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Du Bellay, Défense et Illustration de la langue française

novembre 2002

La défense et Illustration de la langue française de Du Bellay

Questions de préparation :

1) Quels sont les conseils que Du Bellay donne au « poète futur » ?

2) Sur quels points Du Bellay souhaite-t-il rompre avec le passé littéraire ?

3) Dans quelle mesure les principes énoncés par Du Bellay sont-ils conformes aux idées des humanistes ?

4) En quoi le sonnet de Du Bellay est-il une illustration de ses principes ?

5) Faire une recherche sur Les Regrets de Du Bellay.

On rappellera en guise d’introduction la grande vogue des traités de rhétorique à la Renaissance (Sébillet, Art poétique français ; Aneau, Le quintil horacien ; Peletier, Art poétique ; Fouquelin, La rhétorique française ; Ronsard, Abrégé de l’art poétique français).

Les années 1549-1560, âge d’or de la poésie de la Renaissance, voient fleurir en effet tout un ensemble de textes théoriques, qui reflètent bien cet engouement pour la langue française, si caractéristique de l’humanisme français.

On signalera aux élèves les différentes orientations de la Défense et illustration de la langue française, à savoir la réforme du lexique, qui passe par la revalorisation des termes dialectaux, des mots des techniques et des créations de vocables sur l’imitation des langues grecque et latine.

Dans cet extrait de la Défense, Du Bellay revendique d’abord le « labeur poétique » et prône la méfiance à l’égard de l’inspiration. La poésie est d’abord un travail, et un travail sur la forme (1er sens de ars). Celle que du Bellay choisit est le sonnet, qui fut introduit en France par les poètes de l’Ecole lyonnaise, Mellin de Saint-Gelais et Clément Marot qui en a codifié les règles pour l’usage français. (Voir le Dictionnaire de poétique)

On invitera les élèves à reconnaître les caractéristiques formelles du sonnet XXII. « Le sonnet régulier comprend quatorze vers (d’abord décasyllabes, puis généralement alexandrins) répartis en deux quatrains à rimes embrassées, sur deux rimes, et un sizain correspondant à un distique suivi d’un quatrain à rimes croisées, sizain que la typographie divise artificiellement en deux tercets pour qu’ils répondent structurellement aux deux quatrains. On obtient ainsi la combinaison abba abba ccd ede » (ibid.) « On appelle cette forme « sonnet français » par opposition au « sonnet italien », qui apparu très tôt, comporte un quatrain final à rimes embrassées et non croisées, d’où la combinaison abba abba ccd eed, avec dans les tercets, les avantages structurels du rythme tripartite » ; Du Bellay adopte ce type de sonnet dans le sonnet XXII.

Du point de vue de l’histoire littéraire, notons que le sonnet fût très en vogue au XVIè et XVIIème siècle. Tombé en désuétude au XVIIIème siècle, il fut remis à l’honneur par les Romantiques.

On étudiera avec les élèves les concordances et oppositions que permettent les strophes du sonnet.

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