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Le roman réaliste, historien de lui-même

dimanche 9 février 2014

Dans les romans de Hugo, Stendhal, Balzac ou encore Flaubert, apparaissent des titres de romans, des noms de romanciers – certains connus, d’autres aujourd’hui oubliés – qui permettent de retracer une généalogie romanesque singulière, dont l’héritage sera plus ou moins avoué. En somme, le roman réaliste écrirait en son sein une histoire du roman qui viendrait pallier les difficultés de la critique naissante à le faire. Et cette histoire serait forcément écrite du point de vue des vainqueurs en puissance que les romanciers réalistes entendent être, quitte à contredire en partie les modèles théoriques du roman qu’ils proposent par ailleurs, de telle sorte qu’ils donnent à cette stratégie d’autolégitimation une forme plus contradictoire que ce que l’histoire littéraire en a retenu.

Licence 1, Lettres modernes

Vous lirez l’article de Marie Baudry « Le roman réaliste, historien de lui-même », Romantisme 2/2013 (n° 160), p. 65-77., consultable sur le site CAIRN (à partir de l’ENT).

Vous dégagerez le plan de l’article, vous expliciterez les problématiques littéraires dégagées par l’auteur et vous listerez dans l’ordre alphabétique les termes de l’analyse de la littérature.

À faire pour le 19 février au plus tard.

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Messages

  • Le plan de l’article de Marie Baudry est le suivant :
    Introduction
    I) Le romancier critique
    II) Le roman critique
    Conclusion.

    Diverses problématiques sont traité dans cet article. La premiere, celle qui est explicite dans l’introduction est la suivante : Quel est la place ou du moins à quoi sert le roman réaliste ? Est-il un roman d’histoire ? ou est ce un genre nouveau qui désir se substituer à la critique littéraire ? Dans la première partie de l’article, l’auteure, au travers d’hypothèses d’auteurs anciens, parvient à démontrer sa propre hypothèse qui est que l’histoire du roman commencerait à Walter Scott. Le genre romanesque serait divisé en deux vois s’affrontant et qui donneraient naissance à un genre nouveau, le roman réaliste, qui va combiner et dépasser ces deux premières vois. A partir de là d’autres questions apparaissent. Quelle place tient le roman réaliste dans l’histoire romanesque ? Le roman réaliste peut-il être considéré comme un genre nouveau ? Enfin le genre réaliste ne crée t-il pas lui même son couronnement comme Napoléon a pu le faire ? Autrement dit le roman réaliste ne cherche t-il pas à créer sa place et sa condition de toute pièce sans réelle légitimité ? Selon Marie Baudry les romanciers du roman réaliste veulent se défaire complètement de la critique littéraire et être seul juge de l’histoire littéraire. Les auteurs de ces romans sont acteurs de l’histoire qu’ils écrivent étant donné qu’ils la vive. Un des points important qu’il faut souligner et que les romanciers réaliste ont un réel besoin de rompre avec la noblesse du genre ancien afin d’en créer un nouveau. Cependant le genre réaliste ne peut être considéré comme un genre nouveau car il détient ses caractéristiques par d’autres genres. Il n’est que le fruit de deux genre mélangés ( bien qu’il y ai cette idée que le roman réaliste doit dépasser les autres genre du roman selon BALZAC )
    Vient ensuite la seconde partie de l’article. Dans cette deuxième partie l’auteure nous explique que bien que voulant se substituer de la critique littéraire les auteurs de romans réalistes ont recours à la généalogie littéraire, c’est-à-dire à l’histoire du roman. Viennent ensuite les questions de la critique de ce roman. Comment se fait-elle ? Ou se trouve t-elle ? Dans le roman même ou dans les "annexes" ? Qui est apte à faire cette critique ? Ensuite l’auteure determine la place de la femme dans ces romans et explique que la femme sert à montrer la bétise de tel roman.Le roman réaliste est purement subjectif, l’histoire qu’il conte est trafiqué car son auteur prend le parti de tel ou tel camps, il ne peut donc pas être traité comme une réelle source historique. Voila pourquoi l’histoire littéraire se trouve faussée. On retrouve également des notions politique dans ces romans, mais là encore, d’après Marie Baudry, les choses ne peuvent être simple. Le roman réaliste n’est ni complètement aristocratique ni vraiment démocratique. Pour conclure l’auteur nous explique que le genre réaliste est un genre plus complexe qu’il n’y parait est en faire une définition précise, exacte et universelle n’est pas possible ou du moins est très compliqué.