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Les Ecrivains face au savoir

jeudi 30 janvier 2003

Les écrivains face au savoir

Textes rassemblés par Véronique Dufief-Sanchez, aux Editions universitaires de Dijon, 2002.

Cet ouvrage se propose d’étudier le rapport des écrivains au savoir. Ce rapport nous « interroge, nous lecteurs, sur ce que nous cherchons confusément à apprendre lorsque nous lisons, sur l’enseignement que nous quêtons lorsque nous ouvrons un livre. » (p.5) De cet ouvrage se dégage un constat : « même dans le cas où un texte littéraire mobilise un domaine de la connaissance qui pourrait a priori lui paraître extérieur, la convocation de la science ou de l’érudition renvoie toujours, à partir de l’époque romantique, à une interrogation de l’écrivain sur son propre rapport au savoir et à l’ignorance. » (p.7)

Douze articles examinent cette question dans la littérature de l’Antiquité au Xxème siècle. L’Antiquité cherche à instruire, à édifier ; les Encyclopédistes du XVIIIème « ont contribué, autant que les savants, à la diffusion des connaissances. (…) avant l’explosion romantique des savoirs, l’écrivain se met au service de la science, avec orgueil comme Achille Tatios, en faisant montre de son érudition, avec humilité comme Fontenelle, en s’effaçant derrière son sujet. Mais l’écrivain (…) peut éprouver à l’égard de la science une fascination susceptible d’alimenter la richesse mythographique de ses œuvres. » (p.8)

Les différents auteurs des articles se sont penchés sur deux grands thèmes qui constituent les deux grandes parties de l’ouvrage :

  • La science : un objet pour la littérature ?
  • Le sujet connaissant en littérature.

    On peut lire en quatrième de couverture :

    Malgré les travaux de plus en plus nombreux consacrés aux rapports entre littérature et connaissance ces quinze dernières années, il demeure difficile de définir la spécificité du savoir auquel la littérature donne accès. Quel rôle joue la libido sciendi dans la double pratique des textes : écriture en amont, lecture en aval ? Comment définir le statut du sujet connaissant en littérature ? Où se situe la lisière entre l’insu, l’inconnu et l’indicible ?
    A toutes ces questions, on apporte ici des éléments de réponse qui permettent d’aborder pertinemment le statut heuristique de la fiction, l’inquiétude proprement poétique des écrivains dans leur relation à la vérité et de construire une véritable " épistémocritique ", fondée sur l’étude du rapport des écrivains au savoir et à l’inconnaissable qui prend pour eux la forme de l’indicible.