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	<title>SERIES LITTERAIRES</title>
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		<title>SERIES LITTERAIRES</title>
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		<title>En attendant Godot de Samuel Beckett</title>
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		<dc:date>2003-04-02T20:39:02Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Val&#233;rie P&#233;rez</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Etude d'une &#339;uvre int&#233;grale : En attendant Godot de Samuel Beckett &lt;br class='autobr' /&gt;
Voici quelques pistes d'&#233;tudes pour une s&#233;quence : &lt;br class='autobr' /&gt;
Histoire litt&#233;raire : la crise du personnage : le personnage de th&#233;&#226;tre se d&#233;finissait par ses actes. S'il ne se passe plus rien, si le personnage ne fait rien, n'a rien &#224; faire, comment se d&#233;finit-il ? Robbe-Grillet &#233;crivait que les personnages &#171; se contentent d'&#234;tre l&#224; &#187; et en l'occurrence, dans cette pi&#232;ce de Beckett, ils attendent : c'est cette attente qui d&#233;finit (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://serieslitteraires.org/site/-Analyser-le-texte-de-theatre-" rel="directory"&gt;Analyser le texte de th&#233;&#226;tre&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='http://serieslitteraires.org/site/local/cache-vignettes/L150xH150/arton245-b7e76.png?1773164398' alt='' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='150' onmouseover='' onmouseout='' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Etude d'une &#339;uvre int&#233;grale : &lt;i&gt;En attendant Godot&lt;/i&gt; de Samuel Beckett&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Voici quelques pistes d'&#233;tudes pour une s&#233;quence :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Histoire litt&#233;raire :&lt;/strong&gt; la crise du personnage : le personnage de th&#233;&#226;tre se d&#233;finissait par ses actes. S'il ne se passe plus rien, si le personnage ne fait rien, n'a rien &#224; faire, comment se d&#233;finit-il ? Robbe-Grillet &#233;crivait que les personnages &#171; se contentent d'&#234;tre l&#224; &#187; et en l'occurrence, dans cette pi&#232;ce de Beckett, ils attendent : c'est cette attente qui d&#233;finit l'espace-temps dramatique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le th&#232;me du double :&lt;/strong&gt; il est annonc&#233; d&#232;s l'&#233;vocation d&#232;s deux larrons de la Bible, et il est confirm&#233; par la pr&#233;sence des deux duos : Vladimir et Estragon, Pozzo et Lucky.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le th&#232;me du corps :&lt;/strong&gt; il jalonne toute l'&#339;uvre de Beckett, que ce soit dans son th&#233;&#226;tre, dans ces romans ou dans les textes courts(les nouvelles, les &lt;i&gt;Short prose&lt;/i&gt;). Le corps est certes un corps de souffrances, mais il est surtout un objet th&#233;&#226;tral que l'on montre, dont on explicite les besoins et que chaque personnage s'&#233;vertue &#224; mettre en sc&#232;ne de son mieux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Repr&#233;sentation&lt;/strong&gt; : visionnage video de &lt;i&gt;en attendant Godot&lt;/i&gt;, mise en sc&#232;ne de Samuel Beckett. Repr&#233;sentation au th&#233;&#226;tre la semaine d'apr&#232;s. Rencontre avec la personne ayant r&#233;alis&#233; les d&#233;cors.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lire de la page 9 &#224; la page 28&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Etudier les didascalies : l'espace, le temps, les personnages. On &#233;tudie leurs relations avec les dialogues.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lire de la page 28 &#224; 58 : Comment d&#233;finissez-vous le rapport qui existe entre Pozzo et Lucky ? Justifiez votre r&#233;ponse &#224; l'aide de citations de l'&#339;uvre.&lt;br class='autobr' /&gt;
Les objets sc&#233;niques : noter tous les objets pr&#233;sents dans cet extrait. A quoi servent-ils ? Que symbolisent-ils ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lire de la page 58 &#224; 75.Comment qualifiez-vous les paroles de Lucky p. 59-62 ? Imaginez la sc&#232;ne : &#224; l'aide de cet extrait et des indications sc&#232;niques donn&#233;es en marge, d&#233;crivez la fa&#231;on dont vous mettriez en sc&#232;ne ce passage ; quels probl&#232;mes de mise en sc&#232;ne pose-t-il ? Comment s'ach&#232;ve ce premier acte ? Dans quelle situation se trouve Vladimir et Estragon ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;A savoir :&lt;/strong&gt; En 1953, &lt;i&gt;En Attendant Godot&lt;/i&gt; est repr&#233;sent&#233; &#224; Paris au Th&#233;&#226;tre de Babylone, dans une mise en sc&#232;ne de Roger Blin. Cette pi&#232;ce conna&#238;t imm&#233;diatement un immense succ&#232;s et signale le d&#233;but de la carri&#232;re th&#233;&#226;trale de Beckett. C'est &#233;galement gr&#226;ce &#224; ses pi&#232;ces que Beckett acquiert une r&#233;putation croissante qui conduit en 1969 &#224; l'attribution du Prix Nobel de Litt&#233;rature.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Beckett et le langage :&lt;/strong&gt; Son objectif : atteindre une nudit&#233; de langage, ou plus exactement de parole, qui dise comme &#224; ras de terre la condition humaine. C'est cette vis&#233;e qui donne &#224; ses textes &#224; la fois leur &lt;strong&gt;v&#233;rit&#233; universelle&lt;/strong&gt; et un &lt;strong&gt;d&#233;pouillement presque abstrait&lt;/strong&gt;. Qu'il s'agisse des pi&#232;ces, des romans ou des nouvelles, la th&#233;matique est apparemment la m&#234;me, apparemment ind&#233;finiment r&#233;p&#233;titive : le temps humain, l'attente, la quotidiennet&#233;, la solitude, l'ali&#233;nation, la mort, l'errance, la non-communication, la d&#233;ch&#233;ance, et aussi - plus rarement - l'espoir, le souvenir, le d&#233;sir. Beckett ne parle &#034;que&#034; de cela. Mais ce ne sont pas ces th&#232;mes qui d&#233;finissent son &#339;uvre, son &#233;criture : c'est le langage employ&#233; pour les dire, les &#034;mettre en sc&#232;ne&#034;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(source internet : &lt;a href=&#034;http://www.ac-strasbourg.fr/pedago/lettres/lecture/Beckettbio.htm&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://www.ac-strasbourg.fr/pedago/lettres/lecture/Beckettbio.htm&lt;/a&gt;)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Questions :&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;1/ Qu'appelle-t-on ici v&#233;rit&#233; universelle ? Relevez deux citations qui vous paraissent &#234;tre des valeurs universelles (donner la page svp.)&lt;br class='manualbr' /&gt;2/ L'expression &#171; d&#233;pouillement presque abstrait &#187; fait r&#233;f&#233;rence au style d'&#233;criture de Beckett. Relevez deux citations dont le style vous para&#238;t refl&#233;ter ce &#171; d&#233;pouillement &#187; ; expliquer pourquoi en qq. lignes.&lt;br class='manualbr' /&gt;3/ Relevez un extrait illustrant chacun de ces th&#232;mes : le temps humain, l'attente, la quotidiennet&#233;, la solitude, l'ali&#233;nation, la mort, l'errance, la non-communication, la d&#233;ch&#233;ance, l'espoir, le souvenir, le d&#233;sir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les personnages :&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Certes, l'&#339;uvre propose, surtout en ses d&#233;buts, des &#034;histoires&#034;, des personnages : le th&#233;&#226;tre, en particulier, nous pr&#233;sente une galerie de clochards, d'errants, de vieillards, de clowns ou de malades qui sont devenus aussi c&#233;l&#232;bres que le Roi Lear ou Hamlet de Shakespeare. Mais ces personnages n'ont pas de psychologie, pas d'individualit&#233; au sens classique : ce sont des ombres, des figures, des incarnations d'une certaine condition humaine, et surtout, ce sont des voix. Tout texte de Beckett est d'abord l'&#233;mergence, sur une certaine sc&#232;ne, dans un certain espace (et de l&#224; sa parent&#233; profonde avec le th&#233;&#226;tre), de voix, voix qui peuvent &#234;tre uniques, ou multiples, ou quasi anonymes, mais qui ne cessent de parler, comme si parler, pour elles, &#233;quivalait &#224; &#234;tre, &#224; subsister, &#224; continuer malgr&#233; l'effondrement de tout. Ces voix ne rompent pas le silence universel qui les entoure, elles sont. Elles ne disent rien, ne proposent rien, ne racontent rien : elles parlent comme les bouches respirent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(source internet : &lt;a href=&#034;http://www.ac-strasbourg.fr/pedago/lettres/lecture/Beckettbio.htm&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://www.ac-strasbourg.fr/pedago/lettres/lecture/Beckettbio.htm&lt;/a&gt;)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Question :&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pensez-vous que les personnages de &lt;i&gt;En attendant Godot&lt;/i&gt; soient &#171; des ombres, des figures, des incarnations d'une certaine condition humaine &#187; ? Vous r&#233;pondrez &#224; cette question en analysant chaque personnage s&#233;par&#233;ment et en donnant des exemples pr&#233;cis de l'&#339;uvre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Travail d'analyse et d'argumentation :&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Vous avez vu deux interpr&#233;tations de la pi&#232;ce (video et th&#233;&#226;tre). Quelle version vous semble-t-elle la plus fid&#232;le &#224; l'&#339;uvre de Beckett ? Vous expliquerez vos raisons &#224; l'aide d'exemples pr&#233;cis.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt; Quatre commentaires de textes&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Activit&#233;s pour la classe</title>
		<link>http://serieslitteraires.org/site/Activites-pour-la-classe</link>
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		<dc:date>2003-02-21T02:23:36Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Val&#233;rie P&#233;rez</dc:creator>


		<dc:subject>Analyser le th&#233;&#226;tre</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;S&#233;ance vid&#233;o : Tartuffe Acte I, sc&#232;ne 4. &lt;br class='autobr' /&gt;
Objectifs : &lt;br class='autobr' /&gt;
Montrer que le texte contient d&#233;j&#224; tous les &#233;l&#233;ments de la mise en sc&#232;ne. Faire comprendre la sp&#233;cificit&#233; du texte dramatique qui est fait pour &#234;tre repr&#233;senter. Que signifie &#034;Repr&#233;senter&#034; ? R&#233;flexions sur le travail des com&#233;diens. &lt;br class='autobr' /&gt;
Le texte : &lt;br class='autobr' /&gt;
la sc&#232;ne 4 de l'acte I a d&#233;j&#224; fait l'objet d'un commentaire. On demande &#224; chaque &#233;l&#232;ve de noter des id&#233;es de mise en sc&#232;ne. Ce travail, mis ensuite en commun, doit faire &#233;merger diff&#233;rentes (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://serieslitteraires.org/site/-Analyser-le-texte-de-theatre-" rel="directory"&gt;Analyser le texte de th&#233;&#226;tre&lt;/a&gt;

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&lt;a href="http://serieslitteraires.org/site/+-Analyser-le-theatre-+" rel="tag"&gt;Analyser le th&#233;&#226;tre&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='http://serieslitteraires.org/site/local/cache-vignettes/L106xH150/arton216-d3c03.png?1773164398' alt='' class='spip_logo spip_logo_right' width='106' height='150' onmouseover='' onmouseout='' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;S&#233;ance vid&#233;o : &lt;i&gt;Tartuffe&lt;/i&gt; Acte I, sc&#232;ne 4.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Objectifs :&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Montrer que le texte contient d&#233;j&#224; tous les &#233;l&#233;ments de la mise en sc&#232;ne. Faire comprendre la sp&#233;cificit&#233; du texte dramatique qui est fait pour &#234;tre repr&#233;senter. Que signifie &#034;Repr&#233;senter&#034; ? R&#233;flexions sur le travail des com&#233;diens.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le texte :&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;la sc&#232;ne 4 de l'acte I a d&#233;j&#224; fait l'objet d'un commentaire. On demande &#224; chaque &#233;l&#232;ve de noter des id&#233;es de mise en sc&#232;ne. Ce travail, mis ensuite en commun, doit faire &#233;merger diff&#233;rentes hypoth&#232;ses de mises en sc&#232;ne d&#233;bouchant sur l'interpr&#233;tation du texte et sur une d&#233;finition du comique moli&#232;resque dans cette sc&#232;ne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Support vid&#233;o :&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Premier visionnage : repr&#233;senter le d&#233;cor au tableau, noter la fa&#231;on dont se d&#233;placent les personnages. Les &#233;l&#232;ves compl&#232;tent leurs notes gr&#226;ce &#224; un second visionnage.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L'&#233;l&#232;ve et le jeu dramatique :&lt;/strong&gt; mise en sc&#232;ne de cet extrait par un groupe d'&#233;l&#232;ves :&lt;/p&gt;
&lt;li&gt;On insiste le fait que le texte de Moli&#232;re est &#233;crit en alexandrin. On analyse les effets de la r&#233;p&#233;tition &#034;Le pauvre homme&#034;.
&lt;li&gt;Proposition d'une mise en sc&#232;ne et d'un d&#233;cor diff&#233;rents de ceux pr&#233;sent&#233;s par la vid&#233;o.
&lt;li&gt;Analyse du choix des costumes ;
&lt;li&gt;R&#233;daction collective d'une conclusion sur la mani&#232;re de repr&#233;senter le comique sur la sc&#232;ne.&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Moli&#232;re, Tartuffe, Pr&#233;face</title>
		<link>http://serieslitteraires.org/site/Moliere-Tartuffe-Preface</link>
		<guid isPermaLink="true">http://serieslitteraires.org/site/Moliere-Tartuffe-Preface</guid>
		<dc:date>2003-02-21T01:35:49Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Val&#233;rie P&#233;rez</dc:creator>


		<dc:subject>Analyser le th&#233;&#226;tre</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;pr&#233;face du Tartuffe de Moli&#232;re &#034;Voici une com&#233;die dont on a fait beaucoup de bruit, qui a &#233;t&#233;, longtemps pers&#233;cut&#233;e ; et les gens qu'elle joue ont bien fait voir qu'ils &#233;taient plus puissants en France que tous ceux que j'ai jou&#233;s jusques ici. Les Marquis, les Pr&#233;cieuses, les Cocus et les M&#233;decins ont souffert doucement qu'on les ait repr&#233;sent&#233;s, et ils ont fait semblant de se divertir, avec tout le monde, des peintures que l'on a faites d'eux ; mais les Hypocrites n'ont point entendu (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='http://serieslitteraires.org/site/local/cache-vignettes/L106xH150/arton215-caaed.png?1773164398' alt='' class='spip_logo spip_logo_right' width='106' height='150' onmouseover='' onmouseout='' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;pr&#233;face du &lt;i&gt;Tartuffe&lt;/i&gt; de Moli&#232;re&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034;Voici une com&#233;die dont on a fait beaucoup de bruit, qui a &#233;t&#233;, longtemps pers&#233;cut&#233;e ; et les gens qu'elle joue ont bien fait voir qu'ils &#233;taient plus puissants en France que tous ceux que j'ai jou&#233;s jusques ici. Les Marquis, les Pr&#233;cieuses, les Cocus et les M&#233;decins ont souffert doucement qu'on les ait repr&#233;sent&#233;s, et ils ont fait semblant de se divertir, avec tout le monde, des peintures que l'on a faites d'eux ; mais les Hypocrites n'ont point entendu raillerie ; ils se sont effarouch&#233;s d'abord, et ont trouv&#233; &#233;trange que j'eusse la hardiesse de jouer leurs grimaces et de vouloir d&#233;crier un m&#233;tier dont tant d'honn&#234;tes gens se m&#234;lent. C'est un crime qu'ils ne sauraient me pardonner ; et ils se sont tous arm&#233;s contre ma com&#233;die avec une fureur &#233;pouvantable. Ils n'ont eu garde de l'attaquer par le c&#244;t&#233; qui les a bless&#233;s : ils sont trop politiques pour cela et savent trop bien vivre pour d&#233;couvrir le fond de leur &#226;me. Suivant leur louable coutume, ils ont couvert leurs int&#233;r&#234;ts de la cause de Dieu ; et le Tartuffe, dans leur bouche, est une pi&#232;ce qui offense la pi&#233;t&#233;. Elle est, d'un bout &#224; l'autre, pleine d'abominations, et l'on n'y trouve rien qui ne m&#233;rite le feu. Toutes les syllabes en sont impies ; les gestes m&#234;mes y sont criminels ; et le moindre coup d'&#339;il, le moindre branlement de t&#234;te le moindre pas &#224; droite ou &#224; gauche, y cache des myst&#232;res trouvent moyen d'expliquer &#224; mon d&#233;savantage. J'ai eu soumettre aux lumi&#232;res de mes amis et &#224; la censure de tout le monde : les corrections que j'ai pu faire, le jugement du Roi et de la Reine, qui l'ont vue, l'approbation des grands Princes et de Messieurs les Ministres, qui l'ont honor&#233;e publiquement de leur pr&#233;sence, le t&#233;moignage des gens de bien, qui l'ont trouv&#233;e profitable, tout cela n'a de rien servi. Ils n'en veulent point d&#233;mordre ; et, tous les jours encore, ils font crier en public des z&#233;l&#233;s indiscrets, qui me disent des injures pieusement et me damnent par charit&#233;. je me soucierais fort peu de tout ce qu'ils peuvent dire n'&#233;tait l'artifice qu'ils ont de me faire des ennemis que je respecte, et de jeter dans leur parti de v&#233;ritables gens de bien, dont ils pr&#233;viennent la bonne foi et qui, par la chaleur qu'ils ont pour les int&#233;r&#234;ts du Ciel, sont faciles &#224; recevoir les impressions qu'on veut leur donner. Voil&#224; ce qui m'oblige &#224; me d&#233;fendre. C'est aux vrais d&#233;vots que je veux partout me justifier sur la conduite de ma com&#233;die ; et je les conjure de tout mon c&#339;ur de ne point condamner les choses avant que de les voir, de se d&#233;faire de toute pr&#233;vention et de ne point servir la passion de ceux dont les grimaces les d&#233;shonorent. Si l'on prend la peine d'examiner de bonne foi ma com&#233;die, on verra sans doute que mes intentions y sont partout innocentes, et queue ne tend nullement &#224; jouer les choses que l'on doit r&#233;v&#233;rer ; que je l'ai trait&#233;e avec toutes les pr&#233;cautions que demandait la d&#233;licatesse de la mati&#232;re, et que j'ai mis tout l'art et tous les soins qu'il m'a &#233;t&#233; possible pour bien distinguer le personnage de l'Hypocrite d'avec celui du vrai D&#233;vot. J'ai employ&#233; pour cela deux ailes entiers, &#224; pr&#233;parer la venue de mon sc&#233;l&#233;rat. Il ne tient pas un seul moment l'auditeur en balance, on le conna&#238;t d'abord aux marques que je lui donne ; et, d'un bout &#224; l'autre, il ne dit pas un mot, il ne fait pas une adion, qui ne peigne aux spectateurs le caract&#232;re d'un m&#233;chant homme et ne fasse &#233;clater celui du v&#233;ritable homme de bien que je lui oppose.[...]&#034;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Moli&#232;re, Tartuffe, Acte I, sc&#232;ne 4</title>
		<link>http://serieslitteraires.org/site/Moliere-Tartuffe-Acte-I-scene-4</link>
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		<dc:date>2003-02-21T01:14:24Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Val&#233;rie P&#233;rez</dc:creator>


		<dc:subject>Analyser le th&#233;&#226;tre</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Moli&#232;re : Tartuffe &lt;br class='autobr' /&gt;
Acte I, sc&#232;ne 4. - Orgon, Cl&#233;ante, Dorine. &lt;br class='autobr' /&gt;
ORGON. Ah ! mon fr&#232;re, bonjour &lt;br class='autobr' /&gt;
CL&#201;ANTE. Je sortois, et j'ai joie &#224; vous voir de retour. La campagne &#224; pr&#233;sent n'est pas beaucoup fleurie. &lt;br class='autobr' /&gt;
ORGON. Dorine.... Mon beau-fr&#232;re, attendez, je vous prie : Vous voulez bien souffrir, pour m'&#244;ter de souci, Que je m'informe un peu des nouvelles d'ici. Tout s'est-il, ces deux jours, pass&#233; de bonne sorte ? Qu'est-ce qu'on fait c&#233;ans ? comme est-ce qu'on s'y porte ? &lt;br class='autobr' /&gt;
DORINE. (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Moli&#232;re : Tartuffe&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Acte I, sc&#232;ne 4. - Orgon, Cl&#233;ante, Dorine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;ORGON. &lt;br class='manualbr' /&gt;Ah ! mon fr&#232;re, bonjour&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;CL&#201;ANTE. &lt;br class='manualbr' /&gt;Je sortois, et j'ai joie &#224; vous voir de retour. &lt;br class='manualbr' /&gt;La campagne &#224; pr&#233;sent n'est pas beaucoup fleurie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;ORGON. &lt;br class='manualbr' /&gt;Dorine.... Mon beau-fr&#232;re, attendez, je vous prie : &lt;br class='manualbr' /&gt;Vous voulez bien souffrir, pour m'&#244;ter de souci, &lt;br class='manualbr' /&gt;Que je m'informe un peu des nouvelles d'ici. &lt;br class='manualbr' /&gt;Tout s'est-il, ces deux jours, pass&#233; de bonne sorte ? &lt;br class='manualbr' /&gt;Qu'est-ce qu'on fait c&#233;ans ? comme est-ce qu'on s'y porte ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;DORINE. &lt;br class='manualbr' /&gt;Madame eut avant-hier la fi&#232;vre jusqu'au soir, &lt;br class='manualbr' /&gt;Avec un mal de t&#234;te &#233;trange &#224; concevoir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;ORGON. &lt;br class='manualbr' /&gt;Et Tartuffe ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;DORINE. &lt;br class='manualbr' /&gt;Tartuffe ? Il se porte &#224; merveille, &lt;br class='manualbr' /&gt;Gros et gras, le teint frais, et la bouche vermeille.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;ORGON. &lt;br class='manualbr' /&gt;Le pauvre homme !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;DORINE. &lt;br class='manualbr' /&gt;Le soir, elle eut un grand d&#233;go&#251;t, &lt;br class='manualbr' /&gt;Et ne put au souper toucher &#224; rien du tout, &lt;br class='manualbr' /&gt;Tant sa douleur de t&#234;te &#233;toit encore cruelle !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;ORGON. &lt;br class='manualbr' /&gt;Et Tartuffe ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;DORINE. &lt;br class='manualbr' /&gt;Il soupa, lui tout seul, devant elle, &lt;br class='manualbr' /&gt;Et fort d&#233;votement il mangea deux perdrix, &lt;br class='manualbr' /&gt;Avec une moiti&#233; de gigot en hachis.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;ORGON. &lt;br class='manualbr' /&gt;Le pauvre homme !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;DORINE. &lt;br class='manualbr' /&gt;La nuit se passa toute enti&#232;re &lt;br class='manualbr' /&gt;Sans qu'elle p&#251;t fermer un moment la paupi&#232;re ; &lt;br class='manualbr' /&gt;Des chaleurs l'emp&#234;choient de pouvoir sommeiller, &lt;br class='manualbr' /&gt;Et jusqu'au jour pr&#232;s d'elle il nous fallut veiller.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;ORGON. &lt;br class='manualbr' /&gt;Et Tartuffe ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;DORINE. &lt;br class='manualbr' /&gt;Press&#233; d'un sommeil agr&#233;able, &lt;br class='manualbr' /&gt;Il passa dans sa chambre au sortir de la table, &lt;br class='manualbr' /&gt;Et dans son lit bien chaud il se mit tout soudain, &lt;br class='manualbr' /&gt;O&#249; sans trouble il dormit jusques au lendemain.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;ORGON. &lt;br class='manualbr' /&gt;Le pauvre homme !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;DORINE. &lt;br class='manualbr' /&gt;A la fin, par nos raisons gagn&#233;e, &lt;br class='manualbr' /&gt;Elle se r&#233;solut &#224; souffrir la saign&#233;e, &lt;br class='manualbr' /&gt;Et le soulagement suivit tout aussit&#244;t.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;ORGON. &lt;br class='manualbr' /&gt;Et Tartuffe ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;DORINE. &lt;br class='manualbr' /&gt;Il reprit courage comme il faut, &lt;br class='manualbr' /&gt;Et contre tous les maux fortifiant son &#226;me, &lt;br class='manualbr' /&gt;Pour r&#233;parer le sang qu'avoit perdu Madame, &lt;br class='manualbr' /&gt;But &#224; son d&#233;jeuner quatre grands coups de vin.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;ORGON. &lt;br class='manualbr' /&gt;Le pauvre homme !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;DORINE. &lt;br class='manualbr' /&gt;Tous deux se portent bien enfin ; &lt;br class='manualbr' /&gt;Et je vais &#224; Madame annoncer par avance &lt;br class='manualbr' /&gt;La part que vous prenez &#224; sa convalescence.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Tartuffe, I, 4 Commentaire</title>
		<link>http://serieslitteraires.org/site/Tartuffe-I-4-Commentaire</link>
		<guid isPermaLink="true">http://serieslitteraires.org/site/Tartuffe-I-4-Commentaire</guid>
		<dc:date>2002-12-31T23:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Val&#233;rie P&#233;rez</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Tartuffe : Acte I, sc&#232;ne 4. &lt;br class='autobr' /&gt;
Introduction : Situation du passage : acte I, c'est l'acte d'exposition, avant-derni&#232;re sc&#232;ne. Nous n'avons pas encore vu Tartuffe, ni m&#234;me Orgon. Que savons-nous de ces personnages ? Tartuffe est un faux d&#233;vot, Orgon ne peut s'en s&#233;parer et le laisse prendre de plus en plus de pouvoir au sein de sa famille. La situation est grave : le faux d&#233;vot, l'imposteur, comme le dit le sous-titre de la pi&#232;ce est en train de s'immiscer dans une famille, au risque de lui (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='http://serieslitteraires.org/site/local/cache-vignettes/L90xH150/arton612-29273.png?1773164398' alt='' class='spip_logo spip_logo_right' width='90' height='150' onmouseover='' onmouseout='' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Tartuffe : Acte I, sc&#232;ne 4.&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Introduction :&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Situation du passage : acte I, c'est l'acte d'exposition, avant-derni&#232;re sc&#232;ne. Nous n'avons pas encore vu Tartuffe, ni m&#234;me Orgon. Que savons-nous de ces personnages ? Tartuffe est un faux d&#233;vot, Orgon ne peut s'en s&#233;parer et le laisse prendre de plus en plus de pouvoir au sein de sa famille. La situation est grave : le faux d&#233;vot, l'imposteur, comme le dit le sous-titre de la pi&#232;ce est en train de s'immiscer dans une famille, au risque de lui &#244;ter ce qu'elle poss&#232;de (voir sc&#232;ne 2). Par ailleurs, nous avons vu au dernier cours le tort que les d&#233;vots avaient fait &#224; Moli&#232;re (Querelle du Tartuffe). Pourtant, Moli&#232;re r&#233;ussit &#224; rendre comique une situation qui ne l'est pas. Dans cette sc&#232;ne, nous retrouvons les proc&#233;d&#233;s habituels de la com&#233;die moli&#233;resque.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lecture/mise en sc&#232;ne de la sc&#232;ne 4&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette sc&#232;ne est int&#233;ressante pour plusieurs raisons :&lt;/p&gt;
&lt;li&gt;sur le plan dramatique : comique, jeu de sc&#232;ne,&#8230;&lt;br class='manualbr' /&gt;&lt;li&gt;d'un point de vue th&#233;matique : &#233;tude d'un type litt&#233;raire et social : le parasite.&lt;br class='manualbr' /&gt;&lt;li&gt;Et ces deux th&#232;mes mettent en valeur les dimensions tout &#224; la fois comique et s&#233;rieuse de cette com&#233;die.
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;I/ Les jeux dramatiques : mise en sc&#232;ne de trois personnages&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Les personnages :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;1)L'arriv&#233;e d'Orgon&lt;/p&gt;
&lt;li&gt;Que savions-nous de lui ? voir vers 179-210.&lt;br class='manualbr' /&gt;&lt;li&gt;Qu'attendions-nous de son arriv&#233;e ?&lt;br class='manualbr' /&gt;&lt;li&gt;Comment appara&#238;t-il sur sc&#232;ne ? ;&lt;br class='manualbr' /&gt;&lt;li&gt;Quelle impression laisse-t-il au spectateur ?
&lt;p&gt;Personnage caract&#233;ris&#233; par la folie, l'aveuglement et l'illusion sur soi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;2)La fonction de Cl&#233;ante&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous avons donc l&#224; un nouveau portrait de Tartuffe, qui s'adresse cette fois &#224; Orgon. C'est le premier portrait de l'imposteur fait directement &#224; son intention. Le spectateur a d&#233;j&#224; eu l'occasion d'entendre diff&#233;rents portraits de ce personnage &#233;ponyme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans cette sc&#232;ne, On sait bien &#224; ce moment de la pi&#232;ce que deux clans s'opposent. Quels sont-ils ? On a, sur sc&#232;ne, la premi&#232;re tentative du clan adverse pour ouvrir les yeux d'Orgon. Mais surtout, Dorine veut montrer &#224; Cl&#233;ante l'aveuglement du ma&#238;tre de maison. Quelle est donc l'attitude de Cl&#233;ante ? A qui peut-on le comparer ? Cl&#233;ante fait figure de spectateur, c'est pourquoi il ne dit rien tout au long de cette sc&#232;ne. Il &#233;coute attentivement et ne cesse de manifester sa surprise = tr&#232;s important sur le plan dramatique. Le th&#233;&#226;tre dans le th&#233;&#226;tre&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;3)Le r&#244;le de Dorine : Un discours ironique&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Que veut exactement prouver Dorine &#224; Cl&#233;ante ? Qu'Orgon ne manifeste plus le moindre int&#233;r&#234;t &#224; sa famille, et que la pr&#233;sence de Tartuffe dans cette famille ne peut qu'amener un d&#233;nouement tragique. &lt;br class='manualbr' /&gt;Quel sujet choisit Dorine pour &#233;mouvoir Orgon ? De qui lui parle t-elle ? Le fait qu'il soit d&#233;j&#224; question de la femme d'Orgon, pour lui ouvrir les yeux, est un moyen habile de la part du dramaturge, d'annoncer la fameuse sc&#232;ne 6 de l'acte III dans laquelle Tartuffe montre d'autres app&#233;tits.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La sc&#232;ne est construite sur un parall&#233;lisme, lequel ?&lt;br class='manualbr' /&gt;Les maux d'Elmire et le bien-&#234;tre de Tartuffe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous allons &#233;tudier le portrait de Tartuffe. En quels termes Dorine parle-t-elle de lui ? Voyez les vers 233-234. Quels termes qualifient Tartuffe ? Quel jugement indiquent-ils de la part de Dorine ? Quelle image donnent-ils de Tartuffe ? &lt;br class='manualbr' /&gt;Discours satirique : Dorine pr&#234;te &#224; Tartuffe des caract&#233;ristiques physiques exag&#233;r&#233;es (gros et gras : redondance) qui font de ce personnage l'objet de sa moquerie. Le vers 234 : phrase nominale qui fait de lui une caricature &#224; vis&#233;e comique. &lt;br class='manualbr' /&gt;En effet, il y a caricature d&#232;s qu'il y a exag&#233;ration comique de certains traits, de certaines caract&#233;ristiques d'un personnage. Au cours des r&#233;pliques suivantes, quelles sont les activit&#233;s de Tartuffe mentionn&#233;es par Dorine ? Tartuffe est d&#233;peint sur le mode prosa&#239;que : le lexique utilis&#233; par Dorine concerne exclusivement la satisfaction des besoins corporels : manger, boire, dormir, voil&#224; &#224; quoi elle r&#233;sume l'activit&#233; du faux d&#233;vot. &lt;br class='manualbr' /&gt;Voyez les vers 238-240 : commenter l'emploi de l'adverbe &#171; d&#233;votement &#187;. Il est ironique : c'est ici la figure de l'antiphrase, qui est r&#233;currente dans les propos de Dorine comme nous allons le voir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'antiphrase est une figure par laquelle on veut faire entendre le contraire de ce qu'on dit. L'expression la plus juste, serait dans ce cas &#171; goul&#251;ment &#187;. Quels personnages de la pi&#232;ce emploient ce genre de terme, li&#233; au champ lexical du religieux ? Il y a ironie dans la mesure o&#249; la servante utilise le vocabulaire du ma&#238;tre, mais pour le d&#233;tourner : elle feint de prendre &#224; son compte un discours qui n'est pas le sien, tout en marquant le caract&#232;re irrecevable de celui-ci. Ainsi, l'ironie vise ici &#224; faire prendre conscience de l'absurdit&#233; de la situation et de la r&#233;action d'Orgon.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;4)Tartuffe : toujours absent de l'espace sc&#232;nique&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le parasite : le motif de l'imposture mondaine&lt;br class='manualbr' /&gt;Le parasite&lt;br class='manualbr' /&gt;Quelle image de Tartuffe appara&#238;t dans les r&#233;pliques de Dorine ? Que fait ce personnage au domicile de la famille d'Orgon ? Motif du parasite, fr&#233;quent dans la litt&#233;rature du XVII Boileau, La Bruy&#232;re, La Rochefoucault) et XVIII (voir Le neveu de Rameau de Diderot). Le parasite abuse de ceux qu'il trompe, il ne pense qu'&#224; une seule chose : bien manger, bien dormir.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;II/ Le grand th&#233;&#226;tre du monde&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Objectif : montrer que derri&#232;re des proc&#233;d&#233;s comiques se cachent une conception s&#233;rieuse de l'homme : la com&#233;die comme miroir du monde.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;1)La folie, le comique et le s&#233;rieux&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Qu'est-ce qui vous fait rire ? &lt;br class='manualbr' /&gt;Orgon a un comportement &#233;trange. Il n'entend pas ce qu'on lui dit. Moli&#232;re prend au pied de la lettre l'expression &#171; ne pas entendre raison &#187;. En fait, Dorine n'essaye pas encore de le raisonner, mais elle esp&#232;re qu'il verra clair dans le discours qu'elle lui tient sur Tartuffe. Orgon a un comportement bizarre. Comment r&#233;agit-il au propos tenus par Dorine ? Il n'entend rien, il n'&#233;coute pas Dorine. Folie d'Orgon qui le place d'embl&#233;e dans la cat&#233;gorie des personnages comiques.&lt;br class='manualbr' /&gt;Qu'est-ce que la folie ? Quelle folie est mise en sc&#232;ne par Moli&#232;re ? C'est celle qui a autant de visage que d'&#234;tres humains. Erasme : &#171; &#202;tre fou, c'est proprement &#234;tre homme &#187;. Moli&#232;re met en sc&#232;ne des personnages ayant des manies pouss&#233;es &#224; l'exc&#232;s, tels que l'avare, le malade imaginaire, le misanthrope, les femmes savantes et chacun de ces personnages croit d&#233;tenir la v&#233;rit&#233; et &#234;tre sage. C'est une des id&#233;es du XVIIeme si&#232;cle : la plus grande folie, pour l'homme, consiste &#224; se croire sage.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Faisons un petit tour d'horizon de la folie sur le plan historique. Voyons exactement dans quel courant de pens&#233;e se situe Moli&#232;re :&lt;/p&gt;
&lt;li&gt;XVIeme si&#232;cle : l'homme est fou car il est corrompu, il est en &#233;tat de p&#233;ch&#233; continuel (point de vue religieux) ;
&lt;li&gt;XVIIeme : changement de perspective : est fou celui qui refuse d'&#233;couter le monde et sa raison. Que pensez-vous de cette id&#233;e ? La retrouvons-nous dans Tartuffe ?
&lt;p&gt;Je vous renvoie &#224; la Lettre sur la com&#233;die de l'Imposteur : la norme n'est plus la sagesse de Dieu mais la sagesse du monde. Celui qui refuse d'&#233;couter le monde sombre dans le ridicule.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Qui, dans cette sc&#232;ne, est du c&#244;t&#233; de la raison ? Dorine, d'o&#249; comique, car c'est une servante qui, comme toutes celles des com&#233;dies de Moli&#232;re a un franc parler r&#233;solument comique. Orgon, lui, est celui qui a perdu la raison.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais de quelle raison s'agit-il ? Dans la lettre dont je vous ai parl&#233;, et qui est de Moli&#232;re, la raison s'apparente &#224; la biens&#233;ance et &#224; la convenance. Cette biens&#233;ance recommande que l'on soit mod&#233;r&#233; en toute chose, ce que n'est pas Orgon, qui est excessivement attach&#233; &#224; Tartuffe pour des motifs qui &#233;chappent &#224; sa famille. Du c&#244;t&#233; de Tartuffe, l'id&#233;e de biens&#233;ance entra&#238;ne un certain comique sur ses mani&#232;res de se tenir &#224; table (peinture en mouvement d'un personnage pris sur le vif par une servante qui sera &#233;tudi&#233;e en II).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;2)Le comique de r&#233;p&#233;tition : le langage de la folie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Analysons ce comique. Pourquoi rions-nous quand il s'&#233;crie le pauvre homme ? En raison du d&#233;calage qui existe entre la situation : Tartuffe mange et dort, et le commentaire qu'en fait Orgon (commenter la place et le sens de l'adjectif &#171; pauvre &#187;). La r&#233;p&#233;tition a un effet comique insister ici sur le comique)mais elle est aussi le signe inqui&#233;tant d'une confusion de valeurs sur ce qui fait le vrai m&#233;rite d'une personne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Orgon est un personnage extravagant , il a une image du monde et de lui-m&#234;me qui est erron&#233;e. Ce d&#233;calage, cette discordance entre la r&#233;alit&#233; et le d&#233;lire d'imagination du personnage se traduit donc sur la sc&#232;ne par un proc&#233;d&#233; comique : celui de la r&#233;p&#233;tition de l'expression &#171; Le pauvre homme ! &#187;. Cette r&#233;p&#233;tition de l'expression &#171; le pauvre homme &#187; c'est le symbole de l'aveuglement sur soi-m&#234;me, de l'aveuglement d'un personnage sur l'effet qu'il produit, sur l'image qu'il renvoie. Il n'entend pas vraiment ce que lui dit Dorine : aveuglement mais aussi isolement qui condamne au ridicule, et c'est ce ridicule qui rend la com&#233;die plaisante et fait rire le spectateur.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;CONCLUSION :&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt; Moli&#232;re, dans cette sc&#232;ne annonce ce qui motive l'action de Tartuffe ou l'Imposteur : l'attitude d'Orgon face &#224; Tartuffe, son aveuglement et son refus d'y voir clair. Les proc&#233;d&#233;s traditionnels de la com&#233;die sont convoqu&#233;s : on rit d'un personnage ridicule et de l'effronterie d'une servante dont le discours est caract&#233;ris&#233; par une ironie comique : exag&#233;ration, caract&#232;re outrancier de certains propos, l'usage d'une logique aberrante, la contradiction entre certains &#233;l&#233;ments du discours. Orgon fait figure de pantin, on rit &#224; ses d&#233;pends, et Cl&#233;ante est ici le 1er spectateur de cette mise en sc&#232;ne des ridicules d'un homme.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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