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La dissertation de littérature générale

décembre 2002

La dissertation de littérature générale

Composition de 7 heures sur un auteur du programme.

L’introduction

Elle consiste d’abord à expliciter le sujet, les termes du sujet dans l’objectif de présenter une problématique. On définit brièvement les notions importantes (on les analyse de façon plus détaillée dans la 1ère partie), on explique en quoi elles sont pertinentes pour analyser l’ œuvre au programme. Ensuite, on dit pourquoi ces notions, bien que pertinentes, intéressantes, sont malgré tout problématiques, toujours du point de vue de l’ œuvre étudiée. Après ces deux étapes (explication du sujet, notions problématiques), on annonce clairement la problématique qui guidera le devoir sous la forme d’une question. Suit ensuite, le plus clairement possible, l’annonce du plan en trois parties.

La première partie

Elle développe ce qui a été ébauché dans l’introduction : on explicite la citation à l’aide d’exemples (citations) que l’on analyse. On montre en quoi la citation proposée est pertinente, qu’elle éclaire, explique l’œuvre du programme soumise à votre analyse. Si le sujet est long, on en explique chaque partie, chaque phrase à la lumière de l’œuvre. Il est également important de définir les notions-clés du sujet. En particulier les notions ayant trait à l’esthétique de l’œuvre (exemple tiré du sujet de l’agrégation 2000 : « le naturel » ; il fallait définir ce terme du point de vue de la dramaturgie classique en général, et ensuite du point de vue des œuvres mises au programme).

La deuxième partie

On montre en quoi, finalement, l’interprétation proposée par le critique est "réductrice". On envisage donc un autre aspect de l’œuvre, on l’analyse sous un autre point de vue, non pas de manière arbitraire, mais d’après ce qui a été examiné dans la première partie, toujours sans perdre de vue le sujet. Il ne s’agit pas de plaquer des connaissances toutes faites sur l’œuvre mais de poursuivre un raisonnement commencé en première partie. C’est pourquoi il est important de revenir sur le sujet proposé : il faut sans cesse montrer que notre analyse est fondée sur lui, qu’on ne le perd pas de vue, mais que, au contraire, il nous permet de structurer notre réflexion. Ainsi, la seconde partie « découle » de la 1ère. On pousse la réflexion plus loin que ne le fait le sujet. On introduit d’autres notions que l’on définit, notions qui permettent à notre analyse d’avancer et de dépasser le sujet. Bien évidemment, cette démonstration ne peut s’appuyer que sur une parfaite connaissance de l’œuvre et sur des citations bien choisies et bien analysées.

La troisième partie

Dans la troisième partie, on arrive à une interprétation plus fine et plus recherchée de l’œuvre étudiée, là encore, non pas de manière arbitraire, mais toujours par rapport à la citation proposée (celle d’un anonyme critique contemporain !). On en vient à dire et à analyser ce qui manque au sujet pour interpréter l’œuvre de façon pertinente. On pousse notre réflexion bien plus loin que dans la 2ème partie en introduisant là encore de nouvelles notions, de nouveaux outils d’analyse que l’on ne manque pas de définir et d’illustrer à l’aide d’exemples précis. On ne peut réussir cette 3ème partie (comme le reste évidemment !) qu’à la seule condition de connaître parfaitement l’œuvre (les relectures doivent constituer la part la plus importante de votre travail) et d’avoir réfléchi aux problèmes qu’elle pose.

La conclusion

Elle répond point par point à l’introduction, aussi je vous conseille de la rédiger juste après l’introduction, ce qui évite aussi d’être bousculé quand la fin de l’épreuve arrive (sept heure ça passe vite !). On reprend, en les résumant, les trois grandes parties, et on répond à la question soulevée dans la problématique.