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Album

Pincemi, Pincemoi et la sorcière d’Henriette Bichonnier

2007

Publiée chez Gallimard (2006)

Etude présentée par Emilie Guy, étudiante en PE1 à l’IUFM du Pacifique.

Pincemi et Pincemoi sont deux enfants tellement diaboliques et infernaux que leurs parents souhaitent les voir enlevés par une sorcière. Et d’ailleurs, le jour où cela se produit, la sorcière passe un mauvais quart d’heure. Cet album retrace une histoire pleine de farces et attrapes pour les enfants qui aiment rire. Cette réédition de 2006 marque le retour du tandem Henriette Bichonnier-Pef dans la collection Folio Benjamin. L’auteur, Henriette Bichonnier est née à Clermont-Ferrand. Diplômée de langues et lettres modernes, elle devient professeur d’anglais, puis se tourne vers le journaliste (et notamment vers la critique de théâtre pour enfants). Elle a commencé à écrire des histoires à partir de 1969. Depuis, elle a écrit de très nombreux textes pour enfants. Henriette Bichonnier est aujourd’hui un auteur pour enfants reconnu. Quant à l’illustrateur, Pierre Elie Ferrier, dit Pef, il a pratiqué les métiers les plus variés : journaliste, essayeur de voitures de course ou responsable de la vente de parfums pour dames. Pef a déjà signé plus de 150 ouvrages, graves, drôles, tendres ou désopilants… Il a obtenu pour l’ensemble de son œuvre le grand prix spécial Sorcières, le prix Humour Loisirs-Jeunes, le prix d’illustration de la ville de Bari (Italie).

Voici une histoire de sorcière et d’enfants mal élevés, qui aiment rire et plaisanter. La sorcière passait son temps à manger les enfants et, une fois l’an, faisait son marché à l’école. Un jour, les parents décidèrent d’en finir et de plus envoyer leurs enfants à l’école. Mais ceux-ci devenaient de plus en plus mal élevés, comme Pincemi et sa sœur Pincemoi, se racontant à longueur de journée des blagues. N’en pouvant plus, leurs parents décident alors de les remettre à l’école et la sorcière, en mal d’enfant, pourra les enlever. La bonne humeur et l’espièglerie de Pincemi et Pincemoi auront raison de cette horrible sorcière. Une histoire en rire et sourire à partager avec des élèves de la section de grands en lecture oralisée avec la classe entière et au CE1-CE2 afin d’établir des compétences de lecteurs autonomes.

Axes d’études :

  • album fantaisiste œuvre comique qui joue sur les blagues les enfants font aux adultes et sur les jeux de mots.
  • les thèmes : le thème de la fratrie avec une histoire construite autour de deux personnages un frère et une sœur, le thème de la sorcière, le thème de l’école cette œuvre parle d’une situation dont tous les enfants rêvent : ne plus aller à l’école. Mise en réseau possible avec des contes comme Hansel et Gretel et Le petit poucet.
  • intérêt du dénouement : la façon dont les enfants tuent la sorcière : ils la tuent avec leur mots. Cet album est basé sur les jeux de mots, sur les blagues qui sont interdites aux enfants en classe.
  • les références aux contes traditionnels : Le Petit Poucet, Hansel et Gretel

    Propositions pour une mise en réseau :

  • Le thème de la sorcière : La sorcière et le commissaire de Pierre Gripari (Grasset).
  • Les jeux de mots : Dico dingo de Pascal Garnier (Nathan), Le prince de Motordu de PEF (Gallimard), Le Tireur de langue de Roland et Henri Roure (Rue du monde)
  • L’univers d’un auteur ou d’un dessinateur : les autres albums de Pef (Gallimard).

    Le rapport texte/image :

    On pourrait tout d’abord travailler sur la première de couverture afin de faire deviner le thème du livre aux enfants. On y voit donc une sorcière, deux enfants (un garçon et une fille) qui sont dans un grand panier sur lequel est accrochée une pancarte d’école (que tous les enfants connaissent puisqu’elle se trouve aux abords de leur école) et qui est portée par la sorcière.

    Les images de l’album permettent une interprétation du texte. On remarque un décalage entre l’humour, la peur et le conte. L’image p.5-6 instaure un climat de terreur, d’inquiétude : la première par ses montagnes en forme de monstres imaginaires et la deuxième par la présence de ces enfants conservés dans une frigo comme de la nourriture. Ce climat de terreur se doit d’être présent dès le début. Il permet une augmentation du suspense et une montée en tension rendant la victoire des enfants encore plus glorifiante.