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Commenter un extrait des Misérables

jeudi 14 novembre 2013

À faire au plus vite !!

En vous aidant du cours de mercredi 13 novembre, vous expliquerez :

* ce qu’il est intéressant d’étudier dans ce texte ;

* les principes méthodologiques du commentaire de texte vus dans ce cours ;

Vous commenterez en outre le passage en caractères gras.

Thénardier avait ce je ne sais quoi de rectiligne dans le geste qui,
avec un juron, rappelle la caserne et, avec un signe de croix, le séminaire.
Il était beau parleur. Il se laissait croire savant. Néanmoins, le maître
d’école avait remarqué qu’il faisait - « des cuirs ». Il composait la
carte à payer des voyageurs avec supériorité, mais des yeux exercés
y trouvaient parfois des fautes d’orthographe. Thénardier était sournois,
gourmand, flâneur et habile. Il ne dédaignait pas ses servantes, ce qui
faisait que sa femme n’en avait plus. Cette géante était jalouse. Il lui
semblait que ce petit homme maigre et jaune devait être l’objet de la
convoitise universelle.
Thénardier, par-dessus tout homme d’astuce et d’équilibre, était un
coquin du genre tempéré. Cette espèce est la pire ; l’hypocrisie s’y mêle.
Ce n’est pas que Thénardier ne fût dans l’occasion capable de colère
au moins autant que sa femme ; mais cela était très rare, et dans ces
moments-là, comme il en voulait au genre humain tout entier, comme
il avait en lui une profonde fournaise de haine, comme il était de ces
gens qui se vengent perpétuellement, qui accusent tout ce qui passe
devant eux de tout ce qui est tombé sur eux, et qui sont toujours prêts
à jeter sur le premier venu, comme légitime grief, le total des déceptions,
des banqueroutes et des calamités de leur vie, comme tout ce levain
se soulevait en lui et lui bouillonnait dans la bouche et dans les yeux,
il était épouvantable. Malheur à qui passait sous sa fureur alors !
Outre toutes ses autres qualités, Thénardier était attentif et pénétrant,
silencieux ou bavard à l’occasion, et toujours avec une haute
intelligence. Il avait quelque chose du regard des marins accoutumés
à cligner des yeux dans les lunettes d’approche. Thénardier était un
homme d’état.

Messages

  • BARRE Emmanuel
    LE CAPITAINE Elise
    JOLY Charlotte

    Ce qu’il est intéressant d’étudier dans ce texte :

    Dans ce texte il est intéressant d’étudier l’omniscience du narrateur, ainsi que l’engagement de l’auteur derrière le masque du narrateur. Aussi, on peut étudier les différents temps employés par l’auteur, ainsi que la ponctuation ce qui nous permet d’aborder la vision de l’auteur sur son personnage.

    Les principes méthodologiques du commentaire de texte vus dans ce cours :

    On relève l’omniscience du narrateur à travers le regard de quatre personnages bien distincts : le maître d’école, les voyageurs/clients, sa femme ainsi que le narrateur, et à travers lui l’auteur.
    On notera également le changement de temps (on passe de l’imparfait qui caractérise des durées qui s’étendent dans le temps, au présent). Ce présent ici, peut être assimilé à du présent de vérité générale. Cependant, le " cette " au début de la phrase sert certainement à montrer quelque chose du doigt. On aurait donc affaire à du présent démontrant un engagement de l’auteur.
    Aussi il peut être important de nous intéresser à la ponctuation : l’accumulation de "comme" et des virgules créé un rythme, une attente de la conclusion de cette phrase longue par une proposition très courte : "il était épouvantable".
    Ensuite, l’utilisation du point d’exclamation peut (le seul du passage) peut permettre à l’auteur/narrateur de décrédibiliser son personnage, ironisant quant à la "puissance" de son personnage.

    Commentaire du passage :

    " Outre toutes ses autres qualités, Thénardier était attentif et pénétrant, silencieux ou bavard à l’occasion, et toujours avec une haute intelligence. Il avait quelque chose du regard des marins accoutumés à cligner des yeux dans les lunettes d’approche. Thénardier était un homme d’état. "

    Lorsque le narrateur écrit "Outre toutes ses autres qualités... intelligence", il pose son personnage en contraste avec la description qu’il vient d’en faire, une description négative. Pourtant, il nous dit qu’il vient d’en citer les qualités : encore une fois, l’auteur fait preuve d’ironie envers le Thénardier.
    Les défauts présentés précédemment sont dits être des "qualités", les qualités désormais présentées auront donc une connotation négative : tant le fait qu’il soit assez intelligent pour n’être bavard que lorsque cela lui est profitable que sa capacité à observer à travers "les lunettes d’approche". Mais cela accorde également une connotation négative à la conclusion de ce portrait : "Thénardier était un homme d’état" qui peut être encore une fois une manière pour l’auteur, à travers le narrateur, de critiquer un type de personne à la fois dans son texte mais aussi dans sa société contemporaine.

  • PEYRAMAURE Camille - IDEE Charlène

    Les principes méthodologique et ce qu’il est intéressant d’étudier :

    La focalisation : Dans le passage, il y a 4 regards différents sur le personnage de Thénardier (regard du maître, des voyageurs, de sa femme et du narrateur)
    Les contrastes : Il y a des contrastes entre les regards (sa femme, le narrateur)
    Le ton : on peut relever l’ironie du narrateur lorsqu’il dit « Il lui semblait que ce petit homme maigre et jaune devait être l’objet de la convoitise universelle. »
    L’engagement du narrateur/auteur est perceptible lorsqu’il écrit « cette espèce est la pire, l’hypocrisie s’y mêle », puis « comme il était de ces gens qui se vengent perpétuellement » Hugo dénonce une certaine catégorie de personne.
    La ponctuation : comme dans la phrase « Ce n’est pas que Thénardier ne fût dans l’occasion capable de colère au moins autant que sa femme ; mais cela était très rare, et dans ces moments-là, comme il en voulait au genre humain tout entier, comme il avait en lui une profonde fournaise de haine, comme il était de ces gens qui se vengent perpétuellement, qui accusent tout ce qui passe devant eux de tout ce qui est tombé sur eux, et qui sont toujours prêts à jeter sur le premier venu, comme légitime grief, le total des déceptions, des banqueroutes et des calamités de leur vie, comme tout ce levain se soulevait en lui et lui bouillonnait dans la bouche et dans les yeux, il était épouvantable. » qui nous met dans une certaine attente puisqu’il y a une énumération.
    Analyser les formules utilisées et leurs rôles : comme par exemple le « ce je ne sais quoi » qui est une expression toute faite qu’on pourrait prendre pour une intervention du narrateur. On peut relever l’ambiguïté de la formule et du « je ». Expression qui lance la description du Thénardier.
    Analyser les mots utilisés : comme avec : « avec un juron, rappelle la caserne et, avec un signe de croix, le séminaire » Ici, les mots utilisés montrent le caractère du personnage qui est donc autoritaire et ayant un goût pour la discipline.

    Étude du passage :

    Dans ce passage on peut relever un ton ironique avec le début « outre toutes ses autres qualités » puisque auparavant il n’a pas énuméré des qualités mais plutôt des défauts « cette espèce est la pire, l’hypocrisie s’y mêle » « il était épouvantable ». Il y a un contraste entre « silencieux » et « bavard » qui peut montrer le caractère changeant du personnage. On peut supposer que ce personnage est lunatique. Reprise d’une idée avec « Thénardier était attentif et pénétrant » qui rappelle « Thénardier était sournois » insistant sur cette facette du caractère de l’homme. Lorsque Hugo écrit « Toujours avec une haute intelligence » on peut voir une contradiction avec ce qu’il y a précédemment « Il composait la carte à payer des voyageurs avec supériorité, mais des yeux exercés y trouvaient parfois des fautes d’orthographe ». On peut supposer qu’ ici encore, le narrateur est ironique en dotant Thénardier d’une « haute intelligence » puisqu’on peut aussi relever « il se laissait croire savant » qui montre bien qu’il ne l’est pas réellement.
    La narrateur compare Thénardier à un marin expérimenté « Il avait quelque chose du regard des marins accoutumés à cligner des yeux dans les lunettes d’approche » On comprend donc que Thénardier est un observateur. Avec la dernière phrase « Thénardier était un homme d’état » on peut voir une allusion à la politique. On peut supposer que Hugo critique les politiques de son époque, puisqu’il décrit tout d’abord Thénardier comme un homme « épouvantable » « sournois » puis dans un second temps comme un homme d’état. Hugo étant un auteur engagé on peut donc penser qu’il donne son opinion sur les politiques de son époque.

  • I- Ce qui est intéressant de remarquer dans ce texte

    I- La narratologie de l’extrait

    Nous pouvons initialement remarquer la description du personnage de Thénardier passe par une focalisation omnisciente. Cette dernière est particulièrement importante et déterminante : Elle apporte une vraisemblance au texte, une série de détails à travers lesquels apparait l’incroyable mémoire visuelle d’Hugo. En effet, il introduit la description par « je ne sais quoi », ce groupe de mot au sens courant et pourtant à caractère significatif très important : cette petite phrase « toute faite » est une intervention explicite de l’instance narratrice. Ce « je » n’ai pas, en effet, une intervention directe de l’auteur mais plutôt de l’instance narratrice dans laquelle Hugo s’engage. Cette phrase à une notion philosophique, car elle introduit la description de Thénardier tout en poussant le lecteur sur une piste, cette dernière étant de pousser ce dernier à se faire une idée du personnage avant même de savoir à quoi il ressemble. L’hypothèse du lecteur est alors affirmée par les termes descriptifs qui s’ensuivent : « rectiligne » ; « caserne » ; « signe de croix » ; « séminaire ». Ces termes désignent l’ordre, la droiture d’esprit, les règles et les restrictions, les consignes et les lois. On pourrait alors imaginer Thénardier comme quelqu’un d’austère, de droit, à cheval sur les principes ; mais un terme remet tout en question : « avec un juron ». Cette expression est la clé de compréhension de l’ironie dont fait par Hugo : ce Thénardier n’est-il alors qu’un beau parleur, quelqu’un d’éloquent, de charismatique ? Au contraire, Hugo nous guide tout en finesse vers une description qui cache toute l’hypocrisie du personnage, ce qui est clairement annoncé par le « laissait croire », et par la nuance cynique « néanmoins ».
    La peinture descriptive de ce personnage est enrichie par la vision d’autrui sur ce dernier. En effet, la focalisation omnisciente passe par le regard de quatre autres personnages : nous avons en premier le maître d’école, renvoyant à son enfance. C’est lui qui apporte la première contradiction au sein de la description de Thénardier comme quelqu’un d’apparemment droit et rusé. Malgré cette « couverture » dont se pare Thénardier, l’instituteur l’a percée et découvert qu’il faisait des « cuirs », et donc que son expression n’est pas si parfaite qu’on pourrait le croire.
    Ensuite, nous découvrons Thénardier à travers les yeux des voyageurs qui se rendent à son auberge. Se croyant maître du monde, idée que l’on retrouve grâce à l’expression « avec supériorité » quand il rédige à lui seul sa carte à payer, quelques voyageurs, c’est-à-dire ceux qui ne se laissent pas duper par les apparences « aux yeux exercés » trouvent des fautes d’orthographe. Ici, Hugo s’adresse indirectement au lecteur en l’invitant à s’imaginer lui-même, quelle serait sa réaction de déceler des fautes de langage dans une carte d’auberge ou de restaurant ! Et c’est une pique d’autant plus assassine à Thénardier, car qui y a-t-il de plus rageant, pour quelqu’un de fier, de se faire reprendre par quelqu’un parce qu’il à fait une faute d’orthographe ?!
    Par la suite, nous découvrons Thénardier sous le regard de sa femme, dont la description et d’autant plus directe que celle de son mari, ce qui nous annonce que nous n’avons pas affaire à un monstre déguisé mais une à une laideur morale « cette géante » et physique « Ce n’est pas que Thénardier ne fût dans l’occasion capable de colère au moins autant que sa femme ». Contrairement aux yeux avisés des voyageurs, la Thénardier idéalise son mari, et même en le côtoyant quotidiennement, ne se rend pas compte de son hypocrisie et de sa laideur « Il lui semblait que ce petit homme maigre et jaune était l’objet de la convoitise universelle ».
    Enfin, le quatrième regard à travers lequel nous découvrons Thénardier est celui du narrateur, par lequel nous pouvons déceler ironie cinglante et profond engagement, incitant le lecteur à être ce cinquième regard, et pour lui transmettre des messages moraux en même temps qu’il se formera sa propre opinion du personnage.

    II- Ironie
    Nous pouvons facilement distinguer dans cet extrait, un décalage entre le discours et la réalité. Elle est ici très riche, décomposée en plusieurs branches, se superposant aux différents traits de personnalité de Thénardier. En effet, l’auteur s’inspire de la personnalité de ce personnage pour le décrire, ce qui la rend encore plus véridique, relevant même de l’hypotypose. Certains passages nous le montrer clairement : « il lui semblait que ce petit homme maigre et jaune devait être l’objet de la convoitise universelle » : on voit bien ici qu’Hugo insiste sur le ridicule de ce couple grotesque ; « outre toutes ses qualités » ici l’ironie est cinglante, elle relève même de l’antiphrase car tous les termes précédents étaient négatifs et dévalorisants. Enfin, il faut accorder une grande importance à la fin de l’extrait : Cette comparaison entre un mari et Thénardier est très explicite : le marin, lui, chercher d’un œil perçant et aiguisé, en s’aidant d’une lunette, le moindre petit monceau de terre avec ardeur et ténacité, dans l’immensité de l’océan. Thénardier, lui, aiguise son regard pour pénétrer et fouiller chaque personne pour lui trouver un vice qu’il pourra critiquer, tout en se noyant dans l’immensité de sa bêtise.
    Parlons de l’homme d’Etat, ce fin politicien, intelligent et haut placé dans la société : c’est un peu l’image que se donne Thénardier, malgré sa ruse qui ne reste que mal servie, n’est qu’un aubergiste qui s’illusionne d’être le maître du monde !
    Comme Thénardier est quelqu’un de faux et d’hypocrite, usant sa finesse rhétorique et sa ruse à mauvais escient, l’auteur utilise cette même technique pour le décrire, ce qui permet d’encore mieux cerner le personnage ! En effet, on sent que Thénardier est un ignoble personnage. Comme il est un « coquin du genre tempéré », Hugo le décrit de la même ma manière, mais cela est d’autant plus fort car la description prend une valeur ironique très symbolique la rend encore plus dénonciatrice. C’est sa manière à lui de rendre le personnage monstrueux, mais d’exposer un spécimen très intéressant ! Thénardier lui permet de faire du beau avec du laid ; en effet le laid intéresse plus les romantiques, car il, exprime plus de sentiments que la beauté devant laquelle on reste impassible. Ainsi, comme le disait Hugo ; « il n’y a rien de plus beau qu’une araignée ».

    III- Engagement
    Les Misérables est une œuvre très complète : elle est particulièrement ancrée dans son époque et on ressent de la part de l’auteur un véritable engagement. En effet, il pointe de doigts les personnages comme le couple Thénardier, qu’il dénonce, présent de vérité générale pour prouver au lecteur que malgré la dimension humoristique, de tels personnages existent réellement, qu’il faut se méfier, et apporte au récit encore de nos jours une dimension très véridique et contemporaine. De plus, nous trouvons au sein du texte d’Hugo un phénomène stylistique très intéressant : contrairement aux consignes usuelles du récit faisant que le temps les temps les plus courant sont l’imparfait, qui e fixe sur la durée comme un « temps ligne » et le passé simple qui lui fixe directement comme un « temps point ».
    Hugo utilise à plusieurs reprises le présent, ce qui plonge le lecteur dans la véracité et l’intensité de l’instant. De plus, il utilise le présent de vérité générale
    Sur le plan langagier, cela confirme la présence d’Hugo dans le texte, et témoigne d’autant plus sa valeur d’engagement qui crée un phénomène de connivence avec le lecteur, plus réceptifs aux messages d’ordre moral.
    Nous pouvons remarquer que comme Thénardier est quelqu’un de faux et d’hypocrite, usant sa finesse rhétorique et sa ruse à mauvais escient, l’auteur utilise cette même technique pour le décrire, ce qui permet d’encore mieux cerner le personnage ! En effet, on sent que Thénardier est un ignoble personnage Hugo reste dans sa description ainsi très subjectif : il donne son opinion, particulièrement sur le thème de l’hypocrisie, ce qui apporte une forte dimension morale, on ressent clairement son engagement ? Il dénonce certaines catégories de personnes qui odieusement critiquent les autres. Donc, ce déictique marque qu’en plus d’être caractérisé par son omniscience, le narrateur et caractérisé par son engagement.

    II- Partie méthodologique :
    La rédaction d’un commentaire de texte, surtout un texte descriptif aussi riche que celui de celui de la « peinture »du personnage de Thénardier dans le Misérables, nécessite une méthodologie rigoureuse, précise et claire, prenant en compte tout les procédés utilisés par l’auteur.
    Tout d’abord, l’étude d’un commentaire littéraire ne doit pas se baser sur approuver ce que dit l’auteur, c’est-à-dire rester sur la forme et n’en rester qu’à une étude uniquement linéaire, rester modeste dans ses propos, et surtout éviter la paraphrase. Au contraire, il faut analyser la composition du texte dans le détail, trouver des angles d’attaque afin d’effectuer un véritable travail de « fourmi », se poser des questions sur l’ordre, de quoi, de qui parle-t-on et de quelle manière ? Il faut éviter de rester dans l’affirmatif, mais « jouer » avec lui, le « presser », l’ « essorer » et aller contre ce qui paraît évident pour marquer certains effets, se démarquer et véritablement intéresser et apprendre des choses au lecteur du commentaire, lui donner des idées et des bourgeons de réflexions. Cela s’accompagne de toute évidence, d’un respect de la cohérence avec le texte et de se référer aux passages de l’œuvre, situer l’extrait dans son contexte. Tout ce travail permet de s’approprier les textes, et de se consacrer à ce que l’auteur veut nous dire. En effet, il faut que le commentaire soit un enseignement réciproque entre l’auteur, le rédacteur du commentaire et le correcteur, et ainsi créer une véritable ouverture d’esprit. Il faut être particulièrement attentif à ce que l’auteur nous dis, il faut se reconnaître dans les écrits comme le voulait les enseignements antiques, et trouver argumenter par rapport à ce que l’on ressent, pour enrichir le commentaire et lui donner une valeur, une esthétique unique et véridique.
    En plus de cette analyse, un commentaire ne sera que meilleur avec de l’entraînement et la maîtrise du vocabulaire et des termes d’analyse littéraire, prendre le temps de travailler sur les mots, les expressions qu’utilisent les auteurs et es critiques pour les réutiliser.
    D’où l’intérêt de classer ces derniers dans un répertoire pour les identifier et les retenir plus facilement. Il faut aussi lire un maximum pour enrichir sa culture littéraire et donc le commentaire avec des citations pertinentes, et aussi pour développer un style d’écriture unique. (Beaucoup de grands auteurs s’inspirent entre eux !). Il est utile de s’inspirer des critiques littéraires, pour avoir en tête des modèles de commentaires de textes.
    Cécile Thomas

  • C’est un extrait de l’oeuvre “les Misérables” de Victor Hugo , sur le personnage Thénardier. Il est un modèle de méchanceté et de lâcheté. Il représente la basse société du 19ème siècle, caricaturée en véritable monstre. A travers Thénardier, l’auteur nous montre l’âme noire de la société.

    L’auteur n’utilise pas simplement qu’une énumération pour décrire ce personnage. En utilisant la comparaison “avec un juron, rappelle la caserne et, avec un signe de croix, le séminaire”, on décrit la figure de Thénardier. Dans une suite de scènes réalistes “ le maître d’école avait remarqué qu’il faisait - « des cuirs »” ou “des yeux exercés y trouvaient parfois des fautes d’orthographe”, un demi-intellectuel qui est très expressif. Avec une suite d’épithètes péjoratives “sournois, gourmand, flâneur et habile”, l’image du personnage est plus riche. L’auteur met ironiquement en contraste la vision de la femme Thénardier, ”ce petit homme maigre et jaune” “la convoitise universelle”, c’est ridiculement contradictoire. Etant donné que “Il en voulait au genre humain tout entier”, il devient un monstre, “Malheur à qui passait sous sa fureur alors”.

    Mais quant à ses qualités, il n’y a simplement qu’une énumération d’épithètes “attentif et pénétrant, silencieux ou bavard à l’occasion” ou des phrases courtes et simples “toujours avec une haute intelligence” “regard des marins accoutumé” “un homme d’état”. Bien qu’il y ait des mots mélioratifs, on remarque plutôt un registre ironique. Par rapport à la longeur des descriptions de ses défauts, cette petite partie nous montre évidemment l’attitude de l’auteur : ce n’est pas la peine de parler de ses qualités car c’est un homme qui n’a quasiment pas d’honneur ni de mérites.

    Mais d’après moi, même si il est une personne malveillante, il est pitoyable. Etant au plus bas de la société, de plus dans une époque de désespoir où des gens innocents se transforment en fripouilles, il n’avait aucun autre choix. Il ne peut compter que sur son astuce pour survivre, faire vivre sa femme et ses enfants. Bien qu”il choisisse la bassesse, on le prends tout de même légèrement en pitié.

  • TRAVAIL SUR LES PROCEDES DE DESCRIPTION : portrait de Thénardier
    On étudiera ici les principes de méthodologie pour commenter le texte (+exemples)
    La méthode utilisée permettra ainsi de relever tous les éléments intéressants à étudier comme l’évolution du texte (début-fin), le langage utilisé pour le portrait, le point de vue du narrateur etc.

    Sur le plan méthodologique il faut toujours noter l’évolution du texte. Ce qu’il se passe au début puis à quoi on arrive à la fin. Ici, au début de l’extrait, l’auteur décrit le personnage d’une façon étrange car il utilise des mots inhabituels pour un portrait moral : signe de croix, séminaire, juron, caserne etc. Il est décrit d’une manière péjorative. Quant à la fin de l’extrait, V.HUGO « liste » en 2/3 phrases les principales qualités de Thénardier.

    L’auteur utilise des verbes à l’imparfait durant tout l’extrait : il s’agit de l’imparfait d’habitude, et de répétition, l’imparfait est un temps qui dure donc on suppose que la description du personnage est véritable.

    Sur le plan langagier, stylistique et linguistique :
    On peut également relever le vocabulaire de la morale grâce aux termes d’hypocrisies comme « se laissait croire savant », « avec supériorité », « sournois[...] flâneur », « coquin », « hypocrisie », « haine », « accuser », « venger » etc.
    En peignant Les Misérables, cela permet au narrateur de dénoncer certaines catégories de personnes qui odieusement profitent des autres. Il montre alors son engagement.
    Il est dans la création d’une histoire qui permet de dénoncer le genre odieux vis-à-vis des personnages. Cela rappelle les moralistes du XVII° siècle (La Bruyère, La Roche Foucault)

    « caserne » « séminaire », les points communs entre ces mots sont l’autorité, la discipline, la grande instance... décrivent le personnage du Thénardier.
    « Il était beau parleur […] convoitise universelle » Certes le narrateur est omniscient, mais on a 3 regards extérieurs sur le personnage : celui du maître d’école, de sa femme, et des voyageurs. On repère donc que le narrateur est omniscient, mais méthodologiquement on doit se dire qu’il faut trouver ce que cela peut apporter dans le texte, c’est-à-dire, relever un angle d’attaque qui montre que la narrateur omniscient est un point d’attaque pour notre commentaire. Si on dit que c’est à travers 4 regards que l’on sait son passé, cela devient plus intéressant que de dire seulement qu’on a un narrateur omniscient qui connaît son passé. Par conséquent, il faudrait dire qu’Hugo ne se contente pas d’utiliser un narrateur omniscient, mais bien d’utiliser 4 personnages afin de découvrir le passé du Thénardier et continuer de chercher d’autres angles d’attaques.

    L’expression « ce je ne sais quoi » est idée toute faite qui peut renvoyer à quelqu’un d’extérieur
    Instance narrative : c’est celui qui prend en charge le discours, le récit. Il ne doit donc pas être confondu avec l’auteur, cela peut être une figure de l’auteur. Ce n’est pas forcément celui qui dit « je » qui est le narrateur. Le « je » c’est toujours un « jeu ». V. Hugo emploie cette expression pour lancer la narration.
    Le « je ne sais quoi » est une notion philosophique.

    Procédé pour entrer dans le portrait des Thénardier/ phrases qui permettent de voir que le narrateur intervient directement dans le texte et s’adresse au lecteur comme « je ne sais quoi » L’introduction du passage indique qu’il va décrire progressivement ses personnages sous toutes ses faces
    Conclusion sur les deux portraits du couple dont celui de Thénardier : Ces 2 portraits ont en commun de faire de ces deux personnages les rouages d’une mécanique monstrueuse et inhumaine. Thénardier n’est rien d’autre qu’un mauvais aubergiste, sa femme n’est rien d’autre qu’une victime du despotisme de son mari. La Thénardier n’existe que dans l’admiration stupide qu’elle porte à son mari. Ils forment un couple grotesque et monstrueux qui agit au sein d’une mécanique elle aussi monstrueuse. Ils ne vivent que l’un par rapport à l’autre.

    COMMENTER CET EXTRAIT EN GRAS :

    Paragraphe paradoxal par rapport au reste du portrait de Thénardier : V. HUGO dresse un portrait sombre et péjoratif de ce personnage. Or, ces quelques phrases brèves et courtes sont plutôt à connotation positive. L’auteur passe rapidement cette étape : il ne prend pas le temps de lister ses qualités, je cite « outre toutes ses autres qualités » (Thénardier en a-t-il vraiment ?). Nous pouvons relever une opposition de deux adjectifs « silencieux ou bavards » qui qualifient le personnage. Il place celui-ci sur un « piédestal » en affirmant qu’il est très intelligent (« et toujours avec une haute intelligence »). Le Thénardier est comparé à un homme d’état. Il s’agit d’une personne qui dirige et détient la réalité du pouvoir, soit le chef de l’État en titre. Ainsi, nous pouvons nous demander si l’auteur n’est pas en train de dresser un portrait ironique du personnage.... Se moque-t-il de celui-ci ? Les termes ne sont-ils pas exagérés ? Nous savons en effet que le couple Thénardier n’est pas présenté d’une façon méliorative : ils ne sont pas mis en valeur. Or, ici c’est différent...

    JULIE BIBARD, HELOISE BONOIT, NOLWEN ROULX

  • -  Expliquer ce qu’il est intéressant d’étudier dans ce texte

    Dans ce texte, il est intéressant d’étudier la description faite du Thénardier. Nous pouvons alors nous rendre compte que celle-ci contient des mots péjoratifs à son égard. En effet, dans ce texte, des adjectifs le qualifient d’être un beau parleur et homme se pensant plus savant que les autres alors que ce n’est pas forcément le cas : « il était beau parleur » ; « […] composait la carte à payer […] avec supériorité […] mais des yeux exercés y trouvaient parfois des fautes d’orthographes ». On dit aussi de lui qu’il est hypocrite : « Thénardier était sournois » ; « […] était un coquin du genre tempéré. Cette espèce est la pire ; l’hypocrisie s’y mêle » et que dans les rares moments où il s’énerve, il en veut au monde entier et fera tout pour se venger de toutes les mauvaises choses qui pourraient lui arriver : « […] dans l’occasion capable de colère […] cela était très rare, […] il en voulait au genre humain tout entier, […] il avait en lui une profonde fournaise de haine, […] il était de ces gens qui se vengent perpétuellement, qui accusent tout ce qui passe devant eux de tout ce qui est tombé sur eux, et qui sont toujours prêts à jeter sur le premier venu, […] il était épouvantable ».
    Mais ce texte compte aussi des termes mélioratifs envers Thénardier. Ainsi, celui-ci nous laisse sous-entendre que, malgré les défauts du personnage énoncés en premier lieu, Thénardier est un homme gourmand et adroit qui ne prend pas les gens de haut : « Thénardier était […] gourmand, […] et habile. Il ne dédaignait pas ses servantes », nous apprenons aussi de lui que c’est un homme droit et intelligent : « […] homme d’astuce et d’équilibre » ainsi qu’un homme bon : « […] était attentif et pénétrant, silencieux ou bavard à l’occasion, et toujours avec une haute intelligence » ; « Thénardier était un homme d’état ».
    Néanmoins, ce texte n’est pas entièrement focalisé sur le Thénardier, quelques lignes sont consacrées à sa femme indirectement par son biais la qualifiant de jalouse et soupçonneuse que son mari soit un homme de convoitise : « Cette géante était jalouse. Il lui semblai que ce petit homme […] devait être l’objet de la convoitise universelle ».

    -  Expliquer les principes méthodologiques du commentaire de texte vus dans le cours

    Toujours regarder la composition du texte : de quoi on part ? Où arrive-t-on ?
    Ici, nous partons d’une phrase introduisant la description du Thénardier : « Thénardier avait ce je ne sais quoi de rectiligne dans le geste qui, avec un juron, rappelle la caserne et, avec un signe de croix, le séminaire » puis, à la fin du texte, nous pouvons lire une phrase marquant la fin de la description du personnage : « Thénardier était un homme d’état. »
    Quel sens peut-on donner à la description ? Quel rythme donne-t-elle au texte ?
    Le sens que l’on peut donner à la description est qu’elle nous permet d’en savoir plus sur le personnage qu’est Thénardier, en effet, celle-ci nous informe de ses défauts mais aussi de ses qualités ce qui donne un rythme assez rapide car toutes les qualifications se succèdent.

    -  Commenter le passage en caractère gras

    « Outre toutes ses autres qualités, Thénardier était attentif et pénétrant, silencieux ou bavard à l’occasion, et toujours avec une haute intelligence. Il avait quelque chose du regard des marins accoutumés à cligner des yeux dans les lunettes d’approche. Thénardier était un homme d’état. »
    Ce passage ajoute des qualifications mélioratives sur le personnage en plus de celle que contenaient les lignes précédentes dans le texte. On y apprend alors que Thénardier est un grand homme car le qualificatif « homme d’état » nous ai donné. De plus, ce passage constitue en quelque sorte la synthèse du texte mettant un point final à la description du personnage. Nous remarquons également dans ce passage, une hyperbole : « Thénardier était un homme d’état » permettant d’accentuer le fait que le personnage est une caricature grotesque de l’intelligence (comme il a été dit en cours).

  • Ce qu’il est intéressant d’étudier

    Il est intéressant d’étudier l’instance narrative qui est présente à plusieurs reprises et nous pousse à voir et étudier les différents points de vue adopté dans le texte.
    Hugo dresse un portrait de Thénardier sous une description physique mais principalement morale qu’il
    commente d’une certaine façon et en employant un langage "familier" se confond avec le narrateur et l’auteur
    d’où l’idée d’une instance narrative ambigue.
    Dans ce texte se trouve donc le portrait de M. Thénardier mais aussi comment il est à travers les yeux de sa
    femme d’où la question de l’importance des différents points de vue et regards
    qui portent et orientent le texte.

    les principes méthodologiques du commentaire

    Les différentes figures de style : métaphores principalement
    L’allégorie de la méchanceté que représente le couple Thénardier
    La description de l’homme est en partie faite à travers celui de sa femme

    Commentaire

    Après avoir dressé un portrait en crescendo sur l’échelle de la méchanceté et de l’hypocrisie du genre humain,
    Hugo précise "outre toutes ses autres qualités" de façon ironique, que M.Thénardier
    avait "quelques chose du regard des marins", qui répond tout à fait au "je ne sais quoi" du début de texte
    qui forme une sorte de dyptique entre le début et la fin du texte qui se répondent par une idée
    diamétralement opposée en qualifiant Thénardier d’"homme d’état".

  • Travail de : Jardin Elise, Calaia Katarine, Rivet Charlène, Tetenoire Léopoldine

    Commentez un extrait des Misérables

    L’extrait étudié se situe dans l’œuvre de Victor Hugo « Les Misérables », et plus précisément au début du tome III, entre le récit de la bataille de Waterloo et l’évasion de Jean Valjean.
    Cet extrait nous fait une description tant morale que physique du couple Thénardier, avant de se centrer sur le personnage de Cosette. Il est à noter que l’auteur nous a déjà parlé des Thénardier dans son premier tomme (lors de la rencontre des Thénardier avec Fantine). On peut donc se demander pourquoi l’auteur y revient ? Cela peut être pour tourner les projecteurs vers Cosette, personnage jusqu’alors délaissé de la narration.
    Le texte commence donc par la description de Thénardier, et se termine par l’évocation de Cosette, non décrite, mais signifiée par des termes mélioratifs. Il lui est également attribué de nombreux verbes d’actions, de labeurs. Il y a là une asyndète (énumération sans ponctuation).
    Il est intéressant de relever l’allégorie que joue Cosette dans ce passage ; elle est en totale opposition avec le couple Thénardier, représentation universelle du mal, alors qu’elle est l’innocence et la pureté même. Cela peut également être interprété comme le joug du mal sur le bien, l’asservissement des bonnes âmes par les mauvaises personnes, et ainsi être démonstratif de la vie au XIXe siècle : les nobles sont riches et fourbes, et profitent de la faiblesse des pauvres personnes, les écrasent sous le poids de la société.
    Avec la description ici faite de Cosette, dépeignant tous ses malheurs, Hugo cherche à donner une présentation théâtrale de la misère de l’enfant.
    Ce qui rend également cet extrait théâtral, c’est la mise en scène, la dramatisation au sens où c’est une véritable scène qui se déroule sous les yeux du lecteur. Il y a un éclairage particulier sur un personnage, des effets d’attente. Le cas de Cosette, victime de la cupidité et cruauté du couple monstrueux est un effet dramatique. Nous pouvons également considérer que cette vision théâtrale peut également être qualifiée de poétique.
    Quelle peut alors être la problématique ? C’est un texte conçu entre 2 antithèses : le mari/la femme - Cosette. Le bien/le mal. Ces effets théâtraux s’appuient sur des effets phonétiques, métaphoriques, et sur un procédé d’écriture dont l’objectif est d’exagérer les contrastes. Le texte construit une allégorie du mal et de la misère dans une mise en scène où les antithèses contribuent à donner une traduction expressive du mal.
    De plus, le couple est désigné par son nom de famille avec un article définie masculin ou féminin. La personnalité des personnages est effacée. Le statut passe de nom propre à nom commun. La brutalité de la femme (cette montagne de bruit et de chair) contraste avec la vilenie du mari.
    Enfin, on constate une forte série d’oppositions : cet homme/Cette femme, Créer/faisait, Beau/laid, Esprit/matière.

    Le deuxième extrait étudié est situé peu avant l’extrait précèdent :
    Cet extrait fait un portrait tantôt moral, tantôt physique du mari Thénardier. Cet extrait peut se diviser en trois parties :
    • Une évocation rapide dans laquelle les dominantes sont les évocations visuelles
    • Une description du comportement de l’épouse Thénardier
    • Une évocation métaphorique

    Le narrateur s’exprime au discours direct lorsqu’il passe de la description de la femme à celle de l’homme. Le personnage du mari est évoqué de façon un peu moins théâtrale, avec de références plus précises. On constate également une série d’aphorismes pour parler du mari, et décrire son caractère grossier. L’époux Thénardier est ici une caricature de l’intelligence humaine.
    La formule « je-ne-sais-quoi » interpelle : cherche-t-elle à rendre un aspect oral au texte ? À extérioriser le narrateur ? Sous-entend-elle V. Hugo ?
    Dans la description de Thénardier, on en apprend davantage sur la vision que les autres ont de lui. Idéalisation de sa femme, dévalorisation du narrateur. Il ajoute à son texte de nombreuses touches d’ironie (« Outre toutes ses autres qualités » qui suit une phase de description négative)
    « Cette espèce est la pire ; l’hypocrisie s’y mêle » : en parlant ainsi du cas de Thénardier comme d’une généralité, Hugo prend ici parti, il expose une vérité générale. Cela vient alors s’ajouter à la description déplaisante déjà faite. Il y a également un déictique lors de l’utilisation de « cette ».

    Méthodologie du commentaire de texte :

    Il faut tout d’abord une introduction brève qui présente le texte, le situe dans l’œuvre où il figure et propose une hypothèse de lecture, ainsi qu’une annonce du plan.
    Vient ensuite le développement comprenant deux à quatre parties et répondant à la problématique tout en suivant le plan énoncé. Il faut éviter de suivre le fil du texte, et de construire un développement opposant fond/forme.
    Enfin, une conclusion brève reprenant les conclusions partielles des parties du développement, et portant une appréciation globale sur le texte.

    Commentaire d’un passage

    Ce passage, qui conclut la description dépréciative de Thénardier, est menée du début à la fin par de l’ironie. Le caractère du personnage est décrit de manière amusante, comme si l’auteur cherchait à accentué le fait que le Thénardier n’a aucune qualité. Les adjectifs utilisés pour le signifiés sont des antonymes ; ainsi, cela souligne l’hypocrisie du personnage. Il fait une référence aux marins scrutant l’horizon lorsqu’ils entrent au port, comme si Thénardier cherchait à connaitre son locuteur pour lui dire les choses que ce dernier veut entendre, et ainsi l’amadouer, ce qui souligne sa fourberie. Enfin, la dernière phrase présente Thénardier comme un homme d’Etat. Ici aussi, l’auteur fait preuve d’ironie, car on connait sa relation aux hommes d’Etat : ils les considèrent comme des menteurs malhonnêtes.

  • Palma Samantha - Stepaniak Caroline - Moulin Sophie - Eyheramouno Marie

    Ce qu’il est intéressant d’étudier dans ce texte :

    En premier lieu, ce qu’il est intéressant d’étudier dans cet extrait c’est l’instance narratrice c’est-à-dire, celui qui prend en charge le discours. Il ne s’agit pas de l’auteur mais d’un « masque de l’auteur ».
    Ensuite, on peut étudier le « je » dans le texte. On remarque que le je dans le texte est toujours un « jeu ». En effet, la notion de narrateur, de narration, de narratologie est quelque chose de complexe. Par exemple, lorsque Victor Hugo emploi l’expression « ce je ne sais quoi », on pourrait croire que ce « je » est celui du narrateur. Cependant, il s’agit d’une expression toute faite. Elle a pour but de lancer la narration et la description de Thénardier. « Je ne sais quoi » est une notion philosophique connue depuis Montaigne et reprise par plusieurs philosophes.
    On peut également s’intéresser aux adjectifs qui permettent de décrire le personnage. On retrouve : « rectiligne » ; « beau parleur » ; « savant » ; « sournois, gourmand, flâneur et habile » ; « maigre et jaune » ; « coquin » ; « épouvantable » ; « attentif et pénétrant, silencieux ou bavard à l’occasion ». On peut noter que Victor Hugo joue avec les contrastes pour qualifier son personnage. Il utilise plusieurs adjectifs qui s’opposent et cela crée des antithèses. Le Thénardier apparaît alors comme un homme aux multiples facettes.
    Ensuite, on peut chercher à savoir quelle est la focalisation dans cet extrait. On constate que le narrateur est omniscient car il sait tout, voit tout. Ici, le narrateur omniscient permet de montrer plusieurs regards sur Thénardier. Ici, on en trouve 4 différents : 1) le regard du maître d’école 2) le regard des voyageurs 3) le regard de sa femme comparée à 4) celui du narrateur. Ces quatre regards différents nous permettent d’avoir une image globale du caractère de Thénardier pour ensuite, nous construire notre propre opinion sur lui.
    Après cela, on peut s’interroger sur l’engagement de l’auteur. En effet, on constate bien que l’auteur prend un engagement dans ce passage car le narrateur est omniscient et donc, donne son avis. En peignant les misérables cela permet à Victor Hugo de dénoncer certaines catégories de personnes qui profitent des autres. Dans la peinture de Thénardier il dénonce le genre de personnes odieuses. Par exemple, lorsqu’il est écrit « Cette espèce est la pire ; l’hypocrisie s’y mêle », le narrateur donne son avis sur Thénardier.

    Les principes méthodologiques du commentaire de texte vus dans le cours du 13 novembre :

    Le premier principe méthodologique que l’on peut noter est : il faut toujours regarder quel est l’objectif du texte. Il s’agit de bien repérer la situation de départ puis, celle d’arrivée pour voir où l’auteur veut nous emmener.
    Il est important de bien s’attarder sur chaque phrase pour bien en saisir le sens et ne pas passer à côté de quelque chose d’important.
    Il faut faire bien attention à repérer l’instance narratrice. Cette dernière permet de savoir qui prend en charge le discours.
    Lorsque l’on repère quelque chose d’important dans le texte, que ce soit une figure de style ou bien un procédé littéraire, il est important de ne pas juste le citer dans la copie mais également de trouver son utilité. Il faut trouver un angle d’attaque pour dire en quoi telle ou telle figure de style est importante dans le texte.
    Pour finir, il est nécessaire de s’interroger sur l’engagement de l’auteur : que cherche-t-il à dénoncer dans cet extrait ? Que veut-il montrer ?

    Commentaire sur le passage en gras :

    « Outre toutes ses autres qualités, Thénardier était attentif et pénétrant, silencieux ou bavard à l’occasion, et toujours avec une haute intelligence. Il avait quelque chose du regard des marins accoutumés à cligner des yeux dans les lunettes d’approche. Thénardier était un homme d’état. »

    Tout d’abord, on constate que ce passage est très ironique. On le remarque dès le début lorsque le narrateur dit « Outre toutes ses autres qualités » car précédemment, Thénardier vient de nous être décrit avec une multitude de défauts. « Thénardier était attentif et pénétrant, silencieux ou bavard à l’occasion, et toujours avec une haute intelligence. » : ici, on retrouve de nouveaux adjectifs pour qualifier Thénardier. Ces adjectifs sont mis en valeurs par une polysyndète. En finissant par « avec une haute intelligence », Victor Hugo est de nouveau ironique. Le narrateur nous donne son avis. Donc, dans ce passage on retrouve de nouveau l’engagement du narrateur. « Il avait quelque chose » est une expression toute faite qu’on pourrait prendre pour une intervention du narrateur. Cette expression toute faite sert à relancer la description de Thénardier. Après cela, on retrouve une métaphore : « du regard des marins accoutumés à cligner des yeux dans les lunettes d’approche » : on peut voir cette phrase comme une image de la méfiance de Thénardier qui se méfie à l’approche des gens, des inconnus. « Thénardier était un homme d’état » : l’expression homme d’état signifie : Homme politique ayant ou ayant eu des fonctions au sein d’un gouvernement. On retrouve 2 synonymes : politique et politicien. Au vue de cette définition et de ces synonymes, on peut penser qu’une nouvelle fois, cette sentence est ironique. En effet, cette phrase apparaît très solennelle, comme si le narrateur annonçait quelque chose de très important et prestigieux. Cependant, Thénardier n’a rien d’un politique, on peut donc penser que cette phrase a pour but de le ridiculiser.

  • Ducatillon Laura, Memin Tiphaine, Fayolle-Tirait Laurène

    « Outre toutes ses autres qualités, Thénardier était attentif et pénétrant, silencieux ou bavard à l’occasion, et toujours avec une haute intelligence. Il avait quelque chose du regard des marins accoutumés à cligner des yeux dans les lunettes d’approche. Thénardier était un homme d’état. »

    Ces trois phrases décrivent le personnage de Thénardier avec plus d’éloge que les phrases précédentes. Aussi il dit ironiquement "outre toutes ses autres qualités" car les adjectifs cités avant sont peu avantageux.
    Il n’est attentif que pour certaines choses vu qu’il méprise relativement sa femme, et fait des fautes d’orthographe. La formule "haute intelligence" est aussi ironique puisque même s’il parait intelligent, il n’en est rien.

    Intéressant d’étudier dans ce texte :
    Ce qui est intéressant d’étudier dans ce passage est la description de Thénardier, à la fois positive et négative. Victor Hugo le décrit comme un homme intelligent mais il précise qu’avec plus d’attention on remarque que l’homme n’est pas si cultivé. Aussi à la fin de cet extrait, l’auteur présente le personnage comme quelqu’un possédant beaucoup de qualité et de douceur, ce qui crée un effet de contraste avec la partie descriptive précédente.

    Thénardier apparaît comme fort dans son pouvoir
    Il est une caricature grossière, grotesque et hideuse de l’intelligence
    Il y a l’expression de l’inconnu, qui donne à Thénardier une sorte de mystère ou plutôt une caricature du mystère. Ce personnage relève de la bouffonnerie ; Hugo le tourne en ridicule. Le narrateur intervient par un aphorisme présent qui interrompt le portrait à l’imparfait et qui donne cette dimension philosophique. Le fait de dire que le narrateur est omniscient, comme une évidence, on attend plus. Le narrateur classique raconte son personnage, mais il y a aussi le narrateur figure de l’auteur, le narrateur à plusieurs voix et il est engagé.
    Le coté odieux du personnage permet à Hugo de dénoncer un fait de société.

    Le texte commence par décrire Thénardier comme un homme paradoxale. V. Hugo le tourne tout au long du texte au ridicule. L’auteur accorde une phrase à la Thénardier qui est aussi négative. On finit la description par un portrait plus doux de la Thénardier bien qu’il y ait des sens cachés sous des phrases bien tournées et d’apparence positive.

  • Mestre Bryan, Lecordier Amélie, Supplice Claudia

    Ironie

    → « il se laissait croire savant », « il composait la carte à payer des voyageurs avec supériorité mais des yeux exercés y trouvaient parfois des fautes d’orthographe »
    → toute la partie en gras.

    Contrastes

    = Portrait qui mêle points positifs (attentif, haute intelligence) et points négatifs (très nombreux puisque c’est un portrait négatif) parfois dans la même phrase : « petit homme maigre et jaune devait être l’objet de la convoitise universelle », « homme d’astuce et d’équilibre, était un coquin du genre tempéré »

    La prise de parole de l’auteur

    → il était épouvantable
    → cette espèce est la pire

    Partie en gras

    La partie en gras est une représentation du ton ironique qu’utilise Victor Hugo pour critiquer les Thénardier. La première phrase est une antiphrase : il commence par dire que « outre toutes ses autres qualité » - alors que tous les paragraphes critiquaient et ridiculisaient les Thénardier – avait « toujours une haute intelligence »
    Victor Hugo explique que le Thénardier était hypocrite, il dit aussi que « Thénardier était un homme d’état » : il entend par là que Thénardier était assez intelligent pour savoir saisir des opportunités quitte à être malhonnête. On sait en effet que plus tard, les Thénardier partiront à Paris et que pour payer ce voyage ils vendront leurs deux plus jeunes fils.
    Il peut y avaoir divers interprétations de la phrase : « il avait quelque chose du regard des marins accoutumés à cligner des yeux dans les lunettes d’approches. » Pour ma part je

    Rappel méthodologique du dernier cours

    Il est très important de chercher la place qu’a le narrateur dans l’histoire, dans l’extrait, le narrateur est omniscient, il sait tout de tout, en effet il nous renvoie à la jeunesse du Thénardier.
    Il faut toujours regarder par quoi commence l’extrait et comment il se termine pour en voir l’évolution. Dans l’extrait que nous venons d’étudier il n’y a pas vraiment d’évolution : il commence par le portrait du Thénardier et finit de la même manière. C’est une description sans action.
    Penser à relever le vocabulaire : peut donner des indications sur le texte, sur le thème, les questions posées par l’auteur … Le texte se compose évidemment de nombreux adjectifs, notamment péjoratifs.

  • Mestre Bryan, Lecordier Amélie,

    Ironie

    → « il se laissait croire savant », « il composait la carte à payer des voyageurs avec supériorité mais des yeux exercés y trouvaient parfois des fautes d’orthographe »
    → toute la partie en gras.

    Contrastes

    = Portrait qui mêle points positifs (attentif, haute intelligence) et points négatifs (très nombreux puisque c’est un portrait négatif) parfois dans la même phrase : « petit homme maigre et jaune devait être l’objet de la convoitise universelle », « homme d’astuce et d’équilibre, était un coquin du genre tempéré »

    La prise de parole de l’auteur

    → il était épouvantable
    → cette espèce est la pire

    Partie en gras

    La partie en gras est une représentation du ton ironique qu’utilise Victor Hugo pour critiquer les Thénardier. La première phrase est une antiphrase : il commence par dire que « outre toutes ses autres qualité » - alors que tous les paragraphes critiquaient et ridiculisaient les Thénardier – avait « toujours une haute intelligence »
    Victor Hugo explique que le Thénardier était hypocrite, il dit aussi que « Thénardier était un homme d’état » : il entend par là que Thénardier était assez intelligent pour savoir saisir des opportunités quitte à être malhonnête. On sait en effet que plus tard, les Thénardier partiront à Paris et que pour payer ce voyage ils vendront leurs deux plus jeunes fils.
    Il peut y avaoir divers interprétations de la phrase : « il avait quelque chose du regard des marins accoutumés à cligner des yeux dans les lunettes d’approches. » Pour ma part je

    Rappel méthodologique du dernier cours

    Il est très important de chercher la place qu’a le narrateur dans l’histoire, dans l’extrait, le narrateur est omniscient, il sait tout de tout, en effet il nous renvoie à la jeunesse du Thénardier.
    Il faut toujours regarder par quoi commence l’extrait et comment il se termine pour en voir l’évolution. Dans l’extrait que nous venons d’étudier il n’y a pas vraiment d’évolution : il commence par le portrait du Thénardier et finit de la même manière. C’est une description sans action.
    Penser à relever le vocabulaire : peut donner des indications sur le texte, sur le thème, les questions posées par l’auteur … Le texte se compose évidemment de nombreux adjectifs, notamment péjoratifs.

  • VICTOR HUGO- LES MISERABLES

    Cécile Thomas – Julie Platel – Anais Caurand – Cécile Ghazerian

    * Expliquer les principes méthodologiques du commentaire de texte vus dans ce cours.

    - Il faut montrer l’intérêt du texte et ses enjeux, il faut se poser les questions : qu’est-ce que l’auteur veut nous monter et nous dire ? Pourquoi cet extrait a été choisi et qu’est-ce qu’il a de particulier, qu’est-ce qu’il apporte ?

    - Repérer la composition du texte, c’est-à-dire les parties qui le constitue et ses transitions.

    - Il est nécessaire de remarquer la tonalité du texte, les registres, les procédés d’écriture, les effets stylistiques, les champs lexicaux, les figures rhétoriques, les temps utilisés, les conjugaisons, la nature des mots...

    - Relever les thèmes abordés, les sujets dont il est question.

    - Identifier qui parle, le narrateur, les points de vues et focalisations et aussi identifier les personnages : qui sont-ils ? Comment sont-ils décrits ?

    - Ne pas dire ce qui est évident, il faut nuancer afin d’approfondir, de creuser le texte
    Il faut trouver un angle d’attaque pour ne pas rester survoler le texte et rester à la surface.
    Surtout, il ne faut pas paraphraser le texte, répéter ce que l’auteur a déjà dit en moins bien.

    - Il est impératif de se montrer précis et rigoureux pour ne pas passer à côtés de certaines notions importantes. Dire ce qui est implicite est important.

    * Commenter le passage en gras.

    « Outre toutes ses qualités » est une antiphrase qui relève de l’ironie car le Thénardier n’a pas de qualités, il n’en possède pas. Cela peut faire sourire le lecteur. Juste avant, Victor Hugo a fait un portrait négatif du Thénardier qui est un personnage foncièrement mauvais.
    Cette antiphrase qui consiste à dire le contraire de ce qui est énoncé permet de faire une transition sur le portrait positif du Thénardier.

    Nous pouvons noter la présence de nombreux adjectifs qualificatifs comme « attentif », « pénétrant », « silencieux » et « bavard ». Ils ont pour fonction d’opérer le renversement de la description péjorative en description positive du portrait de Thénardier. De cette façon, cela créer un contraste dans le texte.

    L’antithèse « silencieux ou bavard » souligne le caractère contradictoire du Thénardier qui est un personnage trompeur car les mots qui suivent ensuite « à l’occasion » démontrent que Thénardier sait s’adapter et tirer profit des personnes dans son intérêt.

    La litote « Il avait quelque chose » sert à dire le moins pour suggérer le plus. En effet, cela montre que le Thénardier est un être insaisissable, ambigu, il est difficile à discerner. Il présente le Thénardier comme un personnage mystérieux. C’est est un être à multiples facettes, presque protéiforme car il s’adapte selon les personnes.

    « du regard des marins accoutumés à cligner des yeux dans les lunettes d’approche » est une comparaison qui met en évidence le fait que Thénardier soit manipulateur et observateur. Cette comparaison souligne les traits, les caractéristiques du Thénardier qui est rusé et malin. L’auteur met en garde le lecteur contre ce personnage machiavélique et diabolique, un effet de défiance se créer envers ce personnage. De cette manière, le portrait est compléter.

    L’expression utilisée « homme d’état » est significative, Victor Hugo dénonce clairement les hommes politiques de son temps, Ce sont ceux qui volent et ceux qui sont hypocrites, l’auteur en faisant un portrait du Thénardier a fait un portrait d’un politicien.

    * ce qu’il est intéressant d’étudier dans ce texte

    « Thénardier avait ce je ne sais quoi de rectiligne dans le geste qui, avec un juron, rappelle la caserne et, avec un signe de croix, le séminaire. Il était beau parleur. Il se laissait croire savant. Néanmoins, le maître d’école avait remarqué qu’il faisait - « des cuirs ». Il composait la carte à payer des voyageurs avec supériorité, mais des yeux exercés y trouvaient parfois des fautes d’orthographe. Thénardier était sournois, gourmand, flâneur et habile. Il ne dédaignait pas ses servantes, ce qui faisait que sa femme n’en avait plus. Cette géante était jalouse. Il lui semblait que ce petit homme maigre et jaune devait être l’objet de la convoitise universelle. Thénardier, par-dessus tout homme d’astuce et d’équilibre, était un coquin du genre tempéré. Cette espèce est la pire ; l’hypocrisie s’y mêle. Ce n’est pas que Thénardier ne fût dans l’occasion capable de colère au moins autant que sa femme ; mais cela était très rare, et dans ces moments-là, comme il en voulait au genre humain tout entier, comme il avait en lui une profonde fournaise de haine, comme il était de ces gens qui se vengent perpétuellement, qui accusent tout ce qui passe devant eux de tout ce qui est tombé sur eux, et qui sont toujours prêts à jeter sur le premier venu, comme légitime grief, le total des déceptions, des banqueroutes et des calamités de leur vie, comme tout ce levain se soulevait en lui et lui bouillonnait dans la bouche et dans les yeux, il était épouvantable. Malheur à qui passait sous sa fureur alors ! Outre toutes ses autres qualités, Thénardier était attentif et pénétrant, silencieux ou bavard à l’occasion, et toujours avec une haute intelligence. Il avait quelque chose du regard des marins accoutumés à cligner des yeux dans les lunettes d’approche. Thénardier était un homme d’état. »

    Intêret du texte : Qu’est ce que l’auteur veut montrer & Pourquoi l’extrait a été choisi ? Qu’est ce que la description de Thénardier apporte ?
    * Ce roman est profondément encré dans son époque. Sur le plan langagier et stylistique : "cette" = démonstratif, pointe du doigt, accuse, nous montre = déictique = tous les mots qui renvoient à la situation d’énonciation (qui, quand, dans quel contexte) = démonstratifs, temps verbaux, pronoms personnels.
    * Victor Hugo, dans ce texte, veut montrer le caractère profondément mauvais, sournois, de Thénardier.

    La composition du texte : Quatre partie qui commence chacune par Thénardier + verbe d’état (avait, était ). Première partie ligne 1 à 7, deuxième partie ligne 7 à 15, et dernière partie ligne 15 à 18.

    Le ton de ce texte est ironique. C’est également un texte descriptif.

    Procédé d’écriture :
    * Nous pouvons noter la présence de nombreux adjectifs qualificatifs comme « attentif », « pénétrant », « silencieux » et « bavard ». Ils ont pour fonction d’opérer le renversement de la description péjorative en description positive du portrait de Thénardier. De cette façon, cela créer un contraste dans le texte.
    * L’expression utilisée « homme d’état » est significative, Victor Hugo dénonce clairement les hommes politiques de son temps, Ce sont ceux qui volent et ceux qui sont hypocrites, l’auteur en faisant un portrait du Thénardier a fait un portrait d’un politicien.

    Effets stylistiques :
    * Jeux de langage : Quand l’auteur dis « je ne sais quoi de … » Victor Hugo emploie une phrase du langage courant : le je est-t-il au niveau du narrateur ? Non, c’est une expression toute faite, mais il y a des termes ou l’auteur intervient explicitement. Cette petite phrase lance la description de Thénardier.
    * Antiphrase : « Outre toutes ses qualités » est une antiphrase qui relève de l’ironie car le Thénardier n’a pas de qualités, il n’en possède pas.
    * L’antithèse « silencieux ou bavard » souligne le caractère contradictoire du Thénardier qui est un personnage trompeur car les mots qui suivent ensuite « à l’occasion » démontrent que Thénardier sait s’adapter et tirer profit des personnes dans son intérêt.
    * La litote « Il avait quelque chose » sert à dire le moins pour suggérer le plus. En effet, cela montre que le Thénardier est un être insaisissable, ambigu, il est difficile à discerner. Il présente le Thénardier comme un personnage mystérieux. C’est est un être à multiples facettes, presque protéiforme car il s’adapte selon les personnes.
    * Comparaison/Métaphore : « du regard des marins accoutumés à cligner des yeux dans les lunettes d’approche » est une comparaison qui met en évidence le fait que Thénardier soit manipulateur et observateur. Cette comparaison souligne les traits, les caractéristiques du Thénardier qui est rusé et malin. L’auteur met en garde le lecteur contre ce personnage machiavélique et diabolique, un effet de défiance se créer envers ce personnage. De cette manière, le portrait est complété.

    Champs lexicaux :
    * des qualités morales : sournois, gourmand, flâneur, habile, homme d’astuce et d’équilibre, coquin, attentif, pénétrant, silencieux, bavard, avec une haute intelligence. ====> Ces qualités se contredisent entre elles.
    * De la fureur avec une énumération : « comme il en voulait au genre humain tout entier, comme il avait en lui une profonde fournaise de haine, comme il était de ces gens qui se vengent perpétuellement, qui accusent tout ce qui passe devant eux de tout ce qui est tombé sur eux, et qui sont toujours prêts à jeter sur le premier venu, comme légitime grief, le total des déceptions, des banqueroutes et des calamités de leur vie, comme tout ce levain se soulevait en lui et lui bouillonnait dans la bouche et dans les yeux, il était épouvantable. Malheur à qui passait sous sa fureur alors ! »

    Temps utilisés, conjugaisons :
    * imparfait (était, avait, laissait croire, composait, il lui semblait, ne dédaignait...) & passé simple (ne fût)
    * Verbe d’état : était ligne 1, 2, 4, 7, 15 et 18. Avait : ligne 1, 10, 17.
    * On met ici l’accent sur le temps de présent de vérité générale. On met les choses en cause, on les remet en question. On est obligé de parler du présent de vérité générale car on est dans un texte au passé et on parle de morale.

    Thèmes abordés :
    * politique : « Thénardier était un homme d’état. » = Victor Hugo dénonce clairement les hommes politiques de son temps, Ce sont ceux qui volent et ceux qui sont hypocrites, l’auteur en faisant un portrait du Thénardier a fait un portrait d’un politicien.
    * L’hypocrisie : « Cette espèce est la pire ; l’hypocrisie s’y mêle. »

    Point de vue du narrateur :
    * "Cette espèce est la pire ; l’hypocrisie s’y mêle". Narrateur extrèmement complexe : il peut etre une figure de l’auteur, polyphonique/narrateur engagé. Subjectivité du narrateur, donne son opinion. Terme d’hypocrisie : MORALE, on ressent de l’ENGAGEMENT. Dénonce certaines catégories de personnes qui odieusement critiquent les autres. Ce qui caractérise le narrateur n’est pas seulement son omniscience mais aussi son engagement.
    * Le narrateur oriente la lecture du texte : « je ne sais quoi »= expression toute faite= intervention du narrateur qui renvoie à l’instance narratrice.

    Focalisation : zero. Ici, le narrateur est omniscient, on a 3 regard sur le personnage dans un passage : maître d’école, les voyageurs, sa femme : comment le Thénardier est vu par les autres. En particulier, la Thénardier ne voit pas son mari comme il est réellement. Le quatrième regard sur le personnage est celui du narrateur. Dans ce passage là, l’omniscience passe par les 4 différents regards des personnages.

    Les différents personnages : Le Thénardier & La Thénardier

    Description de Thénardier :
    * rend jaloux sa femme : « Il ne dédaignait pas ses servantes, ce qui faisait que sa femme n’en avait plus. Cette géante était jalouse. Il lui semblait que ce petit homme maigre et jaune devait être l’objet de la convoitise universelle. » ------> Opposition « petit homme maigre et jaune » / « objet de la convoitise universelle ».

    Opposition la Thénardier/Le Thénardier : Thénardier est capable de se mettre autant en colère que sa femme. « Ce n’est pas que Thénardier ne fût dans l’occasion capable de colère au moins autant que sa femme »
    Description paradoxale du personnage avec adjectifs qualificatifs qui se contredisent entre eux.

  • Principes de méthodologies vu en cours :

    → Savoir situé le texte, exprimer ce qu’il s’est passé avant et expliquer pourquoi on parle principalement de ce personnage.
    → Faire une analyse des phrases et mots important. Trouver le style, ce que l’auteur veut faire passer comme message aux lecteurs.
    → Le rôle du narrateurs : interne, externe, omniscient. Dans ce texte il est omniscient. Il faut aussi décrire le rôle de celui – ci et de comprendre pourquoi l’auteur le fait interne sous cette focalisation et pas une autre. Et pas juste dire « le narrateur est omniscient », le lecteur le sait, notre but est de démontrer comment on le sait et pourquoi affirme – t – on qu’il soit ainsi ?
    → Regarder combien de regard porte sur le personnage.

    Ce qu’il est intéressant à étudier dans cet extrait, sont :
    le jeu : auteur/ narrateur/ lecteur.
    L’ironie de ce texte, on comprend bien par les tournures des phrases mais aussi par le sens des mots que l’auteur et le narrateurs méprisent ce couple. => forme une antithèse sur le couple.
    Le changement grammaticale : LE / LA Thénardier.

    « Outre toutes ses autres qualités, Thénardier était attentif et pénétrant, silencieux ou bavard à l’occasion, et toujours avec une haute intelligence. Il avait quelque chose du regard des marins accoutumés à cligner des yeux dans les lunettes d’approche. Thénardier était un homme d’état ».
    Les verbes : « était, avait » sont à l’imparfait.
    On relève aussi des adjectifs qualificatifs tels qu’attentif, haute intelligence, un homme d’état.

    L’extrait de ce texte est une suite de description du couple Thénardier, particulièrement le mari.
    On peut observer le temps des verbes qui sont à l’imparfait, ce qui marque une description du personnage.
    Mais on peut aussi voir, que ces description à première sont élogieuse, envers ce personnage. Mais si on approfondi la lecture de ce passe, on constate que cette accumulation d’éloges et de qualité forment de l’ironie.Il y a aussi dans ce passage, une énumération de qualité placé sous la forme de l’ironie : « Thénardier était attentif et pénétrant, silencieux ou bavard à l’occasion, et toujours avec une haute intelligence ».

    Si on se tient à cette description, Thénardier pourrait remplir toutes les caractéristiques de l’homme parfait. Mais sauf qu’on le sait bien que ce personnage est un homme horrible, qu’il n’a d’estime que pour lui même. On peut le comprendre avant ce passage. Où le narrateur interrompt la description de ce personnage pour expliquer son point de vue.
    Il y a aussi la comparaison à un homme d’état, qui accompagne l’adjectif « intelligence ». on sait qu’ Hugo est un auteur très critique, et que souvent, il se servait de ses romans pour critiquer la société. Le Thénardier est vu comme un misérable qu’il ne sait que profiter des gens, et ne ressent aucune honte sur ce qu’il peut faire pour avoir de l’argent. Sa femme l’admire et le considère comme son héros, or que cet homme est tout le contraire.

    La comparaison à un homme d’état, démontre ce que pense justement Hugo des hommes de pouvoir, des êtres sans conscience et qui ne reculent devant rien.
    Thénardier est démontrer comme une personne qui semble intelligent et courageux, digne d’un marin qui prend la mère. Il faut savoir que le texte fut écrit au XIX ème siècle, où est décrit la bataille de Waterloo. Bataille où Thénardier en profitait pour piller les morts et même son propre père et on le considérait comme un héros.

    Ce passage n’est donc qu’ironie qu’ Hugo utilise pour décrire ce personnage. Thénardier est un être ignoble et sans scrupule, qu’il ne pense qu’à lui même. Thénardier, est un mélange de plusieurs catégorie sociales à la fois, notamment celui d’un homme de pouvoir.

  • L1 Lettres Modernes

    Marec Mathilde
    Carbonnier Manon
    Monteau Solène

    Commenter un extrait des misérables :

    • Les points importants de l’extrait :

    →Etude plus approfondie de cet extrait.

    Ce passage commence tout d’abord par mettre en évidence le portrait du personnage de Thénardier. Des effets de gradation sont raccrochés à celui ci, tels que « Thénardier était sournois, gourmand, flâneur et habile » à la ligne 5.
    Représentation théâtrale du personnage avec des effets d’exagérations et de contrastes comme «  il était beau parleur. Il se laissait croire savant » à la ligne 2.
    Il apparaît comme un homme de nature monstrueuse, puisqu’il est qualifié de ‘beau-parleur’, ‘flâneur’, coureur de jupons, d’homme hypocrite, de colérique etc…
    C’est un être presque fantastique qui est une allégorie du mal, comme sa femme. Ces deux êtres se ressemblent et se rassemblent pour ne former qu’un puisqu’ils sont tous deux pareils. Comme à la ligne 9 « Ce n’est pas que Thénardier ne fût dans l’occasion capable de colère au moins autant que sa femme ». Thème de l’universalité du mal dans ce couple.
    Le texte est composé de deux paragraphes ; les deux sur la description du personnage de Thénardier. Les deux, tout aussi négatifs l’un que l’autre. Cependant, ce texte est également construit autour d’une double antithèse, d’abord d’un coté, le portrait du Thénardier qui est négatif puis situé à la fin de l’extrait, une description positive du Thénardier, de la ligne 18 à 21.
    Ces effets de contrastes vont s’appuyer sur toute une série de procédés stylistiques et métaphoriques, pour exagérer les contrastes.
    Thénardier est décrit dans un univers d’inhumanité qui est donné à voir par l’animalité monstrueuse de celui-ci. Le narrateur parle au lecteur à travers le discours direct et avec des références plus précises pour accrocher son attention.
    L’époux est une caricature péjorative grotesque, grossière et hideuse de l’intelligence
    Vulgarité qui contraste avec une pensée philosophique sur l’allégorie du mal donc registre de l’ordre du grinçant.
    Ici, principalement, il n’y pas d’humanité. Le personnage du Thénardier est un mauvais aubergiste. Lui et sa femme forment un couple du registre du grotesque et du monstrueux


    • Les différents principes de méthodologie du commentaire composé
     :

    - Tout d’abord, il faut procéder à la description et l’analyse du texte, repérer ce qu’il y a d’important et ce qui fait l’intérêt de la description. Il y a ici une entité principale, le Thénardier.
    - Il faut regarder la composition du texte.
    Texte composé en deux parties. Description et portrait du Thénardier d’un point de vue négatif, pour aller vers un portrait d’un point de vue positif, à la fin de l’extrait.
    Différents temps employés. Valeur de l’imparfait important dans ce texte. L’imparfait marque une action qui dure, une durée, comme quelque chose qui ne s’arrête jamais. Présence du présent de vérité générale pour les commentaires du narrateur. Ici cet emploi du temps est accusateur, il montre du doigt les différences sociales. Présence de verbes d’actions marqués par la durée, la répétition, la continuité.
    Ce passage sur le Thénardier est réellement un portrait car il est avant tout en action. C’est aussi une description car elle est composée d’accumulations de verbes, de ponctuations et d’asyndètes pour accélérer le rythme.
    De nombreux commentaires du narrateur son présent pour la description du personnage. Il intervient plusieurs fois, prend parti et exprime son opinion au lecteur, avec le ‘je’, comme à la première phrase « « Thénardier avait ce je ne sais quoi de rectiligne dans le geste qui, avec un juron, rappelle la caserne et, avec un signe de croix, le séminaire ». Apport d’un vocabulaire de la morale.
    Intervention de ce qu’on peut appeler ; l’instance narrative ; c’est celui qui prend en charge le récit. Le ‘je’ n’est pas toujours l’auteur, cela peut être soit le narrateur soit l’auteur. Le ‘je’ dans le texte est un jeu, c’est-à-dire une reconstruction canonique.
    Mais dans ce texte, le ‘je’ n’est pas le narrateur mais une expression courante qui sert à introduire le portrait du Thénardier.
    - Il faut également repérer le point de vue, en lisant le texte. Il faut dire les choses qui ont de l’intérêt. Ici le narrateur est omniscient. Il dévoile le passé du Thénardier, à travers différents regards, celui du maître d’école, des voyageurs et de sa femme.
    - Il ne faut pas dire les évidences, mais quelques grands points de vue intéressants de la part de l’auteur.
    Victor Hugo est un homme et un écrivain engagé qui prend parti et à travers l’œuvre des Misérables, défend les différences entre les divers classes sociales. Avec l’omniscience, l’auteur impose son point de vue et son engagement. Hugo a mis en scène ce personnage pour dénoncer les méchants en utilisant la morale.
    - Importance de donner des citations sur le plan linguistique et stylistique.

  • Les Misérables

    Piste d’étude :
    -  Passage entièrement descriptif (énumération des défauts de Thénardier ce qui fait comprendre
    -  L’ironie du narrateur

    Outre toutes ses autres qualités, Thénardier était attentif et pénétrant, silencieux ou bavard à l’occasion, et toujours avec une haute intelligence. Il avait quelque chose du regard des marins accoutumés à cligner des yeux dans les lunettes d’approche. Thénardier était un homme d’état.

    Dans ce passage, nous avons toujours affaire à une description de Thénardier ; ce qui nous permet de dire cela, c’est la conjugaison à l’imparfait (conjugaison associée à la description) des verbes. Ce passage n’est qu’ironie de la part du narrateur qui fait passer Thénardier pour un homme idéal alors que le lecteur sait pertinemment qu’il est tout le contraire de cet idéal.

  • Travail réalisé par Charlotte PIERRE, Nadia MASSE et Théo DILLERIN.

    Dans ce texte, ce qu’il est intéressant d’étudier est :

    > La manière dont Victor Hugo dépeint ses personnages.
    > Le rôle que Hugo donne à chaque personnage.
    > Comment Hugo lance la description du Thénardier.
    > Comment Hugo met en place la cruauté du couple (qui sera opposée à l’innocence de Causette).
    > Comment Hugo nous livre une scène dramatique.
    > Comment l’auteur donne au couple les traits de l’allégorie du mal.
    > De quelle manière Victor Hugo fait de Thénardier un personnage grotesque.
    > En quoi Hugo fait, à travers une description de personnages, une dénonciation de la société.

    Principes méthodologiques du cours :

    > Repérer et étudier chaque mot ou phrase importante.
    > Repérer les expressions.
    > Repérer l’intention de l’auteur, quel message il souhaite faire passer au lecteur.
    > Repérer les articulations dans le textes, en dégager les différentes parties.
    > Apprendre à décrypter les procédés d’écriture de narration.
    > Regarder l’évolution du texte entre le début et la fin du passage.
    > Repérer les verbes et le temps auxquels ils sont conjugués.
    > Se pencher sur l’instance narrative.
    > Chercher les points communs entre certains mots qui évoquent une même idée.
    > Trouver un angle d’attaque.

    Passage à commenter :

    > « attentif et pénétrant », « silencieux ou bavard à l’occasion » - adjectifs qui dénotent un changement de caractère. Thénardier est à voir comme quelqu’un de lunatique. On ne sait à quoi s’en tenir avec lui.
    > « Outre toutes ses autres qualités », « toujours avec une haute intelligence », « Thénardier était un homme d’état » : ici, Hugo ironise, il se moque de son personnage.
    > « était attentif », « Il avait quelque chose », « était un homme » : imparfait de description qui décrivent Thénardier, décrivent sa manière d’être.
    > Hugo rythme ce passage, par une première phrase constituée de deux décasyllabes, entrecoupés d’alexandrins. Puis, suit une phrase assez longue. Enfin, il termine par une dernière très brève : sujet, verbe, complément. Ce rythme dysharmonique donne de Thénardier l’image d’un homme en déséquilibre.

  • * ce qu’il est intéressant d’étudier dans ce texte :

    Le passage étudié met en évidence la description du portrait d’un personnage particulier, le Thénardier. La description est faîte par un narrateur omniscient comme une sorte de critique sociale du personnage : il est dépeint comme l’allégorie de la laideur morale, un personnage se donnant une apparence bien-pensante mais qui en réalité n’est qu’un homme vil. L’utilisation de l’imparfait pour décrire le personnage renforce l’idée d’habitude, comme si le personnage avait toujours été de la sorte (« Il était beau parleur. Il se laissait croire savant. »). L’énumération de qualificatifs permet une description rapide des traits du personnage, comme une description théâtrale d’un personnage caricaturale (« Thénardier était sournois, gourmand, flâneur et habile. »). Le texte joue sur tout un effet de contraste visant à enlaidir le personnage par le biais de procédés stylistiques qui précisent le grotesque et la nature monstrueuse du Thénardier (d’abord des caractéristiques plutôt généralistes :« Thénardier, par-dessus tout homme d’astuce et d’équilibre, était un coquin du genre tempéré. » mais qui remis dans le contexte de la description visent à accentuer la nature négative du personnage : « Cette espèce est la pire ; l’hypocrisie s’y mêle. »). S’en suit alors une longue tirade classant le Thénardier dans une catégorie de personnes aux réactions démesurées, un être épouvantable (« comme il était de ces gens qui »). Les dernières lignes contraste avec le début de l’extrait, en rendant un peu d’humanité au personnage (« Thénardier était attentif et pénétrant, silencieux ou bavard à l’occasion, et toujours avec une haute intelligence. »).

    → étudier comment l’auteur met en place la description, par quels procédés littéraires.
    → étudier ce que l’auteur veut faire ressortir de l’extrait, quelles impressions veut-il que le lecteur ressente lors de la lecture de ce passage.

    * les principes méthodologiques du commentaire de texte vus dans ce cours :

    → Analyser les infos de l’extrait : description d’un personnage particulier, le Thénardier.

    → Composition du passage : décrire le Thénardier d’abord comme un personnage vil et mauvais, une allégorie de la mauvaise personne, pour ensuite dans une deuxième partie le rendre plus personnel.

    → Procédés littéraires dans le passage :
    - accumulations de verbes, de ponctuations, et d’adjectifs pour donner du rythme à la description.
    - importance de la focalisation et de la voix narrative : le narrateur décrit le personnage de son point de vue omniscient, ce qui permet plus de détails quant à son caractère et ses réactions.
    - repérer l’engagement de l’auteur, son point de vue critique sur la société. Lorsqu’il décrit un personnage, c’est en fait pour dénoncer, pour exécuter une critique social de son époque.

    * commentaire du passage en caractères gras :

    La première phrase, introduite de manière ironique (par « Outre toutes ses autres qualités » alors que le narrateur vient de nous exposer de lourds défauts), nous présente le Thénardier sous une lumière plus gratifiante : « Thénardier était attentif et pénétrant, silencieux ou bavard à l’occasion, et toujours avec une haute intelligence. ». Ce passage semble neutre, un simple constat sans jugement du narrateur. Les qualificatifs du Thénardier l’embellissent moralement, ce qui crée un fort contraste avec la partie précédente. Ensuite le narrateur fait une comparaison, énonce une sorte de vérité générale : « Il avait quelque chose du regard des marins accoutumés à cligner des yeux dans les lunettes d’approche. ». Pour finir et mettre fin à la description, le narrateur peint le Thénardier d’une manière générale en quelques mots seulement qui résument la situation du personnage dans son environnement : « Thénardier était un homme d’état. ».
    Par le biais de ces quelques lignes, l’auteur contraste habilement la description du personnage, rendant un peu d’humanité à la figure sociale qu’il critique.

  • Marine Manteau et Sophie Morfakis

    Lors du cours du 13 novembre, nous avons vu qu’il était intéressant d’étudier dans ce texte, la manière dont Victor Hugo décrit le personnage du Thénardier. Il le décrit comme un homme hypocrite qui trompe avec ses paroles pour faire payer les voyageurs qui s’arrêtent dans l’auberge. Victor Hugo renforce ce côté malsain en mettant la description de l’homme Thénardier face à celle de sa femme. Le Thénardier apparaît alors comme infidèle et minable comparé à la présence « gigantesque » de celle-ci. Plus intéressant encore, la méprise du Thénardier envers les personnes qu’il décrit de manière générale. Mais en toute logique le Thénardier ferait même partie « de ces gens » puisque lui-même possède des défauts identiques. Ce n’est que de l’hypocrisie de la part du Thénardier.

    D’une manière méthodologique, on relève un angle d’attaque du point de vue omniscient de l’auteur, ce point de vue permet de dénoncer la société à travers un seul personnage, comme le fait aussi Jean de La Fontaine dans ses fables. Ce qui ne s’arrête pas là, puisque on aperçoit dès le début que l’expression du « je ne sais quoi » est une expression toute faite, ne révélant aucune profondeur comme un masque laissant le lecteur en surface du texte, ceci produit le même effet que la généralisation. Cette attaque, cette critique révèle des traits de caractères de l’auteur lorsqu’il introduit sa subjectivité et ce qui peut rendre la lecture un peu plus personnelle.

    Lorsqu’on arrive à la fin du texte, il y a un contraste dans la description du personnage du Thénardier peut-être pour que le lecteur ne se fasse pas qu’une idée négative du personnage et lui donne un côté humain. Mais même à l’intérieur de la dernière partie descriptive il y a une opposition dans les mots tel que « silencieux ou bavard » et « surveillant et dirigeant ». Et enfin le terme « Thénardier était un homme d’état » fait que l’extrait se finit brutalement mais sous forme de conclusion, ce qui nous laisse penser que la description du Thénardier est la description

  • Bonjour Madame,

    Je vous renvois le travail de la part de M’BAYE Latsuk, TROLONG Alice, REYNAUD Mélissa et ROBIN Florian.
    A noter que j’avais déjà envoyé le travail par votre site mais j’avais omis de noter nos noms... Par ailleurs, je ne pourrais pas envoyer le même travail que précédemment puisque j’avais retranscris au propre mon brouillon fait préalablement.

    L’extrait des misérables qui nous ait présenté met en scène une description du personnage du Thénardier, plus exactement, une analyse psychologique du personnage. On le remarque notamment parce que le narrateur est un narrateur omniscient.
    Le présentation de Thénardier ne contient quasiment aucune information de son physique ( à part "petit homme maigre et jaune" ) et l’analyse de sa personnalité révèle un personnage sévère, intelligent et vil. La description est très péjorative ("Thénardier(...)était un coquin du genre tempéré.").
    Tout de suite après l’analyse (qui s’articule au niveau du premier paragraphe), le narrateur donne donne son avis sur la personne type qu’il vient de décrire : "Cette espèce est la pire." tout y mélangeant encore de nouveaux traits de caractère : "l’hypocrisie s’y mêle."
    Pour finir, il évoque un péché que possède Thénardier, la colère : "Malheur à qui passait sous sa fureur alors !"
    Pour en venir a cette conclusion, Victor Hugo fait une accumulation d’exemples de forme de colère pour aboutir à la conclusion que ce vice est détestable : "Il était épouvantable"

    Dans le passage que l’on étudie, le narrateur est ironique : "Outre toutes ses autres qualités" ainsi il fait l’éloge de vertus qu’il a précédemment condamnées. Qui plus est, il finit sa description par l’aspect de sa personnalité qui est le plus méritant, intelligence : "Thénardier était attentif et pénétrant, silencieux ou bavard à l’occasion, et toujours avec une haute intelligence."
    Le narrateur finit par souligner une qualité qu’il lui permet de "ranger dans une catégorie de métier" ce Thénardier, c’est à dire comme "un homme d’état".

  • Ce qu’il est intéressant d’étudier dans cet extrait :

    Le portrait de Thénardier est plus que péjoratif. Il est désigné comme une personne malveillante et vicieuse, voire même comme une sorte d’allégorie du mal. On le voit notamment par tous les adjectifs qui le qualifient. On distingue également une certaine ironie dans la description de son portrait.

    Certaines capacités évoquées dans la description, vues comme des qualités habituellement, représentent plutôt des défauts chez Thénardier et le désignent encore une fois comme un être malfaisant.

    Par ailleurs, le peu d’indications que le narrateur donne sur la femme de Thénardier permet néanmoins de compléter le portrait de son mari. On apprend alors la manière dont il se comporte avec sa femme, et cela amène le lecteur vers un bref portrait de la femme.

    Les principes méthodologiques du commentaire :

    L’homme est désigné par son nom : "Thénardier". Il s’agit d’une appellation péjorative qui le définit comme un être misérable.

    On peut relever plusieurs figures de style, telles que les antithèses qui soulignent l’ironie dans la description du personnage : "Thénardier, par-dessus tout homme d’astuce et d’équilibre, était un coquin du genre tempéré.". Il y a également une gradation : “Comme il était de ces gens qui se vengent perpétuellement, […] il était épouvantable." et une métaphore : “Il avait quelque chose des marins accoutumés à cligner des yeux dans les lunettes d’approche.” L’utilisation de ces figures de style aide à peindre le personnage.

    Les virgules, dues aux gradations, imposent un rythme au lecteur. Selon la longueur des phrases et les figures stylistiques utilisées, le rythme de cet extrait peut essouffler le lecteur : les virgules sont certes des pauses, mais des pauses courtes dans des phrases qui semblent interminables.

    De plus, on relève le vocabulaire de la morale, qui permet de mettre en avant l’hypocrisie de l’homme.

    On remarque en outre que Thénardier incarne une caricature de l’intelligence, ainsi qu’une caricature du gérant d’auberge, motivé par la malhonnêteté.

    Le portrait de Thénardier est structuré : la première partie, qui correspond au premier paragraphe, décrit le comportement de l’homme en tant qu’aubergiste. Dans le second paragraphe, le portrait se fait plus général, et nous découvrons le type d’homme qu’est Thénardier.

    Enfin, le narrateur utilise une focalisation omnisciente, mais on découvre son implication dans le récit lorsqu’il change pour une focalisation interne et s’adresse au lecteur avec l’expression « ce je ne sais quoi ». Il s’agit d’une expression courante, mais dans le cadre du récit, il s’agit également d’un élément pour qualifier son personnage.

    Commentaire du texte en gras :

    L’ironie est présente dans ce passage : “En outre ses autres qualités”, celles que le narrateur a cité avant, ne sont en aucun cas des qualités mais des défauts. Bien que le Thénardier soit quelqu’un de mauvais, il n’en est pas moins intelligent, on retrouve ici cette qualification, accentuée par l’adjectif “haute” : “une haute intelligence”, le Thénardier est une sorte de génie du Mal, théorie qui se confirmera plus tard. Ensuite, l’avant dernière phrase du texte est une métaphore, comparant le Thénardier aux “marins accoutumés à cligner des yeux dans les lunettes d’approche.” Avec cette métaphore, le narrateur nous explique que le personnage observe le monde qui l’entoure, qualifié dans les lignes précédentes de “tempéré”, nous avons là une image concrète de ce que veut dire le narrateur : Le Thénardier est prudent. Enfin, ce passage du portrait du Thénardier se termine par une seule phrase courte, le narrateur conclut tout le portrait de son personnage avant de passer au suivant. Cette courte proposition est simple, structurée par un sujet, un verbe, et un complément d’objet direct ; car si on doit retenir une chose c’est que “Thénardier était un homme d’état”. Le reste de son portrait devient alors superflu, le narrateur met le point final au portrait de son personnage avec une seule et ultime image, celle dont le lecteur se souviendra.

  • I. Principaux objets d’intérêt pour l’étude de ce texte :

    Focalisation et système narratifs :
    L’extrait étudié présente de nombreux éléments faisant référence dans un premier temps à la focalisation du narrateur qui est omniscient, à son point de vue ainsi qu’au regard qu’il porte sur les personnages principaux de cet extrait, Thénardier.
    Cependant il est également intéressant d’étudier le regard que portent les différents personnage sur Thénardier à la fois Le maître, les voyageurs et sa femme.

    Aspect engagé d’un narrateur/ auteur :
    Différents indices laissent transparaître les principes et idées du narrateur/ auteur engagé :
    Tout d’abord le ton émanant de l’extrait, l’ironie, envers ses personnages très présente dans les descriptions de ces derniers.
    Puis la manière dont Hugo place le couple Thénardier comment une quasi allégorie des tout les vices de son époques à l’image d’une société impitoyable ceci en associant la basse opinion qu’il a d’eux à travers de nombreux contrastes.

    II. Les principes méthodologiques du commentaire de texte :

    - Registre réaliste
    - Style direct
    - Contrastes ( temporel et syntaxique ) et oppositions.
    - Vocabulaire animal dans les description ( péjoratif)
    - Une description rythmée ( ponctuations)
    - Cheminement de la description vers la définition

    III. Commentaire du passage :

    Le passage a commenter est lui même en opposition avec le reste du texte puisqu’il décrit Thénardier comme quelqu’un possédant de nombreuses qualités, bien évidement il s’agit à d’ironie.
    Il faut donc comprendre qu’ici l’auteur souligne la noirceur de son personnage ainsi que la pauvreté de ses qualités voir même la seule présence de ses défaut. Cependant ce n’est pas seulement son personnage qu’il critique, puisqu’il s’agit bien d’une critique, mais bien plus car ce sont ces même défauts qui font de lui ’’ un homme d’état’’ , critique évidente du gouvernement, de la société.

  • Denise MONDET /Luc MONDET

    « Les Misérables »

    Ce qu’il est intéressant d’étudier dans le texte :

    Le portrait de Thénardier : c’est un portrait fait de contradictions permanentes, dont la négation va en crescendo sur deux paragraphes successifs (commençant chacun par Thénardier). Le passage final est une conclusion péremptoire, récapitulative, et sans appel : la condamnation de l’auteur d’une catégorie sociale de ce XIXème siècle dont il est contemporain.

    Les contradictions :
    *Thénardier avait des gestes rigides, « rectilignes », représentatifs d’autorité, d’ordre, de discipline/mais le « juron »est grossier, injurieux, irrespectueux.

    * « Il était beau parleur » (c‘est une vérité) dans le sens d’enjôleur, manipulateur par la parole/ mais « se laissait croire savant » (c’est une tromperie), Thénardier joue un rôle en public.

    *Et toujours dans le but de tromper(ou essayer de tromper : « le maître d’école avait remarqué (le jeu) ») : « il composait la carte à jouer »/ « mais (faisait) parfois des fautes d’orthographe »

    *les contradictions portent aussi sur des mots dans une même phrase : « sournois »/ « gourmand » ; « géante »/ « petit homme »

    Le 2ème paragraphe les négations montent en puissance :

    * « .homme d’astuce » / « et d’équilibre »

    * « coquin et tempéré » est une confirmation et appui sur la personnalité double et fourbe du personnage : « cette espèce est la pire, l’hypocrisie s’en mêle »

    L’explication du faux-semblant :

    *« En colère, il en voulait au genre humain tout entier(…)il avait en lui une profonde fournaise de haine »

    * « Il était de ces gens qui se vengent(…)qui accusent tout(…)qui sont toujours prêts à se jeter (sur tout)

    * « comme légitime grief, le total des déceptions (..)tout ce levain se soulevait en lui et boulonnait dans la bouche et les yeux, il était épouvantable » La colère est irrépressible, Thénardier révèle là sa vrai nature, un mélange de haine rageuse et de frustrations, sans discernement dans la violence.

    Commentaire du passage :
    De nouvelles contradictions, introduites par le biais d’une phrase de transission d’une ironie grinçante :

    * « Outre toutes ses autres qualités » : Hugo dresse un nouveau portrait de Thénardier plus insidieux, plus menaçant, plus inquiétant encore que la colère explosive :

    * »Thénardier était attentif et pénétrant, silencieux ou bavard à l’occasion, et toujours avec une haute intelligence », il semble à l’affut, tel un serpent. Loin d’être flatteur, ce portrait d’homme fourbe et vil est renforcé par une comparaison : « Il avait quelque chose du regard des marins accoutumés à cligner des yeux dans les lunettes d’approche. », un regard fouineur, scrutateur, précis, inquisiteur, calculateur.

    La dernière phrase : « Thénardier était un homme d’état » est une affirmation catégorique :
    LE Thénardier est un « état de fait » , « un état d’être », une personnalité établie dans la veulerie et la méchanceté, qui forme avec LA Thénardier, un couple malfaisant et indissociable.
    Et l’état est aussi dans ce cas un état de pouvoir. Pour Victor Hugo, le danger est là.

    Hugo accusateur :
    l’engagement de l’auteur, le style employé

    Sous les traits du narrateur (omniscient), l’auteur accuse :
    *C’est un portrait au vitriol d’une catégorie de la société du XIXème s. « Les Misérables » est un roman social, dénonciateur de la dégradation de la condition des basses classes et de leur déchéance : « cette espèce est la pire ». Il emploie le présent – le reste du texte étant à l’imparfait – afin d’insister sur la véracité de la phrase (espèce est d’ailleurs employé comme une clacification animale).

    La condamnation est sans appel : « l’hypocrisie s’en mêle » : il n’y a rien à espérer !
    *Les métaphores sont parlantes :
    « Ce levain qui se soulevait en lui » ; « quelque chose du regard des marins »
    *L’ironie, la caricature, sont les vecteurs récurant du regard critique et sans concession d’Hugo (qui était d’ailleurs un excellent dessinateur, et savait observer et retranscrire). On voit les Thénardiers physiquement et jusqu’au fond de l’âme.

    Le « je ne sais quoi » de la première phrase, qui est en fait plus une expression qu’une reflexion personnelle du narrateur, est sans doute aussi un « je sais » de l’auteur.