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Analyse et observation d’une critique cinématographique

vendredi 25 avril 2014

Compte rendu et analyse personnelle sur l’article de Nicolas Truffinet dans la revue "Etudes" à propos du film de Philippe le Guay "Les femmes du sixième étages" sorti dans les salles en 2011

Un contexte général en vogue

L’auteur de l’article, Nicolas Truffinet, pose tout d’abord le contexte général. Il débute son article en nous expliquant quel phénomène cinématographique est à la mode actuellement ce qui permet au lecteur de savoir dès le début de l’article que le film dont il fait la critique se passe dans les années 1960. Et ce n’est pas pour rien. Le journaliste invite à découvrir plusieurs autres films ou séries qui traitent du même sujet. Il met ainsi de suite l’accent sur le décor principal du film. Il constate donc grâce à ces comparaisons que les années 1960 ainsi que leur contexte économique et social est donc une source d’inspiration et un sujet beaucoup traité depuis quelques années dans le septième art.
Ce premier paragraphe invite le lecteur à connaître le thème général du film « Les femmes du sixième étage », le lecteur comprend de suite à quelle époque il se situe et pourquoi ce film se passe dans les années 1960.

Dans le vif du sujet

Le second paragraphe entre lui dans le vif du sujet. Résumé général de l’histoire du film, description détaillée du premier rôle. Le lecteur a donc toutes les clés pour d’ores et déjà apprécier le film ou non avant de le voir. La place des « bonnes » espagnoles, le sur-jeu des acteurs qui poussent à son paroxysme l’image du bourgeois (on pense notamment au jeu de l’actrice Sandrine Kiberlain). Mais aussi et surtout une histoire d’amour qui se profile entre deux personnes de classes sociales différentes. La vision subjective du cinéaste, l’explication du pourquoi l’on filme cette histoire-là, Nicolas Truffinet nous offre les impressions du réalisateurs ce qui peut aiguiller le lecteur et le futur spectateur dans son choix. Nicolas Truffinet explique ainsi les intentions premières qui ont motivées le réalisateur Philippe le Guay à réaliser ce film-là. Il informe le lecteur ce sur quoi il doit se focaliser lors du visionnage du film à la demande du réalisateur.
Il y a évidemment une explication détaillée sur le jeu d’acteur du personnage principal qui se trouve être Fabrice Luchini. Son rôle plus qu’important au sein du récit. Ce bourgeois qui tombe non seulement amoureux de sa « bonne » mais aussi de toute la communauté espagnole.

Place à la critique

Cependant Nicolas Truffinet n’oublie tout de même pas la dimension critique de son travail de journaliste et pose quelques points négatifs qui pourrait gêner dans le film à savoir : "sans doute le trait est-il un peu forcé : le cinéaste cède parfois à l’image d’Epinal, que ce soit dans la peinture de la bourgeoisie, qui témoigne d’un sens de la satire légèrement daté, ou dans celle des Espagnoles, dont l’exubérance un peu systématique peut lasser". On peut donc constater ici la note totalement subjective du travail de critique. La critique se glisse ici subtilement dans les explications diverses néanmoins on remarque que le journaliste tient tout de même une certaine réserve en restant dans l’hypothèse.

La dernière note

Enfin nous pouvons remarquer que Nicolas Truffinet respecte bien les codes d’une bonne critique cinématographique à savoir le mot de la fin clair et concis. C’est à ce moment que l’on peut savoir le vrai point de vue du journaliste. Ici l’on constate que le journaliste a réalisé une critique positive puisqu’il termine sur une note positive. On peut donc affirmer que cet article fait partie des "bonnes critiques" réalisées à propos du film de Philippe le Guay : "Bel équilibre, et réussite discrète, mais réelle, dans le genre ingrat de la comédie française."