranniques &#187; d&#233;mesur&#233;es aux vues des attitudes sereines et aust&#232;res des habitants, bien qu'ils aient gard&#233; les principes reconnus de la d&#233;mocratie telles que : &#171; l'intervention du peuple dans les affaires publique, le vote libre de l'imp&#244;t, la responsabilit&#233; des agents du pouvoir, la libert&#233; individuelle et le jugement par jury &#187;.&lt;br class='manualbr' /&gt;Enfin Tocqueville, &#224; la fin de son explication, rappelle le sort des europ&#233;ens qui &#224; l'&#233;poque encore, sous une royaut&#233; absolue, ne prenaient pas part &#224; la politique et ne connaissaient pas la vraie libert&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi, Tocqueville dans ce chapitre qui constituera la base de son argumentation, explique, gr&#226;ce &#224; des recherches pouss&#233;es, une observation pointilleuse et des propos emprunt&#233;s &#224; d'autres historiens, que &#171; l'ind&#233;pendance communale forme encore de nos jour le principe et la vie de la libert&#233; am&#233;ricaine &#187;. Il s'attache pour cela &#224; mettre en valeur la soci&#233;t&#233; anglo-am&#233;ricaine en la comparant avec celle de l'Europe, qui semble constituer pour lui le mod&#232;le &#224; ne pas suivre. La d&#233;mocratie am&#233;ricaine qui r&#233;sulte de l'esprit de religion et de libert&#233;, est une &#171; &#233;nigme sociale &#187; des plus int&#233;ressantes que l'auteur tentera de r&#233;soudre tout au long son &#339;uvre.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Des cart&#233;siens qui s'ignorent : la m&#233;thode philosophique des am&#233;ricains selon Tocqueville</title>
		<link>http://serieslitteraires.org/site/Des-cartesiens-qui-s-ignorent-la-methode-philosophique-des-americains-selon</link>
		<guid isPermaLink="true">http://serieslitteraires.org/site/Des-cartesiens-qui-s-ignorent-la-methode-philosophique-des-americains-selon</guid>
		<dc:date>2012-02-17T09:49:52Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Ludivine Romer</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Compte rendu de l'article de Laurence Guellec intitul&#233; &#171; Des Cart&#233;siens qui s'ignorent : la m&#233;thode philosophique des am&#233;ricains selon Tocqueville &#187;, publi&#233; dans la revue philosophique en 2004. &lt;br class='autobr' /&gt; Dans son article publi&#233; en 2004 dans la revue philosophique,tome 129, Laurence Guellec, professeure &#224; l'universit&#233; de Poitiers, &#233;tudie les liens qui existent entre Tocqueville, l'Am&#233;rique et Descartes. Ainsi, tout en d&#233;taillant les deux th&#233;matiques majeures de cet article ( la politique et la (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://serieslitteraires.org/site/-Tocqueville-" rel="directory"&gt;Tocqueville&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='http://serieslitteraires.org/site/local/cache-vignettes/L150xH113/arton973-490ce.jpg?1773486188' alt='' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='113' onmouseover='' onmouseout='' /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Compte rendu de l'article de Laurence Guellec intitul&#233; &#171; Des Cart&#233;siens qui s'ignorent : la m&#233;thode philosophique des am&#233;ricains selon Tocqueville &#187;, publi&#233; dans la revue philosophique en 2004.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Dans son article publi&#233; en 2004 dans&lt;i&gt; la revue philosophique&lt;/i&gt;,tome 129, Laurence Guellec, professeure &#224; l'universit&#233; de Poitiers, &#233;tudie les liens qui existent entre Tocqueville, l'Am&#233;rique et Descartes.&lt;br class='autobr' /&gt;
Ainsi, tout en d&#233;taillant les deux th&#233;matiques majeures de cet article ( la politique et la philosophie) , nous pouvons nous demander de quelle mani&#232;re l'auteure laisse transparaitre son avis et donne un aspect critique &#224; son analyse.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;I. Une r&#233;flexion politique&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Laurence Guellec d&#233;bute son analyse par une citation de&lt;i&gt; La d&#233;mocratie en Am&#233;rique,tome II&lt;/i&gt;, qu'elle commentera par la suite, pouvant ais&#233;ment &#234;tre consid&#233;r&#233;e comme une introduction &#224; son propos.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette citation &#233;voque l'Am&#233;rique et Descartes soit les deux grandes th&#233;matiques pr&#233;sentes au sein de l'&#339;uvre de Tocqueville et dont il est question &#224; travers cet article.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#233;s le premier paragraphe, l'auteure qualifie l'affirmation de Tocqueville concernant l'Am&#233;rique &#171; d'assertion impatriotique &#187; &#224; la ligne 4. &lt;br class='autobr' /&gt;
Le terme &#171; impatriotique &#187; a une forte teneur n&#233;gative et laisse d&#233;j&#224; transparaitre l'avis de l'auteure au sujet du choix de Tocqueville.&lt;br class='autobr' /&gt;
Plus tard elle qualifie m&#234;me l'int&#233;r&#234;t que Tocqueville porte aux am&#233;ricains d'&#171; originalit&#233; Tocquevillienne &#187; au cours du troisi&#232;me paragraphe.&lt;br class='autobr' /&gt;
L'utilisation du nom de Tocqueville comme adjectif est &#224; nouveau une r&#233;elle preuve de n&#233;gativit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Malgr&#233; tout, l'auteure tente d'expliquer le point de vue de Tocqueville lorsqu'elle &#233;voque l'av&#232;nement de la d&#233;mocratie en Am&#233;rique et en France.&lt;br class='autobr' /&gt;
Elle rappelle ainsi que les am&#233;ricains sont les premiers &#224; avoir &#233;prouv&#233; le syst&#232;me d&#233;mocratique et poss&#232;dent un droit &#224; l'&#233;galit&#233; et &#224; la libert&#233; plus ancien que les fran&#231;ais qui ont,par ailleurs,d&#251; se r&#233;volter pour obtenir des droits et une d&#233;mocratie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Enfin, l'auteure ne cache pas une certaine r&#233;ticence au choix de Tocqueville de s'int&#233;resser &#224; un pays consid&#233;r&#233; comme moins cultiv&#233; ou lettr&#233; que la France mais tente n&#233;anmoins d'expliquer l'intention de l'&#233;crivain.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi m&#234;me si au premier abord cet article semble &#234;tre davantage ax&#233; sur l'aspect politique de l'&#339;uvre,il s'int&#233;resse malgr&#233; tout &#224; la port&#233;e philosophique de &lt;i&gt;La d&#233;mocratie en Am&#233;rique&lt;/i&gt; tout en incitant &#224; la r&#233;flexion.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;II. Une r&#233;flexion philosophique : Le choix de Descartes&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Selon l'auteure, Tocqueville a d&#233;cid&#233; de transposer la pens&#233;e cart&#233;sienne en Am&#233;rique pour la rendre d&#233;mocratique.&lt;br class='autobr' /&gt;
En effet, Laurence Guellec explique que la &#171; m&#233;thode cart&#233;sienne [&#8230;] est donc une m&#233;thode d&#233;mocratique &#187; (page 448)&lt;br class='autobr' /&gt;
Descartes n'est donc pas seulement un philosophe fran&#231;ais, il est aussi et surtout une pens&#233;e commune &#224; de nombreux peuples. Une pens&#233;e commune par ailleurs n&#233;cessaire &#224; toute d&#233;mocratie comme expliqu&#233; tout au long de cette m&#234;me page.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le &#171; self made man &#187; am&#233;ricain est d'ailleurs en quelque sorte une id&#233;ologie philosophique plus ou moins consciente qu'il est int&#233;ressant d'&#233;tudier pour ensuite &#233;tablir une comparaison avec la France et ses principes philosophiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tocqueville utilise donc Descartes comme argument d'autorit&#233; pour servir sa cause &#224; la mani&#232;re de nombreux autres auteurs comme le rappelle Laurence Guellec.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'auteure d&#233;sacralise cependant Tocqueville et son entreprise lorsqu'elle &#233;voque sa fa&#231;on d'utiliser Descartes.&lt;br class='autobr' /&gt;
Elle emploie tout d'abord le d&#233;terminant possessif &#171; son Descartes &#187; &#224; la page 444 de mani&#232;re &#224; bien distinguer le Descartes utilis&#233; par Tocqueville de Ren&#233; Descartes en lui m&#234;me, puis elle utilise l'article d&#233;fini &#171; le &#187; lorsqu'elle dit &#171; Le Descartes de Tocqueville &#187; pour enfin le qualifier de &#171; Descartes de seconde main &#187; &#224; la page 449. &lt;br class='autobr' /&gt;
Cette accumulation de termes n&#233;gatifs r&#233;v&#232;lent parfaitement ce que l'auteure pense de la mani&#232;re dont Tocqueville utilise Descartes. Elle fait m&#234;me allusion au &lt;i&gt;dictionnaire des id&#233;es re&#231;ues&lt;/i&gt; de Flaubert &#224; la page 444.&lt;br class='autobr' /&gt;
Or nous savons que cette &#339;uvre est purement ironique et est m&#234;me consid&#233;r&#233;e comme &#233;tant une &#171; encyclop&#233;die de la b&#234;tise humaine &#187; par Flaubert lui m&#234;me. &lt;br class='autobr' /&gt;
Ainsi r&#233;sumer la connaissance que Tocqueville a de Descartes &#224; cette &#339;uvre est enti&#232;rement p&#233;joratif.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'auteure insinue &#224; travers ces &#233;l&#233;ments que Tocqueville n'explore pas assez intens&#233;ment la pens&#233;e cart&#233;sienne qui est trop vite r&#233;sum&#233;e &#224; sa c&#233;l&#232;bre doctrine &#171; cogito ergo sum &#187; qui signifie &#171; je pense (ou je doute) donc je suis &#187;. Elle se demande m&#234;me si Tocqueville a effectivement lu &lt;i&gt;La M&#233;thode&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Enfin Laurence Guellec cl&#244;t son article sur une comparaison de Tocqueville &#224; la proph&#233;tesse grecque Cassandre lorsqu'elle le qualifie de &#171; proph&#232;te de mauvais augure de notre modernit&#233; &#187; (p 553) insistant sur son c&#244;t&#233; pessimiste, h&#233;sitant &#233;ternellement entre deux formes de libert&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette comparaison peut cependant avoir deux sens. &lt;br class='autobr' /&gt;
En effet, Le premier serait que l'auteure compare Tocqueville &#224; la proph&#233;tesse grecque pour son c&#244;t&#233; pessimiste,peu confiant en l'humanit&#233; et dont les dires peuvent s'apparenter &#224; de la m&#233;disance, tandis que le second serait que Tocqueville serait pour le moment un auteur incompris par ses semblables et dont les pr&#233;visions se r&#233;v&#232;leront exactes comme l'ont &#233;t&#233; celles de Cassandre avec la guerre de Troie...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En conclusion, gr&#226;ce &#224; des r&#233;f&#233;rences pr&#233;cises pouvant s'apparenter &#224; des arguments d'autorit&#233; et de subtiles marques de subjectivit&#233;, cet article peut &#234;tre consid&#233;r&#233; comme &#233;tant une critique appuy&#233;e mais cependant nuanc&#233;e et approfondie de l'&#339;uvre d'Alexis de Tocqueville qu'il semble n&#233;cessaire de d&#233;chiffrer dans son ensemble. &lt;br class='autobr' /&gt;
L'auteure laisse appara&#238;tre son opinion tout au long de son analyse tout en insinuant un appel &#224; la r&#233;flexion politique et philosophique. &lt;br class='autobr' /&gt;
Deux th&#233;matiques qui, au fil de l'article,apparaissent comme &#233;tant finalement indissociables.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>L'&#233;galit&#233;</title>
		<link>http://serieslitteraires.org/site/L-egalite</link>
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		<dc:date>2012-02-16T11:51:42Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Val&#233;rie P&#233;rez</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;TD du 16 f&#233;vrier 2012 &lt;br class='autobr' /&gt; 4 fa&#231;ons de penser l'&#233;galit&#233; des conditions : juridique : renvoie &#224; la D&#233;claration : tous les hommes sont &#233;gaux en droit. sens philosophique : il n'y a plus de diff&#233;rences d'essence entre les &#234;tres, il n'y a pas de sup&#233;riorit&#233; inn&#233;e. sens sociologique :renvoie &#224; une soci&#233;t&#233; mue par l'industrie ; lorsque l'industrialisation s'acc&#233;l&#232;re, que les richesses produites sont concentr&#233;es, l'&#233;galit&#233; de droit ne suffit plus &#224; assurer l'&#233;galit&#233; des conditions. psychologique : (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://serieslitteraires.org/site/-Tocqueville-" rel="directory"&gt;Tocqueville&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='http://serieslitteraires.org/site/local/cache-vignettes/L150xH135/arton1002-15963.jpg?1773486188' alt='' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='135' onmouseover='' onmouseout='' /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;TD du 16 f&#233;vrier 2012&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;4 fa&#231;ons de penser l'&#233;galit&#233; des conditions :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;juridique : renvoie &#224; la D&#233;claration : tous les hommes sont &#233;gaux en droit.&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; sens philosophique : il n'y a plus de diff&#233;rences d'essence entre les &#234;tres, il n'y a pas de sup&#233;riorit&#233; inn&#233;e.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; sens sociologique :renvoie &#224; une soci&#233;t&#233; mue par l'industrie ; lorsque l'industrialisation s'acc&#233;l&#232;re, que les richesses produites sont concentr&#233;es, l'&#233;galit&#233; de droit ne suffit plus &#224; assurer l'&#233;galit&#233; des conditions.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; psychologique : il y a un d&#233;sir d'&#233;galit&#233;, parfois plus puissant que le d&#233;sir de libert&#233;, d'o&#249; un certain nombre de tensions qui ouvrent des voix politiques diff&#233;rentes. La passion pour l'&#233;galit&#233;, d'apr&#232;s Tocqueville est plus forte que le d&#233;sir de libert&#233;.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;Il y a une opposition fondamentale chez Tocqueville entre l'aristocrate chez lui, dans sa soci&#233;t&#233; et le citoyen dans la d&#233;mocratie. Ce dernier est &#224; la fois ind&#233;pendant et fier de sa libert&#233; au sein de la soci&#233;t&#233; et faible en m&#234;me temps, car ce qui fait loi, c'est le nombre, c'est la majorit&#233;. Ainsi, l'individu se tourne vers la majorit&#233;, qui est la force, et cela m&#232;ne au conformisme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi, Tocqueville s'interroge sur l'&#233;galit&#233; comme ressort une possible d'une nouvelle servitude : on peut concevoir une soci&#233;t&#233; o&#249; les hommes se sentant semblables, vivant dans l'&#233;galit&#233;, ne seraient pas libres et vivraient tous &#233;gaux sous le pouvoir qu'eux-m&#234;mes pensent s'&#234;tre donn&#233;, puisque, &#233;tant &#233;gaux ils se retrouvent dans un pouvoir tut&#233;laire (voir fin du tome 2), et pour lui, la d&#233;mocratie brise la cha&#238;ne du social : &#171; Chaque classe venant &#224; se rapprocher des autres et &#224; s'y m&#234;ler, ses membres deviennent indiff&#233;rents et comme &#233;trangers entre eux. L'aristocratie avait fait de tous les citoyens une longue cha&#238;ne qui remontait du paysan au roi ; la d&#233;mocratie brise la cha&#238;ne et met chaque anneau &#224; part. &#192; mesure que les conditions s'&#233;galisent, il se rencontre un plus grand nombre d'individus qui, n'&#233;tant plus assez riches ni assez puissants pour exercer une grande influence sur le sort de leurs semblables, ont acquis cependant ou ont conserv&#233; assez de lumi&#232;res et de biens pour pouvoir se suffire &#224; eux-m&#234;mes. Ceux-l&#224; ne doivent rien &#224; personne, ils n'attendent pour ainsi dire rien de personne ; ils s'habituent &#224; se consid&#233;rer toujours isol&#233;ment, ils se figurent volontiers que leur destin&#233;e tout enti&#232;re est entre leurs mains. Ainsi, non seulement la d&#233;mocratie fait oublier &#224; chaque homme ses a&#239;eux, mais elle lui cache ses descendants et le s&#233;pare de ses contemporains ; elle le ram&#232;ne sans cesse vers lui seul et menace de le renfermer enfin tout entier dans la solitude de son propre coeur. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;DEUXI&#200;ME PARTIE, INFLUENCE DE LA D&#201;MOCRATIE SUR LES SENTIMENTS DES AM&#201;RICAINS, CHAPITRE II. - De l'individualisme dans les pays d&#233;mocratiques&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La passion pour l'&#233;galit&#233;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Qu'est-ce que la passion pour l'&#233;galit&#233; chez Tocqueville ? Une partie de la r&#233;ponse se trouve dans le 3&#232;me chapitre de la Premi&#232;re partie (Cons&#233;quences politiques de l'&#233;tat social des Anglo-Am&#233;ricains) : &#171; Il y a en effet une passion m&#226;le et l&#233;gitime pour l'&#233;galit&#233; qui excite les hommes &#224; vouloir &#234;tre tous forts et estim&#233;s. Cette passion tend &#224; &#233;lever les petits au rang des grands ; mais il se rencontre aussi dans le coeur humain un go&#251;t d&#233;prav&#233; pour l'&#233;galit&#233;, qui porte les faibles &#224; vouloir attirer les forts &#224; leur niveau, et qui r&#233;duit les hommes &#224; pr&#233;f&#233;rer l'&#233;galit&#233; dans la servitude &#224; l'in&#233;galit&#233; dans la libert&#233;. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La passion pour l'&#233;galit&#233; n'a donc rien &#224; voir avec un go&#251;t pour la justice ni avec une empathie pour ceux qui souffrent d'&#234;tre au bas de l'&#233;chelle sociale. La passion pour l'&#233;galit&#233; est celle qui a plac&#233; l'individu en son centre, et cet individu ne veut personne au-dessus de lui.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Corpus :&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Tome 1 :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Introduction : 11 occurrences&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Premi&#232;re partie :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;chap III :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Que le point saillant de l'&#233;tat social des Anglo-Am&#233;ricains est essentiellement d'&#234;tre d&#233;mocratique = 7 occurrences. p. 94-102&lt;br class='autobr' /&gt;
Cons&#233;quences politiques de l'&#233;tat social des Anglo-Am&#233;ricains = 7 occurrences p. 103-105&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Deuxi&#232;me partie :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Chap X :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(* Position qu'occupe la race noire aux &#201;tats-Unis ; dangers que sa pr&#233;sence fait courir aux blancs = 6 occurrences p. 498-529)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tome 2 :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Premi&#232;re partie : INFLUENCE DE LA D&#201;MOCRATIE SUR LE MOUVEMENT INTELLECTUEL AUX &#201;TATS-UNIS&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;* CHAPITRE II. - De la source principale des croyances chez les peuples d&#233;mocratiques = 8 occurrences p. 20-25.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;CHAPITRE V. - Comment, aux &#201;tats-Unis, la religion sait se servir des instincts d&#233;mocratiques = 7 occurrences p. 36-47.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;CHAPITRE VIII. - Comment l'&#233;galit&#233; sugg&#232;re aux Am&#233;ricains l'id&#233;e de la perfectibilit&#233; ind&#233;finie de l'homme = 3 occurrences mais chap important vu son titre. P. 52-54.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;CHAPITRE IX. - Comment l'exemple des Am&#233;ricains ne prouve point qu'un peuple d&#233;mocratique ne saurait avoir de l'aptitude et du go&#251;t pour les sciences, la litt&#233;rature et les arts = 4 occurrences. P. 55-61.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;CHAPITRE XVI. - Comment la d&#233;mocratie am&#233;ricaine a modifi&#233; la langue anglaise = 8 occurrences P. 94-102.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;CHAPITRE XVII. - De quelques sources de po&#233;sie chez les nations d&#233;mocratiques = 5 occurrences. P. 103-111&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;DEUXI&#200;ME PARTIE : INFLUENCE DE LA D&#201;MOCRATIE SUR LES SENTIMENTS DES AM&#201;RICAINS&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;CHAPITRE PREMIER. - Pourquoi les peuples d&#233;mocratiques montrent un amour plus ardent et plus durable pour l'&#233;galit&#233; que pour la libert&#233; = 34 occurrences p. 137-142.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;CHAPITRE IV. - Comment les Am&#233;ricains combattent l'individualisme par des institutions libres = 5 occurrences p. 148-153.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;CHAPITRE XIII. - Pourquoi les Am&#233;ricains se montrent si inquiets au milieu de leur bien-&#234;tre = 7 occurrences p. 190-194.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;TROISI&#200;ME PARTIE, INFLUENCE DE LA D&#201;MOCRATIE SUR LES MOEURS PROPREMENT DITES&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
CHAPITRE PREMIER. - Comment les moeurs s'adoucissent &#224; mesure que les conditions s'&#233;galisent = 4 occurrences p. 229-235.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;CHAPITRE V. - Comment la d&#233;mocratie modifie les rapports du serviteur et du ma&#238;tre = 7 occurrences p. 246-257.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;CHAPITRE XI. - Comment l'&#233;galit&#233; des conditions contribue &#224; maintenir les bonnes moeurs en Am&#233;rique = 8 occurrences p. 282.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;CHAPITRE XII. - Comment les Am&#233;ricains comprennent l'&#233;galit&#233; de l'homme et de la femme = 2 occurrences p. 291-296.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;CHAPITRE XIII. - Comment l'&#233;galit&#233; divise naturellement les Am&#233;ricains en une multitude de petites soci&#233;t&#233;s particuli&#232;res = 2 occurrences p. 297-299.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;CHAPITRE XIX. - Pourquoi on trouve aux &#201;tats-Unis tant d'ambitieux et si peu de grandes ambitions = 10 occurrences p. 334-341.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;CHAPITRE XXI. - Pourquoi les grandes r&#233;volutions deviendront rares = 12 occurrences . p. 345-361.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;CHAPITRE XXII. - Pourquoi les peuples d&#233;mocratiques d&#233;sirent naturellement la paix,, et les arm&#233;es d&#233;mocratiques naturellement la guerre = 6 occurrences. p. 362-370.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;QUATRI&#200;ME PARTIE, DE L'INFLUENCE QU'EXERCENT LES ID&#201;ES ET LES SENTIMENTS D&#201;MOCRATIQUES SUR LA SOCI&#201;T&#201; POLITIQUE &lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
CHAPITRE PREMIER. - L'&#233;galit&#233; donne naturellement aux hommes le go&#251;t des institutions libres = 5 occurrences - p. 395-396.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;CHAPITRE II. - Que les id&#233;es des peuples d&#233;mocratiques en mati&#232;re de gouvernement sont naturellement favorables &#224; la concentration des pouvoirs = 5 occurrences - p. 397-401.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;CHAPITRE III. - Que les sentiments des peuples d&#233;mocratiques sont d'accord avec leurs id&#233;es pour les porter &#224; concentrer le pouvoir = 7 occurrences p. 402-406.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;CHAPITRE IV. - De quelques causes particuli&#232;res et accidentelles qui ach&#232;vent de porter un peuple d&#233;mocratique &#224; centraliser le pouvoir ou qui l'en d&#233;tournent = 14 occurrences p. 407-414.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;CHAPITRE V. - Que parmi les nations europ&#233;ennes de nos jours, le pouvoir souverain s'accro&#238;t, quoique les souverains soient moins stables = 8 occurrences p. 415-430.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;CHAPITRE VII. - Suite des chapitres pr&#233;c&#233;dents = 13 occurrences p. 439-450.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;AVERTISSEMENT = 6 occurrences Tome 2 p. 7-9.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Ce qui fait pencher presque tous les am&#233;ricains vers les professions industrielles</title>
		<link>http://serieslitteraires.org/site/Ce-qui-fait-pencher-presque-tous-les-americains-vers-les-professions-970</link>
		<guid isPermaLink="true">http://serieslitteraires.org/site/Ce-qui-fait-pencher-presque-tous-les-americains-vers-les-professions-970</guid>
		<dc:date>2012-02-16T11:32:53Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>C&#233;cile Guenebault</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Chapite XIX &#171; Ce qui fait pencher presque tous les am&#233;ricains vers les professions industrielles &#187;, P215-220, deuxi&#232;me partie. &lt;br class='autobr' /&gt; Comment les am&#233;ricains en sont arriv&#233;s &#224; transformer l'agriculture en commence ? Tout d'abord, l'Am&#233;rique est une d&#233;mocratie qui voit l'&#233;galit&#233; des conditions s'intensifier. En effet, contrairement aux soci&#233;t&#233;s aristocratiques, aucun des membres des nations d&#233;mocratiques ne subirait sa destin&#233;e du fait de la position qu'il occupe dans la hi&#233;rarchie sociale. (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://serieslitteraires.org/site/-Tocqueville-" rel="directory"&gt;Tocqueville&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='http://serieslitteraires.org/site/local/cache-vignettes/L97xH150/arton970-97dea.jpg?1773486188' alt='' class='spip_logo spip_logo_right' width='97' height='150' onmouseover='' onmouseout='' /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Chapite XIX &#171; Ce qui fait pencher presque tous les am&#233;ricains vers les professions industrielles &#187;, P215-220, deuxi&#232;me partie.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Comment les am&#233;ricains en sont arriv&#233;s &#224; transformer l'agriculture en commence ?&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; Tout d'abord, l'Am&#233;rique est une d&#233;mocratie qui voit l'&#233;galit&#233; des conditions s'intensifier. En effet, contrairement aux soci&#233;t&#233;s aristocratiques, aucun des membres des nations d&#233;mocratiques ne subirait sa destin&#233;e du fait de la position qu'il occupe dans la hi&#233;rarchie sociale. Aussi, la soci&#233;t&#233; ne renvoie plus &#224; un ordre pr&#233;&#233;tabli qui assigne &#224; chacun une place, des droits et des devoirs propres, tous les Am&#233;ricains peuvent aspirer &#224; acqu&#233;rir des richesses. Ainsi, &#171; sur ce point, les riches et les pauvres se rejoignent &#187;. L'inexistence de castes en Am&#233;rique offrirait la possibilit&#233; aux pauvres de s'&#233;nrichir et aux riches d'accro&#238;tre leurs richesses. Les personnes ais&#233;es ne veulent pas &#234;tre d&#233;chues et les infortun&#233;s ont pour objectif de devenir opulents. Ils se tournent donc tous vers le commerce et l'industrie. Effectivement, ces deux facteurs &#233;conomiques sont les moyens les plus exhaustifs et les plus rapides pour augmenter leurs richesses. Cela va donc pousser les am&#233;ricains &#224; se diriger vers les professions industrielles.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; D'autre part, les d&#233;mocrates ne sont pas individualistes et, &#224; l'oppos&#233; des aristocrates, les riches ne forment pas qu'un &#171; seul corps &#187;. Tocqueville explique que les pauvres et les ploutocrates (ploutocrate = personnage tr&#232;s riche qui exerce par son argent une influence politique) s'unissent pour accentuer le d&#233;veloppement de l'industrie, ce qui donne lieu &#224; de grandes entreprises industrielles. Gr&#226;ce &#224; cette union, le n&#233;goce et la l'industrie connaissent un d&#233;veloppement spectaculaire autant dans leur rapidit&#233; que dans leurs travaux.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; De plus, le peuple am&#233;ricain a donn&#233; une autre vision de la culture de la terre. Effectivement, ayant l'ambition de contracter ou d'augmenter des richesses, le peuple en a fait un v&#233;ritable commerce. Cette fusion, entre l'agriculture et le n&#233;goce, est entr&#233;e dans les moeurs en Am&#233;rique. Dor&#233;navant, si un am&#233;ricain ach&#232;te une terre, ce n'est que pour faire prosp&#233;rer les affaires en vu d'accro&#238;tre ses richesses. La culture de la terre ne sert plus seulement &#224; se sustenter mais &#224; s'enrichir. Tocqueville, cite l'exemple de la canne &#224; sucre et du coton. Certain habitant du Nord de l'Am&#233;rique ont d&#233;cid&#233; de s'exiler au sud o&#249; &#171; croissent le coton et la canne &#224; sucre &#187;. Ils vont alors en produire d'avantage pour conqu&#233;rir plus de richesses et retourner dans &#171; leur patrie jouir de l'aisance acquise &#187;. L'agriculture se m&#234;le alors au commerce pour faire fructifier les besoins des Hommes.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; Cependant, Tocqueville soul&#232;ve une cons&#233;quence importante &#224; l'union des hommes dans le facteur de l'industrie : les crises industrielles. En effet, les Am&#233;ricains s'int&#233;ressent tous au secteur de l'industrie ce qui cr&#233;e des crises industrielles impr&#233;visibles. De plus, devant ces distensions, les fortunes de chaque citoyens sont atteintes et par cons&#233;quent l'&#233;tat peut en arriver &#224; vaciller.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; Est ce que le commerce et l'industrie sont aussi importants dans les aristocraties ?&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; L'auteur nuance ses propos en citant l'exemple des aristocraties. En effet, au coeur de ces derni&#232;res, l'argent m&#232;ne au pouvoir et par cons&#233;quent les hommes riches gouvernent. Ils ne se pr&#233;occupent ni du n&#233;goce ni de l'industrie mais pr&#233;f&#232;rent se tourner vers des grandes affaires publiques. L'aristocratie ne permet donc pas le d&#233;veloppement de ces deux facteurs d'activit&#233;s. De plus, l'&#233;crivain soumet une supposition &#171; Resserr&#233;s dans l'&#233;troit espace que la politique leur laisse, les riches des d&#233;mocraties se jettent donc de toutes parts dans le commerce : l&#224; ils peuvent s'&#233;tendre et user de leurs avantages naturels ; et c'est, en quelque sorte, &#224; l'audace m&#234;me et &#224; la grandeur de leurs entreprises industrielles qu'on doit juger le peu de cas qu'ils auraient fait de l'industrie s'ils &#233;taient n&#233;s au sein d'une aristocratie &#187;. Si l'aristocratie tendait &#224; revenir, &#233;tablirait-elle des classes distinctes dans la hi&#233;rarchie de l'industrie ?&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; Ainsi, la d&#233;mocratie favorise le d&#233;veloppement de l'industrie et multiplie le nombre d'industriels.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Les Jouissances Mat&#233;rielles</title>
		<link>http://serieslitteraires.org/site/Les-Jouissances-Materielles</link>
		<guid isPermaLink="true">http://serieslitteraires.org/site/Les-Jouissances-Materielles</guid>
		<dc:date>2012-02-16T09:42:16Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Marie Guiheneuf</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;De La D&#233;mocratie en Am&#233;rique Tome II, Deuxi&#232;me Partie Influence De La D&#233;mocratie Sur Les Sentiments Des Am&#233;ricains, Chapitre XI (pages 185 &#224; 187), Des Effets Particuliers Que Produit L'Amour Des Jouissances Mat&#233;rielles Dans Les Si&#232;cles D&#233;mocratiques. &lt;br class='autobr' /&gt;
Interrogation du texte : &lt;br class='autobr' /&gt; Tout d'abord, Tocqueville part de la comparaison de la soci&#233;t&#233; Am&#233;ricaine et des &#171; peuples aristocratiques &#187;. Les diff&#233;rentes structures agissent diff&#233;remment suivant leurs m&#339;urs et leurs fa&#231;ons de vivre. Les (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://serieslitteraires.org/site/-Tocqueville-" rel="directory"&gt;Tocqueville&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='http://serieslitteraires.org/site/local/cache-vignettes/L150xH100/arton969-d0a12.jpg?1773486188' alt='' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='100' onmouseover='' onmouseout='' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;De La D&#233;mocratie en Am&#233;rique&lt;/i&gt; Tome II, Deuxi&#232;me Partie Influence De La D&#233;mocratie Sur Les Sentiments Des Am&#233;ricains, Chapitre XI (pages 185 &#224; 187), Des Effets Particuliers Que Produit L'Amour Des Jouissances Mat&#233;rielles Dans Les Si&#232;cles D&#233;mocratiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Interrogation du texte :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Tout d'abord, Tocqueville part de la comparaison de la soci&#233;t&#233; Am&#233;ricaine et des &#171; peuples aristocratiques &#187;. Les diff&#233;rentes structures agissent diff&#233;remment suivant leurs m&#339;urs et leurs fa&#231;ons de vivre. Les aristocrates apr&#232;s le pouvoir se tournent vers &#171; les jouissances mat&#233;rielles &#187;. Que sont les &#171; jouissances mat&#233;rielles &#187; pour Tocqueville ?&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; Les aristocrates vont voir en-dehors du pouvoir qu'ils ont, pour trouver ce qui leur manquent, ou pour se procurer le plaisirs qu'ils n'obtiennent pas durant ce pouvoir. Tocqueville utilise l'expression &#171; les jouissances du corps &#187;, ces jouissances peuvent avoir deux significations. Tout d'abord &#171; les jouissances du corps &#187; peuvent &#234;tre le d&#233;sir charnel que l'aristocrate utilise pour oublier son pouvoir, et &#231;a peut &#234;tre &#171; les jouissances du corps &#187; aristocratique, c'est &#224; dire qu'un peuple ou un mod&#232;le de soci&#233;t&#233; se regroupe pour profiter ensemble de leurs biens. Ces &#171; jouissances mat&#233;rielles &#187; permettent-elles de rapprocher des individus d'une m&#234;me conjoncture sociale ? Le fait que &#171; les membres d'un corps &#187; se regroupent et qu'ils jouissent &#171; des biens mat&#233;riels &#187; ne s'&#233;loignent-ils pas de la vie soci&#233;tale et de la d&#233;mocratie ? &lt;br class='manualbr' /&gt;Le fait que les aristocrates restent avec leurs semblables peut engendrer un enfermement de &#171; ce peuple &#187;. D'apr&#232;s Tocqueville, ce ph&#233;nom&#232;ne ne toucherait que les classes moyennes. Mais la soci&#233;t&#233; est sans cesse en qu&#234;te des &#171; biens mat&#233;riels &#187;, cette qu&#234;te perp&#233;tuelle n'est elle pas une marche vers l'individualisme ?&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Tocqueville souligne le fait que certains d&#233;mocrates veulent ressembler aux aristocrates mais leurs d&#233;penses sont &#171; minimes &#187;. Les riches d&#233;mocrates veulent des &#171; petites choses &#187; pour satisfaire &#171; leurs moindres besoins &#187; ils ne sont pas dans la m&#234;me exub&#233;rance que les aristocrates, qui donnent l'impression de tout vouloir, et de vouloir les choses les plus ch&#232;res et les plus imposantes. Il pense que la D&#233;mocratie Am&#233;ricaine n'est pas oblig&#233;e de tomber dans l'exc&#232;s comme &#171; Le peuple aristocrates &#187;.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Compte rendu de l'article &#171; Des cart&#233;siens qui s'ignorent : la m&#233;thode philosophique des am&#233;ricains selon A. de TOCQUEVILLE &#187; de Laurence GUELLEC.</title>
		<link>http://serieslitteraires.org/site/Compte-rendu-de-l-article-Des-cartesiens-qui-s-ignorent-la-methode</link>
		<guid isPermaLink="true">http://serieslitteraires.org/site/Compte-rendu-de-l-article-Des-cartesiens-qui-s-ignorent-la-methode</guid>
		<dc:date>2012-02-14T12:38:49Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Laura PEANT</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Dans cet article, Laurence GUELLEC explique que ce que TOCQUEVILLE entend par cart&#233;sianisme am&#233;ricain r&#233;duit la philosophie de DESCARTES &#224; la maxime c&#233;l&#232;bre &#171; cogito ergo sum &#187;. Le DESCARTES de TOCQUEVILLE ne vient donc pas d'un examen approfondi de sa philosophie. La pens&#233;e de Ren&#233; DESCARTES avait d'ailleurs d&#233;j&#224; &#233;t&#233; r&#233;cup&#233;r&#233;e par COUSIN et LAROUSSE notamment. Ainsi, selon TOCQUEVILLE, les am&#233;ricains sauraient &#171; penser par eux m&#234;me &#187;, c'est-&#224;-dire &#234;tre cart&#233;siens, hors de la pens&#233;e (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://serieslitteraires.org/site/-Tocqueville-" rel="directory"&gt;Tocqueville&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='http://serieslitteraires.org/site/local/cache-vignettes/L150xH148/arton988-fd080.jpg?1773486188' alt='' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='148' onmouseover='' onmouseout='' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Dans cet article, Laurence GUELLEC explique que ce que TOCQUEVILLE entend par cart&#233;sianisme am&#233;ricain r&#233;duit la philosophie de DESCARTES &#224; la maxime c&#233;l&#232;bre &#171; cogito ergo sum &#187;. Le DESCARTES de TOCQUEVILLE ne vient donc pas d'un examen approfondi de sa philosophie. La pens&#233;e de Ren&#233; DESCARTES avait d'ailleurs d&#233;j&#224; &#233;t&#233; r&#233;cup&#233;r&#233;e par COUSIN et LAROUSSE notamment.&lt;br class='manualbr' /&gt;Ainsi, selon TOCQUEVILLE, les am&#233;ricains sauraient &#171; penser par eux m&#234;me &#187;, c'est-&#224;-dire &#234;tre cart&#233;siens, hors de la pens&#233;e commune, et &#171; chercher par [eux] m&#234;mes et en [eux] m&#234;me des choses &#187;. &lt;br class='manualbr' /&gt;TOCQUEVILLE apporte cependant la nuance suivante : penser par soi-m&#234;me ne serait pas seulement positif, ceci pourrait, paradoxalement, montrer le &#171; vide des esprits &#187; et &#171; des consciences &#187;, l'homme ne saurait quoi penser et l'intelligence serait ali&#233;n&#233;e &#224; l'opinion (&#224; ce qui ne rel&#232;ve pas de la connaissance rationnelle, n'est pas &#233;tay&#233; et propre &#224; un individu. L'opinion est critiqu&#233;e en philosophie car elle n'est pas fond&#233;e sur un raisonnement et se donne l'apparence du savoir.). &lt;br class='manualbr' /&gt;En Am&#233;rique TOCQUEVILLE voit ce cart&#233;sianisme comme temp&#233;r&#233; par la culture religieuse et le fort patriotisme qui mettent des limites &#224; l'examen individuel. De plus, la d&#233;mocratie est n&#233;e sans r&#233;volution (ce qui n'est pas exact), caract&#233;ris&#233;e par un radicalisme de la pens&#233;e n&#233; des privations ou limitations de libert&#233;s publiques et d'une absence d'exp&#233;rience politique. De plus, le cart&#233;sianisme m&#232;nerait &#224; l'individualisme intellectuel et TOCQUEVILLE s'en inqui&#232;te car il n'envisage pas la soci&#233;t&#233; sans &#171; id&#233;es communes &#187;. Le libre examen ne fait pas dispara&#238;tre le &#171; concept d'autorit&#233; &#187; qui se traduit dans une soci&#233;t&#233; d&#233;mocratique par l'opinion publique qui serait le &#171; guide de la raison individuelle chez les peuples d&#233;mocratiques &#187; qui estiment logique que la v&#233;rit&#233; se trouve du c&#244;t&#233; du plus grand nombre, par cons&#233;quent l'individu doute de son opinion face &#224; celle de la communaut&#233;, il se joue alors une inversion de la pens&#233;e initiale de DESCARTES. Cette fa&#231;on de &#171; penser par soi m&#234;me &#187; d&#233;mocratique permet donc &#224; la fois la &#171; libert&#233; de penser &#187; mais devient aussi une nouvelle forme d'ali&#233;nation de l'individu qui fait certes fi de la tradition mais ne devient pas pour autant un &#171; sujet autonome &#187;. TOCQUEVILLE se m&#233;fierait donc de la raison et exprimerait ainsi son pessimisme sur l'avenir des d&#233;mocraties.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>&#171; L'id&#233;e d'association chez Tocqueville &#187; selon l'article de Cyrille FERRATON.</title>
		<link>http://serieslitteraires.org/site/L-idee-d-association-chez-Tocqueville-selon-l-article-de-Cyrille-FERRATON</link>
		<guid isPermaLink="true">http://serieslitteraires.org/site/L-idee-d-association-chez-Tocqueville-selon-l-article-de-Cyrille-FERRATON</guid>
		<dc:date>2012-02-10T13:30:23Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Pauline Moinet</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Compte rendu de l'article de Cyrille Ferraton , &#171; L'id&#233;e d'association chez Alexis de Tocqueville &#187; , in Cahiers d'&#233;conomie Politique / Papers in Political Economy, 2004/1 n&#176; 46, p. 45-65. &lt;br class='autobr' /&gt; Dans cet article, il est question d'un proc&#233;d&#233; &#233;conomique susceptible d'apporter une r&#233;ponse efficace &#224; certains probl&#232;mes sociaux li&#233;s &#224; la vie en communaut&#233;. Il s'agit de distinguer les solutions propos&#233;es au probl&#232;me du paup&#233;risme et la doctrine de &#171; l'int&#233;r&#234;t bien entendu &#187;. Tocqueville &#233;crit (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://serieslitteraires.org/site/-Tocqueville-" rel="directory"&gt;Tocqueville&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='http://serieslitteraires.org/site/local/cache-vignettes/L101xH150/arton967-9b25f.jpg?1773486188' alt='' class='spip_logo spip_logo_right' width='101' height='150' onmouseover='' onmouseout='' /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Compte rendu de l'article de Cyrille Ferraton , &#171; L'id&#233;e d'association chez Alexis de Tocqueville &#187; , in &lt;i&gt;Cahiers d'&#233;conomie Politique / Papers in Political Economy&lt;/i&gt;, 2004/1 n&#176; 46, p. 45-65.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Dans cet article, il est question d'un proc&#233;d&#233; &#233;conomique susceptible d'apporter une r&#233;ponse efficace &#224; certains probl&#232;mes sociaux li&#233;s &#224; la vie en communaut&#233;. Il s'agit de distinguer les solutions propos&#233;es au probl&#232;me du paup&#233;risme et la doctrine de &#171; l'int&#233;r&#234;t bien entendu &#187;. Tocqueville &#233;crit sur le paup&#233;risme pour r&#233;fl&#233;chir sur le r&#244;le de l'association comme moyen de subvenir aux besoins des classes d&#233;favoris&#233;es. Il montre &#233;galement l'int&#233;r&#234;t que les &#233;conomistes portent aux associations. Une question sociale subsiste qui s'int&#233;resse sur l'association comme un mode d'organisation interm&#233;diaire entre &#171; assistance l&#233;gale &#187; et &#171; charit&#233; individuelle &#187;. Ensuite, il &#233;voque l'association dans laquelle s'affirme &#171; l'int&#233;r&#234;t bien entendu &#187; se d&#233;marquant de la doctrine sociale individualiste.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En lisant l'article, on peut se poser plusieurs questions : &lt;strong&gt;qu'est-ce que le paup&#233;risme ? Pourquoi l'association est l'une des solutions au paup&#233;risme ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour Tocqueville, les pays industriels disposant des plus grandes richesses &#233;conomiques poss&#232;dent aussi une forte pauvret&#233;.&lt;br class='manualbr' /&gt;La cause principale du paup&#233;risme serait l'industrialisation, mais alors pourquoi un progr&#232;s tel que l'industrialisation peut-il engendrer la pauvret&#233; ? &lt;br class='manualbr' /&gt;L'auteur constate que le d&#233;veloppement de de la soci&#233;t&#233; d&#233;mocratique et industrielle n'a plus de lien moral et laisse sans ressource les classes d&#233;favoris&#233;es. Quelle(s) solution(s) contre l'in&#233;galit&#233; sociales pourrait-on trouver ? Selon lui, lorsque l'on est s&#251;r d'&#234;tre aid&#233;, on ne chercherait aucun moyen pour arranger sa situation. Pourquoi il y a t-il avec l'industrialisation, une insatisfaction des besoins ? Pourquoi l'&#233;volution des soci&#233;t&#233;s engendre-t-elle le paup&#233;risme ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Telles sont, entre autres, les questions que nous pouvons nous poser en lisant l'article de Cyrille Ferraton.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tocqueville propose deux rem&#232;des au paup&#233;risme des soci&#233;t&#233;s industrielles : la &lt;i&gt;&#171; charit&#233; l&#233;gale &#187;&lt;/i&gt; et la &lt;i&gt;&#171; charit&#233; individuelle &#187;&lt;/i&gt;. Quelles sont les diff&#233;rences entre ces deux types de charit&#233; ? Sont elles fiables ? Quels sont leurs atouts et leurs inconv&#233;nients ? Ensuite, une autre question demeure, il y a t-il une relation entre individualisme et &lt;i&gt;&#171; charit&#233; individuelle &#187;&lt;/i&gt; ?&lt;br class='manualbr' /&gt;L'association pourrait-elle remettre en question l'individualisme ? Ce serait un bon moyen d'aider les plus d&#233;munis. Pour Tocqueville, l'association doit &#234;tre le &#171; prix d'un travail &#187;, il en vient &#224; dire que l'association doit &#234;tre volontaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il faudrait que les classes ais&#233;es augmentent leurs dons, or ne sont-ce pas justement ces classes-l&#224; qui sont les plus sujettes &#224; l'individualisme ?&lt;br class='manualbr' /&gt;Tocqueville voit ensuite que l'association effacerait les in&#233;galit&#233;s et dit aussi que l'on peut &#234;tre libre de poursuivre son int&#233;r&#234;t personnel tout en s'engageant dans l'association. Mais peut-on vraiment s'occuper &#224; la fois des autres et de soi ? Il prend l'exemple des patrons dans l'entreprise et l'on peut se demander si les patrons ne sont pas eux aussi tourn&#233;s vers l'individualisme lorsque l'auteur montre comment ils traitent leurs employ&#233;s...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Vient ensuite la question suivante : &lt;strong&gt;quelles sont les cons&#233;quences de l'individualisme dans le domaine &#233;conomique ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tocqueville pose trois probl&#232;mes :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;1) il faut donner &#224; l'ouvrier industriel un &#171; int&#233;r&#234;t dans la fabrique &#187;&lt;br class='manualbr' /&gt;2) les patrons ne recherchent que leur int&#233;r&#234;t personnel&lt;br class='manualbr' /&gt;3) il y a e&#251;t peu de succ&#232;s dans les associations entre ouvriers.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il se pose alors deux questions principales sur l'association : sur quels types de comportement individuel s'appuie-t-elle ? Quel r&#244;le jouent l'int&#233;r&#234;t et le d&#233;sint&#233;ressement dans l'association ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si chaque citoyen s'engageait dans le gouvernement de la soci&#233;t&#233;, il pourrait s'&#233;viter la tyrannie de la licence selon Tocqueville. Il faudrait donc que chacun laisse son ego de c&#244;t&#233; afin d'avoir une meilleure entente avec son voisin. Mais quelle d&#233;finition Tocqueville donne-il exactement de l'individualisme ? Quelles sont les cons&#233;quences pour la soci&#233;t&#233; ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Selon lui, cela vient du fait d'un jugement erron&#233; du citoyen sur ses propres besoins et ses devoirs sociaux. Serait-on aveugl&#233;s par nos besoins mat&#233;riels ? Le citoyen a &#233;galement tellement confiance en lui, qu'il serait pouss&#233; &#224; &#171; la contemplation de soi-m&#234;me &#187;. Peut-on peut-&#234;tre associer individualisme et &#233;gocentrisme, voir nombrilisme ? On se couperait de tout pour ne s'int&#233;resser qu'&#224; soi. Pourquoi la premi&#232;re jouissance mat&#233;rielle est l'argent, &#171; l'amour des richesses &#187; selon Tocqueville ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour l'auteur, l'individualisme n'am&#232;nerait le citoyen qu'&#224; tenir compte de ses int&#233;r&#234;ts priv&#233;s. Selon lui, c'est parce-que les citoyens n'ont aucun sentiment d'obligation &#224; l'&#233;gard des autres, que les in&#233;galit&#233;s sociales se d&#233;veloppent, l'individualisme serait-il alors un facteur du paup&#233;risme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tocqueville distingue entre deux types d'associations, quelles sont-elles ? quels sont leurs buts ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'association serait une solution &#224; l'action individuelle. &lt;br class='autobr' /&gt;
En quoi &lt;i&gt;&#171; l'int&#233;r&#234;t bien entendu &#187;&lt;/i&gt; en est-il le principe moteur de ? Selon lui la r&#233;ponse &#224; cela,c'est lorsque la personne s'occupe uniquement de ses affaires priv&#233;es laissant &#224; d'autres, la gestion des affaires publiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ensuite Tocqueville se demande comment int&#233;resser les citoyens aux affaires publiques. Et selon lui, il faudrait un sacrifice individuel, ce qui veut dire laisser de c&#244;t&#233; quelque temps, son &#233;gocentrisme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Vient ensuite la question de savoir comment la libert&#233; du citoyen avec laquelle il peut satisfaire ses jouissances mat&#233;rielles, d&#233;pend aussi de son engagement et de sa participation dans les affaires publiques. C'est en faisant des petits sacrifices qu'on maintiendrait la libert&#233; &#233;conomique. A-t-on donc notre r&#244;le &#224; jouer dans l'&#233;quilibre de la soci&#233;t&#233; ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'on peut conclure que &lt;i&gt; &#171; L'int&#233;r&#234;t bien entendu &#187;&lt;/i&gt; entra&#238;ne des petits sacrifices individuels, ce qui pourrait remettre en cause l'id&#233;e d'individualisme. Cela m&#232;nerait &#224; une mutuelle assistance que les citoyens auraient finalement besoin.&lt;br class='autobr' /&gt;
Pour Tocqueville, ce n'est pas un d&#233;vouement mais une serviabilit&#233;, donc pour lui le d&#233;sint&#233;ressement et l'int&#233;r&#234;t individuel sont entrem&#234;l&#233;s.&lt;br class='autobr' /&gt;
L'association pour Tocqueville est finalement une sorte d'alternative &#233;conomique et sociale parmi d'autres. Pour lui, la d&#233;mocratie n&#233;cessite le d&#233;veloppement de nouvelles solidarit&#233;s telle que l'association, ce qui est contre l'id&#233;e d'individualisme de d&#233;part.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Approches par mots cl&#233;s</title>
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		<dc:creator>Val&#233;rie P&#233;rez</dc:creator>



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&lt;p&gt;To be concluded ... &lt;br class='autobr' /&gt; Administration par Aliz&#233; Robert Dans le cinqui&#232;me chapitre du Tome I, Tocqueville assimile l'administration &#224; une &#171; main qui dirige la machine sociale &#187; (P. 126). M&#234;me si l'Europ&#233;en remarque qu'elle est omnipr&#233;sente aux &#201;tats-Unis, il n'en conna&#238;t pas les auteurs ; il voit seulement son application. Pourtant, l'administration existe bel et bien : Le syst&#232;me am&#233;ricain repose sur la division de l'autorit&#233; entre plusieurs fonctionnaires, et attribue &#224; chacun d'eux &#171; tout (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://serieslitteraires.org/site/-Tocqueville-" rel="directory"&gt;Tocqueville&lt;/a&gt;


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 <content:encoded>&lt;img src='http://serieslitteraires.org/site/local/cache-vignettes/L115xH115/arton982-8ac63.jpg?1773043411' alt='' class='spip_logo spip_logo_right' width='115' height='115' onmouseover='' onmouseout='' /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;To be concluded ...&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;big&gt;&lt;strong&gt;Administration&lt;/strong&gt;&lt;/big&gt; par &lt;a href=&#034;http://serieslitteraires.org/site/_Alize-Robert_?var_&#034;&gt;Aliz&#233; Robert&lt;/a&gt; Dans le cinqui&#232;me chapitre du Tome I, Tocqueville assimile l'administration &#224; une &#171; main qui dirige la machine sociale &#187; (P. 126). M&#234;me si l'Europ&#233;en remarque qu'elle est omnipr&#233;sente aux &#201;tats-Unis, il n'en conna&#238;t pas les auteurs ; il voit seulement son application. Pourtant, l'administration existe bel et bien : Le syst&#232;me am&#233;ricain repose sur la division de l'autorit&#233; entre plusieurs fonctionnaires, et attribue &#224; chacun d'eux &#171; tout le pouvoir dont il a besoin pour faire ce qu'on le destine &#224; ex&#233;cuter &#187; (P. 127). C'est le cas notamment pour la commune de la Nouvelle-Angleterre, que Tocqueville compare &#224; la commune de France : &#171; dans la commune de France, il n'y a (&#8230;) qu'un seul fonctionnaire administratif, le maire (&#8230;), on en compte au moins dix-neuf dans le commune de la Nouvelle-Angleterre &#187; (P. 129) : chacun de ces fonctionnaires agit dans un cercle d'action que la loi lui attribue. Le but de cette d&#233;marche est de diminuer la force d'autorit&#233; d'une nation, elle devient ainsi moins mena&#231;ante. Le pouvoir administratif &#233;tant attribu&#233; &#224; plusieurs entit&#233;s, il exclut une origine des lois unique, et par cons&#233;quent, une hi&#233;rarchie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;big&gt;&lt;strong&gt;Association&lt;/strong&gt;&lt;/big&gt; par &lt;a href=&#034;http://www.serieslitteraires.org/site/_Pauline-Moinet_&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Pauline Moinet&lt;/a&gt; Dans le quatri&#232;me chapitre du Tome I, Tocqueville expose la d&#233;finition de ce droit en distinguant trois types dit &#171; degr&#233;s &#187; d'associations. Le droit d'association est comme le nom l'indique le droit de s'associer, s'assembler et dans le quatri&#232;me chapitre du Tome I, Tocqueville expose trois degr&#233; de ce droit. Ainsi l'on d&#233;couvre premi&#232;rement qu'aux &#201;tats-Unis, les citoyens s'associent dans &#171; des buts de s&#233;curit&#233; publique, de commerce et d'industrie, de morale et de religion &#187; (p.288), les hommes dans ce cas-l&#224; font converger leurs esprits divergents dans un but commun. Dans un second &#171; degr&#233; &#187;, il y a avec ce droit, le pouvoir de s'assembler, c'est &#224; dire que les hommes se &#171; r&#233;unissent en petites assembl&#233;es qui ne repr&#233;sentent qu'une fraction du parti &#187;, on peut donc situer ce second cas dans le domaine politique. Et il y a un tiers degr&#233;, o&#249; les hommes se r&#233;unissent pour former &#171; un gouvernement dans LE gouvernement &#187; (p.290). &lt;br class='manualbr' /&gt;C'est un droit aujourd'hui pass&#233; dans toutes les habitudes et les m&#339;urs des Am&#233;ricains, et la libert&#233; d'association est devenue m&#234;me &#171; garantie n&#233;cessaire contre la tyrannie de la majorit&#233;. &#187;(p.291). Le droit d'association permet donc aux citoyens qu'ils &#171; appliquent leur volont&#233; et leur raison &#224; faire r&#233;ussir une entreprise commune &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;big&gt;&lt;strong&gt;Cause premi&#232;re : une question de m&#233;thode&lt;/strong&gt;&lt;/big&gt; par&lt;a href=&#034;http://serieslitteraires.org/site/_Lisa-Lucas_?var_&#034;&gt;Lisa Lucas&lt;/a&gt; Le verbe &#171; Remonter &#187; (p.69, chapitre II, tome 1, Folio). Le terme revient deux fois dans les deux premi&#232;res pages du chapitre. Tocqueville propose de remonter le temps pour trouver les &#034;causes premi&#232;res&#034;, et le &#034;point de d&#233;part&#034; de la d&#233;mocratie en Am&#233;rique. Il propose de remonter avant m&#234;me la cr&#233;ation du &#171; germe &#187; de la d&#233;mocratie, en expliquant dans le cas pr&#233;sent, le ph&#233;nom&#232;ne de l'immigration. Tocqueville expose par ce terme la premi&#232;re &#233;tape de sa m&#233;thode d'observation ; viennent ensuite l'analyse et le probl&#233;matisation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;big&gt;&lt;strong&gt;Commune &lt;/strong&gt;&lt;/big&gt; par&lt;a href=&#034;http://serieslitteraires.org/site/_Fanny-Gratton_?var_&#034;&gt;Fanny&lt;/a&gt;D'apr&#232;s Tocqueville,'' il se forme de soi-m&#234;me une commune '' (p.111, tome 1, folio). C'est gr&#226;ce aux gouvernements communaux que l'homme est libre mais '' la libert&#233; communale est chose rare et fragile ''(p.111, tome 1). Le poids du gouvernement p&#232;se sur elle, c'est pourquoi elle a du mal &#224; d&#233;ployer ses ails : '' elle se d&#233;veloppe presque au sein d'une soci&#233;t&#233; demi-barbare'' (p.112, tome 1) mais c'est dans la commune que la force des peuples libres r&#233;side : elle est '' le foyer dans lequel viennent se r&#233;unir les int&#233;r&#234;ts et les affections des hommes '' (p.140, tome 1). Ainsi, la commune poss&#232;de une certaine libert&#233; d'actions qui lui permet d'endosser des r&#244;les &#224; responsabilit&#233;s : les communes sont alors, propices au d&#233;veloppement d&#233;mocratique. Le r&#244;le du gouvernement communal et de l'administration en Am&#233;rique, est expliqu&#233; dans le chapitre V ( tome 1, folio) nomm&#233; N&#233;cessit&#233; d'&#233;tudier ce qui se passe dans les &#233;tats particuliers avant de parler du gouvernement de l'union.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;big&gt;&lt;strong&gt;Concentration (ou centralisation) des pouvoirs&lt;/strong&gt;&lt;/big&gt; par &lt;a href=&#034;http://www.serieslitteraires.org/site/_Marine-Lauret_&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Marine Lauret&lt;/a&gt; c'est une des principales caract&#233;ristiques de la d&#233;mocratie. Elle &#171; est une condition naturelle de l'&#233;tat actuel des hommes &#187;, qui &#171; tous con&#231;oivent le gouvernement sous l'image d'un pouvoir unique, simple, providentiel et cr&#233;ateur &#187;. (p. 400-401 du tome II). Un gouvernement o&#249; les pouvoirs sont concentr&#233;s &#171; aime l'&#233;galit&#233; et la favorise &#187;, &#171; adore l'uniformit&#233; &#187;, &#171; aime ce que les citoyens aiment, et il hait naturellement ce qu'ils ha&#239;ssent &#187; (p. 405 du tome II). Tocqueville analyse pourquoi les peuples d&#233;mocratiques cherchent &#224; centraliser les pouvoirs, quels sont les avantages et les inconv&#233;nients de cette concentration dans le chapitre suivant (chapitre IV, p. 407 &#224; 414).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;big&gt;&lt;strong&gt;Conf&#233;d&#233;ration&lt;/strong&gt;&lt;/big&gt; par&lt;a href=&#034;http://serieslitteraires.org/site/_Valerie-Perez_?var_&#034;&gt;Val&#233;rie P&#233;rez&lt;/a&gt; : la constitution donne au gouvernement f&#233;d&#233;ral &#171; le droit de faire la paix et la guerre, le droit de lever les hommes et l'argent, de pourvoir aux besoins g&#233;n&#233;raux et de r&#233;gler les int&#233;r&#234;ts communs de la nation. &#187; (Tome 1 page 241). Elle doit &#234;tre form&#233;e d'hommes int&#232;gres car &#171; si la cour supr&#234;me venait jamais &#224; &#234;tre compos&#233;e d'hommes imprudents ou corrompus, la conf&#233;d&#233;ration&lt;br class='autobr' /&gt;
aurait &#224; craindre l'anarchie ou la guerre civile. &#187; (Tome I, page 234). Sur le sujet de la Conf&#233;d&#233;ration, voir &#233;galement le chapitre 10 &#171; Quelles sont les chances de dur&#233;e de l'Union am&#233;ricaine ? - Quels dangers la menacent &#187; de la deuxi&#232;me partie (Folio Tome 1 p. 530-572).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;big&gt;&lt;strong&gt;Croyances dogmatiques ou id&#233;es principales&lt;/strong&gt;&lt;/big&gt; par &lt;a href=&#034;http://www.serieslitteraires.org/site/_Emilie-Devaux_&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Emilie Devaux&lt;/a&gt; : Elles sont essentielles &#224; la coh&#233;sion d'une soci&#233;t&#233; et sont en corr&#233;lation avec le fonctionnement d&#233;mocratique ; &#171; on ne saurait faire qu'il n'y ait pas de croyances dogmatiques, c'est-&#224;-dire d'opinions que les hommes re&#231;oivent de confiance et sans les discuter &#187; (Folio Tome 2 p.20). Tocqueville consid&#233;rant qu'une soci&#233;t&#233; n'est pas uniquement un groupe d'hommes mais la r&#233;union d'&#234;tres humains mus par une m&#234;me volont&#233;, une m&#234;me id&#233;e, il ne peut y avoir de soci&#233;t&#233; &#171; qui puisse prosp&#233;rer sans croyances semblables, ou plut&#244;t [il] n'y en a point qui subsistent ainsi ; car, sans id&#233;es communes, il n'y a pas d'action commune, et sans action commune, il existe encore des hommes mais non un corpus social &#187; (Folio Tome 2 p.20). Le sujet des croyances dogmatiques, et plus particuli&#232;rement les croyances dogmatiques religieuses, est d&#233;velopp&#233; au chapitre 5 (Tome 2 p.36 &#224; 47) : &#171; les id&#233;es g&#233;n&#233;rales relatives &#224; Dieu et &#224; la nature humaine sont donc, parmi toutes les id&#233;es, celles qu'il convient le mieux de soustraire &#224; l'action habituelle de la raison individuelle &#187; (Folio Tome 2 p.36). Ainsi les id&#233;es principales sont indispensables &#224; l'homme seul qui peut alors atteindre les v&#233;rit&#233;s g&#233;n&#233;rales qui sont inaccessibles au &#171; seul effort de sa raison &#187; ; mais elles le sont aussi pour la soci&#233;t&#233; car elles permettent de lutter contre &#171; l'esprit d'ind&#233;pendance individuelle &#187; qui tend &#224; menacer la d&#233;mocratie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;big&gt;&lt;strong&gt;&#201;galit&#233; &lt;/strong&gt;&lt;/big&gt; par &lt;a href=&#034;http://serieslitteraires.org/site/_Adele-Guicheteau_&#034;&gt;Ad&#232;le Guicheteau&lt;/a&gt; Elle s&#233;duit car elle permet &#224; chacun d'avoir l'ambition d'obtenir un jour une vie ais&#233;e. Mais elle bloque les libert&#233;s individuelles &#224; la base du lib&#233;ralisme : &#171; Cette m&#234;me &#233;galit&#233; qui permet &#224; chaque citoyen de concevoir de vastes esp&#233;rances rend tous les citoyens individuellement faibles. Elle limite de tous c&#244;t&#233;s leurs forces, en m&#234;me temps qu'elle permet &#224; leurs d&#233;sirs de s'&#233;tendre. &#187; (Tome II, pages 191-192). De plus, elle n'est pas v&#233;ritablement possible : &#171; Un peuple a beau faire des efforts, il ne parviendra pas &#224; rendre les conditions parfaitement &#233;gales dans son sein ; [&#8230;] il resterait encore l'in&#233;galit&#233; des intelligences [...] &#187; (page 193)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;big&gt;&lt;strong&gt;Gouvernement f&#233;d&#233;ral &lt;/strong&gt;&lt;/big&gt; par &lt;a href=&#034;http://serieslitteraires.org/site/_Oriane-Careme_?var_&#034;&gt;Oriane Car&#234;me&lt;/a&gt; Le gouvernement f&#233;d&#233;ral est un syst&#232;me qui se diff&#233;rencie des autres gouvernements ordinaires en ce qu'il &#171; peut faire tout ce qu'on lui donne le droit d'ex&#233;cuter &#187;. Cela veut dire qu'il est libre mais dans un entourage limit&#233; puisque son pouvoir est restreint sur l'&#233;tendue des &#233;tats f&#233;d&#233;r&#233;s constituant l'union. Le gouvernement f&#233;d&#233;ral dicte les lois &#224; ses citoyens et s'occupe de les ex&#233;cuter. &#171; il a ses administrateurs &#224; lui, ses tribunaux , ses officiers de justice et son arm&#233;e. &#187; Dans ce gouvernement, &#171; plusieurs nations forment une ligue permanente et &#233;tablissent une autorit&#233; supr&#234;me qui, sans avoir action sur de simples citoyens,comme pourrait le faire un gouvernement national, a cependant action sur chacun des peuples conf&#233;d&#233;r&#233;s pris en corps &#187;. Ici se r&#233;v&#232;le donc bien encore une fois la volont&#233; de ralliement des peuples dans sa globalit&#233; gr&#226;ce aux lois communes qui sont promulgu&#233;es par cet &#233;tat f&#233;d&#233;ral tout en gardant la notion capitale de libert&#233;, exprim&#233;e par l'ind&#233;pendance de chaque &#233;tat conf&#233;d&#233;r&#233; dans l'application de certaines lois.(Ce qui distingue la constitution f&#233;d&#233;rale des &#233;tats unis d'Am&#233;rique de toutes les autres constitutions f&#233;d&#233;rales, tome 1 p240 &#233;dition Folio)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;big&gt;&lt;strong&gt;Individualisme &lt;/strong&gt;&lt;/big&gt; par &lt;a href=&#034;http://www.serieslitteraires.org/site/_Marine-Lauret_&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Marine Lauret&lt;/a&gt; : c'est, selon Tocqueville, &#171; un sentiment r&#233;fl&#233;chi et paisible qui dispose chaque citoyen &#224; s'isoler de la masse de ses semblables et &#224; se retirer &#224; l'&#233;cart avec sa famille et ses amis &#187;. La d&#233;mocratie est un bon syst&#232;me de gouvernement dans le sens o&#249; il pr&#244;ne la libert&#233; et l'&#233;galit&#233;. Mais la d&#233;mocratie conduit &#224; l'individualisme, chaque citoyen &#171; apr&#232;s s'&#234;tre ainsi cr&#233;&#233; une petite soci&#233;t&#233; &#224; son usage, abandonne volontiers la grande soci&#233;t&#233; &#224; elle-m&#234;me &#187;. (p. 143 du tome II). &#171; L'individualisme prend ses sources dans les d&#233;fauts de l'esprit autant que dans les vices du c&#339;ur &#187; (p. 144). D'apr&#232;s Tocqueville, &#171; l'individualisme est d'origine d&#233;mocratique, et il menace de se d&#233;velopper &#224; mesure que les conditions s'&#233;galisent &#187; car les hommes se sachant tous &#233;gaux, n'ont pas d'int&#233;r&#234;t &#224; s'occuper de leur prochain et pr&#233;f&#232;rent ne s'int&#233;resser qu'&#224; leur personne. La d&#233;mocratie, en cr&#233;ant cette notion d'individualisme chez l'homme, &#171; le ram&#232;ne sans cesse vers lui seul et menace de le renfermer enfin tout entier dans la solitude de son propre c&#339;ur &#187; (p. 145). Tocqueville parlera de l'individualisme dans toute sa deuxi&#232;me partie du tome II, en montrant comment les am&#233;ricains le combattent par des associations libres (chapitre IV) ou par des doctrines (chapitre VIII). Il l'envisagera aussi dans le reste de ce tome, car c'est une aberration pour lui de voir le citoyen refuser de s'int&#233;resser &#224; son pays, &#224; son gouvernement, &#224; sa soci&#233;t&#233;, &#224; ses semblables.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;big&gt;&lt;strong&gt;Libert&#233; &lt;/strong&gt;&lt;/big&gt; par &lt;a href=&#034;http://serieslitteraires.org/site/_Mathilde-Bereau_&#034;&gt;Mathilde Bereau&lt;/a&gt;Tocqueville parle de la libert&#233; comme un art &#171; On ne saurait trop le dire : il n'est rien de plus f&#233;cond en merveilles que l'art d'&#234;tre libre &#187; (De la d&#233;mocratie en Am&#233;rique tome 1 p.360 Folio) en effet, &#171; il n'y a rien de plus dur que l'apprentissage de la libert&#233;. &#187; (tome 1 p.360) et &#171; ce n'est que quand elle est bien vieille qu'on peut conna&#238;tre ses bienfaits &#187; (tome 1 p.360) puisque &#224; ses d&#233;buts, la libert&#233; ne permet pas aux hommes de voir les avantages qu'elle offre. En Europe, la libert&#233; est n&#233;e en m&#234;me temps que l'&#233;galit&#233; &#171; le go&#251;t et l'id&#233;e de la libert&#233; n'ont commenc&#233; &#224; na&#238;tre et &#224; se d&#233;velopper qu'au moment o&#249; les conditions commen&#231;aient &#224; s'&#233;galiser &#187; (tome 2 p.141). En Europe, comme aux &#201;tats-Unis, la libert&#233; est &#233;troitement li&#233;e avec l'&#233;galit&#233;, &#171; les hommes seront parfaitement libres, parce qu'ils seront tous enti&#232;rement &#233;gaux, et ils seront tous parfaitement &#233;gaux parce qu'ils seront enti&#232;rement libres. &#187; (tome 2 p.137), c'est pour cela qu'ils &#171; veulent l'&#233;galit&#233; dans la libert&#233; &#187; (tome 2 p.141).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;big&gt;&lt;strong&gt;M&#232;re-patrie&lt;/strong&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/big&gt; par &lt;a href=&#034;http://serieslitteraires.org/site/_Fanny-Gratton_&#034;&gt;Fanny Gratton&lt;/a&gt; Ce terme appara&#238;t d&#232;s le chapitre 2 (Tome 1, folio) et d&#233;signe le territoire am&#233;ricain, celui o&#249; l'on est n&#233;. Mais Tocqueville se sert &#233;galement de ce mot pour d&#233;signer le pays colonisateur : '' &#224; leur d&#233;part de la m&#232;re patrie, les &#233;migrants n'avaient aucune id&#233;e de sup&#233;riorit&#233; quelconque les uns sur les autres '' (p.72, tome 1, folio). La m&#232;re-patrie est celle qui ''enfante'' le peuple am&#233;ricain, celle qui le conduit &#224; la d&#233;mocratie, la libert&#233;. Elle est comme la souche d'un arbre ind&#233;racinable, un socle o&#249; la patrie peut s'y reposer. &lt;br class='manualbr' /&gt;&lt;strong&gt; La patrie&lt;/strong&gt; est aussi un mot important dans l'&#339;uvre de Tocqueville : bien qu'elle soit en premier lieu le pays dont on est citoyen, elle demeure aussi une communaut&#233; d'individus solidaires dot&#233;s d'une m&#234;me volont&#233; : '' les premiers &#233;migrants ont exerc&#233; sans doute une immense influence sur le destin de leur nouvelle patrie ''(p.92, tome 1, folio).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;big&gt;&lt;strong&gt;Souverainet&#233; du peuple &lt;/strong&gt;&lt;/big&gt; par &lt;a href=&#034;http://serieslitteraires.org/site/_Nathalie-Grossin_&#034;&gt;Nathalie Grossin&lt;/a&gt; '' En Am&#233;rique, le principe de la souverainet&#233; du peuple n'est point cach&#233; comme chez certaines nations ; il est reconnu par les moeurs, proclam&#233; par les lois ; il s'&#233;tend avec la libert&#233;...'' (Tome 1, chapitre IV, p 106-107). Ce dogme de la souverainet&#233; du peuple, intimement li&#233; &#224; la d&#233;mocratie, implique l'origine populaire du pouvoir. Le peuple, au sens de la somme de tous les individus qui le composent, d&#233;tient le pouvoir, organise et contr&#244;le l'Etat de mani&#232;re directe ou indirecte selon les domaines. Il''participe &#224; la composition des lois par le choix des l&#233;gislateurs, &#224; leur application par l'&#233;lection des agents du pouvoir ex&#233;cutif ; on peut dire qu'il gouverne lui-m&#234;me.'' (p 109) Aux Etats-Unis '' la soci&#233;t&#233; y agit par elle-m&#234;me et sur elle-m&#234;me.[...]Le peuple r&#232;gne sur le monde politique am&#233;ricain comme Dieu sur l'univers. Il est la cause et la fin de toutes choses ; tout en sort et tout s'y absorbe.''(p 109). Ce principe a &#233;t&#233; syst&#233;matis&#233; par Rousseau dans son &lt;i&gt;Contrat social&lt;/i&gt; en 1762 , oeuvre dans laquelle il va insister sur le fait que chaque individu poss&#232;de une part de la souverainet&#233; et joue un r&#244;le dans l'administration de l'Etat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;big&gt;&lt;strong&gt;Syst&#232;me communal &lt;/strong&gt;&lt;/big&gt; par &lt;a href=&#034;http://serieslitteraires.org/site/_Lony-Fouet_?var_&#034;&gt;Lony Fouet&lt;/a&gt; 'Tocqueville commence son analyse des institutions politiques de la d&#233;mocratie en Am&#233;rique par le syst&#232;me communal car il est d'une grande importance. En effet, &#034;La commune est la seule association qui soit si bien dans la nature, que partout o&#249; il y a des hommes r&#233;unis, il se forme de soi-m&#234;me une commune.&#034; Tome I, Chap V. Le syst&#232;me communal existe partout, et de fa&#231;on naturelle. L'organisation communale permet de mettre la libert&#233; &#224; la port&#233;e de tout le monde d'o&#249; son importance primordiale. En effet, il cr&#233;e l'esprit de libert&#233; dans un syst&#232;me o&#249; le peuple est &#224; la source des pouvoirs sociaux. Il est donc &#224; relier au principe de la souverainet&#233; du peuple ; cependant, il est difficile d'y maintenir la libert&#233; de par son exposition aux invasions du pouvoir. C'est pour cette raison que, afin de perdurer, les syst&#232;mes communaux doivent se m&#234;ler aux &#034;id&#233;es et aux habitudes nationales&#034; et ainsi, mettent en p&#233;ril la libert&#233; communale.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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