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le grand secret de Vincent Cuvellier et Robin

2007

Editeur : GALLIMARD JEUNESSE
Date de publication : mars 2007

Etude proposée par Karine VIDET

SYNOPSIS :

Pablo a un secret. Dans le jardin de sa grand mère, il le confie à ... un escargot qui passait par là. Celui-ci s’empresse de le rapporter au chat, qui le répète à la souris, qui le raconte à l’araignée...
C’est ainsi que tout le petit monde du jardin paraît s’émouvoir de ce secret aux connotations joyeuses (à l’annonce du secret, les animaux deviennent plus gais, les couleurs pastel s’égrennent au fil des pages et concourent à évoquer ce monde de l’enfance heureuse).
C’est quand le papa de Pablo arrive, fier de la bonne nouvelle qu’il souhaite annoncer à son fils, que l’on connaît enfin ce secret de polichinelle : Pablo a une petite soeur.

PARTICULARITES DE L ’ALBUM :

Album tout en douceur, qui nous fait voyager dans l’imagination d’un petit garçon en attente d’un événement heureux. Dans ce jardin de la grand-mère où le jour se lève, le temps passe lentement, au rythme des pensées de Pablo, et l’on peut suivre le cheminement de son regard qui s’attarde sur chaque animal ou autre objet, alimentant ses pensées. Chaque page tournée est une nouveau regard, une nouvelle histoire. Juste avant l’arrivée du papa, qui nous ramène à la réalité, c’est l’osmose entre ce petit garçon et chaque objet du jardin.

PISTES PEDAGOGIQUES :

I - L’entrée en matière
Découverte de l’album en tant que genre littéraire :
- observation de la couverture, rôle du titre, autres inscriptions (auteur, illustrateur, maison d’édition, collection)
- la quatrième de couverture (découverte du texte, son rôle) explication des mots inconnus.

II- Lecture de l’album par l’enseignant
-Arrêts en cours de lecture : « Qui la souris peut-elle aller voir ? ». Les enfants doivent lister les possibles, travail sur la cohérence du texte.
-Puis arrêt bref à chaque page, comme un jeu, en posant la même question.
-Arrêt sur la double page de l’album, le petit garçon est à genoux dans le jardin, les yeux clos. Question : « Que pensez-vous de cette illustration ? ». C’est une question ouverte, qui se précise par la suite : « Cette illustration a-t-elle l’air triste ou gaie ? Qu’est-ce qui vous fait dire cela ? » (postures, sourires, yeux clos...)
-Parler du choix de la couleur.
-Questions sur le texte de cette double page : « Qui parle ? Que dit le petit garçon ? » (pointer les verbes utilisés qui expriment le bonheur).

III - Créer une nouvelle rencontre sous la forme d’une nouvelle page ajoutée à l’abum
C’est le titre qui interpelle d’abord le lecteur, et la curiosité s’éveille : un grand secret, c’est toujours intéressant, un peu mystérieux, et l’imagination travaille. Pourtant, ce petit garçon a l’air bien ordinaire, dans un jardin ordinaire.
C’est en partant de ce constat qu’on peut inventer une page supplémentaire à l’album, en respectant le contexte : lieu, animaux possibles ou non. Après avoir réfléchi individuellement, les élèves peuvent se mettre en petits groupes (trois ou quatre) et choisir après discussion l’animal qui sera rajouté au parcours. Une prise de note, même très simple (liste de mots clés par exemple) est nécessaire afin de l’exposer ensuite à la classe. C’est sous forme de dictée à l’adulte que les enfants choisiront ensuite le texte définitif qui serait recopié et illustré par chacun.
L’idéal serait de pouvoir faire parvenir ce travail à l’auteur via Internet, ainsi que les dessins des élèves, afin de créer un enjeu social dans cette écriture.
Prise en compte des contraintes : le lieu (le jardin) ; les animaux possibles (ceux que l’on trouve dans un jardin).
Choix de l’emplacement de l’insertion par l’enseignant : entre la souris et l’araignée. Travail à faire avec les élèves : faire souligner sur la photocopie le début de la phrase que l’on va garder : »Elle va voir ». Deuxième contrainte à respecter : choisir un animal possible. Troisième contrainte : garder l’emploi du pronom relatif « qui ». Quatrième contrainte : l’animal choisi est en train de faire quelque chose.
Une séance supplémentaire serait nécessaire pour aborder le lexique, qui pourrait être noté au tableau en deux colonnes : le vocabulaire des gestes tendres (nécessaire quand le secret est dévoilé) et celui de l’impatience (quand l’animal s’empresse de le répéter).
Le texte définitif est choisi en dictée à l’adulte. Dernière contrainte à respecter : l’animal choisi va le répéter à l’araignée, pour raccrocher la page à l’histoire. Le modèle de la phrase est conservé : « ... qui va voir sa copine l’araignée ». L’enseignant copiera le texte et le distribuera.

IV - Lettre à un adulte inconnu
Il faudrait alors mettre en place une ou deux séances supplémentaires pour rédiger le texte à l’attention de Vincent CUVELLIER, toujours sous forme de dictée à l’adulte. L’étude de la lettre de présentation de travaux prend alors tout son sens.
En lien avec les TICE : un ou deux élèves se chargeraient de taper et d’envoyer la lettre (l’enseignant s’occuperait des pièces jointes ainsi que de l’impression de la lettre pour que chacun ait une trace écrite dans son cahier).

V - Lecture en réseau
Vincent CUVELLIER ayant écrit sept autres albums, la lecture en réseau s’impose. C’est l’occasion de remarquer qu’un auteur ne travaille pas toujours forcément avec le même illustrateur, pas plus qu’avec la même maison d’édition.

Autre albums publiés :
2006 : La première fois que je suis née - illustrateur : Charles Dutertre
2006 : Pierre Noël - illustrateur : Emre Orhum - Editions Sarbacane
2005 : L’histoire secrète du Père Noël - illustrateur : Sébastien Mourrain - Editions Milan
2005 : La nuit de mes 9 enfants - illustrateur : Charlotte Légault - Editions du Rouergue
2005 : Chaud le frigo - illustrateur : Claire Brenier - Editions Magnard
2004 : Ma vie de chien - illustrateur : Candice Hayat
2004 : « Tu parles, Charles » - illustrateur : Charles Dutertre - Editions du Rouergue

VI- Activités décrochées
Pour rédiger un petit texte en harmonie avec le récit, il serait intéressant d’étudier les pronoms de reprise (c’est la souris... Elle... ; l’araignée... qui...).

Quatrième de couverture :

Je peux te dire mon secret ? Mais tu ne le répètes pas, promis ? On n’a pas encore le droit de le dire.

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