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Bibliographie

vendredi 15 mars 2013

Hadrien Laroche, dont le travail porte sur le concept de "l’homme orphelin de son humanité", a publié plusieurs essais sur Jean Genet, Paul Cézanne et Marcel Duchamp, et trois fictions : Les Orphelins, son premier roman, Les Hérétiques et La Restitution, ainsi que de la poésie.

Essais :

- Le dernier Genet, Histoire des hommes infâmes, éd. Flammarion, « champ biographie ».

Quatrième de couverture -

« Le Dernier Genet a pour objet les rapports entre fiction et politique, une enquête à partir de la question de Nietzsche : « Qu’est-ce qu’un artiste qui passe à son contraire ? » Le Dernier Genet est une traversée des questions soulevées par l’écrivain durant vingt ans (1968-1986) - une réflexion sur l’héritage des déshérités, une critique de la violence et une attaque de la trinité politique occidentale (identité, langue, patrie) - et, dans le même temps, une longue et patiente destruction et déconstruction des fictions données par l’écrivain en réponse à ces questions. En remontant jusqu’à Érasme, j’ai pu montrer que le rêve de l’homme qui permit l’humanisme est le devenir monstrueux » 
Hadrien Laroche.

- La machine à signatures, Marcel Duchamp, dans Incultes n°18, 2009, p.p 41-65

- Face à la Pente, dans Valère Novarina, Théâtre du verbe, sous la direction d’Alain Berset, Paris, Éditions José Corti, « Les Essais », 2001, p. 265-274

« Le verbe nous précède, la langue se nourrit d’elle-même, 
verte et jubilatoire. Volumes ressemblant à peu d’autres, 
les livres de Valère Novarina laissent tournoyer les mots de l’enfance, toutes les espèces d’animaux, ritournelles,
paroles blasphématoires ou prophétiques. A la seconde, jetées sans collier, les énonciations
brillent et s’enfuient. Et les inventions lexicales se jouent
 e la figure humaine. Elles la font basculer. Culbute du sens,
c’est entrevoyant les éclats de démence, de rire,
que l’homme est alors touché, perd son équilibre et se brise.
« Et maintenant, homme de rien ! dis sur quoi,
ici, a agi ta main ! »
 Ce livre, le premier consacré à Valère 
Novarina, explore l’œuvre dans ses dimensions poétique, théâtrale et picturale. Écrivains, philosophes,
linguistes, traducteur, physicien, acteurs : nombreuses sont
les voix convoquées, à l’image des apparitions
sur le plateau du Drame de la vie. » Voir sur le site novarina

Récits :

- Le Miroir chinois, éd. Le Seuil, 1999

Quatrième de couverture -

« - Si c’était un peuple ?

- Les Bosniaques.
- Si c’était une terre ?
- En Territoires palestiniens.
- Si c’était une langue ?
- La langue française.
- Si c’était une couleur ?
- Neige.
- Si c’était une forme ?
- Ligne droite et arabesque.
- Si c’était une situation ?
- Lorsque tout est encore possible mais que rien ne permet plus d’espérer.
- Si c’était un portrait ?
- Le mien dans le regard de l’étranger. » Hadrien Laroche

Poésie :

- Au pire, MeM/Arte Facts, 1990

Quatrième de couverture -

« Mon corps s’est retire à mon désir doucement à mesure que j’épuisais en moi l’impatience de ma passion Un peu par politesse on s’efface pour laisser à la porte passer quelqu’un Ainsi m’effaçant j’ai laissé mon corps passer se porter à disparaître… »

Romans :

- La Restitution, éd. Flammarion, 2009

Quatrième de couverture -

« "La restitution" est d’abord un mot contemporain. En un premier sens, historique, le terme renvoie aux spoliations des juifs durant la période de l’Holocauste. Jusqu’aux années quatre-vingt dix, c’est la question de la disparition qui domine. Aujourd’hui, c’est celle des restitutions. Maintenant que les morts et les témoins ont disparu ou disparaissent, la réalité matérielle, juridique et économique des restitutions constitue l’unique reste et, en définitive, appelle l’ultime interrogation spirituelle, eu égard à la Shoah (cf. Le rapport de la Mission Mattéoli sur la spoliation des juifs de France, 11 volumes, Paris, 2000). En un deuxième sens, esthétique, le terme fait référence à la création, à l’oeuvre d’art, à la vérité en peinture et à la dette : le tableau, le roman ou le récit serait la restitution de la réalité du monde. En un troisième sens, subjectif, il s’agit d’une activité de la mémoire et de rendre vie au passé. Toutefois, la leçon de "La Restitution" est celle-ci : "Au diable, mon parapluie !" Ce qui signifie : pas de restitution, surtout pas. Un roman sur la filiation, la mémoire et l’identité au XXIe siècle, servi par une prose puissante et dense, alimente une réflexion intempestive sur la spoliation, la création et la dette économique, esthétique et spirituelle. »

- Les Orphelins, éd. Allia, 2005

Quatrième de couverture -

« Trois histoires, trois orphelins, un narrateur. Trois personnages ont en commun une même fêlure, une même douleur, une même errance. Hadrien Laroche explore les thèmes du deuil, de la filiation, de la mémoire dans un premier roman plein de force et de talent. »

Le mot de l’éditeur -

Trois personnages, trois histoires, trois destins qui se complètent et se répondent : H. née Bloch, une vieille juive incapable de se débarrasser d’un passé douloureux, H. née Bouttetruie, jeune femme retirée avec son mari dans un chalet de montagne et H. né Berg, un adolescent qui, par vengeance, va déshériter ses propres parents. Tous, à divers titres, sont des orphelins. Le narrateur, témoin et voyeur de ces vies sert de lien entre ces êtres oubliés de l’histoire en marche. Ces portraits, à la fois angoissants et comiques, réussissent au bout du compte à capturer l’essence d’une époque (de l’après-guerre à nos jours), et à travers la précision du détail à aborder les thèmes les plus fondamentaux de la condition humaine : la difficulté – sinon l’impossibilité – de la transmission, la maladie, le poids du passé.

- Les hérétiques, éd. Flammarion, 2006

Quatrième de couverture -

« Les Hérétiques « - Mon enfance est toxique, je dois me débarrasser d’elle au plus vite, m’avait dit Hek. Pour moi ce furent ses derniers mots. J’entends encore son rire. » Hadrien Laroche

Le mot de l’éditeur -

Hektor est né dans une famille qui n’est pas la sienne et un univers aux repères affectifs, culturels et spirituels brisés. Il s’est construit une personnalité par les rencontres, mais aussi le dialogue avec les oeuvres d’art ou la fréquentation de la pensée philosophique... Au fil des aventures burlesques ou poignantes d’Hektor, se dessine une réflexion sur l’amitié, la filiation ou la création.