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Choderlos de Laclos

novembre 2002

Laclos, Les Liaisons dangereuses, Extrait de la 81ème lettre de la Marquise de Merteuil au vicomte de valmont.

Cette lettre de fiction est composée de deux mouvements bien distincts qui opposent les autres femmes à la Marquise de Merteuil. Elle vise à rétablir la vérité sur les intentions et la personnalité de la Marquise. C’est une lettre-règlement de compte ! elle forme une pause dans le récit.

I/ Une habile épistolière

  • La composition de la lettre : deux mouvements pour convaincre et donner une leçon au Vicomte de Valmont. Les interrogations rhétoriques servent de transition entre les deux parties de cette lettre.
  • Le rôle du destinataire : Valmont n’est pas ici son confident, la Marquise ne l’utilise que pour se justifier et laisser libre expression à son orgueil. Elle sait parfaitement à qui son discours s’adresse et adapte ses arguments en conséquence.
  • Les portraits : la marquise se pose comme observatrice mondaine, elle peint ses contemporains en utilisant le ton et le vocabulaire des moralistes : « confondent sans cesse l’amour et l’Amant » ; « leur folle illusion » ; « vraies superstitieuses » etc. La lettre est ici l’occasion de brosser des portraits de femmes, de donner des types caractéristiques

    II/La morale libertine

  • Le procédé de l’antithèse : La Marquise vs les autres femmes : les femmes sont classées en fonction de leur comportement amoureux. Celles « qui se disent à sentiment » n’obtiennent que le mépris de Madame de Merteuil. Quelles sont les marques de ce mépris ? Voir la façon dont elles sont désignées, la plus part de temps par le pronom démonstratif ayant ici des connotations péjoratives : « ces femmes à délire » ; « ces femmes actives dans leur oisiveté » ; etc.
  • L’autoportrait d’une orgueilleuse : « je puis dire que je suis mon ouvrage. »
  • A l’inverse des autres femmes, elle possède l’intelligence calculatrice qui la fait triompher. Elle est capable d’analyser la réalité avec justesse, elle clame une supériorité qui ne redoute rien. Voir en particulier l’usage du pronom de 1ère personne (sujet et objet).