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Montaigne et la mort

décembre 2002

Montaigne et la mort

Questions de préparation : relevez les passages dans lesquels Montaigne évoque sa propre mort. Comment l’envisage-t-il ?

On rappellera que dans son Avis au Lecteur, Montaigne disait écrire ce livre pour échapper à la mort et laisser de lui une image vivante : « Je l’ay voué [ce livre] à la commodité particulière de mes parens et amis : à ce que m’ayant perdu (ce qu’ils ont à faire bientôt) ils y puissent retrouver aucuns traits de mes conditions et humeurs, et que par ce moyen ils nourrissent plus entière et plus vifve, la connaissance qu’ils ont eu de moi. »

voir p. 1102 : « A la vérité, je recoy une principale (…) faveur qu’illegitime. »

Cet essai prend souvent le ton d’une méditation sur la vieillesse, qui devient peu à peu une méditation sur la mort. Accepter la mort c’est constater que « tu ne meurs pas de ce que tu es malade ; tu meurs de ce que tu es vivant. La mort te tue bien sans le secours de la maladie ». (p.1091)
On fait le lien avec la séance suivante dans la mesure où la peinture de soi n’a de sens que par rapport à la mort attendue. En effet, penser à la mort le conduit à détailler sa vie quotidienne, dans tous ses aspects.
Conclusion : le remède de Montaigne face à la mort ce n’est pas un espoir en Dieu (ce que lui reprocha plus tard Pascal : « le sot projet de se peindre »), ni même seulement la recherche et l’expression de la sagesse : c’est de la littérature. Laisser aux hommes, à ses lecteurs futurs un témoignage de ce qu’il fut.