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Petite soeur

mercredi 27 juillet 2005

Je ne me suis jamais sentis à ma place ici, j’ai simplement suivis, j’ai obéis, pauvre brebis que je suis.

C’est ce matin que je l’ai appris, quelque part je le savais déjà, j’ai espéré m’être trompé, mais non, elle est bien partie, elle n’est plus là.

Déjà toute petite, baignant encore dans l’innocence, elle préférait toujours me lâcher dès qu’elle était fatiguée, trop vite à mon sens.

Aujourd’hui, elle a abandonné comme à son habitude, sans demander son reste, la lâcheté ma toujours écœurée, ce devait être trop rude, je la déteste.

Pourtant, ces perles de tristesse, ces larmes coulent sur mes joues, j’avais envisagé..., de toute façon ma détresse mélange tout.

Hier, main dans la main, on rêvait, que le temps et la vie seraient nos amis, on s’est trompés, c’est certain, nos plans étaient déjà anéantis.

Maintenant je suis là et je pleure, j’aurais aimé que tu vois ça, tu vois je l’espère, pourquoi tu as fait ça, tu vois mon malheur.

Avant, tu te souviens, on riait de tout ça, moi j’ai continué, a rire et m’amuser, toi tu as changer, papa et maman t’y ont poussé, pour ton bien je crois.

C’est ce matin que je l’ai appris, maman et papa chéris, j’ai un truc a vous annoncer, petite sœur est partie, pourquoi, elle a eu peur je crois.

Allons ne soyez pas triste, vous devriez être content, elle vous a écouté, elle a essayé, mais elle a échoué, c’était un risque, laissez moi pleurer maintenant.

Messages

  • C’est assez ... "violent". La colère, car je suppose que c’est de cela qu’il s’agit plus que de la tristesse, nous envahit tous àun moment ou un autre. C’est malgré nous, plus fort que la volonté de chacun. C’est une force supérieure àlaquelle nous ne pouvons résister. Serions-nous tous des héros tragiques ? Hypothèse qui n’est pas àbannir, supposition que l’on se doit de garder en tête. Notre destin funeste avance vers sa chute. On l’attend tous, plus ou moins tard, serein ou non. Peut être que "petite sÅ“ur" faisait partie des gens qui n’avaient plus rien àvoir ici. Peut être, peut être ... Laissez les s’en aller s’il est dans leur désir de voir un autre monde leur ouvrir ses portes. Mais ne les forcez pas àquitter celui ci àdéfaut de provoquer la souffrance de ceux qui les aiment, ces voyageurs de la vie. Il n’y a rien de pire que les regrets ...