Accueil > Petits Lecteurs > Lire au cycle 3 > Un monde sans école

Roman

Un monde sans école

2003

</

Un monde sans école de Marie-Thérèse Mutin publié par

Voici une histoire que les enfants vont adorer ! Isabelle est une élève peu motivée à l’école primaire. Quand elle apprend qu’un certain Jules Ferry a rendu l’école obligatoire, elle est furieuse ! Comme par enchantement, une vieille dame se trouve sur son chemin et lui propose de vivre pendant une semaine à l’époque où l’école n’était pas une obligation. Un rêve ? Pas vraiment ….

Niveau CE2-CM1


Comprendre l’histoire :

1/ Qui a rendu l’école obligatoire ?

2/ Qui sont Séverine et Isabelle ?

3/ Pourquoi Isabelle pense-telle qu’autrefois les enfants était plus heureux ?

4/ Que propose la vieille femme du banc à Isabelle ?

5/ Pourquoi Isabelle se retrouve t-elle dans un atelier de filature ? En quoi consiste son travail ?

6/ Qu’arrive-t-il à sa mère, lorsque, levant les yeux de son travail, elle contemple un moment sa petite fille ?

7/ Par quel son le début et la fin du travail sont-ils signalés ?

8/ Pourquoi Isabelle désire-t-elle retourner à son époque ?

9/ Quel genre d’élève était Isabelle au début de l’histoire ? Et à la fin ?

10/ Que fera Isabelle lorsqu’elle sera grande ?


Mets ces phrases dans l’ordre dans lequel se déroule l’histoire :

  •  : « Ils avaient pêché des vairons dans le ruisseau à l’aide d’une bouteille perçée avec ce frisson, angoissant et délicieux, des choses défendues. »
  •  : « Donc, avant ce Gilles Ferru non, Jules Ferry, les enfants n’allaient pas à l’école ! Mais, de quoi se mêlait-il ce bonhomme ? »
  •  : « Alors pour tous les petits Jeannot de la terre, elle se mettait au travail et le visage du jeune garçon s’éclairait d’un grand sourire. »
  •  : « La mère travaillait vite ; son visage était triste, ses yeux absents. Ils s’illuminèrent une seconde lorsqu’elle vit Isabelle à la porte de l’atelier. »

    Un voyage dans le temps :

    Par un procédé qui relève du fantastique ou de la science fiction, la petite Isabelle se retrouve dans le passé, au temps où les enfants travaillaient dur à la fabrique avec leurs parents. Enfance volée, gâchée, l’univers du passé avant l ’école obligatoire fait figure d’un enfer, un enfer du travail. L’école apparaît, après cette expérience, comme un lieu salvateur finalement pas si terrible que cela. La plongée dans l’histoire constitue un dès grands intérêts de ce roman. Il ne s’agit pas simplement de faire l’éloge de l’école, il s’agit de suggérer qu’elle est un lieu qui n’a pas toujours existé et qui représente une chance formidable pour les enfants, chance qui n’existe pas forcément dans tous les pays du monde, comme le suggère la fin d’ Un monde sans école.

  • L’enfer du travail en usine

    Le centre du roman porte sur le travail à l’usine. C’est un lieu qui se distingue immédiatement par son aspect hostile : « Elles arrivent à la filature dont la cheminée crache une fumée noire et épaisse, au moment où la sirène, lugubre, retentit. » Le rythme de la phrase est ralenti à la fin, avec la mise en incise de l’adjectif « lugubre » qui résume les impressions ressenties par les personnages à la vue de la fabrique.

    Cette impression se confirme et est explicitée par la suite avec l’emploi de l’adjectif « infernal ». Il sera intéressant de montrer aux élèves que c’est (notamment) l’adjectif qui fait la description. Un petit exercice à leur proposer : changer tous les adjectifs de cet extrait (p. 14) pour faire de l’usine un lieu plus agréable et plus humain.

    Après la description du lieu vu de l’extérieur, le lecteur, toujours à travers le regard d’Isabelle, entre dans l’usine pour y découvrir la réalité du travail et des ouvriers présents. L’ambiance est étouffante, la fillette se met à tousser. L’auteur a réussi à transmettre toutes les sensations ressenties par la petite fille, qu’elles soient visuelles, auditives, ou olfactives. C’est d’abord un petit garçon qu’elle remarque. Elle est amenée à travailler à ses côtés, et c’est tout le problème très actuel du travail des enfants qui est mis en valeur : « Ils travaillaient vite, sans parler, en toussant à fendre l’âme. » C’est l’occasion d’évoquer avec les élèves la question du travail des enfants qui est encore en vigueur dans certains pays. On peut leur demander d’effectuer des recherches, ou leur distribuer des documents qui traitent de ce sujet pour lancer un débat sur ce scandale des pays pauvres.


    Vocabulaire et expression écrite :

    Ecris des phrases correctes avec les mots en caractères gras.

  •  : « Profitant d’une accalmie, Isabelle alla risquer un œil dans l’atelier où travaillait sa mère. » (p. 15)
  •  : « Ainsi s’écoulèrent les sept interminables jours d’Isabelle avant Jules Ferry. » (p. 18)
  •  : « Et la fête s’était terminée par cette friture exquise, mangée dehors sous le tilleul de la cour, face au ciel embrasé par le soleil couchant. » (p. 20)
  •  : « Au soir du septième jour, Isabelle, tremblante d’angoisse, était retournée s’asseoir au bord de la fontaine. » (p. 23)
  •  : Elle avala avec délectation les deux tartines de beurre et de confiture de fraises. » (p. 24)
  •  : « Elle avait appris la valeur des choses. » (p. 26)

    Production d’écrit :

  • Le petit Jeannot raconte sa vie à l’usine. Imagine le récit qu’il fait à Isabelle d’une de ses journées.
  • La vieille dame propose à Isabelle de rester une semaine de plus dans le passé. Comment la petite fille réagit-elle ? A toi d’imaginer ce qu’elle dit à cette femme.
  • Isabelle aimerait prouver à ses petits camarades qu’aller à l’école est finalement une bonne chose. Imagine ce qu’elle pourrait leur dire et ce qu’on pourrait lui répondre. Ecris un dialogue.
  • Messages