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Facéties et bons mots de Pogge florentin et du Curée Arlotto

2003

Publié aux Editions du Rocher
Collection : Anatolia
Format : Broché - 238 pages

Oeuvre présentée par Clémence

Ce recueil de facéties, c’est-à-dire un genre littéraire plus bref que la nouvelle, écrit par le Pogge florentin et le Curé Arlotto, contemporain du Pogge, rapporte des histoires en « propos médisants » mettant en scène des personnages du siècle de ces deux auteurs. On peut découvrir qu’à la fin de chaque anecdote racontée, les auteurs en tirent une morale plus ou moins objective. Mais le sujet principal des facéties du Pogge c’est les femmes et les ecclésiastiques de son époque qu’il prend pour cible en montrant à quel point les femmes étaient « débauchées » et les ecclésiastiques « cupides « et « sots ». En revanche, les facéties du Curé Arlotto le mettent en scène lui-même. Ses anecdotes montrent qu’il faut, à cette époque, faire preuve de « ruse et d’intelligence » face à la sottise des gens.

Questions :

1/ En quoi la vie du Pogge a-t-elle influencé son œuvre ?

2/ Quelle place l’église occupe-t-elle au sein des différents récits ?

3/ Comment expliquer le succès de la diffusion des facéties et pourquoi ?

4/ Quel portrait de Florence au Xve siècle peut-on faire ?

5/ Quels sont les différents aspects de la vie quotidienne de cette époque ?

6/ Dans quelle mesure les facéties sont-elles le reflet d’un certain humanisme ?

7/ Doit-on vraiment en tirer systématiquement une morale ?

Présentation de l’éditeur

Les facéties de Pogge Florentin sont un des livres les plus caustiques et les plus frais parmi les classiques de la littérature moderne européenne. On a placé leur auteur, selon l’humeur et l’époque, aux côtés de Boccace, de La Fontaine ou de Rabelais. Erudit, copiste élégant et infatigable découvreur de manuscrits latins, historiographe, moraliste, Le Pogge Florentin (Terranuova, 1380 - Florence, 1459), qui fut secrétaire du pape, est sans conteste un des représentants les plus illustres de l’humanisme européen de la Renaissance. On a joint, en manière de comparaison, un choix de bons mots et facéties du curé Arlotto (1396-1484), compatriote florentin et contemporain du Pogge. Au-delà des différences, c’est la même veine truculente et joyeuse, où se dévoile pleinement le goût des Florentins d’alors pour la plaisanterie.

Quatrième de couverture :

« Je ne veux être lu que par des esprits gais et des bons vivants. »
Les Facéties du Pogge Florentin sont un des livres les plus caustiques et les plus frais parmi les classiques de la littérature moderne européenne. On a placé leur auteur, selon l’humeur et l’époque, aux côtés de Boccace, de La Fontaine ou de Rabelais. Érudit, copiste élégant et infatigable découvreur de manuscrits latins, historiographe, moraliste, Le Pogge Florentin (Terranuova, 1380 - Florence, 149), qui fut secrétaire du pape, est sans conteste un des représentants les plus illustres de l’humanisme européen de la Renaissance.

On a joint, en manière de comparaison, un choix de bons mots et facéties du curé Arlotto (1396-1484), compatriote florentin et contemporain du Pogge. Au-delà des différences, c’est la même veine truculente et joyeuse, où se dévoile pleinement le goût des Florentins d’alors pour la plaisanterie.

D’un chaste qui n’était que paillard.
Un de mes concitoyens, qui voulait passer pour chaste et dévot, fut un jour surpris par un de ses amis en pleine coucherie. Celui-ci lui reprocha violemment de céder au péché tout en prêchant la chasteté. « Oh ! oh ! fit l’autre, ce n’est pas par luxure que je fais cela, comme tu pourrais le croire, mais pour dompter, pour mortifier cette misérable chair, et pour me décharger les reins par la même occasion. » Voilà bien les pires hypocrites, qui ne se privent de rien et veulent toujours couvrir leurs désirs et leurs crimes de quelque honnête prétexte. (Le Pogge.)