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Mon père d’Eliette ABECASSIS

dimanche 2 février 2003

Mon père d’ Eliette Abecassis

aux éditions Albin Michel, 2002.

"Toutes les femmes ont un père : il faut bien comprendre ceci, qui n’est pas une évidence. Toutes les femmes ont un père : cela veut dire que toutes les femmes sont condamnées au malheur."
Quatrième de couverture.

Mon père est un roman que l’on garde entre les mains tant qu’il n’est pas terminé. A en croire le titre, il s’agit d’un portrait d’homme sous le regard de son enfant. Et bien sûr il y a de cela dans le roman d’Eliette Abécassis. Mais pas seulement. En effet, la figure du père domine tout le roman, elle est l’écriture du roman. Elle lui donne son sujet, ses registres, elle définit les autres personnages.

Certaines pages sont élégiaques, et sur le mode répétitif, la fille évoque son père, l’idolâtre dans des litanies qui ne s’achèvent que dans un retour à la réalité. Mais le père, c’est aussi l’énigme. Il y a dans ce roman une quête du père, qui n’est pas celle de la narratrice mais d’un autre personnage ...un frère jusque là ignoré, et qui surgit dans le roman avec cette question : pourquoi ? Ce personnage donne une autre profondeur au roman. L’hommage devient fouille dans le passé, jusqu’à l’angoisse et la peur. Le lecteur est entraîné dans cette histoire, il veut savoir, lui aussi. C’est ainsi que, comme la narratrice, on ne sort pas indemne du roman. Ce père romanesque est aussi tous les pères, il entraîne le lecteur avec lui, le hante, une fois le roman terminé.