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Les nouveaux réalistes - textes et sélections iconographiques de Christian Demilly

2007

Publié aux éditions Palette en 2007.

Présentation et analyses proposées par Emmanuelle Gomes et Maryline Grzesiak.

Présentation :

Les nouveaux réalistes est un ouvrage documentaire d’histoire de l’art sur les oeuvres réalisées par ce mouvement. La structure du livre est la suivante :
introduction sur la genèse du mouvement,
puis les chapitres exposent les différents types de recherche des artistes,
enfin, de courtes biographies des artistes sont présentées.

Séances d’observation d’illustrations :
Notre choix se porte sur deux oeuvres d’Arman :
Paradoxe du temps, 1961 : une accumulation d’horloges (page 10)
La Poubelle de Bernard Venet, 1970 (page 12).
Ces oeuvres sont représentatives de notre société de consommation. Les objets manufacturés de notre vie quotidienne sont jetables et remplaçables. On leur accorde une valeur plus commerciale que sentimentale. Le consommateur est en quête de nouveauté.
Les réalistes redonnent vie à ces objets et en font des symboles. Ils les exploitent dans des situations inhabituelles. Leurs démarches sont intimement liées à leurs convictions. La recherche poétique caractérise ce mouvement.

- Découverte de l’oeuvre La Poubelle de Bernard Venet :
Travail de verbalisation :
On montre la reproduction de l’oeuvre aux élèves. « Observez. », « Que voit-on ? », « A quoi cela vous fait-il penser ? », « Que ressentez-vous face à cette image ? », « Qui a fabriqué cet objet ? »« Pourquoi ? », « Qu’est-ce que cela veut dire ? ».
L’objectif est de passer de la représentation d’une poubelle à celle de LA poubelle, l’oeuvre d’art.
L’objet peut exprimer une idée. L’art peut être autre chose qu’une peinture sur toile.
Travail sur la signification :
Les élèves formulent des hypothèses et les justifient à partir de l’oeuvre et de notre comportement dans la vie quotidienne. Après avoir noté ces hypothèses, on leur présente le concept de l’auteur. L’artiste a choisi un objet de la société. Il s’approprie le réel. Puis il intervient. Arman choisit d’accumuler. La Poubelle est un portait de son ami Venet. C’est le regard de l’artiste qui fait de l’objet une oeuvre d’art.

- Découverte du Paradoxe du temps

On reprend la même démarche. On la complète : « Quelles différences entre ces oeuvres ? », « Quels points communs ? », « Ces oeuvres véhiculent-elles le même message ? ».
Les photocopies des œuvres sont collées dans le cahier sous le titre « texte documentaire ». L’élève collera ses productions écrites en vis-à-vis de cette l’illustration.

Activités de lecture et d’écritures documentaires :

- Les caractéristiques de l’écrit documentaire
« Pourquoi mettre la photographie de l’oeuvre dans un livre ? ». La reproduction de l’oeuvre en deux dimensions permet d’imaginer l’œuvre originale en volume. Dans cet ouvrage, les illustrations et le texte sont complémentaires.
On leur montre les pages 11 et 12 de loin (ils ne peuvent pas lire le texte).
En groupe : « Imaginez le texte. ». Chaque groupe expose sa proposition et la justifie. Les élèves choisissent celle qui leur semble la plus appropriée. Le texte choisi est dicté à l’adulte et placé dans le cahier en vis-à-vis de l’image de l’oeuvre. C’est la première production.
On lit le texte de l’auteur.
On leur fait trier des textes (documentaires, fictions) afin de dégager les critères de l’écrit documentaire (titre, contenu du texte et forme, choix et type d’illustration). A partir d’un corpus d’écrits documentaires, ils conçoivent une fiche type.
Ils comparent avec leur première production.

- Deuxième production :

Les élèves recherchent de la documentation (textes et images) sur la toile, notamment sur le site du Musée National d’Art Moderne du Centre Pompidou, Paris, sur le mouvement, l’artiste et ses oeuvres.
A l’aide leur fiche outil, ils écrivent un texte documentaire sur la même oeuvre au brouillon. On le corrige et chacun le recopie soigneusement dans son cahier, à la suite de la première production.

- Autres pistes :

On peut également inciter les élèves à consulter la biographie de l’artiste (page 30).

Productions artistiques :

L’élève élabore un projet de production (cycle 3) ou teste des procédés (cycle 2). Dans les programmes d’avril 2007, au cycle 2 « L’élève est amené à solliciter ses habilités perceptives, à exercer son imagination, à recourir à des procédés techniques variés et à élargir son répertoire plastique. Les compétences progressivement acquises sont réinvesties dans de nouvelles productions. » et au cycle 3, « Les activités d’assemblage, de sculpture, de maquette invitent l’élève à transformer, juxtaposer et associer des matériaux divers dont les qualités plastiques et expressives sont mises au service de la recherche d’effets progressivement maîtrisés. »

La Charente-Maritime étant un département côtier, on a choisi d’associer cette production au milieu proche de notre école.

L’élève choisit un type d’objet (on lui précise que ce dernier sera collecté sur la plage) signifiant pour lui et explicite ce qu’il veut exprimer. On peut leur imposer une démarche, comme l’accumulation, ou leur laisser le choix de la technique (accumulation, compression). Il sélectionne des objets du quotidien pour leur donner une signification nouvelle et poétique (rêve, violence). L’élève devient créateur. Il réalise une fiche de fabrication (fiche outil déjà élaborée en classe). On vérifie la faisabilité de la réalisation.

On organise une sortie sur la plage. L’élève y collecte les « déchets » (bois, plastique) afin de réaliser sa production. On peut faire un lien avec l’intéressante manifestation des surfeurs de l’association « surfrider foundation ».

De retour en classe, l’élève réalise sa production.

Pour finir, ils écrivent la notice de leur œuvre. Les productions (objets avec leur notice) sont exposées afin d’être vues par les élèves de l’école et une journée porte ouverte peut permettre aux parents de visiter cette exposition.