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	<title>SERIES LITTERAIRES</title>
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		<title>SERIES LITTERAIRES</title>
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		<title>La le&#231;on (&#233;preuve orale)</title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Val&#233;rie P&#233;rez</dc:creator>


		<dc:subject>M&#233;thodologie</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Extraits de rapports de jurys sur la le&#231;on &lt;br class='autobr' /&gt; Le d&#233;roulement et l'organisation de l'&#233;preuve &lt;br class='autobr' /&gt;
1999, agr&#233;gation interne &lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; Le candidat tire un sujet, le&#231;on ou &#233;tude litt&#233;raire et, dans une salle o&#249; sont mis &#224; sa disposition l'&#339;uvre sur laquelle il est interrog&#233; et diff&#233;rents outils (dictionnaires entre autres), il a six heures pour pr&#233;parer un expos&#233; qui devra durer quarante minutes, les dix minutes suivantes &#233;tant consacr&#233;es &#224; un entretien avec le jury. &lt;br class='autobr' /&gt;
Si le candidat parle cinquante (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://serieslitteraires.org/site/-Methodologie-" rel="directory"&gt;M&#233;thodologie&lt;/a&gt;

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&lt;a href="http://serieslitteraires.org/site/+-Methodologie-21-+" rel="tag"&gt;M&#233;thodologie&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Extraits de rapports de jurys sur la le&#231;on&lt;/h2&gt;&lt;li&gt; Le d&#233;roulement et l'organisation de l'&#233;preuve
&lt;p&gt;1999, agr&#233;gation interne&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Le candidat tire un sujet, le&#231;on ou &#233;tude litt&#233;raire et, dans une salle o&#249; sont mis &#224; sa disposition l'&#339;uvre sur laquelle il est interrog&#233; et diff&#233;rents outils (dictionnaires entre autres), il a six heures pour pr&#233;parer un expos&#233; qui devra durer quarante minutes, les dix minutes suivantes &#233;tant consacr&#233;es &#224; un entretien avec le jury.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si le candidat parle cinquante minutes, il se prive de cet entretien qui vise non pas &#224; l' &#171; achever &#187; par un mitraillage de questions mais &#224; lui permettre d'am&#233;liorer sa performance et de r&#233;v&#233;ler encore d'autres comp&#233;tences ; l'exp&#233;rience prouve par ailleurs que les expos&#233;s tr&#232;s longs sont souvent brouillons et mal ma&#238;tris&#233;s. Si le candidat parle vingt minutes, il risque de n'avoir pas approfondi la question ou de ne pas s'&#234;tre suffisamment appuy&#233; sur l'&#339;uvre, et les dix minutes d'entretien ne suffiront pas &#224; combler les lacunes.&lt;/p&gt;
&lt;li&gt;Qualit&#233;s &#171; humaines &#187;
&lt;p&gt;1992, agr&#233;gation externe :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; On peut d&#233;j&#224; r&#233;ussir honorablement une le&#231;on si l'on sait se faire entendre du jury, exploiter un libell&#233;, construire avec quelque habilet&#233; une argumentation, et avoir avec le texte une familiarit&#233; telle qu'on y d&#233;ambule avec aisance et si possible avec un apparent plaisir. &#187; (&#8230;). &#171; Il s'agit donc de se faire entendre et de plaire. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je passe sur les remarques concernant les fautes de fran&#231;ais et les fautes de go&#251;t : cela rel&#232;ve de l'&#233;vidence m&#234;me pour un concours de ce niveau !&lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; Les volubiles doivent aussi savoir qu'il est prudent de mod&#233;rer son &#233;locution &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;li&gt;Compr&#233;hension du libell&#233;
&lt;p&gt;L'analyse du sujet : agr&#233;gation interne, 1999 : &#171; il faut d'abord s'interroger sur les termes m&#234;mes du sujet. Ceux-ci ont &#233;t&#233; soigneusement pes&#233;s par le jury et tout y fait sens, par exemple une majuscule (ou l'absence de majuscule !).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si le sujet consiste en une notion, il est essentiel de bien la d&#233;finir, d'en cerner les limites, le champ d'application ; il faut &#233;galement la restituer dans un contexte pr&#233;cis (philosophique, esth&#233;tique, po&#233;tique,&#8230;). Ce travail implique bien plus qu'un simple emploi au dictionnaire ; son absence est souvent r&#233;dhibitoire : des expos&#233;s (&#8230;) sont partis &#224; la d&#233;rive, faute d'une r&#233;flexion sur la notion propos&#233;e. (&#8230;). Ce pr&#233;alable implique &#224; l'&#233;vidence des comp&#233;tences techniques (&#8230;). D&#233;finir une notion d'une mani&#232;re judicieuse et surtout f&#233;conde pour la suite du propos implique, davantage encore, une culture. (&#8230;)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si le sujet met en relation deux notions, la r&#233;flexion pr&#233;alable doit bien porter sur les deux. (&#8230;). Si le sujet consiste en une expression tir&#233;e de l'&#339;uvre, il est imp&#233;ratif de la restituer d'abord dans son contexte pr&#233;cis, quitte &#224; &#233;largir ensuite la perspective.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; On se m&#233;fiera (&#8230;) des sujets qui imposent un recensement pr&#233;alable soit de personnage soit de situations(les s&#233;ducteurs dans L'Heptam&#233;ron ; les femmes dans les Fables de La Fontaine ; les personnages secondaires dans A Rebours, etc.). Ce recensement, in&#233;vitablement, doit &#234;tre fait, et le plus pr&#233;cis&#233;ment possible, au cours de la pr&#233;paration ; il ne s'ensuit pas qu'il doive appara&#238;tre tel quel &#224; l'oral ; pire : on fait preuve de na&#239;vet&#233; lorsqu'on croit qu'il peut constituer &#224; lui seul une premi&#232;re partie. Aucun sujet de le&#231;on ne s'accommode en fait de catalogues ou de constats juxtapos&#233;s ; il faut se rendre compte que toute &#233;num&#233;ration, si anodine soit-elle, implique une mise en perspective particuli&#232;re qui pose probl&#232;me (&#8230;).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De la m&#234;me fa&#231;on et en d&#233;pit des apparences, aucun sujet de le&#231;on ne peut-&#234;tre consid&#233;r&#233; comme purement th&#233;matique (cf la nuit dansL'Heptameron ; la musique dans Le neveu de Rameau ; etc.) ; chaque th&#232;me pose des probl&#232;mes de s&#233;lection, de mise en perspective, de hi&#233;rarchisation, d'esth&#233;tique ou d'id&#233;ologie qu'il convient de mettre en lumi&#232;re. Car le jury attend toujours une probl&#233;matisation ; (&#8230;). Tout candidat, sur tout sujet, doit &#234;tre capable de d&#233;couvrir une probl&#233;matique. (&#8230;).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Il est d'usage de proposer des le&#231;ons en trois parties. (&#8230;) Le plan d'une le&#231;on r&#233;sulte d'un effort d'invention ; aucun n'est jamais dict&#233; par l'&#233;vidence. (&#8230;).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Rappelons que certaines le&#231;ons s'appuient sur un corpus limit&#233; ; on attend qu'il soit totalement utilis&#233;. D'autres le&#231;ons font appel &#224; un corpus tr&#232;s large, voire incertain ; l'examinateur juge alors la rapidit&#233; du coup d'&#339;il, la pertinence des choix, l'esprit de d&#233;cision qui fait aller &#224; l'essentiel. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;li&gt;D&#233;gager une probl&#233;matique
&lt;p&gt;Agr&#233;gation interne, 1999 : &#171; Le sujet ayant &#233;t&#233; soigneusement analys&#233;, il faut ensuite d&#233;gager une probl&#233;matique. Il ne s'agit pas seulement d'illustrer un th&#232;me ou une notion, ni de rejoindre &#224; tout pris une grande question qui aurait l'objet d'un cours ; il s'agit &#224; partir d'une claire conscience du sens et de l'int&#233;r&#234;t du sujet, de mettre en route une dynamique qui permettra de proposer une lecture originale, particuli&#232;re, de l'&#339;uvre. L'absence d'une vraie probl&#233;matique aboutit presque immanquablement &#224; des expos&#233;s tr&#232;s plats, qui sortent peu du catalogue d'exemple ou de la succession de constats.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien qu'il n'existe aucune recette, voici quelques indications. Quand le sujet comporte deux termes, la probl&#233;matique peut surgir (c'est le cas apparemment le plus simple) de leur opposition ; ainsi &#171; Ordre et d&#233;sordre dans Les R&#234;veries &#187; appelait un expos&#233; fond&#233; sur la dynamique de l'antith&#232;se. Mais les deux termes peuvent entretenir des rapports tr&#232;s diff&#233;rents : pour &#171; Le temps et l'espace dans Sylvie &#187; une probl&#233;matique int&#233;ressante ne pouvait na&#238;tre que de la mise en rapport des deux cat&#233;gories, en particulier dans les exp&#233;riences de d&#233;placement &#187;. Les deux termes doivent donc &#234;tre &#171; associ&#233;s constamment dans la r&#233;flexion &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Quand le sujet comporte un seul terme, la probl&#233;matique est &#224; mettre en place, &#224; partir d'une connaissance et d'une compr&#233;hension approfondies de l'&#339;uvre. (&#8230;). L'absence de probl&#233;matique est tr&#232;s certainement le d&#233;faut le plus relev&#233; par le jury ; mais il arrive souvent aussi qu'une probl&#233;matique int&#233;ressante ne soit trait&#233;e que partiellement, &#224; un seul niveau, ce qui r&#233;duit consid&#233;rablement la port&#233;e de l'expos&#233;. En particulier, les enjeux esth&#233;tiques sont souvent oubli&#233;s et la dimension de l'&#233;criture trop peu prise en compte. &#187; (&#8230;)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; L'&#233;tablissement du corpus est une &#233;tape &#224; ne pas n&#233;gliger. Bien s&#251;r, celle-ci implique une bonne connaissance pr&#233;alable de l'&#339;uvre. Ce n'est pas en six heures que l'on peut &#233;tablir, m&#234;me avec un texte assez court, une familiarit&#233; suffisante pour pouvoir s'y d&#233;placer avec aisance et y choisir avec s&#251;ret&#233; les passages les plus aptes &#224; illustrer une d&#233;monstration.&lt;/p&gt;
&lt;li&gt;Le plan
&lt;p&gt;Agr&#233;gation interne, 1999 : &#171; Le plan doit viser avant tout la clart&#233;, la rigueur. D'une probl&#233;matique bien cern&#233;e, bien pos&#233;e, d&#233;coule forc&#233;ment un plan qui a la vigueur de la n&#233;cessit&#233; et qui progresse fermement.&lt;br class='autobr' /&gt;
Une premi&#232;re partie peut &#234;tre consacr&#233;e pour l'essentiel &#224; des rep&#233;rages. (&#8230;) Mais ces rep&#233;rages ne doivent pas tourner au catalogue ; leur pr&#233;sentation raisonn&#233;e doit d&#233;j&#224; ouvrir des perspectives, que la suite reprendra. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est &#233;vident qu'un sujet compos&#233; de deux notions ne peut en aucun fournir un plan.&lt;/p&gt;
&lt;li&gt;Et les ouvrages critiques ?
&lt;p&gt;&#171; On attend du candidats &#224; la fois qu'il connaisse la tradition et qu'il la d&#233;passe en &#233;valuant ses m&#233;rites et ses limites. (&#8230;) Mais on attend en plus du candidat qu'il soit sensible &#224; l'air du temps, en l'occurrence aux acquis de la recherche universitaire (&#8230;) et qu'il sache, avec intelligence et mesure rendre &#224; chacun son d&#251;. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A signaler : le rapport de 1994 indique les types de sujet ; celui de 1995 donne l'essentiel des indications rh&#233;toriques.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>La dissertation de litt&#233;rature g&#233;n&#233;rale</title>
		<link>http://serieslitteraires.org/site/La-dissertation-de-litterature-generale</link>
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		<dc:date>2002-11-30T23:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Val&#233;rie P&#233;rez</dc:creator>


		<dc:subject>M&#233;thodologie</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;La dissertation de litt&#233;rature g&#233;n&#233;rale &lt;br class='autobr' /&gt;
Composition de 7 heures sur un auteur du programme. &lt;br class='autobr' /&gt;
L'introduction &lt;br class='autobr' /&gt;
Elle consiste d'abord &#224; expliciter le sujet, les termes du sujet dans l'objectif de pr&#233;senter une probl&#233;matique. On d&#233;finit bri&#232;vement les notions importantes (on les analyse de fa&#231;on plus d&#233;taill&#233;e dans la 1&#232;re partie), on explique en quoi elles sont pertinentes pour analyser l' &#339;uvre au programme. Ensuite, on dit pourquoi ces notions, bien que pertinentes, int&#233;ressantes, sont (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://serieslitteraires.org/site/-Methodologie-" rel="directory"&gt;M&#233;thodologie&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="http://serieslitteraires.org/site/+-Methodologie-21-+" rel="tag"&gt;M&#233;thodologie&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;La dissertation de litt&#233;rature g&#233;n&#233;rale&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Composition de 7 heures sur un auteur du programme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L'introduction&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Elle consiste d'abord &#224; expliciter le sujet, les termes du sujet dans l'objectif de pr&#233;senter une probl&#233;matique. On d&#233;finit bri&#232;vement les notions importantes (on les analyse de fa&#231;on plus d&#233;taill&#233;e dans la 1&#232;re partie), on explique en quoi elles sont pertinentes pour analyser l' &#339;uvre au programme. Ensuite, on dit pourquoi ces notions, bien que pertinentes, int&#233;ressantes, sont malgr&#233; tout probl&#233;matiques, toujours du point de vue de l' &#339;uvre &#233;tudi&#233;e. Apr&#232;s ces deux &#233;tapes (explication du sujet, notions probl&#233;matiques), on annonce clairement la probl&#233;matique qui guidera le devoir sous la forme d'une question. Suit ensuite, le plus clairement possible, l'annonce du plan en trois parties.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La premi&#232;re partie&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Elle d&#233;veloppe ce qui a &#233;t&#233; &#233;bauch&#233; dans l'introduction : on explicite la citation &#224; l'aide d'exemples (citations) que l'on analyse. On montre en quoi la citation propos&#233;e est pertinente, qu'elle &#233;claire, explique l'&#339;uvre du programme soumise &#224; votre analyse. Si le sujet est long, on en explique chaque partie, chaque phrase &#224; la lumi&#232;re de l'&#339;uvre. Il est &#233;galement important de d&#233;finir les notions-cl&#233;s du sujet. En particulier les notions ayant trait &#224; l'esth&#233;tique de l'&#339;uvre (exemple tir&#233; du sujet de l'agr&#233;gation 2000 : &#171; le naturel &#187; ; il fallait d&#233;finir ce terme du point de vue de la dramaturgie classique en g&#233;n&#233;ral, et ensuite du point de vue des &#339;uvres mises au programme).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La deuxi&#232;me partie&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On montre en quoi, finalement, l'interpr&#233;tation propos&#233;e par le critique est &#034;r&#233;ductrice&#034;. On envisage donc un autre aspect de l'&#339;uvre, on l'analyse sous un autre point de vue, non pas de mani&#232;re arbitraire, mais d'apr&#232;s ce qui a &#233;t&#233; examin&#233; dans la premi&#232;re partie, toujours sans perdre de vue le sujet. Il ne s'agit pas de plaquer des connaissances toutes faites sur l'&#339;uvre mais de poursuivre un raisonnement commenc&#233; en premi&#232;re partie. C'est pourquoi il est important de revenir sur le sujet propos&#233; : il faut sans cesse montrer que notre analyse est fond&#233;e sur lui, qu'on ne le perd pas de vue, mais que, au contraire, il nous permet de structurer notre r&#233;flexion. Ainsi, la seconde partie &#171; d&#233;coule &#187; de la 1&#232;re. On pousse la r&#233;flexion plus loin que ne le fait le sujet. On introduit d'autres notions que l'on d&#233;finit, notions qui permettent &#224; notre analyse d'avancer et de d&#233;passer le sujet. Bien &#233;videmment, cette d&#233;monstration ne peut s'appuyer que sur une parfaite connaissance de l'&#339;uvre et sur des citations bien choisies et bien analys&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La troisi&#232;me partie&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Dans la troisi&#232;me partie, on arrive &#224; une interpr&#233;tation plus fine et plus recherch&#233;e de l'&#339;uvre &#233;tudi&#233;e, l&#224; encore, non pas de mani&#232;re arbitraire, mais toujours par rapport &#224; la citation propos&#233;e (celle d'un anonyme critique contemporain !). On en vient &#224; dire et &#224; analyser ce qui manque au sujet pour interpr&#233;ter l'&#339;uvre de fa&#231;on pertinente. On pousse notre r&#233;flexion bien plus loin que dans la 2&#232;me partie en introduisant l&#224; encore de nouvelles notions, de nouveaux outils d'analyse que l'on ne manque pas de d&#233;finir et d'illustrer &#224; l'aide d'exemples pr&#233;cis. On ne peut r&#233;ussir cette 3&#232;me partie (comme le reste &#233;videmment !) qu'&#224; la seule condition de conna&#238;tre parfaitement l'&#339;uvre (les relectures doivent constituer la part la plus importante de votre travail) et d'avoir r&#233;fl&#233;chi aux probl&#232;mes qu'elle pose.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La conclusion&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Elle r&#233;pond point par point &#224; l'introduction, aussi je vous conseille de la r&#233;diger juste apr&#232;s l'introduction, ce qui &#233;vite aussi d'&#234;tre bouscul&#233; quand la fin de l'&#233;preuve arrive (sept heure &#231;a passe vite !). On reprend, en les r&#233;sumant, les trois grandes parties, et on r&#233;pond &#224; la question soulev&#233;e dans la probl&#233;matique.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>La dissertation de didactique</title>
		<link>http://serieslitteraires.org/site/La-dissertation-de-didactique</link>
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		<dc:date>2002-11-30T23:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Val&#233;rie P&#233;rez</dc:creator>


		<dc:subject>M&#233;thodologie</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Suggestion de plan pour la dissertation de didactique &lt;br class='autobr' /&gt;
1&#232;re partie &lt;br class='autobr' /&gt;
L'objectif de cette 1&#232;re partie est d'abord de fonder et d'expliciter un projet didactique. Le candidat y montrera non seulement ses capacit&#233;s &#224; lire une oeuvre litt&#233;raire, mais encore &#224; r&#233;fl&#233;chir &#224; la mise en oeuvre d'une s&#233;quence qui s'appuie sur les instructions officielles. L'&#233;tude des nouveaux programmes doit donc constituer la premi&#232;re partie de votre travail, &#224; partir notamment des documents d'accompagnement (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://serieslitteraires.org/site/-Methodologie-" rel="directory"&gt;M&#233;thodologie&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="http://serieslitteraires.org/site/+-Methodologie-21-+" rel="tag"&gt;M&#233;thodologie&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='http://serieslitteraires.org/site/local/cache-vignettes/L93xH150/arton129-f8948.jpg?1773365500' alt='' class='spip_logo spip_logo_right' width='93' height='150' onmouseover='' onmouseout='' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Suggestion de plan pour la dissertation de didactique&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;1&#232;re partie&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'objectif de cette 1&#232;re partie est d'abord de fonder et d'expliciter un projet didactique. Le candidat y montrera non seulement ses capacit&#233;s &#224; lire une oeuvre litt&#233;raire, mais encore &#224; r&#233;fl&#233;chir &#224; la mise en oeuvre d'une s&#233;quence qui s'appuie sur les instructions officielles. L'&#233;tude des nouveaux programmes doit donc constituer la premi&#232;re partie de votre travail, &#224; partir notamment des documents d'accompagnement disponibles sur Eduscol.&lt;/p&gt;
&lt;li&gt;On peut commencer la dissertation par l'annonce g&#233;n&#233;rale du th&#232;me (par exemple remarque de sp&#233;cialiste sur le genre en lien avec le th&#232;me du groupement). On doit aussi d&#233;finir les notions cl&#233;s du sujet. Ainsi, dans le sujet de 2001, on se devait de d&#233;finir le tragique et la trag&#233;die. &lt;br class='manualbr' /&gt;On montre ensuite ce que permettent les textes (ou le texte) du sujet (ex. Nous choisirons de r&#233;fl&#233;chir &#224; ...ceci ... &#224; partir des extraits suivants) puis faire la liste des textes. Le choix des textes (ou du texte), sera justifi&#233; par la pr&#233;sence de telle ou telle composante sp&#233;cifique ; dire ce qui en fait les enjeux et la singularit&#233;.
&lt;p&gt;On peut ensuite pr&#233;senter ou r&#233;sumer les extraits propos&#233;s plus pr&#233;cis&#233;ment, mais toujours en fonction d'une probl&#233;matique, que l'on va enfin d&#233;gager.&lt;/p&gt;
&lt;li&gt;La probl&#233;matique du corpus soulignera la coh&#233;rence (g&#233;n&#233;rique, th&#233;matique, historique, ...) du groupement. Elle na&#238;t d'une &#233;tude approfondie des textes dont elle questionne les enjeux. Elle ne se confond pas avec un point d'histoire litt&#233;raire, ni avec un objet d'&#233;tude. Elle met en avant la singularit&#233; des textes. C'est cette probl&#233;matique qui fondera le projet didactique. &lt;br class='autobr' /&gt;
On peut exprimer la probl&#233;matique litt&#233;raire et didactiquedu groupement sous formes de questions.
&lt;li&gt;Les r&#233;f&#233;rences : on cite les ouvrages critiques n&#233;cessaires au professeur pour b&#226;tir sa s&#233;quence didactique, mais pas de fa&#231;on arbitraire. On pr&#233;cise bien ce que l'on va chercher (et trouver !) dans ces ouvrages.
&lt;li&gt;On &#233;num&#232;re les pr&#233;requis n&#233;cessaires,en lien, bien &#233;videmment, avec la probl&#233;matique.&lt;br class='autobr' /&gt;
On situe la s&#233;quence dans l'ann&#233;e. Il est souvent plus facile de la situer au 2d trimestre, au moins on peut annoncer les pr&#233;requis n&#233;cessaires vus dans telle s&#233;quence !&lt;br class='manualbr' /&gt;Motivation de l'ordre des s&#233;ances : il suit une perspective litt&#233;raire (i.e. dramatique, po&#233;tique, ...) plut&#244;t que chronologique. On peut pr&#233;ciser que tel auteur (dans le cadre d'un groupement) peut servir de transition car il pr&#233;sente tel aspect particulier.&lt;br class='autobr' /&gt;
On pr&#233;cise aussi si les textes sont distribu&#233;s tous ensemble en une seule fois (et dans ce cas on peut envisager un programme de questions portant sur l'ensemble du corpus) ou au fur et &#224; mesure.
&lt;li&gt;On donne des pr&#233;cisions sur l'exercice d'&#233;valuation finale. On ne n&#233;gligera pas la place de l'&#233;criture dans l'&#233;valuation.
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;2&#232;me partie&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le d&#233;veloppement : descriptif des s&#233;ances.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour chaque s&#233;ance, on pr&#233;cise sa dur&#233;e, son objectif, les questions de pr&#233;paration donn&#233;es aux &#233;l&#232;ves et la fa&#231;on dont on aborde le texte (lecture analytique, commentaire, &#233;tude d'un th&#232;me, ...). &lt;br class='manualbr' /&gt;On &#233;vite toute remarque d'ordre p&#233;dagogique (sur le niveau des &#233;l&#232;ves ou l'aspect relationnel d'un &#034;vrai&#034; cours par exemple). Il s'agit en fait pour chaque s&#233;ance d'analyser les textes, non pas tel qu'on le ferait pour une classe moyenne, mais pour des correcteurs &#233;minents ! C'est pourquoi une grande partie (la plus grande m&#234;me) de votre pr&#233;paration doit &#234;tre consacr&#233;e &#224; analyser, lire et relire aussi bien les textes litt&#233;raires que les ouvrages universitaires les plus r&#233;cents (sur tel auteur,tel genre, telle question de po&#233;tique ou d'esth&#233;tique, etc.)Vous pouvez consulter &#224; ce sujet ma rubrique &lt;strong&gt;CRITIQUES ET ACTUALITES LITTERAIRES&lt;/strong&gt; - On n'oublie pas de m&#234;ler le plus habilement possible ce que l'on demande et attend des &#233;l&#232;ves avec l'analyse des textes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On ne perd jamais de vue que la pr&#233;paration d'un examen, ne peut en aucun cas constituer l'objectif d'une s&#233;quence (en th&#233;orie comme en pratique &#233;videmment !)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il faut &#233;galement toujours pr&#233;ciser ce qui sert de transition avec la s&#233;ance suivante.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Conclusion :&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Elle se rapproche de toute conclusion de dissertation litt&#233;raire.On ajoutera cependant ce que l'on compte faire (comme s&#233;quence) en guise de prolongement (oeuvre int&#233;grale par exemple si le sujet est constitu&#233; d'un groupement). + Au terme de cette &#233;tude, on aura montr&#233; aux &#233;l&#232;ves ...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bon courage !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Lectures critiques :&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est important d'actualiser vos connaissances en mati&#232;re de critique litt&#233;raire.&lt;br class='manualbr' /&gt;De tr&#232;s bons ouvrages sont publi&#233;s aux &lt;strong&gt;Editions Universitaires de Dijon&lt;/strong&gt;. Voir compte-rendu dans la rubrique &#034;Critiques et actualit&#233;s litt&#233;raires&#034; :&lt;/p&gt;
&lt;li&gt;&lt;i&gt;Les Ecrivains face au savoir&lt;/i&gt;&lt;br class='manualbr' /&gt;de V&#233;ronique Dufief-Sanchez,&lt;br class='manualbr' /&gt;ISBN 2-905965-74-6&lt;br class='manualbr' /&gt;164 pages
&lt;li&gt;&lt;i&gt;Les Revues litt&#233;raires au XXe si&#232;cle&lt;/i&gt;&lt;br class='manualbr' /&gt;de Bruno Curatolo, Jacques Poirier&lt;br class='manualbr' /&gt;254 pages &lt;br class='manualbr' /&gt;ISBN : 2905965614
&lt;li&gt;&lt;i&gt;Ecriture de soi lecture de l'autre&lt;/i&gt;&lt;br class='manualbr' /&gt;de J. Poirier&lt;br class='manualbr' /&gt;ISBN : 2905965606&lt;/div&gt;
		
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		<title>Sujet de didactique-Naturalisme</title>
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		<dc:creator>Val&#233;rie P&#233;rez</dc:creator>



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&lt;p&gt;A partir du groupement de quatre textes qui vous est propos&#233;, vous &#233;tudiez, en classe de seconde, le naturalisme, dans le cadre de l'objet d'&#233;tude &#171; &#233;tude d'un mouvement litt&#233;raire et culturel &#187;. Vous &#233;laborerez un projet didactique d'ensemble dont vous justifierez la coh&#233;rence et les modalit&#233;s. Texte 1 : L'Assommoir, Chapitre 11, 1877 Nana prenait le milieu, avec sa robe rose, qui s'allumait dans le soleil. Elle donnait le bras &#224; Pauline, dont la robe, des fleurs jaunes sur un fond (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://serieslitteraires.org/site/-Methodologie-" rel="directory"&gt;M&#233;thodologie&lt;/a&gt;


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 <content:encoded>&lt;img src='http://serieslitteraires.org/site/local/cache-vignettes/L131xH150/arton131-b7547.jpg?1773365500' alt='' class='spip_logo spip_logo_right' width='131' height='150' onmouseover='' onmouseout='' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;A partir du groupement de quatre textes qui vous est propos&#233;, vous &#233;tudiez, en classe de seconde, le naturalisme, dans le cadre de l'objet d'&#233;tude &#171; &#233;tude d'un mouvement litt&#233;raire et culturel &#187;.&lt;br class='manualbr' /&gt;Vous &#233;laborerez un projet didactique d'ensemble dont vous justifierez la coh&#233;rence et les modalit&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Texte 1 : L'Assommoir, Chapitre 11, 1877&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nana prenait le milieu, avec sa robe rose, qui s'allumait dans le soleil. Elle donnait le bras &#224; Pauline, dont la robe, des fleurs jaunes sur un fond blanc, flambait aussi, piqu&#233;e de petites flammes. Et comme elles &#233;taient les plus grosses toutes les deux, les plus femmes et les plus effront&#233;es, elles menaient la bande, elles se rengorgeaient sous les regards et les compliments. Les autres, les gamines, faisaient des queues &#224; droite et &#224; gauche, en t&#226;chant de s'enfler pour &#234;tre prises au s&#233;rieux. Nana et Pauline avaient dans le fond, des plans tr&#232;s compliqu&#233;s de ruses coquettes. Si elles couraient &#224; perdre haleine, c'&#233;tait histoire de montrer leurs bas blancs et de faire flotter les rubans de leurs chignons. Puis, quand elles s'arr&#234;taient, en affectant de suffoquer, la gorge renvers&#233;e et palpitante, on pouvait chercher, il y avait bien s&#251;r par l&#224; une de leurs connaissances, quelque gar&#231;on du quartier ; et elles marchaient languissamment alors, chuchotant et riant entre elles, guettant, les yeux en dessous. Elles se cavalaient surtout pour ces rendez-vous du hasard, au milieu des bousculades de la chauss&#233;e. De grands gar&#231;ons endimanch&#233;s, en veste et en chapeau rond, les retenaient un instant au bord du ruisseau, &#224; rigoler et &#224; vouloir leur pincer la taille. Des ouvriers de vingt ans, d&#233;braill&#233;s dans des blouses grises, causaient lentement avec elles, les bras crois&#233;s, leur soufflant au nez la fum&#233;e de leurs br&#251;le-gueule. &#199;a ne tirait pas &#224; cons&#233;quence, ces gamins avaient pouss&#233; en m&#234;me temps qu'elles sur le pav&#233;. Mais, dans le nombre, elles choisissaient d&#233;j&#224;. Pauline rencontrait toujours un des fils de madame Gaudron, un menuisier de dix sept ans, qui lui payait des pommes. Nana apercevait du bout d'une avenue &#224; l'autre Victor Fauconnier, le fils de la blanchisseuse, avec lequel elle s'embrassait dans les coins noirs. Et &#231;a n'allait pas plus loin ; elles avaient trop de vice pour faire une b&#234;tise sans savoir. Seulement, on en disait des raides.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Texte 2 : Pot-Bouille, chapitre 4, 1882.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Vous n'avez pas d'enfant, monsieur ? &#199;a viendra... Ah ! c'est une responsabilit&#233;, surtout pour une m&#232;re ! Moi, quand cette petite-l&#224; est n&#233;e, j'avais quarante-neuf ans, monsieur, un &#226;ge o&#249; l'on sait heureusement se conduire. Un gar&#231;on encore pousse tout seul, mais une fille ! Et j'ai la consolation d'avoir fait mon devoir, oh ! oui ! &lt;br class='manualbr' /&gt;Alors, par phrases br&#232;ves, elle dit son plan d'&#233;ducation. L'honn&#234;tet&#233; d'abord. Pas de jeux dans l'escalier, la petite toujours chez elle, et gard&#233;e de pr&#232;s, car les gamines ne pensent qu'au mal. Les portes ferm&#233;es, les fen&#234;tres closes, jamais de courants d'air, qui apportent les vilaines choses de la rue. Dehors, ne point l&#226;cher la main de l'enfant, l'habituer &#224; tenir les yeux baiss&#233;s, pour &#233;viter les mauvais spectacles. En fait de religion, pas d'abus, ce qu'il en faut comme frein moral. Puis, quand elle a grandi, prendre des ma&#238;tresses, ne pas la mettre dans les pensionnats, o&#249; les innocentes se corrompent ; et encore assister aux le&#231;ons, veiller &#224; ce qu'elle doit ignorer, cacher les journaux bien entendu, et fermer la biblioth&#232;que. &lt;br class='manualbr' /&gt;- Une demoiselle en sait toujours de trop, d&#233;clara la vieille dame en terminant. &lt;br class='manualbr' /&gt;Pendant que sa m&#232;re parlait, Marie, les yeux vagues, regardait dans le vide. Elle revoyait le petit logement clo&#238;tr&#233;, ces pi&#232;ces &#233;troites de la rue Durantin, o&#249; il ne lui &#233;tait pas permis de s'accouder &#224; la fen&#234;tre. C'&#233;tait une enfance prolong&#233;e, toutes sortes de d&#233;fenses qu'elle ne comprenait pas, des lignes que sa m&#232;re raturait &#224; l'encre sur leur journal de mode, et dont les barres noires la faisaient rougir, des le&#231;ons expurg&#233;es qui embarrassaient ses ma&#238;tresses elles-m&#234;mes, lorsqu'elle les questionnait. Enfance tr&#232;s douce d'ailleurs, croissance moue et ti&#232;de de serre chaude, r&#234;ve &#233;veill&#233; o&#249; les mots de la langue et les faits de chaque jour se d&#233;formaient en significations niaises. Et, &#224; cette heure encore, les regards perdus, pleine de ces souvenirs, elle avait aux l&#232;vres le rire d'une enfant, rest&#233;e ignorante dans le mariage. &lt;br class='manualbr' /&gt;- Vous me croirez si vous voulez, monsieur, dit M. Vuillaume, mais ma fille n'avait pas encore lu un seul roman, &#224; dix-huit ans pass&#233;s... N'est-ce pas, Marie ? &lt;br class='manualbr' /&gt;- Oui, papa.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Texte 3 : La joie de vivre, Chapitre III, 1884.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; D&#232;s le lendemain, le docteur Cazenove &#233;tant venu faire &#224; Bonneville sa tourn&#233;e du samedi, madame Chanteau lui parla du grand service qu'ils attendaient de son amiti&#233;. Elle lui avoua la situation, l'argent englouti dans le d&#233;sastre de l'usine, sans qu'on e&#251;t jamais consult&#233; le conseil de famille ; ensuite, elle insista sur le mariage projet&#233;, sur le lien de tendresse qui les unissait tous et que le scandale d'un proc&#232;s allait rompre. &lt;br class='autobr' /&gt; _ Avant de promettre son aide, le docteur d&#233;sira causer avec Pauline. Depuis longtemps, il la sentait exploit&#233;e, mang&#233;e peu &#224; peu ; si, jusque-l&#224;, il avait pu se taire, de crainte de la chagriner, son devoir &#233;tait de la pr&#233;venir, &#224; pr&#233;sent qu'on tentait de le prendre pour complice. L'affaire se d&#233;battit dans la chambre de la jeune fille. Sa tante assista au d&#233;but de l'entretien ; elle avait accompagn&#233; le docteur pour d&#233;clarer que le mariage d&#233;pendait maintenant de l'&#233;mancipation, car jamais Lazare ne consentirait &#224; &#233;pouser sa cousine, tant qu'on pourrait l'accuser de vouloir escamoter la reddition des comptes. Puis, elle se retira, en affectant de ne pas chercher &#224; peser sur les id&#233;es de celle qu'elle appelait d&#233;j&#224; sa fille ador&#233;e. Tout de suite, Pauline, tr&#232;s &#233;mue, supplia le docteur de leur rendre le service d&#233;licat dont on venait, devant elle, d'expliquer la n&#233;cessit&#233;. Vainement, il essaya de l'&#233;clairer sur sa situation : elle se d&#233;pouillait, elle renon&#231;ait &#224; tout recours, m&#234;me il laissa voir sa peur de l'avenir, la ruine compl&#232;te, l'ingratitude, beaucoup de souffrances. A chaque trait plus noir ajout&#233; au tableau, elle se r&#233;criait, refusait d'entendre, montrait une h&#226;te f&#233;brile du sacrifice.&lt;br class='manualbr' /&gt;- Non, ne me donnez pas de regret. Je suis une avare sans que &#231;a paraisse, j'ai d&#233;j&#224; assez de mal pour me vaincre&#8230; Qu'ils prennent tout. Je leur laisse le reste, s'ils veulent m'aimer d'avantage.&lt;br class='manualbr' /&gt;-Enfin, demanda le docteur, c'est par amiti&#233; pour votre cousin que vous vous d&#233;pouillez ? Elle rougit sans r&#233;pondre.&lt;br class='manualbr' /&gt;-Et si, plus tard, votre cousin ne vous aimait plus ?&lt;br class='autobr' /&gt; _ Effar&#233;e, elle le regarda. Ses yeux s'emplirent de grosses larmes, et son c&#339;ur &#233;clata dans un cri d'amour r&#233;volt&#233; :&lt;br class='autobr' /&gt; _ -Oh ! non, oh ! non&#8230; Pourquoi me faites-vous tant de peine !&lt;br class='autobr' /&gt; _ Alors, le docteur Cazenove consentit. Il ne se sentait pas le courage d'op&#233;rer ce grand c&#339;ur de l'illusion de ses tendresses. Assez vite l'existence serait dure.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Texte 4 : Germinal, Chapitre 1, 1885.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Etienne le regardait, regardait le sol qu'il tachait de la sorte.&lt;br class='manualbr' /&gt;-Il y a longtemps, reprit-il, que vous travaillez &#224; la mine ?&lt;br class='autobr' /&gt; _ Bonnemort ouvrit tout grands les deux bras.&lt;br class='manualbr' /&gt;Longtemps, ah ! oui !&#8230; Je n'avais pas huit ans, lorsque je suis descendu, tenez ! juste dans le Voreux, et j'en ai cinquante-huit, &#224; cette heure. Calculez un peu&#8230; J'ai tout fait l&#224;-dedans, galibot d'abord, puis herscheur, quand j'ai eu la force de rouler, puis haveur pendant dix-huit ans. Ensuite, &#224; cause de mes sacr&#233;es jambes, ils m'ont mis de la coupe &#224; terre, remblayeur, raccommodeur, jusqu'au moment o&#249; il leur a fallu me sortir du fond, parce que le m&#233;decin disait que j'allais y rester. Alors, il y a cinq ann&#233;es de cela, ils m'ont fait charretier&#8230; Hein ? c'est joli, cinquante ans de mine, dont quarante-cinq au fond !&lt;br class='manualbr' /&gt;Tandis qu'il parlait, des morceaux de houille enflamm&#233;s, qui, par moments, tombaient de la corbeille, allumaient sa face bl&#234;me d'un reflet sanglant.&lt;br class='autobr' /&gt; _ -Ils me disent de me reposer, continua-t'il. Moi, je ne veux pas, il me croient trop b&#234;te !&#8230; J'irai bien deux ann&#233;es, jusqu'&#224; ma soixantaine, pour avoir la pension de cent quatre-vingt francs. Si je leur souhaitais le bonsoir aujourd'hui, ils m'accorderaient tout de suite celle de cent cinquante. Ils sont malins, les bougres !&#8230; D'ailleurs, je suis solide, &#224; part les jambes. C'est, voyez-vous, l'eau qui m'est entr&#233;e sous la peau, &#224; force d'&#234;tre arros&#233; dans les tailles. Il y a des jours o&#249; je ne peux pas remuer une patte sans crier. Une crise de toux l'interrompit encore.&lt;br class='autobr' /&gt; _ -Et &#231;a vous fait tousser aussi , dit Etienne. Mais il r&#233;pondit non de la t&#234;te, violemment. Puis, quand il put parler :&lt;br class='manualbr' /&gt;-Non, non, je me suis enrhum&#233;, l'autre mois. Jamais je ne toussais, &#224; pr&#233;sent je ne peux plus me d&#233;barrasser&#8230; Et le dr&#244;le, c'est que je crache, c'est que je crache&lt;br class='manualbr' /&gt;Un raclement monta de sa gorge, il cracha noir.&lt;br class='manualbr' /&gt;-Est-ce que c'est du sang ? demanda Etienne, osant enfin le questionner.&lt;br class='manualbr' /&gt;Lentement, Bonnemort s'essuyait la bouche d'un revers de main.&lt;br class='manualbr' /&gt;-C'est du charbon&#8230; J'en ai dans la carcasse de quoi me chauffer jusqu'&#224; la fin de mes jours. Et voil&#224; cinq ans que je ne remets pas les pieds au fond. J'avais &#231;a en magasin, para&#238;t-il, sans m&#234;me m'en douter. Bah ! &#231;a conserve !&lt;br class='manualbr' /&gt;Il y eut un silence, le marteau lointain battait &#224; coups r&#233;guliers dans la fosse, le vent passait avec sa plainte, comme un cri de faim et de lassitude venu des profondeurs de la nuit. Devant les flammes qui s'effaraient, le vieux continuait plus bas, rem&#226;chant des souvenirs. Ah ! bien s&#251;r, ce n'&#233;tait pas d'hier que lui et les siens tapaient &#224; la veine ! La famille travaillait pour la compagnie des mines de Montsou, depuis la cr&#233;ation ; et cela datait de loin, il y avait d&#233;j&#224; cent six ans. Son a&#239;eul, Guillaume Maheu, un gamin de quinze ans alors, avait trouv&#233; le charbon gras &#224; R&#233;quillart, la premi&#232;re fosse de la compagnie, une vielle fosse aujourd'hui abandonn&#233;e, l&#224;-bas, pr&#232;s de la sucrerie Fauvelle. Tout le pays le savait, &#224; preuve que la veine d&#233;couverte s'appelait la veine Guillaume, du pr&#233;nom de son grand-p&#232;re. Il ne l'avait pas connu, un gros &#224; ce qu'on racontait, tr&#232;s fort, mort de vieillesse &#224; soixante ans. Puis, son p&#232;re, Nicolas Maheu dit le rouge, &#226;g&#233; de quarante ans &#224; peine, &#233;tait rest&#233; dans le Voreux, que l'on fon&#231;ait en ce temps-l&#224; : un &#233;boulement, un aplatissement complet, le sang bu et les os aval&#233;s par les roches. Deux de ses oncles et ses trois fr&#232;res, plus tard, y avait aussi laiss&#233; leur peau. Lui, Vincent Maheu, qui en &#233;tait sorti &#224; peu pr&#232;s entier, les jambes mal d'aplomb seulement, passait pour un malin. Quoi faire, d'ailleurs ? Il fallait travailler. On faisait &#231;a de p&#232;re en fils, comme on aurait fait autre chose. Son fils, Toussaint Maheu, y crevait maintenant, et ses petits-fils, et tout son monde, qui logeait en face, dans le coron. Cent six ans d'abattage, les mioches apr&#232;s les vieux, pour le m&#234;me patron : hein ? beaucoup de bourgeois n'auraient pas su dire si bien leur histoire !&lt;br class='manualbr' /&gt;-Encore, lorsqu'on mange ! murmura de nouveau Etienne.&lt;br class='manualbr' /&gt;-C'est ce que je dis, tant qu'on a du pain &#224; manger, on peut vivre.&lt;br class='manualbr' /&gt;Bonnemort se tut, les yeux tourn&#233;s vers le coron, o&#249; des lueurs s'allumaient une &#224; une. _ Quatre heures sonnaient au clocher de Montsou, le froid devenait plus vif.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>El&#233;ments de corrig&#233;s-Naturalisme</title>
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		<dc:creator>Val&#233;rie P&#233;rez</dc:creator>



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&lt;p&gt;La d&#233;finition du naturalisme est probl&#232;matique dans la mesure o&#249; ce mouvement litt&#233;raire entre en comparaison avec le r&#233;alisme. Ainsi, certains th&#233;oriciens le d&#233;finissent syst&#233;matiquement par rapport au r&#233;alisme, dont il serait une manifestation, un courant &#233;ph&#233;m&#232;re. Les probl&#232;mes soulev&#233;s rel&#232;vent avant tout de l'histoire litt&#233;raire (voir Auerbach, Mimesis, 1968). Par ailleurs, le naturalisme est syst&#233;matiquement associ&#233; au nom de Zola, pour qui il est &#171; une m&#233;thode, et non une (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://serieslitteraires.org/site/-Methodologie-" rel="directory"&gt;M&#233;thodologie&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='http://serieslitteraires.org/site/local/cache-vignettes/L131xH150/arton132-b352b.jpg?1773365500' alt='' class='spip_logo spip_logo_right' width='131' height='150' onmouseover='' onmouseout='' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La d&#233;finition du naturalisme est probl&#232;matique dans la mesure o&#249; ce mouvement litt&#233;raire entre en comparaison avec le r&#233;alisme. Ainsi, certains th&#233;oriciens le d&#233;finissent syst&#233;matiquement par rapport au r&#233;alisme, dont il serait une manifestation, un courant &#233;ph&#233;m&#232;re. Les probl&#232;mes soulev&#233;s rel&#232;vent avant tout de l'histoire litt&#233;raire (voir Auerbach, &lt;i&gt;Mimesis&lt;/i&gt;, 1968). Par ailleurs, le naturalisme est syst&#233;matiquement associ&#233; au nom de Zola, pour qui il est &#171; une m&#233;thode, et non une rh&#233;torique, une stylistique, ou une th&#233;matique. &#187; (Yves Chevrel, &lt;i&gt;Le naturalisme, &#233;tude d'un mouvement litt&#233;raire international&lt;/i&gt;, PUF, 1993, p.19) &lt;br class='manualbr' /&gt;Dans &lt;i&gt;Le messager de l'Europe&lt;/i&gt;, Zola donne un premier article en 1875 et parle de &#171; l'&#233;cole naturaliste &#187; en donnant cette c&#233;l&#232;bre d&#233;finition : &#171; Une &#339;uvre est un coin de la nature vu &#224; travers un temp&#233;rament &#187;(Y. Chevrel, op.cit) &lt;br class='manualbr' /&gt;C'est dans divers revues et journaux qu'Emile Zola d&#233;fend ce qu'il consid&#232;re dans les ann&#233;es 1880 comme &#171; la forme actuelle et vivante de la litt&#233;rature contemporaine &#187; (ibid. p.125) Pour lui, le naturalisme n'est pas une fa&#231;on d'&#233;crire mais une m&#233;thode de recherche qui s'appuie sur les sciences. Dans &lt;i&gt;Le Roman exp&#233;rimental&lt;/i&gt;, il entend &#171; r&#233;soudre scientifiquement la question de savoir comment se comportent les hommes, d&#232;s qu'ils sont en soci&#233;t&#233; &#187;(ibid.)&lt;br class='autobr' /&gt; _ Etudier le motif de l'enfance &#224; travers certains extraits des romans d'Emile Zola, c'est approcher la m&#233;thode naturaliste de l'&#233;crivain, dans la mesure o&#249; les enfants zoliens sont le plus souvent introduits d&#232;s leur plus jeune &#226;ge dans un monde d'adultes et dans une soci&#233;t&#233; que la litt&#233;rature naturaliste tente d'analyser et de d&#233;crire. &lt;br class='autobr' /&gt; _ Nous &#233;tudierons donc le naturalisme &#224; partir de quatre extraits des romans d'Emile Zola, puisque c'est dans le genre romanesque que ce mouvement litt&#233;raire a trouv&#233; son expression la plus &#233;clatante. Les passages choisis sont extraits de &lt;i&gt;L'Assommoir&lt;/i&gt;, de &lt;i&gt;Pot-Bouille&lt;/i&gt;, de &lt;i&gt;La joie de vivre&lt;/i&gt; et de &lt;i&gt;Germinal&lt;/i&gt;. &lt;br class='manualbr' /&gt;Chaque extrait met en avant le th&#232;me de l'enfance et de la corruption dont il fait l'objet, soit par nature, soit &#224; cause des rouages d'une soci&#233;t&#233; qui l'exploite, pour le travail dans &lt;i&gt;Germinal&lt;/i&gt; ou pour son argent (h&#233;ritage) dans &lt;i&gt;La joie de vivre&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	_ La probl&#233;matique litt&#233;raire et didactique qui constituera l'axe d'&#233;tude de notre groupement sera donc la suivante : dans quelle mesure le personnage de l'enfant permet-il au romancier d'observer &#171; comment se comportent les hommes, d&#232;s qu'ils sont en soci&#233;t&#233; &#187; (&lt;i&gt;Le roman exp&#233;rimental&lt;/i&gt;). Quelle image de l'enfant le romancier donne-t-il ? Quel r&#244;le joue la soci&#233;t&#233;, et en particulier le regard des adultes dans ces extraits de romans naturalistes ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Pour b&#226;tir sa s&#233;quence didactique, le professeur aura &#224; sa disposition principalement l'ouvrage d'Yves Chevrel, &lt;i&gt;Le naturalisme&lt;/i&gt;, qui offre l'avantage d'&#233;tudier la dimension europ&#233;enne de ce mouvement litt&#233;raire, ainsi que &lt;i&gt;Les Cahiers Naturalistes&lt;/i&gt; dont les articles, sur des points pr&#233;cis, peuvent se r&#233;v&#233;ler tr&#232;s utiles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Cette s&#233;quence didactique sur le naturalisme s'appuiera sur les pr&#233;requis suivants : on s'attend &#224; ce qu'un &#233;l&#232;ve de Seconde ait &#233;tudi&#233;, au cours de sa scolarit&#233;, le genre romanesque. Il faudra en effet que les &#233;l&#232;ves aient en t&#234;te les caract&#233;ristiques du genre, ainsi que quelques notions touchant &#224; l'&#233;tude du r&#233;cit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	_ Nous situerons cette s&#233;quence au d&#233;but du second trimestre, apr&#232;s avoir &#233;tudi&#233; un recueil de nouvelles de Maupassant. Il faudra par ailleurs amener les &#233;l&#232;ves &#224; s'interroger sur la notion de mouvement litt&#233;raire, en soulignant explicitement le r&#244;le jou&#233; par Maupassant dans le naturalisme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Nous commencerons par &#233;tudier l'extrait de &lt;i&gt;Germinal&lt;/i&gt; dans la mesure o&#249; il se distingue des autres. On mettra notamment l'accent sur la technique du r&#233;cit r&#233;trospectif qui permet de souligner le poids de la soci&#233;t&#233; sur l'individu, de la naissance &#224; l'&#226;ge de la vieillesse. Les trois autres textes abordent l'&#233;ducation des filles. &lt;br class='manualbr' /&gt;Nous verrons avec l'extrait de &lt;i&gt;Pot-Bouille&lt;/i&gt; les pr&#233;cautions prises par une m&#232;re qui a &#233;lev&#233; sa fille dans l'ignorance totale, pensant ainsi la pr&#233;server des dangers de la soci&#233;t&#233;. L&#224; aussi, il s'agit d'un r&#233;cit r&#233;trospectif, qui prend, comme dans l'extrait de &lt;i&gt;Germinal&lt;/i&gt;, le pr&#233;texte du dialogue pour faire un retour en arri&#232;re. &lt;br class='manualbr' /&gt;L'extrait de &lt;i&gt;L'Assommoir&lt;/i&gt; se pr&#233;sente comme le versant oppos&#233; de celui de &lt;i&gt;Pot-Bouille&lt;/i&gt; : il montre les ravages de l'absence d'&#233;ducation et met en avant la nature vicieuse d'une jeune fille, corrompue tout autant par la soci&#233;t&#233; que par l'h&#233;r&#233;dit&#233; qui p&#232;se sur elle. _ Enfin, avec l'extrait de &lt;i&gt;La joie de vivre&lt;/i&gt;, c'est la famille, cette micro-soci&#233;t&#233;, que Zola examine, avec son lot de mis&#232;res et de corruptions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Descriptif des s&#233;ances :&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;li&gt;S&#233;ance 1 (2heures).&lt;br class='manualbr' /&gt;Germinal
Questions de pr&#233;paration :&lt;br class='manualbr' /&gt;&lt;li&gt;Rechercher la signification des termes techniques. Quel effet produisent-ils ?&lt;br class='manualbr' /&gt;&lt;li&gt;Relever les indications temporelles. Que remarque-t-on ?&lt;br class='manualbr' /&gt;&lt;li&gt;Quelle est ici la fonction du discours indirect libre ?
&lt;p&gt;L'&#233;tude de ce texte consistera en un commentaire orient&#233; sur les points suivants :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;I/ Un r&#233;cit r&#233;trospectif : &#233;tude des techniques narratives de Zola dans cet extrait.&lt;br class='manualbr' /&gt;En particulier :&lt;/p&gt;
&lt;li&gt;Le discours indirect libre ;
&lt;li&gt;Les descriptions : la peinture du monde de la mine.
&lt;p&gt;II/ Les personnages et leur destin&lt;/p&gt;
&lt;li&gt;fonction programmatique de l'extrait ;&lt;br class='manualbr' /&gt;&lt;li&gt; r&#233;trospective d'une vie ;&lt;br class='manualbr' /&gt;&lt;li&gt;La symbolique du corps.
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;S&#233;ance 2 (1heure)&lt;/strong&gt;&lt;br class='manualbr' /&gt;&lt;i&gt;Pot-Bouille&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Questions de pr&#233;paration :&lt;/p&gt;
&lt;li&gt;Relever les indications qui prouvent qu'il s'agit bien d'un r&#233;cit r&#233;trospectif.&lt;br class='manualbr' /&gt;&lt;li&gt;Analyser le discours indirect libre.&lt;br class='manualbr' /&gt;&lt;li&gt;Quels principes &#233;ducatifs cette m&#232;re met-elle en avant ?&lt;br class='manualbr' /&gt;&lt;li&gt;Quelle image de l'enfance Zola veut-il donner dans ce texte ?
&lt;p&gt;On fera de ce texte une lecture analytique. On mettra en avant le th&#232;me de la morale sociale qui dans ce texte illustre le projet naturaliste de notre auteur : montrer comment l'&#234;tre humain se comporte en soci&#233;t&#233;. La soci&#233;t&#233; est d'ailleurs synonyme de corruption, elle est consid&#233;r&#233;e comme le mal. La famille et la soci&#233;t&#233; deviennent alors le lieu d' oppositions manich&#233;ennes : la m&#232;re et la fille &#233;tant du c&#244;t&#233; du bien et donc de l'ignorance, la soci&#233;t&#233; et tout ce qui la repr&#233;sente (l'air respir&#233;, l'enseignement, la lecture des journaux ou des romans) &#233;tant du c&#244;t&#233; du mal.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;S&#233;ance 3 (1 heure)&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;L'Assommoir&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Questions de pr&#233;paration :&lt;br class='manualbr' /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;li&gt;Comparer l'&#233;ducation re&#231;ue par Nana avec celle de Marie : quelle image de la soci&#233;t&#233; Zola donne-t-il cet extrait ?&lt;br class='manualbr' /&gt;&lt;li&gt;Etudier la dimension dramatique (th&#233;&#226;tral) du personnage de Nana, en particulier dans les descriptions. &lt;br class='manualbr' /&gt;&lt;li&gt;En quoi la rue peut-elle &#234;tre consid&#233;r&#233;e comme la sc&#232;ne sur laquelle &#233;voluent les deux personnages f&#233;minins ?
&lt;p&gt;On fera de ce texte une lecture analytique en montrant que le th&#232;me de la rue est associ&#233; &#224; celui du vice, que ce lieu est propice au spectacle de la perversit&#233; des filles. On verra aussi que Nana est le type m&#234;me de l'enfant naturaliste expos&#233;e aux dures r&#233;alit&#233;s du monde des adultes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;S&#233;ance 4 : 1 heure&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;La joie de vivre&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Questions de pr&#233;paration :&lt;br class='manualbr' /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;li&gt;Quelle fonction joue le premier paragraphe dans le r&#233;cit ?&lt;br class='manualbr' /&gt;&lt;li&gt;Comparer Pauline aux deux autres personnages f&#233;minins du groupement.&lt;br class='manualbr' /&gt;Quelle image de la famille appara&#238;t dans cet extrait ? &lt;br class='manualbr' /&gt;Que symbolise l'argent ?
&lt;p&gt;Nous verrons avec ce texte, pour conclure ce groupement, que la soci&#233;t&#233; pervertit l'individu quel que soit le milieu familial, dont plusieurs versions sont pr&#233;sent&#233;es. On fera remarquer aux &#233;l&#232;ves les romans de Zola pr&#233;sentent des &#171; personnages pr&#233;matur&#233;ment introduits dans une soci&#233;t&#233; adulte &#187; (in &lt;i&gt;Cahiers naturalistes&lt;/i&gt;, n&#176;74, 2000, p.164, article de Jeremy Worth : &#171; L'enfant zolien : victime et vengeur).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En guise de prolongement, on pourra proposer aux &#233;l&#232;ves l'&#233;tude int&#233;grale d'une &#339;uvre de ce groupement.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Devoir de didactique-Gautier</title>
		<link>http://serieslitteraires.org/site/Devoir-de-didactique-Gautier</link>
		<guid isPermaLink="true">http://serieslitteraires.org/site/Devoir-de-didactique-Gautier</guid>
		<dc:date>2002-11-30T23:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Val&#233;rie P&#233;rez</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Avec une classe de Seconde, vous &#233;tudiez Deux acteurs pour un r&#244;le de Th&#233;ophile Gautier. &lt;br class='autobr' /&gt;
Vous construirez un projet d'ensemble fond&#233; sur l'&#233;tude du genre de la nouvelle. &lt;br class='autobr' /&gt;
Les s&#233;ances ne sont pas d&#233;taill&#233;es mais sont donn&#233;es sous forme de plan. le jour du concours tout doit &#234;tre r&#233;dig&#233;. &lt;br class='autobr' /&gt; Longtemps, les textes brefs ont &#233;t&#233; associ&#233;s au merveilleux et &#224; l'&#233;trange. Si la nouvelle na&#238;t du conte, en ce qu'elle renouvelle le merveilleux du XVIIIe si&#232;cle, elle s'en d&#233;tache essentiellement par (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://serieslitteraires.org/site/-Methodologie-" rel="directory"&gt;M&#233;thodologie&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='http://serieslitteraires.org/site/local/cache-vignettes/L128xH136/arton133-e8094.gif?1772991558' alt='' class='spip_logo spip_logo_right' width='128' height='136' onmouseover='' onmouseout='' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Avec une classe de Seconde, vous &#233;tudiez &lt;i&gt;Deux acteurs pour un r&#244;le&lt;/i&gt; de Th&#233;ophile Gautier.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Vous construirez un projet d'ensemble fond&#233; sur l'&#233;tude du genre de la nouvelle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les s&#233;ances ne sont pas d&#233;taill&#233;es mais sont donn&#233;es sous forme de plan. le jour du concours tout doit &#234;tre r&#233;dig&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Longtemps, les textes brefs ont &#233;t&#233; associ&#233;s au merveilleux et &#224; l'&#233;trange. Si la nouvelle na&#238;t du conte, en ce qu'elle renouvelle le merveilleux du XVIIIe si&#232;cle, elle s'en d&#233;tache essentiellement par ses th&#232;mes. Ainsi, au XIX&#232;me si&#232;cle, le genre de la nouvelle est souvent li&#233; au registre fantastique dont Th&#233;ophile Gautier est l'un des principaux repr&#233;sentants. &lt;br class='manualbr' /&gt;Les th&#232;mes du double et de la folie du h&#233;ros jalonnent toute son &#339;uvre. Dans &lt;i&gt;Deux acteurs pour un r&#244;le&lt;/i&gt;, l'introduction de ces th&#232;mes est facilit&#233;e par celui du th&#233;&#226;tre. Si le double fait partie des topo&#239; de la litt&#233;rature fantastique, s'il en est un des motifs oblig&#233;s, il est chez Gautier un motif r&#233;current : ses h&#233;ros sont des personnages ambigu&#235;s, et c'est cette ambigu&#239;t&#233; qui les d&#233;double. Dans cette nouvelle de Gautier, le th&#233;&#226;tre est le cadre id&#233;al de tout un jeu sur la dualit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En effet, ce qui caract&#233;rise la nouvelle fantastique, ce n'est pas seulement la place donn&#233;e &#224; des personnages hors du commun (ici le diable) dans un univers r&#233;aliste, mais c'est surtout l'ambigu&#239;t&#233; qui demeure sur eux, pour le lecteur et le personnage. C'est cette ambigu&#239;t&#233;, cette h&#233;sitation qui permet de dire si la nouvelle rel&#232;ve du fantastique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est ainsi que le passage entre le monde r&#233;el et le monde irr&#233;el sera d&#233;terminant dans l'&#339;uvre. Le rire diabolique dans le &#171; gasthof de l'Aigle &#224; deux t&#234;tes &#187; est un moment cl&#233; qui sonne comme un &#233;cho de l'irr&#233;el dans le r&#233;el.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous choisirons de r&#233;fl&#233;chir aux enjeux narratifs et fantastiques de la nouvelle &#224; partir de &lt;i&gt;Deux acteurs pour un r&#244;le de Th&#233;ophile Gautier&lt;/i&gt;. Un jeune com&#233;dien promu &#224; grand avenir dans le monde du th&#233;&#226;tre rencontre sa fianc&#233;e dans un parc. Celle-ci tente de le dissuader de poursuivre ses activit&#233;s. Elle est inqui&#232;te du r&#244;le qu'il doit jouer. En effet, Henrich (tel est son nom), se doit de repr&#233;senter le diable. Ce dernier, le trouvant pi&#232;tre imitateur, se moque de lui en lui donnant une le&#231;on sur le rire. Insatisfait de la prestation du jeune homme sur sc&#232;ne, il finit par l'&#233;vincer dans l'arri&#232;re-sc&#232;ne, non sans lui avoir auparavant griff&#233; les &#233;paules de ses ongles diaboliques. Le jeune homme survivra &#224; cette tentative de meurtre gr&#226;ce &#224; un petit crucifix d'or offert par sa fianc&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le choix de cette nouvelle est motiv&#233; par la pr&#233;sence de personnages, de d&#233;cors et de th&#232;mes particuli&#232;rement significatifs du genre de la nouvelle et du registre fantastique. En outre, ce texte est aussi r&#233;v&#233;lateur de l'esth&#233;tique de Th&#233;ophile Gautier qui m&#234;le fantastique et humour : le ton d&#233;sinvolte sera &#233;tudi&#233; comme r&#233;v&#233;lateur de la face cach&#233; du quotidien et de la cruelle ironie sur soi-m&#234;me.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La probl&#233;matique litt&#233;raire et didactique qui constituera l'axe d'&#233;tude de cette &#339;uvre int&#233;grale sera la suivante : en quoi l'univers du th&#233;&#226;tre permet-il de cerner puis de mettre en cause le fantastique dans cette nouvelle de Gautier ? Quels effets produit-il sur le d&#233;roulement de la narration, sur l'intrigue et sur les personnages ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il s'agira de montrer aux &#233;l&#232;ves que le th&#233;&#226;tre donne une nouvelle dimension au fantastique, dans la mesure o&#249; la sc&#232;ne th&#233;&#226;trale joue sur la confusion des r&#244;les&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour b&#226;tir sa s&#233;quence didactique, le professeur aura &#224; sa disposition principalement l'ouvrage de Tzvetan Todorov &lt;i&gt;Introduction &#224; la litt&#233;rature fantastique&lt;/i&gt;, Points Seuil. Il y trouvera, outre la d&#233;finition du fantastique, les distinctions &#224; faire avec l'&#233;trange et le merveilleux et les th&#232;mes du fantastique. Ces consid&#233;rations th&#233;oriques pourront l'aider &#224; faire r&#233;fl&#233;chir les &#233;l&#232;ves sur les interrogations suivantes : _ &#224; quel double de l'homme renvoie le diable ? pourquoi condamne t-il le h&#233;ros &#224; se r&#233;signer &#224; une vie monotone ? en quoi est-ce angoissant ? en quoi est-ce ironique ? Le d&#233;roulement de la narration sugg&#232;re-t-il une r&#233;ponse &#224; ces questions ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette s&#233;quence didactique sur l'&#233;tude d'une nouvelle s'appuiera sur les pr&#233;requis disciplinaires suivants :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On attend qu'un &#233;l&#232;ve de Seconde ait &#233;tudi&#233; au coll&#232;ge, sous la forme de textes int&#233;graux, au moins deux ou trois r&#233;cits, et en particulier des nouvelles. Les &#233;l&#232;ves doivent ainsi ma&#238;triser :&lt;/p&gt;
&lt;li&gt;la notion de texte narratif, par rapport aux autres genres que sont la po&#233;sie et le th&#233;&#226;tre ;
&lt;li&gt;Le sch&#233;ma narratif ;
&lt;li&gt;Les actions, l'intrigue, les s&#233;quences ;
&lt;li&gt;Les fonctions des temps ;
&lt;li&gt;Les fonctions du narrateur.
&lt;p&gt;En raison de l'acc&#232;s ais&#233; de ce texte et de ces pr&#233;requis, son &#233;tude pourra figurer au 1er trimestre dans le cadre de l'&#233;tude du r&#233;cit telle qu'elle est d&#233;finie dans les documents d'accompagnement des nouveaux Programmes de Seconde, mais aussi dans l'&#233;tude des genres. &lt;br class='manualbr' /&gt;L'histoire litt&#233;raire pourra &#234;tre &#233;galement mise &#224; profit. Dans l'optique de la lecture cursive, les &#233;l&#232;ves liront les &lt;i&gt;Contes cruels&lt;/i&gt; de Villiers de l'Isle-Adam. Ils auront &#224; y faire des fiches th&#233;matiques et un contr&#244;le de lecture sur &lt;i&gt;Vera&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;Le Convive des derni&#232;res f&#234;tes&lt;/i&gt; et &lt;i&gt;Les Brigands&lt;/i&gt; sera fait en classe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; L'ordre d'&#233;tude que nous donnerons &#224; cette &#339;uvre int&#233;grale ne suivra pas le d&#233;roulement narratif. _ En effet, l'&#339;uvre sera d'abord consid&#233;r&#233;e comme un tout dans lequel narration, dramaturgie et fantastique tissent des liens au fil du texte, depuis son ouverture jusqu'&#224; sa cl&#244;ture.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le texte aura &#233;t&#233; distribu&#233; au pr&#233;alable aux &#233;l&#232;ves avec la consigne suivante : dans quel genre classez-vous ce texte ? Pour quelles raisons ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Plan des s&#233;ances&lt;/strong&gt; (le jour du concours tout doit &#234;tre r&#233;dig&#233;)&lt;/p&gt;
&lt;li&gt;1&#232;re s&#233;ance :
&lt;p&gt;En quoi ce texte est-il une nouvelle ? Sch&#233;ma narratif, personnages, d&#233;cor. En quoi peut-on le rapprocher du th&#233;&#226;tre : 3 actes, d&#233;cors pr&#233;cis, didascalie, d&#233;but d'une intrigue amoureuse &#224; laquelle s'oppose un p&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;li&gt;2&#232;me s&#233;ance :
&lt;p&gt;Lecture m&#233;thodique de la 1&#232;re partie. Topos de la rencontre amoureuse secr&#232;te. &lt;br class='manualbr' /&gt;Mise en place des th&#232;mes de la nouvelle : le th&#233;&#226;tre contre l'amour conjugal, le diable contre le m&#233;tier de pasteur, la pauvret&#233; contre la richesse, l'obscurit&#233; contre les feux de la rampe : voil&#224; un personnage qui pr&#233;sente d&#233;j&#224; les signes d'une personnalit&#233; double. &lt;br class='manualbr' /&gt;On montrera comment l'&#233;criture de Gautier sugg&#232;re cette tension qui anime le personnage de Henrich tout en jouant sur les clich&#233;s : le parc, le bras potel&#233; et sur l'humour dont la fonction ne sera d&#233;voil&#233; qu'en fin s&#233;quence. Il conviendra aussi d'&#233;tudier la pr&#233;sence discr&#232;te de l'irr&#233;el dans le r&#233;el, sugg&#233;r&#233; notamment par le motif religieux. On am&#232;nera les &#233;l&#232;ves &#224; d&#233;finir la notion de r&#233;alisme fantastique.&lt;/p&gt;
&lt;li&gt;3&#232;me s&#233;ance :
&lt;p&gt;Les figures masculines. Le professeur aura demand&#233; aux &#233;l&#232;ves de noter les noms des personnages masculins -pr&#233;sents ou jouant un r&#244;le symbolique et d'expliquer en quoi consiste leur r&#244;le. On montrera qu'ils servent &#224; r&#233;v&#233;ler les diff&#233;rentes facettes du h&#233;ros (obstacle d'un p&#232;re, vanit&#233; du com&#233;dien, pudeur de l'&#233;tudiant, provocation du chr&#233;tien, &#8230;).&lt;/p&gt;
&lt;li&gt;4&#232;me s&#233;ance :
&lt;p&gt;On &#233;tudiera conjointement deux extraits :&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; partie II depuis &#171; Seul, un homme assis &#224; la table voisine &#187; jusqu'&#224; la fin de cette deuxi&#232;me partie.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; partie III : depuis &#171; Henrich ne put m&#233;conna&#238;tre l'inconnu &#187; jusqu'&#224; la fin. &lt;br class='manualbr' /&gt;Les &#233;l&#232;ves auront eu pour consigne d'analyser les diff&#233;rents points de vue des personnages, du narrateur et du lecteur sur la pr&#233;sence du diable.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;L'objectif de cette s&#233;ance est de cerner le registre fantastique et de montrer que dans ce texte il est probl&#233;matique. Dans cette s&#233;ance de deux heures, le professeur donnera &#224; lire aux &#233;l&#232;ves une nouvelle fantastique tr&#232;s br&#232;ve mais r&#233;pondant aux crit&#232;re du genre de mani&#232;re plus canonique (Poe ou Maupassant).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On soulignera dans cette s&#233;quence l'exploitation par l'auteur du th&#232;me du th&#233;&#226;tre : pr&#233;sent d&#232;s le d&#233;but du texte, il finit par renvoyer le personnage &#224; lui- m&#234;me, apr&#232;s un renversement de l'ordre des choses. L'envers du d&#233;cor, c'est la r&#233;alit&#233;, apr&#232;s le passage du fantastique. Il souligne l'&#233;chec du jeune homme qui prend ses d&#233;sirs pour des r&#233;alit&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;li&gt;5&#232;me s&#233;ance :
&lt;p&gt;Il sera demand&#233; aux &#233;l&#232;ves l'exercice d'&#233;criture suivant - Sujet d'invention type bac - : &#171; Imaginez le compte-rendu qu'aurait pu faire la fianc&#233; d'Henrich apr&#232;s la derni&#232;re repr&#233;sentation.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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