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Documentaire

Petites histoires de mots

2003

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Petites histoires de mots de Géraldine Faes et Ronan Badel publié chez

Ce livre peut-être lu en classe ou à la maison de mille manières. Tout d’abord, il est d’une lecture amusante et les enfants aimeront le lire comme une histoire. Parce qu’il est constitué de plusieurs entrées par mots, il peut aussi être feuilleté au hasard des pages, pour le plaisir de la découverte. Enfin, il pourra donner lieu à des activités comme celles qui sont présentées dans ces pages.


La première étape est de faire découvrir ce livre ! Il s’apparente au dictionnaire car il donne des définitions, mais les mots ne sont pas classés dans l’ordre alphabétique, et surtout, ils sont accompagnés d’illustrations, d’un historique et d’anecdotes amusantes et surprenantes.

On demande aux élèves de repérer le titre : pourquoi un mot est-il écrit en plus grosses lettres que les autres ? Les élèves sont amenés à constater que dès le titre, l’accent est mis sur le sujet du livre. On leur demande de répérer ensuite les noms des auteurs et de l’éditeur, puis de rechercher ces informations à l’intérieur du livre. S’il y a deux auteurs, c’est que chacun d’eux joue un rôle bien précis (écrire, illustrer).

Cette découverte se poursuit avec la quatrième de couverture : on amène les élèves à en découvrir sa fonction : quelles informations donne-t-elle ? Quels éléments sont susceptibles d’éveiller l’intérêt du lecteur ? C’est le rôle des exemples : « Savez-vous …
… que le mots Ketchup vient du chinois « ke-tsiap » qui désigne une sauce à base crustacés et de poissons ?
…que l’arobase (@) existait déjà au Moyen Âge ?
… que le Père Clément a eu, un jour, l’idée de créer une nouvelle espèce d’agrumes, la clémentine ?

Le deuxième paragraphe a une visée informative : il explicite le contenu et le but du livre : « Ludique, instructif et riche en surprises, ces petites histoires vous proposent l’aventure de 100 mots du vocabulaire courant comme pantalon, chips, pactole mais aussi copain ou encore plouc.
Qu’elle soit géographique, historique ou anecdotique, l’origine des mots est souvent inattendue et mérite d’être contée. »

On demandera ensuite aux élèves le sens du mot « histoire » pour introduire la lecture : le terme est polysémique. Il désigne autant l’histoire que l’on raconte (le récit) que la discipline, l’Histoire, qui étudie ici l’origine des mots.


Ecrire :

Faire des fiches de vocabulaire

On demandera aux élèves de faire des fiches ou un livret à la manière de Petites histoires de mots. Le premier travail est celui du choix des mots puis de la recherche documentaire (dictionnaires) pour trouver l’étymologie.

Pour le choix des mots, on peut demander aux élèves de les choisir dans un livre qu’ils ont lu en classe ou à la maison.

Le travail sur le dictionnaire sera utile à plusieurs niveaux :

  • Trouver un mots dans l’ordre alphabétique (travail initié grâce à l’index de cet ouvrage).
  • Repérer les différentes entrées pour un même mot : étymologie, définitions (sens propre et figuré, polysémie), exemple.

    A partir de ce travail, les élèves composeront un petit texte qu’ils illustreront. Si chaque élève fait ce travail, cela peut donner un joli livret d’Histoires de mots de la classe ! Ce travail trouvera toute sa pertinence après l’étude du livre.

    Ecrire un dialogue

    A partir de l’anecdote du restaurant dans l’article « Chips » p. 15, on demande aux élèves d’imaginer un dialogue entre le client et le cuisinier.


    Les champs lexicaux :

  • Manger !

    A l’aide de l’index, on demande aux élèves de recopier cinq mots sur le thème de la nourriture et de noter la page. On sollicite ainsi les compétences transversales de l’enfant qui apprend à manipuler un livre et à faire une recherche. Le maître interroge les élèves sur leur choix et notera au tableau cinq de ces mots dans l’ordre alphabétique avec les numéros des pages. Il leur demande ensuite de formuler eux-mêmes une définition à l’oral et note tout cela au tableau.
    Viens enfin le temps de la lecture à voix haute par le maître (pour faciliter la compréhension) et par les élèves (pour valoriser leur participation). On leur demande de distinguer ensuite ce qui relève de la formation du mot (lexicologie) et de son origine (étymologie). Ils devront ensuite reformuler (expression orale) l’anecdote qui est à l’origine de l’introduction de ce mot dans notre langue. Cette origine est historique : de quelle période ? Elle est géographique : de quel pays ? Elle est mythologique : de quel dieu ou quelle déesse ? etc. C’est un bon moyen de rendre les élèves curieux de notre langue.

    Cette activité peut se prolonger par la recherche de mots de la même famille et par un travail sur l’orthographe : voir par exemple p. 20, le mot « bonbon » qui échappe à la règle du « m » devant le « b ». Nous trouvons dans ce livre de très nombreux exemples qui justifient l’orthographe des mots.

    Ce travail peut-être mis en œuvre avec d’autre champs lexicaux comme le transport, les vêtements, l’équipement (ordinateur, electroménager,…) etc.