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La description : enjeux et problématiques

mardi 12 novembre 2013

Licence 1, Lettres modernes

Vous lirez l’article d’IPPOLITO CHRISTOPHE, « Police du descriptif »,
Romantisme, 2009/4 n° 146, p. 101-111, consultable sur le site CAIRN (à partir de l’ENT).

Vous dégagerez le plan de l’article, vous expliciterez les problématiques littéraires dégagées par l’auteur et vous listerez dans l’ordre alphabétique les termes de l’analyse de la littérature.

À faire pour le 25 novembre au plus tard.

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  • PEYRAMAURE Camille - IDEE Charlène

    Christophe IPPOLITO dans un article s’intitulant « Police du descriptif » évoque le problème de la description.
    Après avoir introduit son sujet, l’auteur, dans une première partie intitulée « Définitions ou prescriptions ? » , définie les termes et les comparent afin d’amener sa seconde partie ou il expose les Trois décrets anti-descriptifs : il nous dit tout d’abord que le premier défaut c’est de faire des descriptions, des passages descriptifs trop longs, ensuite que la description est un morceau qui peut être retiré, c’est un morceau « détachable », « hétérogène » ; Pour finir le décret explique que la description doit porter l’empreinte de l’homme, doit être vivante et animée pour être utile. Dans une troisième partie, Christophe IPPOLITO, expose les causes de la décadence du descriptif et explique le phénomène de l’anti – description. Ce phénomène viendrait selon lui, du fait que la description est du côté du faux puisque les auteurs veulent faire quelque chose de vrai, proche de la peinture mais ne le peuvent pas. Il nous apprend aussi que les écrivains ont rejeté la poésie descriptive et que ce rejet a été positif car productif. Dans sa dernière partie intitulée « Vers le roman moderne » il pose le fait que le but de la description n’est plus la description, mais que cette dernière a une fonction particulière. Il démontre donc que la façon de percevoir la description et la fonction qu’elle a, a connu une modification puisqu’elle devient le moyen de déterminer, et de compléter et non plus de simplement décrire.

    Les problématiques dégagées par l’auteur sont les suivantes : Tout d’abord, l’auteur se demande comment la description peut être définie, ce qui l’amène à se demander comment et pourquoi le descriptif a fini par être dénigré par les auteurs. Il s’interroge sur la façon dont sont formulés et appliqués les trois decrets anti – descriptifs et sur la manière d’expliquer le fait que, dans le contexte du XIXeme siècle, le discours tenu sur la description soit principalement négatif.
    Il se questionne également sur le fait que le récit de voyage ne soit quasiment pas représenté dans les journaux romantiques bien qu’il les remplisse et cherche aussi à expliquer comment justifier la description et s’interroge sur sa valeur et sa fonction.
    Pour finir il se demande comment aller à l’encontre de ce qui se faisait, comment la manière de décrire a été réévaluée, et s’interroge aussi sur les perspectives sur la police descriptive et sur le roman moderne.

    Les termes de l’analyse littéraire sont : Action narrative ; anti-descriptif ; amplification ; analyse ; auteur ; canon classique ; cliché ; corpus de définitions ; déclamation ; descriptif ; description ; description didactique ; digression ; discours moral ; discours normatif ; dramatisation ; éloge ; énumération ; explicitement ; exposition narrative ; fonction diégétique ; genre descriptif ; héros ; hypotypose ; implicitement ; lecteur ; métadiscours ; métaphoriquement ; modèle ; modèle héroïco – galant ; narrativisation ; narrativité ; naturaliste ; paradigme ; paradigmatique ; parties descriptives ; poème ; poésie descriptive ; point de vue ; police du descriptif ; prolepse ; récit ; recueil ; rhétorique ; roman-feuilleton ; roman moderne ; roman naturaliste ; statut ; stylistique ; théorie du roman ; temporalité interne ; tragédie ; valeur de vérité.

  • BARRE Emmanuel
    LE CAPITAINE Elise
    JOLY Charlotte

    Plan de l’article :

    I/ définitions ou précipitations ? = L’auteur ici nous présente les définitions de la description et les compare.

    II/ Trois décrets anti-descriptif = Les descriptions sont trop longues/La description doit-elle pouvoir être ôtée ou non de l’idée qui lui est associée ?/La description doit supporter l’action et garder un "rythme".

    III/De quelques causes de la décadence du descriptif = L’auteur nous explique l’origine du mouvement anti-descriptif déjà préparé au XVIIIe siècle et dans la poésie descriptive. Il nous explique que la description peut être brève et efficace pour peu qu’on la maîtrise.

    IV/ Vers le roman moderne = la fonction et le terme de "description" ont changé pour les auteurs du XIXe siècle, pour qui il ne s’agit plus simplement de décrire, mais de "compléter et déterminer".

    Problématiques :

    "Quelle est la définition de la description ?"

    "A quoi est due la connotation négative de la description au XIXe siècle ?"

    "Quelles sont les normes définies par les "détracteurs" de la descriptions selon le paradigme nécessité/gratuité ?"

    "Comment trois décrets anti-descriptifs sont-ils formulés et appliqués ?"

    "La description doit-elle pouvoir être séparée du texte ?"

    "Est-il nécessaire que la description ait une dimension humaine ?"

    "Quels sont les défauts du ’faux-descriptif’ ?"

    "Le mouvement de réduction de la description à un domaine strictement limité est-il une tendance générale ?"

    "Comment les domaines extérieurs à la littérature influencent-ils la description ?"

    "Comment justifier la description ?"

    "Comment se jouer des interdictions et réévaluer la description ?"

    "De quelle manière le descriptif sert-il l’action, lointaine ou immédiate ?"

    Termes de l’analyse littéraire :

    action narrative,
    amplification,
    anti-descriptif,
    déclamation,
    définir,
    descriptaire,
    descriptif,
    description,
    didactique,
    digression,
    discours moral,
    discours normatif,
    drame,
    dramatisation,
    édition disparate,
    éloge,
    énumération,
    exposition narrative,
    fonction diégétique,
    genre descriptif,
    grammairien,
    hypotypose,
    littérature,
    littérature exposante,
    livre monstre,
    méta-discours
    narrativité,
    paradigme,
    paradigmatique,
    point de vue,
    police descriptive,
    prolepse,
    roman,
    roman-feuilleton,
    rhétorique,
    stylistique,
    système descriptif,
    temporalité interne,
    valeur de vérité.

  • Bibard Julie, Boinot Héloïse & Roulx Nolwen

    Plan de l’article d’Ippolito Christophe et explications des problématiques littéraires dégagées par l’auteur :

    1. Définitions ou prescriptions ?

    - La description serait inutile, stigmatisée comme figure ornementale.
    - La description moderne selon Nisard « s’est relevée au niveau d’un art ». C’est-à-dire que bien utilisée, la description peut devenir quelque chose de merveilleux.

    2. Trois décrets anti-descriptifs

    - 1er point : décrire brièvement, ne pas décrire pour décrire.
    - 2ème point : ne pas tout décrire, seulement l’essentiel
    - 3ème point : la description ne doit pas ennuyer le lecteur, « elle doit être vivante et animée »

    3. De quelques causes de la décadence du descriptif

    - 1ère idée:la description doit affirmer « sa volonté de vérité », c’est-à-dire qu’elle se doit de décrire un élément tel qu’il est réellement, et non pas le pomper « d’un élément qui n’entre pas dans l’horizon d’attente du roman ».
    - 2ème idée:le phénomène anti-descriptif viendrait du fait que dans ces poèmes Saint-Lambert a pour but d’embellir la nature et de ne pas décrire les paysans → description du faux !
    - 3ème idée : Une poésie descriptive qualifiée de « descripto-manie » par Viennet.
    - 4ème idée : Une poésie descriptive qui se reconstruit par rapport à un anti-modèle. Exemple avec Sainte-Beuve.
    - 5ème idée : le mot « description » est utilisé dans plusieurs domaines, contextes. En sciences ou en droit « la description a une valeur de vérité […] pas plus longue qu’il n’est nécessaire ». Questionnement sur le transfert de la définition du mot « description » entre les sciences et la littérature.

    4. Vers le roman moderne

    - Justification de la description : un système descriptif accompagnant la narration peut présenter un début de solution.
    - Flaubert s’explique sur l’utilisation de la description dans ses œuvres. « toutes servent à mes personnages, et ont une influence lointaine ou immédiate sur l’action ».
    - Le genre descriptif est réévalué, et sert à la narration. Aide au développement du roman moderne.

    Termes de l’analyse de la littérature (par ordre alphabétique) :

    A

    - accumulation de détails
    - action narrative
    - amplification
    - anthropomorphisme
    - anti-modèle
    - avant-texte

    C
    - commentaire
    - corpus
    - critiques

    D
    - déclamation
    - définitions
    - descriptaire
    - descriptif
    - description
    - descripto-manie
    - didactique
    - discours moral
    - discours normatifs
    - dramatiser
    - drame

    E
    - écrivains

    F
    - figure rhétorique
    - figure ornementale

    G
    - genre descriptif

    H
    - hypotypose

    I
    - idéologie littéraire

    J
    - journaux romantiques

    L
    - littérature exposante
    - littérature industrielle

    M
    - méta-discours

    N
    - narration
    - « narrativisation »
    - narrativité
    - naturalisme
    - néo-genre

    O
    - orateur
    - ornement

    P
    - paradigmatiques
    - pittoresque
    - poème
    - poésie descriptive
    - position critique
    - prolepses

    R
    - recueils d’épithètes
    - roman moderne
    - roman-feuilleton
    - romanciers

    S
    - stylistique
    - symboliquement

    T
    - temporalité
    - théorie dramatique

  • Plan de l’article :

    I.Définitions ou prescriptions ?
    Les différents auteurs essayent tour à tour de trouver une définition qui permettrait à la description de ne pas être accusée par la « police » d’inutile. D’un autre côté, certains essayent de la faire disparaître car ils la pensent inutile.

    II.Trois décrets anti-descriptifs.
    Trois décrets ont été appliqués contre la description, un quantitatif, un qui montre la description inutile dites « en pièce détachable » et le dernier dit que la description doit être vivante sinon elle ne sert pas à l’œuvre.

    III.De quelques causes de la décadence du descriptif.
    Dans cette partie, on nous montre comment la description est passée d’essentielle à l’œuvre à un récit futile.

    IV.Vers le roman moderne
    L’auteur cherche une justification à la description, des preuves qu’elle est indispensable dans une œuvre.

    Questionnements de l’auteur :

    - L’auteur de l’article se demande si la description ne devient pas, surtout dans les poèmes, une énumération ou inventaire. Larousse montre alors l’aspect négatif des abus de la description. Les définitions qu’on nous donne dans l’article sont toutes négatives. Pour certains, la poésie descriptive est mauvaise alors que dans les autres genres littéraires, elle est bien vue.
    - Puis, l’auteur se demande si la description doit toujours être d’actualité. Beaucoup d’auteur « décrive pour décrire », ils n’ont pas de vrais buts lorsqu’ils décrivent, ce qui amène alors à de longs romans ou poèmes où les descriptions ne sont pas indispensables. Pour les auteurs, il faut arrêter la narration et écrire plus de narration.
    - Puis l’auteur amène la question de la réalité de la description. Certains auteurs, décrivent seulement ce qui leur permet de continuer leur récit, c’est-à-dire qu’ils font une description partielle d’un environnement, par exemple, en oubliant ce qui ne fait pas partie du beau. Il n’est non plus mis en avant les actions intéressantes culturellement mais le plaisir du récit.
    - L’auteur se demande comment justifier la description. Les auteurs de cette époque ne la justifie pas, il la remplace ou montre aux lecteurs qu’il ne peut plus décrire comme ils le voudraient.

    Termes de l’analyse de la littérature :

    Analyse, amplification, cohésion classique, commentaires, considéré, corpus, décadence latine, déclamation, définir, dénomination, description, descriptivité, descriptivisme didactique, diégétique, discours normatif dominant, discours dominant négatif, dramatisation, écrire, écrivain, encyclopédiste, épithètes, épopée, étudier, héroïco-galant, hypotypose, illustré, littérature industrielle, métadiscours justificatif, narrativité, naturalisme, néo-genre, normatif, ouvrage, paradigmatiques, paradigme, personnages, poème descriptif, prégnance, prolepses, romancier, roman-feuilleton, récit, subordonné, temporalité interne, terme, tragédie.

  • Le plan

    Introduction :
    Citation de A.J. Greimas et J. Courtès.
    Présentation du contenu principal, annonce du plan

    Développement :
    Des définitions négatives et prescriptives de la description et du descriptif.
    Comment trois décrets anti-descriptifs sont formulés et appliqués.
    Quelques causes de la décadence du descriptif dans le contexte du XIXe siècle
    L’opinion de quelques romanciers de la description ; les changements et la réévaluation de la description apportés par Flaubert.

    Conclusion :
    Flaubert reconstruit le rapport entre narratif et descriptif du roman et la police du descriptif contribue paradoxalement à la libération et la définition de la description moderne.

    Les problématiques littéraires :
    Quelles sont les définitions de la description au XIXe siècle ? Sont-elles plustôt définitives ou prescriptives ?
    Quels sont les trois décrets anti-descriptifs ? Comment sont-ils formulés et appliqués ?
    Quelles sont les causes de la décadence du descriptif ?
    Comment est reformé le rapport entre narratif et descriptif ainsi que la définition de la description moderne ?

    Les termes de l’analyse de la littérature
    Animé
    Animer
    Anthropomorphisme
    Anti-Descriptif
    Anti-Description
    Anti-Modèle
    Autonomie
    Auxiliaire
    Brièveté
    Citer
    Coïncider
    Condamner
    Contemporain
    Contexte
    Corpus
    Critique
    Décadence
    Décrire
    Définition
    Descriptif
    Description
    Détail
    Didactique
    Discours
    Dramatique
    Dramatisation
    Empreinte
    Encyclopédiste
    Énumératif
    Énumération
    Essentie
    Esthétique
    Explicitement
    Expliciter
    Figure
    Héro
    Héroïco-Galant
    Hétérogène
    Humanité
    Hypothèse
    Hypotypose
    Idéal
    Idéologie
    Idéologiquement
    Imitateur
    Implicitement
    Impliciter
    Inhumanité
    Interaction
    Inutile
    Ironiquement
    Isolé
    Marginale
    Métadiscours
    Métaphoriquement
    Mobilité
    Modalité
    Modernité
    Moral
    Multiplicité
    Narratif
    Narration
    Naturalisme
    Naturaliste
    Nécessité
    Négatif
    Négativité
    Normatif
    Objectivité
    Occurrence
    Orateur
    Organisé
    Original
    Ornement
    Ornemental
    Orner
    Pantomime
    Paradigmatique
    Paradigme
    Parallèle
    Pédagogique
    Perception
    Perspectif
    Phénomène
    Phénoménologie
    Poésie
    Poète
    Prégnance
    Prescriptif
    Problématique
    Prophétique
    Récit
    Recueil
    Référence
    Rhétorique
    Romancier
    Secondaire
    Simplicité
    Statique
    Stratégie
    Stylistique
    Subalterne
    Subjectivité
    Subordonné
    Subordonner
    Sujet
    Symboliquement
    Temporalité
    Thème
    Théorie

  • Article d’IPPOLITO CHRISTOPHE, « Police du descriptif », Romantisme, 2009/4 n° 146, p. 101-111


    plan de l’article :

    INTRO : annonce du sujet

    I) DÉFINITIONS OU PRESCRIPTIONS ?
    → définitions de la description littéraire ; « règles » descriptives.

    II) TROIS DÉCRETS ANTI-DESCRIPTIFS
    → les défauts d’une description inutile et abusive.

    III) DE QUELQUES CAUSES DE LA DÉCADENCE DU DESCRIPTIF
    → ce qui explique le discours négatif du XIXème siècle concernant la description.

    IV) VERS LE ROMAN MODERNE
    → justifier la description et son utilité.


    problématiques littéraires dégagées par l’auteur :

    → Quelles sont les fonctions de la description littéraire ?
    → Quelles sont ses limites ?
    → Quels ont été les ressentis, les critiques, face à la description au XIXème siècle ?


    termes de l’analyse de la littérature :

    a une valeur de,
    analyse,
    anti-descriptif,
    circonscrire les limites,
    coïncide,
    constituer,
    contours des polices du descriptif,
    contraste,
    contribue,
    convainc,
    corpus,
    correspond,
    définir,
    descriptif,
    description,
    description didactique,
    déterminer,
    discours dominant négatif,
    discours normatifs,
    distingué,
    énonce,
    examen du jeu des définitions,
    Examinons,
    expliquer,
    figure de rhétorique et outil,
    figure ornementale,
    fonction diégétique de la description,
    genre descriptif,
    hypothèse,
    identifier,
    interactions significatives,
    justifiée,
    liées,
    mesurer,
    métadiscours justificatif,
    montrer,
    néo-genre,
    normes classiques,
    noter,
    organisées,
    paradigmatiques « sous-textes »,
    perception,
    perçue,
    permet,
    présenter,
    qualifiera,
    relevé,
    résume,
    rôle subordonné,
    s’élabore,
    sentie comme,
    servent,
    signale,
    signifie,
    systèmes descriptifs.

  • Travail sur l’article « Police du descriptif ». Par Charlotte PIERRE, Nadia MASSE et Théo DILLERIN

    Plan de l’article :
    Ippolito organise son article de la manière suivante : tout d’abord une introduction, puis quatre parties et, enfin, une sorte de conclusion. Ainsi, nous vous présenterons un plan en six parties ; la première étant l’introduction et l’ultime la conclusion.
    I : introduction du sujet par une tentative définitionnelle de ce qu’est la description au XIXe siècle et annonce du plan qui sera suivi dans l’article
    II : Première partie introduite par une question rhétorique : « définitions ou prescriptions ? ». Définitions et points de vue négatifs de la description par des auteurs puis synthèse analytique du propos précédent.
    III : Partie construite à travers le prisme de trois décrets anti-descriptifs : le défaut d’ordre quantitatif, l’hétérogénéité de la description par rapport au texte et son anthropomorphisme.
    IV : étude de la perte de la qualité du descriptif à travers des exemples. Puis approfondissement du sujet. Enfin, évocation de l’influence des modèles scientifique et juridique.
    V : Justification de la description dans le roman moderne : quid de son utilité.
    VI : Reprise des idées énoncées précédemment et ouverture de « la nouvelle perception de la narrativité ».

    Problématiques :

    Dans son article, Christophe Ippolito aborde plusieurs problématiques autour de la description.

    1. Quelle définition peut-on donner au terme de « description » ?
    2. Quels en sont les statuts ?
    3. Comment peut-on la justifier ?
    4. Comment se jouer des interdictions et ainsi les réévaluer ?
    5. Le fait de la réduire à un domaine strictement délimité est-il une tendance générale ?
    6. Quels sont les contours des polices du descriptif au XIXe siècle, et quelle explication donne-t-on au discours « négatif » dominant porté sur elle ?
    7. Quelle est l’évolution de la description à travers des écrivains du XVIIIe et du XIXe siècle ?
    8. Comment trois décrets concernant le quantitatif, le défaut d’unité et l’anthropomorphisme sont-ils formulés et appliqués ?
    9. Comment des systèmes descriptifs servent-ils et influencent-ils la narration ? Et pour terminer : le narratif et le descriptif ont-ils un rapport nécessaire ?

    Liste des termes de l’analyse littéraire :
    action narrative
    /anthropomorphisme de la description
    /anti-modèle
    /avant-texte
    /carcan rhétorique
    /catégorie descriptive
    /cliché de la critique
    /corpus de définitions
    /description
    /description didactique
    /didactique
    /discours
    /dramatisation
    /énumération
    /esthétique pédagogique
    /exposition narrative
    /fonction diégètique
    /genre dominant
    /(la) geste du héros
    /hypotypose
    /implicitement
    /interaction significative
    /littérature industrielle
    /métadiscours justificatif
    /mise en question
    /mouvement
    /naturalisme
    /narration
    /narrativisation
    /néo-genre
    /objectivité
    /peinture réaliste
    /phénomène anti-descriptif
    /phénoménologie
    /poésie descriptive
    /position critique
    /position idoine
    /prolepse
    /réseau sous-textuel
    /rhétorique
    /roman-feuilleton
    /roman moderne
    /roman naturaliste
    /stratégie narrative
    /subjectivité
    /stylistique
    /tableau détaillé
    /théorie dramatique
    /théorie du roman
    /volonté de vérité

  • Plan du commentaire :

    • Introduction (p.101)

    • I – La déclinaison du paradigme nécessité/gratuité dans les discours anti-descriptions de Hugh Blair à Antoine Albalat (p.101 à p.105)

    • II – Les phénomènes expliquant l’origine du discours anti-descriptif au XIXe siècle (p.105 à p.108)

    • III – L’importance de la description spatio-temporelle dans le métadiscours chez certains auteurs (notamment Flaubert) (p.108 à p.110)

    • Conclusion (p.110 à p.111)

    Problématiques :

    - En quoi consiste le dénigrement de la description ?
    - Quelles sont les origines du discours anti-descriptif ?

    Termes de l’analyse littéraire :

    Action narrative, Anthropomorphisme, Auteurs, Auxiliaire, Catégorie du poème descriptif, Circonscrire, Compréhension, Contextes, Corpus, Décrire, Définitions,
    Description, Descriptivisme, Détails, Déterminer, Didactique, Discours dominant
    Discours moral, Discours nominatifs dominants, Distinguer, Énumératif, Énumération, Epithète, Épopée, Esthétique, Étudiera, Examinera, Expliquer, Exposé, Fonction diégétique, Forme de police, Formulés, Genre descriptif, Hypotypose, Identifier
    Idéologie, Illustré, Implicitement, Justifier, Littéraire, Métadiscours justificatif, Mots
    Narration, Narrativisation / narrativité, Néo-genre, Normatif, Paradigme, Parties descriptives, Phénoménologie, Plan, Poésie descriptive, Prescriptive, Problématique, Prolepse, Point de vue, Portrait, Position critique, Récit, Récit de voyage, Recueils, Rhétorique, Rôle subordonné, Roman, Romantiques, Stylistique, Systèmes descriptifs, Temporalité, Terme, Textes, Thème central, Théorie dramatique, Théorie du roman, Types.

  • IPPOLITO CHRISTOPHE, « police du descriptif », Romantisme, 2009/4 n°146, p101-111.

    Problématique générale : Comment décrire les polices du descriptif au XIXe siècle ainsi que les réactions de ceux qui ne les respectent pas ?

    I. Différences dans les définitions de la police du descriptif du XIXe siècle.
    1) Présentation du corpus.
    Différentes définitions de différents auteurs.
    2) Point commun de ces définitions.
    Numération des caractéristiques principales.
    3) Trois grands défauts de la police du descriptif à travers trois décrets anti-descriptifs.
    - Défaut quantitatif : descriptions trop longues.
    - Défaut d’indépendance : description détachable, hétérogène.
    - Défaut de non-anthropomorphisme de la description :description ne portant portant pas l’empreinte de l’Homme.

    II. Étude des phénomènes culturels expliquant la majorité négative des ces discours.
    1) Mouvement anti-descriptif.
    Causes : l’ennui, la longueur, la digression, ne correspond pas à l’objectif du roman.
    2) Position critique de Sainte-Beuve.
    Combat contre la littérature industrielle.
    3) Tendance générale à l’anti-descriptif.
    Arguments scientifiques. Description à valeur de vérité.

    III. Examen de réactions d’Auteurs.
    1) Justification de la description par : 
    Balzac, Gautier, Chateaubriand, Zola, Marmontel
    2) Réactions et point de vue de Flaubert.
    Accusé de ’’sur-description’’
    3) Examen de Salammbô.
    Descriptions utilisées abondamment, avec différentes fonctions.

    Problématiques littéraires dégagées par l’auteur :
    - Comment sont définit les polices du descriptif au XIXe siècle ?

    - Quelles sont les réactions de ceux qui, ne les respectant pas, sont condamnés par ces dernières ?

    - Quels phénomènes culturels peuvent expliquer les discours dominants négatifs de ce thème au XIXe siècle ?

    - Quelles attitudes les romanciers tels que Flaubert adoptent-ils face à l’importance de la fonction diégétique de la description dans les métadiscours justificatif ?

    - Quels défaut sont mit en avant par les anti-descriptif afin d’appuyer leur point de vue ?

    - Quelles sont les causes de la montée du mouvement anti-descriptif ?

    - Le mouvement de réduction de la description est-il une tendance générale ?

    - Comment justifier une description ?

    Termes de l’analyse littéraire :

    Analyse
    Anthropomorphisme de la description
    Anti-descriptif
    Anti-modèle
    Avant-texte
    Canon classique
    Causes
    Cohésion classique
    Compréhension
    Découpage
    Définitions
    Description
    Description didactique
    Description-dissection
    Didactique
    Diégétique
    Digression
    Discours normatif dominant
    Discours préliminaire
    École naturaliste
    Examen
    Exposition narrative
    Fonction diégétique
    Genre descriptif
    Geste descriptif
    Hypothèses
    Interrogations
    Ironie
    Métadiscours justificatif
    Métaphore (-phorique, etc.)
    Monter
    Mouvement
    Narration populaire
    Narrativité
    Naturalisme
    Néo-genre
    Normatif
    Normes classique du récit
    Orientation de lecture
    Paradigmes
    Parallèles
    Phénomènes culturels
    Pittoresque
    Point de vue
    Police
    Police du descriptif
    Poème descriptif
    Prolepse
    Regard porté
    Règles descriptives
    Réseau sous-textuel
    Rhétorique
    Roman-feuilleton
    Sous-Texte
    Stylistique
    Tendances
    Temporalité interne du texte
    Thème central
    Thuriféraire.

  • IPPOLITO CHRISTOPHE, « police du descriptif », Romantisme, 2009/4 n°146, p101-111.

    Problématique générale : Comment décrire les polices du descriptif au XIXe siècle ainsi que les réactions de ceux qui ne les respectent pas ?

    I. Différences dans les définitions de la police du descriptif du XIXe siècle.
    1) Présentation du corpus.
    Différentes définitions de différents auteurs.
    2) Point commun de ces définitions.
    Numération des caractéristiques principales.
    3) Trois grands défauts de la police du descriptif à travers trois décrets anti-descriptifs.
    - Défaut quantitatif : descriptions trop longues.
    - Défaut d’indépendance : description détachable, hétérogène.
    - Défaut de non-anthropomorphisme de la description :description ne portant portant pas l’empreinte de l’Homme.

    II. Étude des phénomènes culturels expliquant la majorité négative des ces discours.
    1) Mouvement anti-descriptif.
    Causes : l’ennui, la longueur, la digression, ne correspond pas à l’objectif du roman.
    2) Position critique de Sainte-Beuve.
    Combat contre la littérature industrielle.
    3) Tendance générale à l’anti-descriptif.
    Arguments scientifiques. Description à valeur de vérité.

    III. Examen de réactions d’Auteurs.
    1) Justification de la description par : 
    Balzac, Gautier, Chateaubriand, Zola, Marmontel
    2) Réactions et point de vue de Flaubert.
    Accusé de ’’sur-description’’
    3) Examen de Salammbô.
    Descriptions utilisées abondamment, avec différentes fonctions.

    Problématiques littéraires dégagées par l’auteur :
    - Comment sont définit les polices du descriptif au XIXe siècle ?

    - Quelles sont les réactions de ceux qui, ne les respectant pas, sont condamnés par ces dernières ?

    - Quels phénomènes culturels peuvent expliquer les discours dominants négatifs de ce thème au XIXe siècle ?

    - Quelles attitudes les romanciers tels que Flaubert adoptent-ils face à l’importance de la fonction diégétique de la description dans les métadiscours justificatif ?

    - Quels défaut sont mit en avant par les anti-descriptif afin d’appuyer leur point de vue ?

    - Quelles sont les causes de la montée du mouvement anti-descriptif ?

    - Le mouvement de réduction de la description est-il une tendance générale ?

    - Comment justifier une description ?

    Termes de l’analyse littéraire :

    Analyse,
    Anthropomorphisme de la description,
    Anti-descriptif,
    Anti-modèle,
    Avant-texte,
    Canon classique,
    Causes,
    Cohésion classique,
    Compréhension,
    Découpage,,
    Définitions,
    Description,
    Description didactique,
    Description-dissection,
    Didactique,
    Diégétique,
    Digression,
    Discours normatif dominant,
    Discours préliminaire,
    École naturaliste,
    Examen,
    Exposition narrative,
    Fonction diégétique,
    Genre descriptif,
    Geste descriptif,
    Hypothèses,
    Interrogations,
    Ironie,
    Métadiscours justificatif,
    Métaphore (-phorique, etc.),
    Montrer,
    Mouvement,
    Narration populaire,
    Narrativité,
    Naturalisme,
    Néo-genre,
    Normatif,
    Normes classique du récit,
    Orientation de lecture,
    Paradigmes,
    Parallèles,
    Phénomènes culturels,
    Pittoresque,
    Point de vue,
    Police,
    Police du descriptif,
    Poème descriptif,
    Prolepse,
    Regard porté,
    Règles descriptives,
    Réseau sous-textuel,
    Rhétorique,
    Roman-feuilleton,
    Sous-Texte,
    Stylistique,
    Tendances,
    Temporalité interne du texte,
    Thème central,
    Thuriféraire.

  • LECORDIER Amelie, MESTRE Bryan, THOMAS Cecile

    Anime -
    Concède -
    Condamnée -
    Définir -
    Dramatiser -
    Se donne pour programme pour déterminer -
    Entérine -
    Examinons -
    Fonction diégétique (diérèse) -
    hypotypose -
    Identifier ce qui pose problème -
    Justifier -
    Mesure -
    Narrativité -
    Narration -
    Noter -
    Oriente -
    Prégnance -
    Rappelle le point de vue -
    Remarque -
    Relever -
    Réduit -
    Résume -
    Signalé -
    S’appuya -
    Traduire -
    Tentant -
    Transmuant -

    Introduction
    A. définition de la description
    B. plan du texte

    1ère partie : qu’est la description et les prescriptions
    A. explication de ce qu’est la description (
    B. la critique de la description

    2ème partie : les raisons de la critique du descriptif
    A. les descriptions sont trop longues ( « décrire, ce n’est pas entasser détails sur détails, c’est choisir les plus essentiels »)
    B. la description doit faire partie de l’histoire et ne pas en étre une « pièce détachable »
    C. la description ne doit pas être anthropomorphisme mais doit « porter l’empreinte de l’homme »

    3ème partie : les phénomènes qui expliquent la « décadence du descriptif »
    A. Retour aux XVIII ème siècle : « chefs d’accusations qui annoncent ceux du siècle suivant ; ennui, la pompe d’un élément qui n’entre pas dans l’horizon d’attente du roman ; la longueur et la digression, contre le modèle héroïco-galant » et surtout le manque de réalisme dû aux descriptions

    4ème partie : les raisons pour lesquelles la description peut être acceptée
    A. l’homme ne peut pas être « séparé de son milieu » et la description permet de les relier = poser un contexte
    B. les descriptions servent aux personnages d’une manière immédiate ou future
    C. les descriptions sont liées à l’aventure

    Explicitation des problématiques littéraires

    Il y a au XIXème siècle un véritable engouement pour la description. Nous pouvons en partie expliquer ce phénomène par l’apparition de la photographie, qui influe alors beaucoup sur le mouvement réaliste : cela est alors un terrain propice au descriptif. Certains auteurs, comme Zola et Balzac, prenaient de nombreuses notes dans des carnets se composant de longue descriptions qu’ils retranscrivaient dans leurs romans plus leur donner un caractère plus vraisemblable, typique du mouvement naturaliste. Un exemple encore plus frappant est celui du réalisme, créer par Duranty et Champfleury, ou les œuvres n’étaient composées que de longues descriptions afin d’obtenir un but très précis : être le plus proche possible de la réalité pour que le lecteur puisse s’imaginer clairement tous les détails de l’histoire, des lieux et des personnages, car il veut leur donner à travers elle des attentions bien précises. Nous pouvons aussi prendre pour exemple Flaubert, dans Madame Bovary, avec la célèbre scène descpriptive du chapeau de Monsieur Bovary, qui est tellement détaillé que le lecteur est poussé à s’imaginer une représentation photographique dans son esprit. Ainsi, la description permet alors de faire ressortir le côté pittoresque d’une œuvre, de mieux présenter l’apparence physique des personnages et le cadre dans lequel ils vivent afin de mieux comprendre leur psychologie et les raisons de leurs actions tout au long du fil narratif de l’histoire.
    Mais, pendant cette même période nait aussi un rejet du descriptif : Ippolito Christophe cite dans son article François Noël, François de Laplace et Hugues Blair, qui attribuent à la description un caractère plus ornemental et décoratif qu’utilitaire et pouvant enrichir une œuvre. Même le poème descriptif est critiqué, par exemple par Littré qui ne voient en eux qu’une énumération, même « d’inventaire », de liste, dans laquelle il ne voit que de l’inutilité et de la superficialité. Donc ce pose n paradoxe, et c’est sur ce problème que Christophe veut analyser : Quelles sont les raisons de ce rejet qui a cohabité avec la parution de nombreux romans descriptifs ? Qu’est ce qui pose problème avec ce genre littéraire pour qu’il « fasse office de police » et dans quels contexte peut-on alors accepter la description ? Christophe va alors étudier les différents phénomènes littéraires mais aussi sociaux et historiques qui pourront expliquer ce paradoxe.

  • Marie Eyheramouno
    Samantha Palma
    Caroline Stepaniak
    Sophie Moulin

    Christophe Ippolito est assistant professeur à l’institut technologique d’Atlanta, il travail sur la modernité et l’anti-modernité.

    Le plan de l’article :

    I. Définitions ou prescriptions
    a. Présentation du corpus de définition de la description et du descriptif
    b. Des définitions négatives et prescriptives implicitement

    II. Les trois défauts majeurs de la description
    a. On reproche à la description d’être trop longue
    b. On accuse la description de ne pas être en lien avec le récit
    c. Une description trop ennuyeuse et pas assez dynamique

    III. Pourquoi retrouve-t-on un discours négatif sur la description au XIX ème siècle ?
    a. L’image négative de la description avait déjà débuté au XVIII ème siècle
    b. La réprobation adressée à la poésie descriptive
    c. Remise en question de la description
    d. Les différentes conceptions de la description par les auteurs
    e. Les descriptions scientifiques et juridiques donnent une mauvaise image aux descriptions

    IV. Le roman moderne face à de nouveaux enjeux descriptifs
    a. La description : un enjeu narratif
    b. La description sert et influence la narration chez Flaubert
    c. Exemple de Salammbô, roman de Flaubert qui transgresse les normes classiques du récit en créant une description dynamique
    d. Réévaluation du descriptif

    Problématiques littéraires dégagées par l’auteur :

    Quelles sont les définitions de la description ?
    Comment ces définitions sont-elles négatives ou prescriptives ?
    Quels sont les trois décrets anti-descriptifs ?
    Pourquoi une description trop longue gène l’écriture ?
    Pourquoi la description ne doit-elle pas être détachée du récit ?
    Pourquoi la description doit-elle être dynamique ?
    Quelles sont les causes de la décadence du descriptif ?
    Quelles accusations peut-on formuler contre la description au XVIII ème siècle et quels impacts ont-elles sur son image au XIX ème siècle ?
    Pourquoi la poésie descriptive est-elle condamnée ?
    Quels sont les avantages du rejet de la poésie descriptive ?
    Qu’est-ce qui remet en question le descriptif ?
    À quoi la description est-elle réduite ?
    Quelle est l’influence du modèle scientifique et juridique sur la description littéraire ?
    Comment justifier la description ?
    À quoi sert la description dans Madame Bovary et Salammbô de Flaubert ?
    Comment le descriptif est-il réévalué ?

    Termes de l’analyse littéraire :

    action narrative,
    amplification,
    analyse,
    anthropomorphisme,
    anti-descriptif,
    anti-modèle,
    classique,
    corrélativement,
    corpus,
    déclamation,
    définir,
    descriptaire,
    descriptif,
    description,
    descriptivisme,
    descriptivité,
    didactique,
    discours,
    discours moral,
    discours normatif,
    dramatisation,
    dramatiser,
    énumération,
    épopée,
    explicite,
    exposition narrative,
    fonction diégétique,
    grammaire,
    horizon d’attente,
    horizon de la narrativisation,
    hypotypose,
    implicite,
    implicitement,
    longueurs,
    métadiscours justificatif,
    métaphoriquement,
    modernité,
    mouvement,
    narratif,
    narration,
    narrativité,
    naturaliste,
    néo-genre autonome,
    objectivité,
    occurrence,
    pantomime,
    paradigmatique,
    paradigme,
    paradoxalement,
    pauses,
    phénoménologie,
    « policières »,
    prescriptives,
    prolepses,
    récit,
    rhétorique,
    romantique,
    stratégie narrative,
    stylistique,
    subjectivité,
    subordonnée,
    tragédie,

  • La Police du descriptif

    Cécile Thomas – Julie Platel – Anais Caurand – Cécile Ghazerian

    Vous dégagerez le plan de l’article, vous expliciterez les problématiques littéraires dégagées par l’auteur et vous listerez dans l’ordre alphabétique les termes de l’analyse de la littérature.

    I. Plan
    p. 2-3 Introduction de "la description" et des problèmes que pose le fait de donner une définition de la description.
    p. 3-6 Trois décrets anti-descriptifs : Les défauts qu’on peut reprocher aux descriptions : elles sont trop longues, qu’elle peut se détacher du récit (alors que mon Marmontel, la description est liée au récit), et qu’elles sont percues comme inutiles car elles ne sont pas vivante, ne portent pas l’empreinte de l’homme.
    p. 6-9 Explication sur le fait qu’il y a une décadence du descriptif & des causes de la police du descriptif .
    p. 9-12 Comment justifier la description ? "Justifier une description, c’est souvent une posture, une stratégie narrative"
    Conclusion l. 2 à 8 p.12 : la description a sa police, c’est à dire des règles à suivre. On relativise le descriptif, qui reste pourtant inséparable de la narration.

    II. Problématique littéraires dégagée par l’auteur

    * Qu’est-ce qu’une description concrètement ? Quelle est sa définition et à quoi elle sert ? Quelle est son rôle, sa fonction, son but ? On nous interroge sur le statut réel de la description qui fait débat depuis longtemps. C’est un sujet qui fait polémique et qui pose des problèmes, il fait donc discussion d’un objet qui reste à définir, à méditer.

    * A quoi doit ressembler une description ? Quelles doivent être ses caractéristiques ? Elle devrait sensibiliser le lecteur, être en relief par rapport au récit et lui donner des couleurs. « Simplicité mais aussi de la fidélité au récit » = elle doit rester simple et exhaustive, non alambiquée. Il faut qu’elle reste compréhensible et fluide pour le lecteur. Un de ses spécificités est la visualisation des choses si elle est pittoresque. Elle construit d’une certaine manière le monde, elle le montre grâce à ses mots
    Le descriptif a une dimension réaliste qui doit d’approcher le plus possible de la réalité.
    Le descriptif est vrai, beau, original et imagé dans le but de rendre compte de la réalité, il est également une représentation de cette réalité.

    * Pourquoi le descriptif est inutile ? Ses ornements, c’est-à-dire ses contours, ses décorations ou enjolivements n’apportent rien au texte, il est rendu par conséquent inefficace.
    La longueur ne compte pas, il doit être bref, court et rapide presque fugace. Ce serait l’idéal de la parfaite description sinon elle est glaciale, elle stagne et devient alors en quelque sorte sans émotions ni sentiments.
    Mais « décrire pour décrire » relève du psittacisme, ce qui veut dire répéter, écrire la même chose sans aucun sens, sans réfléchir ou plus exactement, écrire pour ne rien dire. C’est le stéréotype de ce cliché de la description qui paraît alors « encombrante », surabondante, en surplus... Cet excès est un défaut typique des descriptions comprenant trop de détails : il faut les trier, les structurer et restituer l’essentiel.

    * Comment insérer la description dans le récit ? En aucun cas elle ne doit être mise à part ou détachée, elle doit faire partie intégrante du récit. Elle se fond, se mêle et elle est obligatoirement liée, connectée au récit. Le « plan tiroir » n’est pas du tout une solution sinon le descriptif ne passe pas. La description n’est pas un but mais un moyen, c’est-à-dire qu’il faut se servir d’elle pour une cause = décrire un personnage, donner des renseignements, des informations temporelles sur le contexte, répondre aux questions essentielles comme qui ? quoi ?comment ?où ?pourquoi ? Elle a un rôle important, elle répond aux attentes du lecteur, à l’« horizon d’attente » du lecteur. Elle est informatrice.

    * Quelle est la forme d’une description ? Elle est vivante, dynamique, la description est action. Elle a pour devoir d’être captivante, « passionner » le lecteur, elle doit être aussi vivante que le personnage de telle sorte que la description prend vie pratiquement comme un personnage à part entière.

    * Comment justifier la présence du descriptif, que doit-il faire ?
    Le descriptif se refait, se recréer à partir de ce qu’il ne doit pas faire, son anti-modèle. Il doit opérer une réduction parmi les figures de style, la syntaxe, la théorie, les temps... Cependant, le style d’écriture ne facilite pas la tâche à cause de cette tendance à vouloir alourdir la phrase.
    Le descriptif a valeur de vérité si il est réaliste du moins, le plus possible.
    C’est une stratégie que doit adopter le narrateur, une posture un peu spéciale.

    Qu’est-ce que décrire ? Décrire n’est pas un but, c’est un moyen dans le but de compléter, d’orienter et de déterminer le récit. Le fait de décrire ne doit pas être fragmenté ou isolé mais organisé en lien avec les thèmes, les sujets abordés.

    III. Liste par ordre alphabétique des termes de l’analyse littéraire (moi)

    la description
    le descriptif
    la déclamation),
    le discours moraldidactiquediscours normatifs dominants
    discours dominant négatif
    définition prescriptive
    discours anti-descriptif
    l’éloge
    l’épopée
    fonction diégétique de la description
    figure de rhétorique
    genre descriptif
    l’hypotypose,
    littérature industrielle
    métadiscours justificatif
    narrations populaires
    a narration/ la narrativité,
    le naturalismel
    une occurrence
    la pantomime
    poème descriptif
    la police du descriptif
    une posture, une stratégie narrative
    la temporalité interne du texte
    la tragédie
    le roman moderne
    la rhétorique
    la stylistique

  • Problématiques littéraires :

    Quelles sont les raisons du dénigrement du descriptif à travers les siècles ?
    Quels sont les « policiers » anti-descriptif du XIXème siècle et quels sont leurs principaux chefs d’accusation ?
    Quelle est la juste mesure de l’utilisation de la description dans un récit ?

    Plan

    I) Condamnation de la poésie descriptive d’après les définitions de François Noël, François La place, Hugh Blair, Littré, et Larousse

    II) Trois degrés anti-descriptifs (descriptions trop longues ; descriptions en amont du récit ; anthropomorphisme de la description)

    III) De quelques causes de la décadence du descriptif : phénomènes pouvant expliquer cette domination du discours négatif dans le contexte du XIXème siècle.

    IV) Vers le roman moderne

    Termes de l’analyse de la littérature :
    Compléter
    Décrivons
    Déterminer
    Estimons
    Étudiera
    Examinons
    Expliquer
    Explorer
    Montreraient
    Noter
    Oriente
    Puisse
    Remarque
    Servent

  • REYNAUD Mélissa, TROLONG Alice, MBAYE Lat-suk, ROBIN Florian

    Police du descriptif, IPPOLITO Christophe :

    Introduction :

    Nombreuses sont les formes artistiques qui s’expriment par le biais de descriptions. C’est le cas par
    exemple des arts picturaux ,la poésie et plus largement le chant ,et ,le domaine concerné : la
    littérature .Toutes ces formes artistiques sont composées d’éléments qui permettent aux
    spectateurs, auditeurs et lecteurs d’identifier les caractéristiques de l’œuvre et ainsi la comparer à
    d’autres,
    En littérature la description se traduit généralement par une pause dans le récit qui est
    reconnaissable de par une utilisation des verbes d’état de perception ou de qualification. Tout cela
    suit un ordre logique .
    Ici la métaphore « police de description » signifie que la description peut se trouver sous des aspects et des formes différentes, par exemple elle peut être soit très basique, simpliste ou être très exagérée ou démesurée, comme lorsque l’on choisit la police d’un texte. De nombreux auteurs sont d’accord pour dire que les descriptions sont négatives, sans grand intérêt voire inutiles cependant la description peut être utilisée comme un atout majeur par certains auteurs qui s’en servent avec finesse. Ce texte est écrit par Christophe Ippolito, un auteur contemporain qui travaille sur la modernité et l’anti-modernité. Il parle ici de la description dans les œuvres littéraires et s’appuie sur les discours et attitudes d’autres auteurs comme Hugh Blair, Antoine Albalat ou Flaubert.

    Comment au travers de témoignages d’auteurs, d’écrivains ou de critiques, Ippolito illustre-t-il le combat anti-descriptif au cours des derniers siècles ?

    I- Les prescriptions anti-descriptives

    1)Un défaut d’ordre quantitatif

    2)La description comme pièce détachable et son anthropomorphisme

    3)Une description subjective

    II- Utiliser cette description avec intelligence

    1)Un tableau concis

    2)Un discours utile et construit

    3)Un texte explicite

    III- L’évolution de la description

    1)L’exagération mène à du faux

    2)Le roman naturaliste

    3)La description moderne : un art

    Plan détaillé :

    I- Les prescriptions anti-descriptives

    1)Un défaut d’ordre quantitatif

    Les descriptions sont parfois trop longues et surexploitées ce qui peut vite devenir lassant pour le lecteur. Lorsque la description est trop riche elle peut être encombrante (trop d’énumérations ou de périphrases par exemple) mais aussi dure à suivre c’est-à-dire que l’on s’y perd.

    2)La description comme pièce détachable et son anthropomorphisme

    La description est comparée à un ornement, elle est secondaire, marginale voir inutile :
    - La description est vue comme une pièce détachable c’est-à-dire que dans un roman par exemple la description et la narration ne sont pas liées, elles peuvent être séparés. Ne pas lire la description n’empêchera pas de comprendre l’histoire racontée.
    - L’anthropomorphisme de la description a un lien très fort avec l’histoire ou les héros. Par exemple si l’histoire racontée ou le personnage est triste alors la description sera également triste et sombre, ce qui rend la description vivante et en rapport avec l’histoire.

    3)Une description subjective

    La représentation que se fait chaque individu d’une description est à chaque fois différente, chaque être interprète à sa façon et la fidélité de la description que l’auteur aurait voulu renvoyer n’est presque jamais respectée, elle peut même s’en éloigner d’avantage, c’est une « autonomie du geste descriptif ». En sachant qu’une description parfaite est quasi impossible car il y a toujours des détails qui ne sont pas descriptibles, la description reste approximative.

    II- Utiliser cette description avec intelligence

    1)Un tableau concis

    Au 19° siècle, les auteurs vont plus à l’essentiel « ce n’est pas détails sur détails » car pour eux la description est ennuyeuse et « pompeuse » lorsqu’elle est excessive. S’ ils réduisent cette description, c’est pour se rapprocher d’un écrit plus réaliste.

    2)Un discours utile et construit

    Dans le Romantisme, la description était utile car elle permet de faire rêver, de situer un contexte, un état d’esprit, un climat ou mettre dans une situation. Elle aide donc à s’immerger dans le livre.
    Flaubert est accusé de trop décrire mais il s’en défend avec cette phrase : « Il n’y a point dans mon livre une description isolée, gratuite : toutes servent à mes personnages, et ont une influence lointaine ou immédiate sur l’action. » Flaubert nous dit ici que sa description est construite et n’est pas faite inutilement mais est réfléchie. Il confond et camoufle la description dans son histoire. Il fait donc une Hypotypose : ce qui permet d’engager des scènes d’action et ainsi produire une immersion immédiate du lecteur dans le récit.

    3)Un texte explicite

    Pour être le mieux possible, la description doit être simple. Certains auteurs sont accusés de vouloir trop en faire et se perdent dans un discours implicite qui vise à utiliser des images abstraites, des longues phrases, pleins de figures de style pour parler de quelque chose de très court. C’est parler beaucoup pour pas grand-chose au final, tourner autour du pot.

    III- L’évolution de la description

    1)L’exagération mène à du faux

    Certains auteurs se perdent dans l’excès, dans l’embellissement ou le dénie si bien que des éléments peuvent en devenir faux tellement la description est exagérée et démesurée par rapport à la réalité. Cela trompe le lecteur qui se fait alors une fausse idée, une fausse représentation de la description.
    Comme en témoigne l’extrait : ’’puisque Saint-Lambert se donne pour
    programme, entre autres buts, d’embellir la nature, de ne pas y placer de
    malheureux paysans : autrement dit, la description serait du côté du
    faux ’’

    2)Le roman naturaliste

    Le naturalisme est un mouvement littéraire qui prolonge le réalisme et qui s’attache à peindre la réalité en s’appuyant sur un travail minutieux de documentation. La description est propre au roman naturaliste et y est souvent excessive.

    3)La description moderne : un art

    La description dite « moderne » devient un art, elle est moins barbante et lassante mais plus réfléchie, plus fine, et certainement mieux construite. Ce qui est peut être dû à l’avancée dans le domaine de l’esthétique.

    Termes de l’analyse de la littérature dans l’ordre alphabétique :

    - Allégorie : « la description est à l’épopée ce que la décoration et la pantomime sont à la tragédie »

    - Allégorie : « joue au chat et à la souris »

    - Allégorie : « les murmures des lointains du descriptif »

    - Amplification : « il file les idées d’ornement et d’énumération, voire d’inventaire ou de tableau détaillé ; la description serait secondaire ou marginale, voire inutile, stigmatisée comme figure ornementale et gratuite dans la lignée de Boileau »

    - Antanaclase : « le génie supérieur et original du génie secondaire et imitateur »

    - Antiphrase : « la description comme un défi à l’indescriptible »

    - Antithèse : « directement ou indirectement, implicitement ou explicitement »

    - Antithèse : « le piédestal est trop grand pour la statue »

    - Ellipse : « Saint-Lambert se donne pour programme, entre autres buts, d’embellir la nature, de ne pas y placer de malheureux paysans : autrement dit, la description serait du côté du faux »

    - Emphase : « le combat anti-descriptif »

    - Epanode : « décrire pour décrire, et de décrire encore après avoir décrit »

    - Hyperbole : « Rugissement des Mercenaires »

    - Métaphore : « des polices du descriptif »

    - Métonymie : « La description de Patterdale est dans mon porte-manteau,
    — et je ne puis le défaire » (porte manteau = cerveau ?)

    - Métonymie : « policiers »

  • L1 Lettres Modernes
    Marec Mathilde
    Monteau Solène
    Carbonnier Manon

    Article d’IPPOLITO CHRISTOPHE.

    Plan :

    Citation

    Introduction : mise en place du sujet et annonce du plan

    I/Définitions ou prescriptions :
    - définition de la description littéraire

    II/ Trois décrets anti-descriptifs :
    - explication des défauts de la description littéraire

    III/ Les différentes causes de la décadence du descriptif :
    - explication du discours dominant négatif du XIXe siècle

    IV/ Vers le roman moderne :
    - à travers divers romanciers, justification et utilité de la description littéraire

    Problématiques dégagées par l’auteur :
    - Quelles sont les fonctions et limites de la description littéraire ?
    - Quelles ont été les ressentis et les différentes critiques de la description littéraire au XIXe siècle ?

    Termes de l’analyse de la littérature :
    - analyse
    - anti-descriptif + anti description
    - circonscrire les limites
    - coïncide
    - constituer
    - contours des polices du descriptif
    - contraste
    - contribuer
    - convaincre
    - corpus
    - décliner
    - décrire
    - définir
    - dénigrement
    - descriptif
    - description + description didactique
    - diffuser
    - discours normatifs dominants
    - distingué
    - dominant négatif
    - élaborer
    - énoncer
    - entériner
    - énumération
    - examen du jeu des définitions
    - examiner
    - figure de rhétorique et outil
    - figure ornementale
    - fonction diégétique de la description
    - genre descriptif
    - hypothèse
    - identifier
    - interactions significatives
    - justifiée
    - liées
    - mesurer
    - métadiscours justificatif
    - montrer
    - négativité
    - néo-genre autonome
    - normes classiques
    - noter
    - organisées
    - ornement
    - paradigmatique + paradigme
    - perception
    - perçue
    - prescriptives
    - qualifier
    - relevé
    - résumer
    - rôle subordonnée
    - sentie comme
    - servent
    - signaler
    - signifier
    - systèmes descriptifs
    - stigmatiser
    - terme

  • Marie-Judith Garlopeau, Eloise Cavaillé et Mathilde Goulle

    La police descriptive d’Ippolito Christophe

    Vous dégagerez le plan de l’article, vous expliciterez les problématiques littéraires dégagées par l’auteur et vous listerez dans l’ordre alphabétique les termes de l’analyse de la littérature.

    Pourquoi le registre descriptif a t-il été autant dénigré à travers les siècles, jusqu’à son apogée au XIXème siècle ?

    Comment sont appelés ceux qui sont contre la description, et quels sont leurs mobiles appuyant leur opinion ?

    Comment ne pas rendre la description « décadente » dans un récit, dans un soucis d’égalité pour l’auteur et d’équilibre entre les enjeux littéraires qu’amènent la description ?

    Plan de l’article :

    I. Définitions ou prescriptions ? Les termes négatifs de la « police » de description
    II. Trois décrets anti-descriptif : trois grands arguments avancés à propos de la description
    III. De quelques causes de la décadence du descriptif
    IV. Vers le roman moderne

  • Fayolle-Tirait
    Laurène Ducatillon Laura
    Memin Tiphaine

    Plan de l’article

    INTRODUCTION

    DÉFINITIONS OU PRESCRIPTIONS ?
    - > description des contours des polices du descriptif au XIXe siècle et réactions des
    contrevenants qu’elles condamnent.

    TROIS DÉCRETS ANTI-DESCRIPTIFS
    - > après l’examen du jeu des définitions en présence -> étude en particulier de la façon dont le paradigme nécessité/gratuité est décliné dans les discours normatifs dominants des procureurs anti-description, de Hugh Blair à Antoine Albalat.

    - description trop longues devenues un cliché
    - description comme pièce détachable, morceau hétérogène
    - l’anthropomorphisme de la description sinon perçue comme inutile

    DE QUELQUES CAUSES DE LA DÉCADENCE DU DESCRIPTIF
    - > étude des phénomènes culturels qui peuvent expliquer ce discours dominant négatif au XIXe siècle dont la position critique de Sainte-Beuve à travers deux commentaires parallèles.

    VERS LE ROMAN MODERNE
    - > examen de l’attitude de quelques romanciers notamment de Flaubert, en insistant sur l’importance de la fonction diégétique de la description dans le métadiscours justificatif.

    CONCLUSION

    Problématiques littéraires dégagées par l’auteur :

    - Négativité du XIX ème siècle -> "C’est cette négativité qu’on voudrait explorer ici, au siècle qui a le plus illustré le combat anti-descriptif."
    - Le mouvement de réduction de la description à un domaine strictement délimité est-il une tendance générale ?
    - Est-ce un hasard si le récit de voyage (où les « censeurs » autorisent la description) n’est pratiquement pas représenté, lui qui remplit pourtant les journaux romantiques ?
    - Mais qu’est-ce qu’une épithète bien choisie, en dehors du convenu des recueils ?
    - Dès lors, comment justifier la description ?
    - Comment se jouer des interdictions et réévaluer la description ?

    Termes de l’analyse de la littérature dans l’ordre alphabétique :

    - > action, auteur, description, digression, discours, écrivains, éloge, épithète, héros, hypothèse, hypotypose, implicite, lecteur, littérature, littérature industrielle, métaphore, narration, occurrence, paradigmatique, personnage, poésie descriptive, prolepse, récit, recueils, rhétorique, roman, roman-feuilleton, stylistique, sujets, termes, texte, tragédie.

  • La police du descriptif
    d’Ippolito Christophe
    Le plan :
    I) Critique de la poésie descriptive
    II) Présentation de trois idées allant à l’encontre de la description
    III) L’essor de la description négative au XIXème siècle
    IV) Vers le roman moderne

    Termes de l’analyse littéraire :
    -  Compléter
    -  Décrivons
    -  Déterminer
    -  Etudiera
    -  Examinons
    -  Expliquer
    -  Explorer
    -  Montreraient
    -  Noter
    -  Oriente
    -  Remarque

  • Manteau Marine, Sophie Morfakis

    Introduction :

    Difficultés à définir la description.
    Dénigrement du descriptif.

    Problématiques dégagées :

    Est-il possible de définir la description sans la priver d’un trait ou d’un autre ?
    Quelles sont les caractéristiques du combat anti-descriptif ?
    Comment, dans le combat anti-descriptif, le paradigme nécessité/gratuité est-il décliné ?
    Quelles sont les attitudes des romanciers modernes tels que Flaubert face à ce combat anti-descriptif ?

    I/ La description comme définition ou prescription ?

    II/ Trois décrets anti-descriptif :

    a) Les descriptions trop longues.

    b) Les descriptions comme pièce détachable.

    c) L’anthropomorphisme de la description (l’empreinte de l’homme).

    III/ Les causes de la décadence du descriptif :

    a) La hantise du faux dans la description après la poésie descriptive.

    b) Rejet de la poésie descriptive.

    c) Développement de la littérature industrielle.
    d) Défavorisation des textes descriptifs

    e) Le modèle scientifique.

    IV/ Qui pousse vers le roman moderne :

    a) La description pour des auteurs modernes (Balzac, Zola, Chateaubriand…)

    b) Exemple avec Madame Bovary : Flaubert accusé d’être adepte au genre descriptif.

    c) Les descriptions de Lions (manifestées 30 fois) dans Salammbô de Flaubert.

    Conclusion :

    Flaubert réconciliant le narratif et le descriptif. Nouvelle perception du narratif qui s’appuiera sur le renouvellement du descriptif.

    A : Analyse, Action narrative, Anti-descriptif, Ancienne rhétorique, Action, Animation , Anti-modèle.

    B : But, Brièveté.

    C : Catégorie, Corpus, Critique, Contraste, Contexte.

    D : Décrire, Description, Discours, Définition, Descriptif, Directement, Discours dominant, Didactique, Dramatiser, Digression, Descripto-manie, Dissection.

    E : Explicitement, Epopée, Enumération, Expliquer, Elément.

    F : Formulation, Fonction diégétique de la description, Figure rhétorique.

    G : Genre, Genre descriptif, Grammaire.

    I : Indirectement, Inventaire, Implicitement, Identifier, Inutile, Intérêt.

    L : Langage.

    M : Métadiscours justificatif, Métaphoriquement, Mot d’action.

    N : Négativité, Normatif, Narrativité, Narration, Naturalisme.

    O : Objectivité, Ordre quantitatif, Ornement, Outils.

    P : Positif, Point de vue, Polices, Paradigme, Prescriptives, Poème, Pittoresque, Poésie descriptive, Productif.

    R : Récit, Règles.

    S : Subjectivité, Statique, Sujet, Sentiment, Subordonné, Stratégie, Symbolique

    T : Traduire, Tragédie, Terme, Texte, Théorie dramatique, Théorie du roman.

  • MONDET Luc MONDET Denise

    Christophe IPPOLITO

    Police du descriptif

    Plan de l’article :

    INTRODUCTION :
    Ce texte examine les différentes approches de la description littéraire au cours du XIXème siècle, selon les courants de l’époque, et l’utilisation ou non qu’en ont fait les auteurs (écrivains, romanciers, critiques).
    Tout d’abord par une étude du « combat anti-descriptif », qui amènera à la reconsidération et à la réutilisation du descriptif dans la littérature, et plus particulièrement le roman moderne, et permettra de considérer, de même que l’auteur nous le suggère, une réponse à la question d’introduction du texte :
    Comment définir la description, un terme qui « doit être considéré comme une dénomination provisoire d’un objet qui reste à définir », selon Greimas et Courtes ?

    I) Définitions ou prescriptions ?
    a) Description littéraire et peinture : un parallèle négatif
    b) La prescription dans la définition : un énumératif inutile
    c) La description : « l’art » de l’écrivain

    II) Trois décrets anti-descriptifs (formulés et appliqués)
    a) 1er défaut : les descriptions trop longues
    b) 2ème défaut : la description comme une pièce détachable
    c) 3ème grief : « il s’agit d’animer la description » !

    III) De quelques causes de la décadence du descriptif
    a) L’ennui : la longueur et la digression est l’outil des orateurs et non des écrivains
    b) La description = la « manie racontante »
    c) Le descriptif : ressenti comme « non littéraire en littérature » (la science EST descriptive)

    CONCLUSION
    Vers le roman moderne :
    Pour Zola, le terme de description « est devenu impropre ». Le « descriptif devient réévalué par la grâce du mouvement » et « sert au développement du roman moderne ».

    Les problématiques littéraires dégagées par l’auteur :

    -  Comment définir le terme « description » d’un point de vue littéraire ?
    -  En quoi le poème descriptif du XVIIIème siècle a t’il eut une influence, perçue comme négative, sur la littérature au XIXème siècle ?
    -  Quel rapprochement Larousse fait-il entre les règles descriptives et l’école naturaliste ?
    -  Pourquoi la description occupe-t-elle un « rôle subordonné » dans la littérature ?
    -  Comment analyser ce jugement de Marmontel : « la description est à l’épopée ce que la décoration et la pantomine sont à la tragédie. »
    -  La description didactique peut elle être littéraire ?
    -  La description doit être vivante et animée : quel genre littéraire l’auteur amorce-t-il avec cette affirmation ?
    -  En quoi la description tenterait-elle de rivaliser avec la peinture ?
    -  La valeur de vérité est-elle propre à la science, la photographie, ou au naturalisme, et écarte-elle la description littéraire ?
    -  Est-il toujours exact que, « du point de vue littéraire, d’écrire, c’est surajouter à écrire » ?
    -  Par quels procédés la « police du descriptif » contribue-t-elle à la « libération de sa victime et de son ennemi préféré » ?

    Les termes de l’analyse littéraire :

    -  Anthropomorphisme (attribution de caractéristiques du comportement humain à d’autres entités, voire des idées)
    -  Didactique (qui a pour but d’instruire, d’enseigner)
    -  Diégétique (qui fait partie de l’action, qui est lié aux évènements d’une œuvre de fiction)
    -  Épithète (mot qui indique la qualité, l’état d’un nom)
    -  Épopée (long poème emprunt de merveilleux, narrant les aventures d’un héros)
    -  Hypotypose (est une figure qui regroupe l’ensemble des procédés permettant d’animer, de rendre vivant un texte, une scène)
    -  Idoine (familier et ironique : qui convient exactement à la situation)
    -  Métadiscours (est le discours tenu sur les règles du fonctionnement du discours)
    -  Normatif (qui ales caractères d’une norme, d’une règle)
    -  Pantomime (art de l’expression gestuelle)
    -  Paradigme ( un mode de pensée /axe paradigmatique : le choix des mots eux-mêmes)
    -  Phénoménologie (science du phénomène)
    -  Prescriptif (texte dans lequel on donne des conseils, un mode d’emploi)
    -  Policier (utilisant la répression)
    -  Prolepses (procédé rhétorique qui consiste à exprimer 1 idée prématurément afin de réfuter, par anticipation, 1 objection éventuelle)
    -  Rasoir d’Ockham (principe de simplicité, de parcimonie, d’économie : « les multiples ne doivent pas être utilisés sans nécessité »)
    -  Termes riflaterriens (processus de communication entre texte et lecteur : style fait d’ammagrilités, d’éléments incongrus qui perturbent la grammaire du texte)

  • Devoir Maison – Analyse des textes littéraires.
    Licence de lettres modernes - Examen Session 2, Février 2014.
    Maude REDURON.

    « Police du descriptif. », CHRISTOPHE IPPOLITO.

    Le propos du professeur Christophe IPPOLITO, est d’explorer « la tradition de dénigrement du descriptif », essentiellement formulée au XIXe siècle, période à laquelle « le combat anti-descriptif » a été des plus virulent.


    PLAN DE L’ARTICLE --------------------------------------
    « Il n’est pas aisé de définir la description. […] En circonscrire les limites, c’est déjà se mettre en position difficile, en la privant d’un trait ou d’un autre ».
    L’auteur, ici, nous pose le problème de l’arbitraire d’une description, qui, dépendant de la subjectivité d’un regard, qui oriente le notre, a un caractère restrictif.

    I/ Définition ou prescription ?
    A/ Des jugements majoritairement péjoratifs portés sur la description et le descriptif.
    B/ Un rôle positif d’indicateur de talent conféré par certains critiques.

    II/ Trois décrets anti-descriptifs.
    A/ Défaut d’ordre quantitatif : critiques des longueurs descriptives non-essentielles.
    B/ Défaut d’intégration dans le récit : la description est hétérogène.
    C/ Défaut d’anthropomorphisme et de dramatisation.
    → Pour être vivante et animée, la description doit être anthropomorphe.
    → Nécessité d’impliquer le lecteur dans l’action.

    III/ De quelques cause de la décadence du descriptif.
    Examen des critiques de différents auteurs.
    A/ Le descriptif comme figure codifiée de rhétorique ne correspondant par à la « volonté de vérité » du roman.
    B/ La poésie descriptive, non objective, par son souci de mélioration de la réalité pervertit et donne une réputation de genre « faux » à la description.
    C/ Développement de la littérature industrielle populaire : le descriptif remplacé par des illustrations.
    D/ Étendue du mouvement de réduction de la description
    → Réduction des huit catégories descriptives proposées par Fontanier à deux : le portrait et la « description proprement dite ».
    → Optique réductrice de l’esthétique pédagogique.
    → Edition de recueil d’épithètes.
    → Prédominance des modèles scientifiques et juridiques limitant la description à la définition, l’exposé, ou l’inventaire.

    IV/ Vers le roman moderne.
    A/ Stratégies narratives de réhabilitation de la description.
    B/ Nécessité d’introduire un système narratif accompagnant la narration.
    Comment l’œuvre de Flaubert redéfinit la description et modifie son rapport à la narration.


    PROBLEMATIQUES LITTERAIRES POSEES PAR L’AUTEUR ---------------

    I/ Griefs traditionnellement portés à l’encontre de la description.

    → La description est une « figure ornementale secondaire ».
    Il semble que cette fonction de la description soit héritière de l’ekphrasis qui, dans la rhétorique ancienne, était un modèle de discours descriptif codifié, utilisé dans les éloges ou bien en poésie.
    De même, au XVIIe, L’Art Poétique de Nicolas Boileau, poème didactique dans lequel sont exposées les règles d’écriture qui, selon lui, font atteindre la perfection, donnera à la description une figure d’accessoire en prescrivant « soyez riches et pompeux dans vos descriptions », si « vous voulez longtemps plaire et ne jamais lasser ». Les auteurs s’appliquaient alors à déployer leur habileté et leur connaissance des modèles de figure de style, au détriment de toute objectivité, donnant à la description une fonction ornementale pouvant paraître subalterne car décors statiques et cadres normalisés.

    → A contrario, la description doit « rendre l’objet sensible au lecteur », en n’étant pas gratuite application de règles rhétoriques, mais attachement particulier au sujet et « fidélité au réel », comme dans les descriptions réalisées, à la fin du XIXe, dans les romans réalistes (scientifiques et objectives).

    → Conflit quant au caractère subalterne de la description :
    Si les dénigrements portés à l’encontre de la description font qu’elle « est conventionnellement cantonnée à un rôle subordonné » : sont existence est dépendante de l’existence d’un récit, elle est ornement et non pas parfaitement unie à celui-ci, elle peut ne pas être lue. Elle sait être « la pierre de touche du poète et de l’écrivain », qui révèle la valeur de l’écriture littéraire, la virtuosité de l’auteur.

    → Ses longueurs, sa propension à l’énumération confèrent à la description un poids, une staticité accusés de nuire à l’élan littéraire et à l’action ; et un manque de lyrisme anti-poétique. A contrario, est prônée, la parcimonie (« rasoir d’Ockam », principe de simplicité du philosophe Guillaume d’Ockam).

    → La description est un « morceau hétérogène », n’étant pas un élément constitutif inséparable de l’oeuvre : elle peut être éludée sans compromettre l’équilibre du récit, elle peut nuire à son homogénéité. Pour présenter des personnages ou peindre un décors, la description stoppe le déroulement de l’action et peut la mettre en péril.

    → Anthropomorphisme.
    « Elle doit être vivante et animée ». Las de sa torpeur, les auteurs prônent : « l’anthropomorphisme de la description », afin de la passionner et de créer un moteur d’actions apte à combattre son inertie et d’instaurer une synergie entre la description, le héros, le lecteur.

    → « sentie comme figure de rhétorique et outils des orateurs et poètes », elle ne correspond pas à l’objectif d’un roman qui veut affirmer sa « volonté de vérité ».

    → « la description est un genre faux ».
    Avant le réalisme, la description voulait montrer une beauté idéale, d’où son rejet par les réalistes dont le vœu est d’exposer la vie telle qu’elle est.

    II/ Vers le roman moderne.

    Le roman moderne apporte des solutions aux critiques récurrentes portées à l’encontre de la description.
    Afin qu’elle ne soit pas perçue comme hétérogène ou contraire à l’action, le roman moderne la délivre de son « carcan rhétorique » et adopte une « stratégie narrative » subtile, en créant des situations qui « justifient » la description. Dans ce but, un auteur peut « prétendre instruire », « présenter la description comme un défit à l’indescriptible » : ainsi, la description devient action, intégrée et élément moteur.
    « L’introduction d’un système descriptif accompagnant la narration », parallèle à celle-ci, tissée en « réseau sous-textuel » et « support dynamique » est amenée par Flaubert. Alors, narratif et descriptif vont de pair, ayant un rapport nécessaire, « la fonction diégétique » de la description en venant à justifier sa nécessite


    VOCABULAIRE DE L’ANALYSE LITTERAIRE ----------------------

    Dans l’ordre alphabétique, on trouve :

    A
    Action (action narrative)
    Allégorie
    Amplification
    Analyse
    Animation
    Anthropomorphisme
    Antidescriptif
    Anti-modèle
    Arrière-garde
    Art
    Attitude
    Autonomie
    Auxiliaire

    B
    Brièveté
    But

    C
    Catégorie
    Circonscrire
    Classique
    Cliché
    Compléter
    Constitutif
    Contexte
    Contour
    Contraste
    Corpus
    Critique

    D
    Déclamation
    Définir
    Définition
    Dénomination
    Descriptaire
    Descriptif
    Description (description didactique...)
    Descriptivisme
    Descriptivité
    Détail
    Déterminer
    Directement
    Didactique
    Discours (discours moral, discours normatifs)
    Dramatisation
    Dramatiser

    E
    Effet
    Elément
    Ennui
    Énumération
    Esthétique (esthétique pédagogique)
    Examen
    Expérience
    Explicite (explicitement)
    Expliquer
    Explorer
    Epopée
    Exposition narrative

    F
    Facette
    Figure (figure de rhétorique, figure ornementale)
    Fonction diégétique
    Formulation

    G
    Genre (genre descriptif)
    Grammaire
    Gratuité

    H
    Héroico-galant
    Hétérogène
    Hypothèse
    Hypotypose

    I
    Identifier
    Indescriptible
    Indirectement
    Illustration
    Implicitement
    Inutile
    Insérer
    Inventaire
    Intérêt

    J
    Jeu
    Justifier

    L
    Langage
    Limite
    Littérature (littérature industrielle, littérature exposante)
    Longueur

    M
    Marginal
    Méta-discours
    Métaphoriquement (métaphore...)
    Modèle (modèle scientifique)
    Mouvement
    Moyen

    N
    Narration
    Narrativisation
    Narrativité
    Naturaliste
    Négative(/négatif)
    Négativité
    Néo-genre
    Normatif
    Norme

    O
    Objectivité
    Ordre quantitatif
    Ornement
    Outil

    P
    Pantomime
    Paradigme (paradigmatique)
    Paradoxal
    Partie
    Pause
    Phénomène culturel
    Phénoménologie
    Poème
    Poésie descriptive
    Point de vue
    Police
    Policier
    Populaire
    Portrait
    Positif
    Position (position critique)
    Posture
    Prolepses
    Prescriptive(/prescriptif)
    Problématique
    Proportion
    Prégnance

    R
    Réaction
    Récit
    Recueils d’épithètes
    Règle
    Rhétorique
    Réseau sous-textuel
    Roman (roman moderne, roman-feuilleton)

    S
    Secondaire
    Sentiment (sentiment moral...)
    Scène
    Statique
    Stigmatisé
    Stratégie narrative
    Subalterne
    Subjectivité
    Sujet
    Stylistique
    Symbolique

    T
    Tendance
    Texte
    Théorie
    Trait
    Tragédie
    Temporalité

    U
    Unité

    V
    Vérité