Navigation rapide

Accueil > Collège & lycée > Le français en Première > Le théâtre, texte et représentation > Analyser le texte de théâtre > En attendant Godot de Samuel Beckett

En attendant Godot de Samuel Beckett

mercredi 2 avril 2003

Etude d’une œuvre intégrale : En attendant Godot de Samuel Beckett

Voici quelques pistes d’études pour une séquence :

Histoire littéraire : la crise du personnage : le personnage de théâtre se définissait par ses actes. S’il ne se passe plus rien, si le personnage ne fait rien, n’a rien à faire, comment se définit-il ? Robbe-Grillet écrivait que les personnages « se contentent d’être là » et en l’occurrence, dans cette pièce de Beckett, ils attendent : c’est cette attente qui définit l’espace-temps dramatique.

Le thème du double : il est annoncé dès l’évocation dès deux larrons de la Bible, et il est confirmé par la présence des deux duos : Vladimir et Estragon, Pozzo et Lucky.

Le thème du corps : il jalonne toute l’œuvre de Beckett, que ce soit dans son théâtre, dans ces romans ou dans les textes courts(les nouvelles, les Short prose). Le corps est certes un corps de souffrances, mais il est surtout un objet théâtral que l’on montre, dont on explicite les besoins et que chaque personnage s’évertue à mettre en scène de son mieux.

Représentation : visionnage video de en attendant Godot, mise en scène de Samuel Beckett. Représentation au théâtre la semaine d’après. Rencontre avec la personne ayant réalisé les décors.

Lire de la page 9 à la page 28

Etudier les didascalies : l’espace, le temps, les personnages. On étudie leurs relations avec les dialogues.

Lire de la page 28 à 58 : Comment définissez-vous le rapport qui existe entre Pozzo et Lucky ? Justifiez votre réponse à l’aide de citations de l’œuvre.
Les objets scéniques : noter tous les objets présents dans cet extrait. A quoi servent-ils ? Que symbolisent-ils ?

Lire de la page 58 à 75.Comment qualifiez-vous les paroles de Lucky p. 59-62 ? Imaginez la scène : à l’aide de cet extrait et des indications scèniques données en marge, décrivez la façon dont vous mettriez en scène ce passage ; quels problèmes de mise en scène pose-t-il ? Comment s’achève ce premier acte ? Dans quelle situation se trouve Vladimir et Estragon ?

A savoir : En 1953, En Attendant Godot est représenté à Paris au Théâtre de Babylone, dans une mise en scène de Roger Blin. Cette pièce connaît immédiatement un immense succès et signale le début de la carrière théâtrale de Beckett. C’est également grâce à ses pièces que Beckett acquiert une réputation croissante qui conduit en 1969 à l’attribution du Prix Nobel de Littérature.

Beckett et le langage : Son objectif : atteindre une nudité de langage, ou plus exactement de parole, qui dise comme à ras de terre la condition humaine. C’est cette visée qui donne à ses textes à la fois leur vérité universelle et un dépouillement presque abstrait. Qu’il s’agisse des pièces, des romans ou des nouvelles, la thématique est apparemment la même, apparemment indéfiniment répétitive : le temps humain, l’attente, la quotidienneté, la solitude, l’aliénation, la mort, l’errance, la non-communication, la déchéance, et aussi - plus rarement - l’espoir, le souvenir, le désir. Beckett ne parle "que" de cela. Mais ce ne sont pas ces thèmes qui définissent son œuvre, son écriture : c’est le langage employé pour les dire, les "mettre en scène".

(source internet : http://www.ac-strasbourg.fr/pedago/lettres/lecture/Beckettbio.htm)

Questions :

1/ Qu’appelle-t-on ici vérité universelle ? Relevez deux citations qui vous paraissent être des valeurs universelles (donner la page svp.)
2/ L’expression « dépouillement presque abstrait » fait référence au style d’écriture de Beckett. Relevez deux citations dont le style vous paraît refléter ce « dépouillement » ; expliquer pourquoi en qq. lignes.
3/ Relevez un extrait illustrant chacun de ces thèmes : le temps humain, l’attente, la quotidienneté, la solitude, l’aliénation, la mort, l’errance, la non-communication, la déchéance, l’espoir, le souvenir, le désir.

Les personnages :

Certes, l’œuvre propose, surtout en ses débuts, des "histoires", des personnages : le théâtre, en particulier, nous présente une galerie de clochards, d’errants, de vieillards, de clowns ou de malades qui sont devenus aussi célèbres que le Roi Lear ou Hamlet de Shakespeare. Mais ces personnages n’ont pas de psychologie, pas d’individualité au sens classique : ce sont des ombres, des figures, des incarnations d’une certaine condition humaine, et surtout, ce sont des voix. Tout texte de Beckett est d’abord l’émergence, sur une certaine scène, dans un certain espace (et de là sa parenté profonde avec le théâtre), de voix, voix qui peuvent être uniques, ou multiples, ou quasi anonymes, mais qui ne cessent de parler, comme si parler, pour elles, équivalait à être, à subsister, à continuer malgré l’effondrement de tout. Ces voix ne rompent pas le silence universel qui les entoure, elles sont. Elles ne disent rien, ne proposent rien, ne racontent rien : elles parlent comme les bouches respirent.

(source internet : http://www.ac-strasbourg.fr/pedago/lettres/lecture/Beckettbio.htm)

Question :

Pensez-vous que les personnages de En attendant Godot soient « des ombres, des figures, des incarnations d’une certaine condition humaine » ? Vous répondrez à cette question en analysant chaque personnage séparément et en donnant des exemples précis de l’œuvre.

Travail d’analyse et d’argumentation :

Vous avez vu deux interprétations de la pièce (video et théâtre). Quelle version vous semble-t-elle la plus fidèle à l’œuvre de Beckett ? Vous expliquerez vos raisons à l’aide d’exemples précis.

Quatre commentaires de textes

Messages