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Album

Où est le dragon ? de Jason Hook et Richard Hook

2007

Publié aux éditions en 2004.

Où est le dragon ? est un superbe album aux illustrations en relief. On y rencontre le petit Victor qui, pendant les vacances d’été, retrouve son grand-père, un sculpteur conteur d’histoires de dragons. Cette année, le grand-père décide d’emmener son petit-fils et Mic le chien à la recherche du dragon car, dit-il, « il faut le voir pour y croire ! »

L’originalité de cette histoire réside dans le jeu avec le lecteur : les dragons sont cachés dans les illustrations, se fondent dans le paysage, mais le grand-père ne les voit pas et se méprend, ce qui crée des effets tantôt comiques, tantôt poétiques (œil du dragon ou pleine lune ?). Victor, lui aussi, ne les voit pas toujours, comme pendant cette nuit passée au clair de lune, et où Mic « ronfle si fort que le sol semble trembler… ». L’illustration nous montre alors nos trois héros endormis sous une grotte qui ressemble fort à un corps de dragon … C’est donc au lecteur de jouer à les repérer.

Lire Où est le dragon ? à l’école maternelle

Cette lecture s’intègrera dans un projet de littérature en réseau sur le thème des dragons. C’est un thème récurrent dans la littérature de jeunesse. Le dragon est un personnage légendaire dont les caractéristiques évoluent peu d’un conte à l’autre (il vole, crache du feu, etc.) mais dont la personnalité est changeante : gentil ami ou méchant ennemi, il amuse ou effraie.

- Le titre donne le ton : c’est bien à une quête que le lecteur est convié. En dépliant la couverture de l’album et sa quatrième de couverture on remarque les trois personnages du livre, marchant d’un pas assuré sur la tête d’un dragon que seul le chien semble avoir remarqué. On pourra ainsi, avant même la lecture du texte, attirer l’attention des élèves sur la couverture de l’album et les interroger sur les correspondances entre le titre Où est le dragon ? et l’illustration, qui en montre un en pleine page. L’aspect tactile ne doit pas être négligé : l’illustration et le titre sont en relief.

- Lors des moments consacrés à l’apprentissage de l’écriture, on pourra demander aux élèves de suivre du doigt chaque lettre des mots du titre, en respectant l’ordre dans lequel on trace la lettre (commencer par le bas, le haut ou la gauche.) On fera ensuite copier ce titre (en grande section).

- Chaque double page, après la lecture intégrale de l’album, fera l’objet d’une attention particulière. La fin même du livre nous y invite : « Et toi, combien de dragons as-tu découvert dans ce livre ? » c’est en effet à une véritable exploration qu’il faut se livrer pour retrouver des dragons cachés dans le paysage : rocher, ciel, pont, grotte, … Ce petit jeu d’observation permettra de travailler le vocabulaire en situant les dragons. Le vocabulaire des repères spatiaux sera ainsi particulièrement sollicité car les dragons sont partout, leur tête sont cachées dans les arbres, sur le sol, etc. et les personnages sont tantôt en face d’eux, tantôt sous eux ou même sur eux.

- L’observation des illustrations permettra également d’établir des correspondances entre elles. On remarque ainsi qu’il y a un hibou presque à chaque page. Par ailleurs, au fur et à mesure que nous tournons les pages, le paysage est de moins en moins rassurant : au beau milieu de l’histoire, le bateau du grand-père a disparu, puis l’on voit des aigles menaçants ; la forêt est en feu, puis survient une tornade. Mais est-ce vraiment une tornade ? L’album s’achève sur un dragon à la mine adorable, souriant et presque enfantin. Sans doute s’amuse-t-il des pièges tendus au Grand-père !

- Des séances de graphisme ponctueront la séquence sur l’album. On pourra ainsi faire dessiner des écailles de dragons (formes arrondies) sur une silhouette de dragon distribuée par l’enseignant, ou même faire dessiner un dragon, en respectant les dégradés de marron utilisés par l’illustrateur de l’album (Richard Hook).

- La compréhension du texte sera travaillée en mettant l’accent sur les malentendus. Ils sont en effet un des points forts de l’album, tant au niveau de l’illustration (les dragons que le grand-père ne voit pas) que du texte. Ainsi, le grand-père ne voit pas bien, et il n’entend pas très bien non plus : Victor a remarqué la queue du dragon :

« Regarde, Grand-père ! On voit sa queue ! s’écrie Victor en essayant de rattraper le vieil homme.
Bonne idée, marchons à la queue leu leu, répond Grand-père, qui est également un peu dur d’oreille. C’est plus prudent quand on doit franchir une passerelle. »

Les enfants ne tarderont pas à deviner que la passerelle est en fait la queue du dragon. Nos héros sont donc en train de gravir un dragon, et une sacrée aventure les attend au bout…