Accueil > Petits Lecteurs > Lire des BD à l’école > Ariol, copain comme cochon de Emmanuel Guibert

Ariol, copain comme cochon de Emmanuel Guibert

2007

Ariol, copain comme cochon de Emmanuel Guibert illustré par Marc boutavant et édité chez Bayard édition jeunesse 2007

Etude proposée par Marine Guérin et Anne-Sophie Davonneau

Cette BD est composée de 12 histoires d’une dizaine de pages chacune qui relate différents moments vécus par Ariol, le personnage principal, et ses amis.

Chaque BD est introduite par un bandeau de couleur différente et un sous titre présentant le thème de _l’histoire. Le plus souvent, Ariol, est présent sur le bandeau de présentation ainsi que son meilleur ami, Ramono le cochonnet.

Tous les personnages participant à cette BD sont présentés en deuxième de couverture. Ce sont tous des animaux personnifiés : ils ont tous une tête d’animal mais un corps d’humain et se comportent comme des hommes. (Ils parlent, vont à l’école, jouent au foot...). En effet, Ariol est un petit garçon. Enfin, presque, puisqu’il est dessiné sous les traits d’un petit âne.

Les différents thèmes abordés dans cette BD sont divers et permettent aux jeunes lecteurs de s’identifier aux personnages représentant des enfants.
Les situations vécues par Ariol, ses amis et sa famille sont une série de leurs aventures au quotidien avec tendresse et rigolade (l’école, le repas, la nourrice....).

En ce qui concerne les illustrations, elles sont colorées, attrayantes. Les couleurs sont variées et restent toujours vives. Les illustrations sont disposée de façon identique tout au long de la BD.

Les illustrations sont calquées sur les actions des personnages ; quand les personnages avancent, nous lecteurs, nous progressons en même temps qu’eux à travers les illustrations ce qui intensifie l’identification aux personnages.

Comme c’est une BD, on peut remarquer que les phrases écrites sont la transcription d’un langage parlé (phrases courtes, simples, emploi de la première et deuxième personne du singulier, utilisation du présent de l’indicatif). Exemple : « c’est quoi, des tétanos ? » « mission réussie. » « t’as peur ? »
On remarque également une grande utilisation de la transcription des rires et des onomatopés ce qui permet au lecteur de ressentir les mêmes émotions et sensations que les personnages. (exemple : « Purée, c’est froid ! AGLAGLA ! »De plus, les exclamations sont nombreuses.

Le héros dévoile sa personnalité progressivement. On apprend à le connaître au fur et à mesure des histoires.
Dans le premier chapitre, Ariol est réservé, timide ce qui peut être justifié par le fait qu’il soit amoureux et qu’il ait du mal à gérer ses sentiments envers Pétula. Ceci renforce l’idée que les personnages fonctionnent comme des hommes. Dans le second, on sent que son meilleur ami Ramono est meneur tandis qu’Ariol a peur de la situation ; il suit quand même Ramono dans la cave pour ne pas se sentir ridiculisé (Ramono : « T’as peur ? », Ariol : « Non, j’ai pas peur. Mais c’est dangereux. On peut attraper des tétanos. ») mais il reste assez réservé et hésitant. (Ariol : « Bon, moi je remonte. » ou « Ramono !Arrête ! » ou « euh, non. »).

Cette BD est humoristique : cela se voit par le coup de crayon du dessinateur pour représenter les personnages ainsi que par les répliques de ces derniers.
En ce qui concerne les répliques, elles sont formulées avec des mots qui font rire les enfants tels que « zizi ».
Ariol et Ramono se font mutuellement des blagues, tellement copains que parfois, le cochon fait des âneries et l’âne des cochonneries.

Pour conclure, ce livre est un bon support pour que les élèves entrent dans l’univers de la BD et pour dégager les différentes caractéristiques de ce genre d’écrit.

Messages